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Connectez-vous pour masquer les pubsIl est connu pour ses prophéties de gloire civique, son plaidoyer en faveur de la destruction de l’art et de la culture séculiers, et ses appels au renouveau chrétien, dénonçant de façon véhémente la corruption du clergé catholique, sans remettre en cause le dogme, le régime despotique et l’exploitation des pauvres. En septembre 1494, lorsque Charles VIII (roi de France) envahit l'Italie et menace Florence, les prophéties de Savonarole semblent sur le point de s'accomplir. Pendant que le moine intervient auprès du roi de France, les Florentins expulsent les Médicis du pouvoir et, à la demande de Savonarole, établissent une république « bien accueillie », sous le contrôle de Savonarole. En déclarant que Florence serait la Jérusalem céleste, le centre mondial de la chrétienté et « plus riche, plus puissante, plus glorieuse que jamais », il institue une campagne moraliste extrême, avec l'aide de la jeunesse florentine.
En 1495, lorsque Florence refuse de rejoindre la Ligue catholique du pape Alexandre VI contre les Français, le Saint-Siège convoque Savonarole à Rome. Il désobéit et défie le pape, en appuyant sa campagne de réformes par des processions, des bûchers des vanités, dont celui du 7 février 1497, le plus connu, dans lequel ont disparu de nombreux livres et œuvres d’art ainsi que des représentations théâtrales pieuses. En mai 1497, le pape l'excommunie et menace de placer Florence sous interdit. En avril 1498, un prédicateur florentin rival propose une ordalie afin de tester le mandat divin de Savonarole, celle-ci tourne au fiasco et l'opinion populaire se retourne contre lui. Savonarole et deux de ses frères partisans sont emprisonnés. Le 23 mai 1498, les autorités ecclésiastiques et civiles condamnent, pendent et brûlent les trois frères sur la place principale de Florence. Les partisans de Savonarole, les Piagnoni ont maintenu ses idées de liberté républicaine et de réforme religieuse en vie jusqu'au siècle suivant. Les Médicis, rétablis au pouvoir à Florence en 1512 avec l'aide de la papauté, finissent par affaiblir le mouvement des Piagnoni. Certains des premiers protestants, y compris Martin Luther, ont considéré Savonarole comme un précurseur essentiel de la Réforme protestante
En 1495, lorsque Florence refuse de rejoindre la Ligue catholique du pape Alexandre VI contre les Français, le Saint-Siège convoque Savonarole à Rome. Il désobéit et défie le pape, en appuyant sa campagne de réformes par des processions, des bûchers des vanités, dont celui du 7 février 1497, le plus connu, dans lequel ont disparu de nombreux livres et œuvres d’art ainsi que des représentations théâtrales pieuses. En mai 1497, le pape l'excommunie et menace de placer Florence sous interdit. En avril 1498, un prédicateur florentin rival propose une ordalie afin de tester le mandat divin de Savonarole, celle-ci tourne au fiasco et l'opinion populaire se retourne contre lui. Savonarole et deux de ses frères partisans sont emprisonnés. Le 23 mai 1498, les autorités ecclésiastiques et civiles condamnent, pendent et brûlent les trois frères sur la place principale de Florence. Les partisans de Savonarole, les Piagnoni ont maintenu ses idées de liberté républicaine et de réforme religieuse en vie jusqu'au siècle suivant. Les Médicis, rétablis au pouvoir à Florence en 1512 avec l'aide de la papauté, finissent par affaiblir le mouvement des Piagnoni. Certains des premiers protestants, y compris Martin Luther, ont considéré Savonarole comme un précurseur essentiel de la Réforme protestante
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