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Le Royaume-Uni est entré dans l’âge d’or de l’héritage : les milliards accumulés par les baby-boomeurs, nés après la guerre, commencent à ruisseler vers leurs enfants et leurs petits-enfants – c’est ce qu’on appelle le “grand transfert de richesses”. D’ici à 2025, 100 milliards de livres sterling [115 milliards d’euros] – soit plus de la moitié du budget annuel du NHS, le système de santé britannique – pourraient changer de mains chaque année, d’après une étude historique réalisée pour Kings Court Trust, un cabinet privé spécialiste des successions. Et ce montant pourrait plus que tripler d’ici à 2047.
Mais les biens acquis par cette génération ont connu une trajectoire inhabituelle : entre 1980 et 2020, les prix de l’immobilier ont triplé en valeur réelle, et même les logements sociaux achetés dans le cadre de la politique d’accès à la propriété de Margaret Thatcher dans les années 1980 affichent désormais un prix à sept chiffres dans certains quartiers de Londres. Un quart des logements de retraités valent désormais plus de 1 million de livres [1,15 million d’euros] sur le papier, même si leurs propriétaires ne possèdent pas beaucoup d’économies. Et cette manne s’apprête désormais à passer à la génération suivante – à certains de ses membres, du moins.
il y a 3 ans





