Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
« Commandeur des croyants, raconta 'Abd Allâh ben Dja'far à 'Abd el Melik, j'achetai pour dix mille dirhems une jeune fille née d'un père arabe et d'une mère étrangère : elle était habile et bien douée. Elle fut décrite à Yazîd ben Mo'âouyah qui m'écrivit à son sujet. Je lui répondis : « Par Dieu, elle ne sortira pas de chez moi, ni en vente ni en présent.» Il me laissa tranquille. Elle resta chez moi dans ces conditions et mon amour pour elle ne faisait qu'augmenter.
Une nuit, une de nos vieilles femmes vint me trouver et m'apprit qu'un Arabe de Médine aimait cette jeune fille, qu'elle l'aimait et qu'ils avaient des entrevues : chaque nuit, il venait déguisé et se tenait à la porte ; il l'entendait chanter et pleurait d'amour et de passion. Je me mis en observation au moment qu'elle m'avait indiqué : l'homme s'avança, la tête voilée et s'assit caché : je n'appelai pas mon esclave cette nuit-là. J'observai leur manière d'agir à tous deux : ils se parlèrent et je ne saisis entre eux que des reproches. Ils continuèrent ainsi jusqu'à ce que l'aube blanchît.
J'appelai mon esclave et je dis à la surveillante de mes femmes : « Orne une telle le mieux que tu pourras. » Elle l'orna et la para. Quand elle me l'amena, je lui pris les mains, j'ouvris la porte, je sortis et j'allai trouver le jeune homme que je secouai. Il s'éveilla effrayé, mais je lui dis : « Il ne t'arrivera pas de mal, ne crains rien ; cette femme est un cadeau que je te fais. » Le jeune homme trembla et ne me répondit pas. Je m'approchai de son oreille et je lui dis : « Dieu a réalisé ton désir, lève-toi et emmène-la dans ta maison. » Il ne me répondit pas ; je le secouai et voici qu 'il était mort. Je n'ai jamais rien vu de plus extraordinaire. — Tu m'as raconté une chose étrange, dit 'Abd el Melik; et que fit la jeune esclave ? — Par Dieu elle mourut peu de temps après dans un état de grande maigreur, par amour et par passion pour ce jeune homme (1). »
(1) Ah'med el Ibchihi, Kitâb el Moslatrel, T. I, p. 201 ; Rat, Al Moslatrat, p. 435-436.
Une nuit, une de nos vieilles femmes vint me trouver et m'apprit qu'un Arabe de Médine aimait cette jeune fille, qu'elle l'aimait et qu'ils avaient des entrevues : chaque nuit, il venait déguisé et se tenait à la porte ; il l'entendait chanter et pleurait d'amour et de passion. Je me mis en observation au moment qu'elle m'avait indiqué : l'homme s'avança, la tête voilée et s'assit caché : je n'appelai pas mon esclave cette nuit-là. J'observai leur manière d'agir à tous deux : ils se parlèrent et je ne saisis entre eux que des reproches. Ils continuèrent ainsi jusqu'à ce que l'aube blanchît.
J'appelai mon esclave et je dis à la surveillante de mes femmes : « Orne une telle le mieux que tu pourras. » Elle l'orna et la para. Quand elle me l'amena, je lui pris les mains, j'ouvris la porte, je sortis et j'allai trouver le jeune homme que je secouai. Il s'éveilla effrayé, mais je lui dis : « Il ne t'arrivera pas de mal, ne crains rien ; cette femme est un cadeau que je te fais. » Le jeune homme trembla et ne me répondit pas. Je m'approchai de son oreille et je lui dis : « Dieu a réalisé ton désir, lève-toi et emmène-la dans ta maison. » Il ne me répondit pas ; je le secouai et voici qu 'il était mort. Je n'ai jamais rien vu de plus extraordinaire. — Tu m'as raconté une chose étrange, dit 'Abd el Melik; et que fit la jeune esclave ? — Par Dieu elle mourut peu de temps après dans un état de grande maigreur, par amour et par passion pour ce jeune homme (1). »
(1) Ah'med el Ibchihi, Kitâb el Moslatrel, T. I, p. 201 ; Rat, Al Moslatrat, p. 435-436.
La bonne vieille époque où on pouvait acheter une meuf pour le prix d'un vélo .
il y a 3 ans
Sponsorisé
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La bonne époque
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La bonne époque
il y a 3 ans







