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L'OTAN tente un exercice militaire en Estonie : Ça tourne mal
:lagaf:


Pendant l'exercice, l'avancée de l'OTAN s'effondre en 1 journée
:lagaf:


il y a 4 heures
:face_risitas:
Une réponse sans stickers est à prendre au premier degré.
il y a 4 heures
Oulala
:risitriste:
il y a 3 heures
Vous pensez qu’en Russie il y a des gens qui crachent sur leur propre pays aussi ou c’est un sport uniquement français?
il y a 2 heures
Quand les Occidentaux commettent une erreur stratégique, le monde entier se moque de nous. Pourtant, cela fait maintenant plusieurs années que nous soutenons massivement l’Ukraine, sans avoir officiellement engagé un seul soldat occidental dans le conflit. Et, malgré cela, nous avons réussi à maintenir la Russie sous pression et à l’empêcher d’atteindre rapidement ses objectifs initiaux.

Il faut rappeler une réalité fondamentale : la Russie, puissance nucléaire et géopolitique majeure, se retrouve depuis plusieurs années engagée dans une guerre d’usure contre un pays dont l’économie représentait environ 150 milliards d’euros de PIB avant l’invasion à grande échelle (un vrai shithole d'europe de l'est). Bien entendu, ce conflit est devenu une confrontation indirecte : l’Ukraine bénéficie d’un soutien financier, militaire, technologique et renseignementiel considérable de la part des États-Unis et des Européens. Mais le fait demeure : Moscou n’a pas réussi à imposer une victoire décisive.

Pendant ce temps, contrairement aux discours catastrophistes, ni la Russie ni l’Occident ne se sont effondrés. Le Kremlin affirme que l’économie russe s’est adaptée aux sanctions et à l’économie de guerre. De leur côté, les économies européennes et américaine ont également absorbé le choc, malgré l’inflation, la crise énergétique et les coûts considérables du soutien à Kiev.

Trois ou quatre années ont passé, et je ne vois toujours ni l’Europe ni les États-Unis à genoux. La Russie non plus n’a pas disparu. C’est précisément pour cette raison que ce conflit ressemble de plus en plus à une guerre d’usure dont aucune des grandes parties ne semble capable de sortir avec une victoire totale.

À terme, le scénario le plus réaliste pourrait être celui d’un conflit gelé, comparable, dans une certaine mesure, à la situation de la péninsule coréenne : absence de véritable paix, ligne de front stabilisée, territoires contestés et tensions permanentes.

Les quatre régions annexées et la Crimée constitueront probablement le cœur de toute future négociation. Elles pourraient faire l’objet d’un accord, d’un gel du conflit ou d’un compromis territorial de facto. Car pour permettre à l’Ukraine de reconquérir militairement l’ensemble de ces territoires, il faudrait potentiellement franchir un seuil d’implication occidentale bien plus direct — notamment avec un engagement militaire européen —, ce que les principales puissances occidentales cherchent précisément à éviter.

C’est là que réside toute la contradiction de cette guerre : la Russie ne semble pas en mesure de vaincre définitivement l’Ukraine, mais l’Ukraine, même soutenue par l’Occident, ne paraît pas non plus en mesure d’imposer à la Russie une défaite totale sans une escalade majeure.

En réalité, aucun des deux blocs ne devrait obtenir la victoire absolue qu’il espère. La Russie ne détruira pas l’Occident, et l’Occident ne fera probablement pas s’effondrer la Russie.

Nous nous dirigeons donc vraisemblablement vers une forme de statu quo stratégique, avec une frontière de facto, des territoires durablement contestés et une paix froide susceptible de durer plusieurs décennies.

Une guerre longue, coûteuse et médiatiquement spectaculaire, mais dont l’issue pourrait finalement être beaucoup plus classique : personne ne gagne réellement, personne ne s’effondre, et le conflit finit par se figer.
Recherchant la paix intérieure, en quête d’aventure ! Image
il y a 2 heures
Vous pensez qu’en Russie il y a des gens qui crachent sur leur propre pays aussi ou c’est un sport uniquement français?
On ne crache pas sur notre pays on analyse nos erreurs.
il y a 2 heures
L'OTAN affrontait justement de manière fictive (simulation) les forces Ukrainiennes avec une armée conventionnelle (Ukraine qui utilisait des drones FPV contre les forces de l'OTAN).

Cet exercice a justement mis en exergue le fait que l'utilisation des drones est une obligation ajd et qu'il faut réformer les armées Européennes et massifier la création de drones ainsi que de garder l'Ukraine dans le giron Occidental car ils maitrisent la technologie et ont plus que nul autre l'expérience sur le terrain.
:pepew:
Stay Behind - GLADIO 🗡️
il y a 2 heures
Une fraise !
:coffe:
Poutine et Trump en force
:bave:
il y a 2 heures
Quand les Occidentaux commettent une erreur stratégique, le monde entier se moque de nous. Pourtant, cela fait maintenant plusieurs années que nous soutenons massivement l’Ukraine, sans avoir officiellement engagé un seul soldat occidental dans le conflit. Et, malgré cela, nous avons réussi à maintenir la Russie sous pression et à l’empêcher d’atteindre rapidement ses objectifs initiaux.

Il faut rappeler une réalité fondamentale : la Russie, puissance nucléaire et géopolitique majeure, se retrouve depuis plusieurs années engagée dans une guerre d’usure contre un pays dont l’économie représentait environ 150 milliards d’euros de PIB avant l’invasion à grande échelle (un vrai shithole d'europe de l'est). Bien entendu, ce conflit est devenu une confrontation indirecte : l’Ukraine bénéficie d’un soutien financier, militaire, technologique et renseignementiel considérable de la part des États-Unis et des Européens. Mais le fait demeure : Moscou n’a pas réussi à imposer une victoire décisive.

Pendant ce temps, contrairement aux discours catastrophistes, ni la Russie ni l’Occident ne se sont effondrés. Le Kremlin affirme que l’économie russe s’est adaptée aux sanctions et à l’économie de guerre. De leur côté, les économies européennes et américaine ont également absorbé le choc, malgré l’inflation, la crise énergétique et les coûts considérables du soutien à Kiev.

Trois ou quatre années ont passé, et je ne vois toujours ni l’Europe ni les États-Unis à genoux. La Russie non plus n’a pas disparu. C’est précisément pour cette raison que ce conflit ressemble de plus en plus à une guerre d’usure dont aucune des grandes parties ne semble capable de sortir avec une victoire totale.

À terme, le scénario le plus réaliste pourrait être celui d’un conflit gelé, comparable, dans une certaine mesure, à la situation de la péninsule coréenne : absence de véritable paix, ligne de front stabilisée, territoires contestés et tensions permanentes.

Les quatre régions annexées et la Crimée constitueront probablement le cœur de toute future négociation. Elles pourraient faire l’objet d’un accord, d’un gel du conflit ou d’un compromis territorial de facto. Car pour permettre à l’Ukraine de reconquérir militairement l’ensemble de ces territoires, il faudrait potentiellement franchir un seuil d’implication occidentale bien plus direct — notamment avec un engagement militaire européen —, ce que les principales puissances occidentales cherchent précisément à éviter.

C’est là que réside toute la contradiction de cette guerre : la Russie ne semble pas en mesure de vaincre définitivement l’Ukraine, mais l’Ukraine, même soutenue par l’Occident, ne paraît pas non plus en mesure d’imposer à la Russie une défaite totale sans une escalade majeure.

En réalité, aucun des deux blocs ne devrait obtenir la victoire absolue qu’il espère. La Russie ne détruira pas l’Occident, et l’Occident ne fera probablement pas s’effondrer la Russie.

Nous nous dirigeons donc vraisemblablement vers une forme de statu quo stratégique, avec une frontière de facto, des territoires durablement contestés et une paix froide susceptible de durer plusieurs décennies.

Une guerre longue, coûteuse et médiatiquement spectaculaire, mais dont l’issue pourrait finalement être beaucoup plus classique : personne ne gagne réellement, personne ne s’effondre, et le conflit finit par se figer.
La Russie a tenté une invasion rapide les premiers jours, et a échouée. Elle a changé sa stratégie en une ligne de défense et avance à la moindre faiblesse des ukrainiens, c'est comme ça qu'elle avance petit à petit, c'est une guerre d'usure qui est néfaste pur l'Ukraine qui manque cruellement d'Hommes.
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il y a une heure
La Russie a tenté une invasion rapide les premiers jours, et a échouée. Elle a changé sa stratégie en une ligne de défense et avance à la moindre faiblesse des ukrainiens, c'est comme ça qu'elle avance petit à petit, c'est une guerre d'usure qui est néfaste pur l'Ukraine qui manque cruellement d'Hommes.
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Sans oublier un élément essentiel : le réservoir humain disponible s’épuise progressivement. Une guerre d’usure ne se résume pas à la production d’obus, de drones ou de blindés. À terme, il faut aussi des hommes pour tenir la ligne, remplacer les pertes et maintenir une capacité offensive.

L’Ukraine est confrontée à cette problématique de manière particulièrement aiguë en raison de sa démographie et de la durée du conflit. La Russie dispose d’un réservoir humain plus important, mais elle n’est pas non plus infiniment extensible sans conséquences politiques, économiques et sociales. Plus la guerre se prolonge, plus la question de la mobilisation devient sensible pour les deux camps.

C’est précisément pour cette raison qu’une paix temporaire, un cessez-le-feu ou un gel du conflit finira probablement par devenir nécessaire, même si aucune des parties ne renonce officiellement à ses revendications territoriales.

D’un point de vue stratégique, l’Ukraine et ses alliés devraient également réfléchir dès maintenant à la période qui suivra un éventuel cessez-le-feu. L’objectif ne serait pas nécessairement de créer une frontière hermétique comparable à un simple dispositif anti-migration, mais de construire une profondeur défensive militaire permanente.

Cela pourrait prendre la forme d’un vaste système comprenant :

des lignes de tranchées et de fortifications ;
des obstacles antichars ;
des champs de mines contrôlés et cartographiés ;
des réseaux de surveillance électronique et de drones ;
des bunkers et positions d’artillerie préparées ;
plusieurs lignes défensives successives plutôt qu'une unique ligne ;
des réserves mobiles capables d'intervenir rapidement en cas de percée.

L'idée fondamentale serait de rendre toute nouvelle offensive extrêmement coûteuse et lente. Le véritable objectif d'une défense moderne n'est pas de construire un mur « imprenable », mais de ralentir suffisamment l'adversaire pour détecter son offensive, mobiliser les réserves et concentrer les moyens de frappe.

Ce type de dispositif aurait également une dimension européenne. Une Ukraine durablement fortifiée constituerait, de facto, une zone tampon militaire fortement défendue à l'est du continent, compliquant considérablement tout redéploiement offensif russe vers l'Europe centrale.

D'ailleurs, plusieurs pays du flanc oriental de l'Europe ont déjà engagé ou envisagé des programmes importants de fortification et de renforcement frontalier, notamment la Pologne, les États baltes et la Finlande. La logique est claire : depuis 2022, la défense européenne ne repose plus uniquement sur la capacité de contre-attaque, mais également sur la capacité à empêcher une percée rapide dès les premières heures d'un conflit.

Dans un scénario de cessez-le-feu, la priorité de l'Ukraine ne devrait donc pas seulement être de reconstruire son économie et ses infrastructures. Elle devrait aussi utiliser ce répit pour devenir une véritable forteresse militaire européenne, capable de tenir une nouvelle offensive pendant suffisamment longtemps pour permettre à ses alliés de réagir.

Car le véritable danger d'un accord temporaire serait de reproduire le schéma classique d'un conflit gelé : une pause utilisée par chaque camp pour se réarmer avant la prochaine guerre. La différence serait donc déterminée par une seule question : qui u
tilisera le mieux cette période pour reconstruire ses forces et préparer la prochaine confrontation ?
Ou alors finir avec un statu-quo, comme pour la péninsule coréenne.
Recherchant la paix intérieure, en quête d’aventure ! Image
il y a une heure
@Voiture054 @Scipion_SPQR @SaintVitus @Boeuf @Valium

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Petite correction…
Il manque la Biélorussie, et la frontière serait continue en passant par l’Ukraine, à sa frontière est, et engloberait également la Moldavie dans la construction d’une protection terrestre.
Recherchant la paix intérieure, en quête d’aventure ! Image
il y a une heure
@Voiture054 @Scipion_SPQR @SaintVitus @Boeuf @Valium

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Petite correction…
Il manque la Biélorussie, et la frontière serait continue en passant par l’Ukraine, à sa frontière est, et engloberait également la Moldavie dans la construction d’une protection terrestre.
Pas sûr que ça se fera
:Tant-pis:
il y a une heure
Pas sûr que ça se fera
:Tant-pis:
Il faudrait probablement envisager un investissement de plusieurs centaines de milliards d’euros pour mettre en place, sur une période d’une dizaine d’années, un véritable système défensif européen destiné à anticiper une éventuelle offensive russe à long terme.

Il ne s’agirait évidemment pas de reproduire à l’identique la ligne Maginot, mais de construire une profondeur défensive moderne, combinant fortifications, tranchées, obstacles antichars, positions protégées, réseaux de surveillance, drones, défense antiaérienne, infrastructures logistiques, voies ferrées et axes routiers adaptés au déplacement rapide des forces militaires.

Un tel dispositif pourrait s’étendre de la Finlande jusqu’à la Bulgarie, en passant par les États baltes, la Pologne, l’Ukraine et la Roumanie, avec des niveaux de fortification adaptés à la géographie et aux menaces propres à chaque secteur. L’objectif ne serait pas de construire un mur continu, mais de créer une barrière défensive en profondeur, capable de ralentir, canaliser et finalement arrêter une offensive terrestre tout en permettant aux forces européennes de se renforcer rapidement sur les secteurs menacés.

À mon sens, un programme sérieux pourrait nécessiter de l’ordre de 500 à 1 000 milliards d’euros sur dix à quinze ans, soit environ 35 à 100 milliards d’euros par an selon l’ampleur retenue. Une enveloppe de 1 000 à 2 000 milliards d’euros deviendrait cohérente uniquement dans le cadre d’un projet beaucoup plus large englobant également la défense aérienne et antimissile, les drones, les satellites, les infrastructures militaires, les stocks de munitions, les réseaux énergétiques et la modernisation massive des forces armées.

L’erreur historique serait justement de considérer ces dépenses uniquement comme le coût d’un « mur ». Une défense crédible repose sur un ensemble cohérent d’infrastructures et de capacités militaires. L’Union européenne identifie déjà plus de 500 projets de mobilité militaire représentant environ 100 milliards d’euros de besoins d’investissement, ce qui montre l’ampleur des déficits existants.

L’exemple de la ligne Maginot doit également être nuancé. La France avait consacré plusieurs milliards de francs de l’époque à ses fortifications, mais le dispositif n’était pas conçu pour constituer une frontière hermétique. Surtout, son prolongement vers la Belgique était beaucoup moins développé, notamment parce que la stratégie française reposait en partie sur l’intervention des forces alliées en Belgique. La campagne allemande de 1940 a précisément exploité cette configuration en passant par les Ardennes.

Dans le cas présent, l'objectif devrait donc être différent : ne pas attendre qu'une guerre commence pour construire les infrastructures nécessaires à la défense du flanc oriental européen. Il serait beaucoup plus rationnel d'investir progressivement pendant dix ou quinze ans dans un système défensif intégré, financé collectivement par les États européens, afin que les infrastructures soient déjà opérationnelles en cas de crise.

Autrement dit, plutôt que de reconstruire une nouvelle « ligne Maginot », il faudrait concevoir une ligne de défense européenne du XXIe siècle : fortifications physiques, renseignement, drones, défense aérienne, infrastructures militaires, mobilité stratégique et réserves logistiques, le tout organisé en profondeur.

C'est probablement dans cette logique qu'il faudrait raisonner pour éviter de reproduire les erreurs stratégiques du passé.
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il y a une heure
L'OTAN tente un exercice militaire en Estonie : Ça tourne mal
:lagaf:


Pendant l'exercice, l'avancée de l'OTAN s'effondre en 1 journée
:lagaf:


Intéressant.
:pensif:
tastycrousty.cfd Juif qui parle, bouche qui ment.
il y a une heure
l'avancée de l'OTAN s'effondre en 1 journée
c'est déja bien on aurais tennu 1 jours avant de ce rendre cette fois
:Jesusrav:
il y a une heure
L'OTAN affrontait justement de manière fictive (simulation) les forces Ukrainiennes avec une armée conventionnelle (Ukraine qui utilisait des drones FPV contre les forces de l'OTAN).

Cet exercice a justement mis en exergue le fait que l'utilisation des drones est une obligation ajd et qu'il faut réformer les armées Européennes et massifier la création de drones ainsi que de garder l'Ukraine dans le giron Occidental car ils maitrisent la technologie et ont plus que nul autre l'expérience sur le terrain.
:pepew:
Oui c'est le but de ce genre d'exercices en fait
:att:
mais les golios pro-russes ont du mal à comprendre
:att:
il y a une heure
Quand les Occidentaux commettent une erreur stratégique, le monde entier se moque de nous. Pourtant, cela fait maintenant plusieurs années que nous soutenons massivement l’Ukraine, sans avoir officiellement engagé un seul soldat occidental dans le conflit. Et, malgré cela, nous avons réussi à maintenir la Russie sous pression et à l’empêcher d’atteindre rapidement ses objectifs initiaux.

Il faut rappeler une réalité fondamentale : la Russie, puissance nucléaire et géopolitique majeure, se retrouve depuis plusieurs années engagée dans une guerre d’usure contre un pays dont l’économie représentait environ 150 milliards d’euros de PIB avant l’invasion à grande échelle (un vrai shithole d'europe de l'est). Bien entendu, ce conflit est devenu une confrontation indirecte : l’Ukraine bénéficie d’un soutien financier, militaire, technologique et renseignementiel considérable de la part des États-Unis et des Européens. Mais le fait demeure : Moscou n’a pas réussi à imposer une victoire décisive.

Pendant ce temps, contrairement aux discours catastrophistes, ni la Russie ni l’Occident ne se sont effondrés. Le Kremlin affirme que l’économie russe s’est adaptée aux sanctions et à l’économie de guerre. De leur côté, les économies européennes et américaine ont également absorbé le choc, malgré l’inflation, la crise énergétique et les coûts considérables du soutien à Kiev.

Trois ou quatre années ont passé, et je ne vois toujours ni l’Europe ni les États-Unis à genoux. La Russie non plus n’a pas disparu. C’est précisément pour cette raison que ce conflit ressemble de plus en plus à une guerre d’usure dont aucune des grandes parties ne semble capable de sortir avec une victoire totale.

À terme, le scénario le plus réaliste pourrait être celui d’un conflit gelé, comparable, dans une certaine mesure, à la situation de la péninsule coréenne : absence de véritable paix, ligne de front stabilisée, territoires contestés et tensions permanentes.

Les quatre régions annexées et la Crimée constitueront probablement le cœur de toute future négociation. Elles pourraient faire l’objet d’un accord, d’un gel du conflit ou d’un compromis territorial de facto. Car pour permettre à l’Ukraine de reconquérir militairement l’ensemble de ces territoires, il faudrait potentiellement franchir un seuil d’implication occidentale bien plus direct — notamment avec un engagement militaire européen —, ce que les principales puissances occidentales cherchent précisément à éviter.

C’est là que réside toute la contradiction de cette guerre : la Russie ne semble pas en mesure de vaincre définitivement l’Ukraine, mais l’Ukraine, même soutenue par l’Occident, ne paraît pas non plus en mesure d’imposer à la Russie une défaite totale sans une escalade majeure.

En réalité, aucun des deux blocs ne devrait obtenir la victoire absolue qu’il espère. La Russie ne détruira pas l’Occident, et l’Occident ne fera probablement pas s’effondrer la Russie.

Nous nous dirigeons donc vraisemblablement vers une forme de statu quo stratégique, avec une frontière de facto, des territoires durablement contestés et une paix froide susceptible de durer plusieurs décennies.

Une guerre longue, coûteuse et médiatiquement spectaculaire, mais dont l’issue pourrait finalement être beaucoup plus classique : personne ne gagne réellement, personne ne s’effondre, et le conflit finit par se figer.
Très bonne analyse.

Avec juste un bémol.

Sans implication humaine des européens ou américains, les ukrainiens risquent d'être à court d'hommes.

Mais si les 2 camps arrivent à mobiliser du clando comme chair à canon dans les tranchées ca peut durer des décennies effectivement.

Il reste aussi toujours la possibilité qu'un des 2 camps trouve une technique ou technologie qui rende obsolète les drones et défige le terrain.
il y a une heure
Très bonne analyse.

Avec juste un bémol.

Sans implication humaine des européens ou américains, les ukrainiens risquent d'être à court d'hommes.

Mais si les 2 camps arrivent à mobiliser du clando comme chair à canon dans les tranchées ca peut durer des décennies effectivement.

Il reste aussi toujours la possibilité qu'un des 2 camps trouve une technique ou technologie qui rende obsolète les drones et défige le terrain.
Ça va encore durer longtemps, ces conneries. Je vois mal un arrêt cette année ou l’année prochaine…
:Abasourdi:
Recherchant la paix intérieure, en quête d’aventure ! Image
il y a 44 minutes