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Salut l'élite.
:Tristitude:


Il y a une semaine, mon cerveau surchauffait tellement que j'ai cru que ma boîte crânienne allait se fendre en deux. Pour arrêter de repenser à une fille et à mon statut de Célestin périmé, j'ai eu une illumination. Je suis allé claquer mes sous dans du matos de randonnée, en me disant que la nature allait magiquement recoudre mon cœur en miettes.

J'ai fait 2h de route depuis chez moi pour rejoindre un petit massif montagneux. Rien que le trajet en bagnole avec la musique, à regarder la ville disparaître progressivement dans le rétroviseur, ça commençait déjà à desserrer le nœud que j'avais dans la poitrine.
:GTOnostalgie:


Sur l'appli, le parcours annonçait 6h de marche. Je l'ai plié en un peu moins de 4h. Pas du tout par performance athlétique, juste parce que je courais littéralement pour distancer mes propres pensées. J'ai réalisé que quand tu marches à un rythme de détraqué, la peine de cœur a un peu plus de mal à suivre le rythme.
:risiboxe:


C'était presque uniquement de la forêt dense et sombre. Le genre d'endroit où le silence est tellement lourd qu'il te rappelle toutes les secondes que tu es juste un bout de viande insignifiant sur un caillou qui tourne dans le vide.

Au détour d'un chemin, je suis tombé sur un vieux fermier alsacien. Le mec possédait une moustache monumentale et le regard d'un homme qui a enterré trois générations de citadins dépressifs. On s'est juste salués du menton. Le type a dû flairer l'odeur de la détresse affective à trois kilomètres mais il a eu la décence de ne rien dire.

En vrai, cette solitude extrême m'a détruit le thorax par moments. Quand tu t'arrêtes de marcher et qu'il n'y a plus aucun écran pour te distraire, le fantôme de la meuf vient s'asseoir à côté de toi sur le rocher pour te chuchoter tes pires échecs à l'oreille.

Mais au moins, c'était une douleur plus propre que celle du béton et des réseaux sociaux.

Je suis rentré chez moi le corps en vrac, l'âme toujours un peu trouée, mais avec cette étrange envie d'y retourner au plus vite. C'est toujours plus digne de souffrir en silence au milieu des arbres que de subir sa sélection naturelle dans un studio de 20 mètres carrés.
:PeepoCry:


Portez-vous bien les kheys
:hap_calin:
il y a une heure
Palu malheureusement
:zidane_dora:
il y a une heure
Quand la solitude te pèse, tu ne cherches pas le bruit de la foule ou la superficialité des soirées, tu cherches une connexion vraie, presque sacrée. Alors tu te réfugies dans le silence des grands espaces, là où la nature ne juge pas. C’est un refuge mélancolique et romantique malgré lui, cet tu fuis le monde non pas par haine, mais pour préserver ce qu'il te reste de sensibilité, en espérant secrètement qu'un jour, au détour d'un sentier, une âme tout aussi poétique viendra marcher à tes côtés et partager ce même silence.
:Domi:
il y a une heure
C'est littéralement le syndrome du Loup des steppes d'Hermann Hesse, mon khey.
:Risitas_pensif:


Cette dualité permanente entre l'homme qui crève d'envie d'aimer et d'être compris, et le loup solitaire qui ne supporte plus la comédie humaine et s'enfuit dans la nature. Tu erres en forêt comme le loup dans sa steppe. Tu es trop fier pour mendier de l'attention, trop sensible pour la superficialité des gens, mais au fond toujours en quête d'une belle étincelle.
:happiness:
il y a une heure