Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
La bataille de Skalka
En descendant des montagnes éternelles, les Huskys de Nouka sentirent la présence des chats bien avant de les apercevoir. Leur odeur d'urine, portée par les vents purs des montagnes de glace, souillait l'air sacré de Céléstis.
Nouka se tourna vers son fidèle commandant.
— Dyma, la stratégie est entre tes pattes.
Dyma observa longuement les vallées enneigées avant de répondre d'une voix calme.
— Elle est simple, mon roi.
Il désigna les pentes abruptes.
— Les chats grimpent depuis des jours. Ils sont épuisés. Ils ne sont pas faits pour le froid, ni pour la neige. Nous, si. Nous les chargerons de front avant qu'ils ne puissent reprendre leur souffle.
Lorsque les éclaireurs rapportèrent le nombre de l'ennemi, un lourd silence s'abattit sur les Huskys.
Près de six mille chats marchaient vers Céléstis.
Trois fois leur nombre.
Tous comprirent alors qu'ils mourraient peut-être en héros, mais que, s'ils échouaient, la cité serait détruite et leur peuple exterminé.
Nouka, levant son épée vers le ciel, lança avec colère :
— Ces bêtes se multiplient plus vite que les cafards !
Quelques guerriers laissèrent échapper un rire nerveux.
Puis Dyma eut une nouvelle idée.
— Nous n'avons pas besoin de les vaincre ici... seulement de les attirer.
Le plan fut arrêté.
Les Huskys chargeraient avec toute leur puissance, puis simuleraient une retraite.
Le piège était prêt.
Les guerriers des neiges se jetèrent sur les perfides chats avec une férocité incroyable.
Le premier assaut brisa les premières lignes ennemies.
Le second fit vaciller leurs rangs.
Puis, comme prévu, les Huskys battirent en retraite.
Ils se replièrent au pied de la gigantesque falaise de Skalka.
Les chats, aveuglés par leur haine, les poursuivirent sans réfléchir.
Épuisés par l'ascension, mais rendus presque fous par l'herbe à chat que leurs chefs distribuaient avant chaque bataille, ils ne rêvaient plus que d'une chose :
La mort des Huskys.
Sous la falaise, les défenseurs furent bientôt encerclés.
La charge ennemie fut si brutale que les lignes des chiens des neiges commencèrent à céder.
Beaucoup tombèrent.
D'autres furent écrasés contre les rochers.
Le piège semblait s'être retourné contre eux.
Alors, comprenant que leur dernière heure était peut-être venue, les Huskys se mirent à chanter d'une seule voix.
— É-ya... É-ya... É-ya...
Le chant monta vers les sommets.
Puis, dans un immense cri du cœur, toute l'armée hurla :
— OURAAAAAAAAAA !
Le silence qui suivit dura une seconde.
Puis la montagne répondit.
Le sol se mit à trembler.
Les falaises grondèrent comme si les anciens esprits s'éveillaient.
Les sommets, entendant les chants de leurs enfants, refusèrent de les abandonner.
Une gigantesque avalanche se détacha des hauteurs.
Un mur de neige, de glace et de rochers dévala les pentes à une vitesse terrifiante.
Les chats n'eurent aucune chance.
Les deux tiers de leur armée furent engloutis sous des milliers de tonnes de neige.
Lorsque le rugissement cessa enfin, un épais brouillard de poudreuse recouvrit toute la vallée.
Les Huskys, eux, n'avaient pas besoin de voir.
Leur flair guidait chacun de leurs pas.
À travers la neige suspendue dans les airs, ils retrouvèrent un à un les chats survivants et les massacrèrent sans pitié.
Mais au milieu du carnage combattait Kasper, le Chat Blanc.
Redoutable guerrier, il tua plusieurs Huskys avant de comprendre que la bataille était perdue.
Avec les rares survivants, il prit la fuite.
Avant de disparaître dans le blizzard, il se retourna vers les montagnes sacrées et jura d'une voix remplie de haine :
— Je reviendrai ! Je raserai toutes vos montagnes s'il le faut, jusqu'à ce qu'il ne reste plus un seul Husky vivant !
La bataille de Skalka était remportée.
Mais la victoire avait un prix.
Des deux mille Huskys partis combattre aux côtés de Nouka II, un millier seulement rentra à Céléstis.
Les cloches de la cité sonnèrent toute la nuit en l'honneur des héros tombés.
La bataille de Skalka était terminée.
Mais la Guerre des Montagnes, elle, ne faisait que commencer.
En descendant des montagnes éternelles, les Huskys de Nouka sentirent la présence des chats bien avant de les apercevoir. Leur odeur d'urine, portée par les vents purs des montagnes de glace, souillait l'air sacré de Céléstis.
Nouka se tourna vers son fidèle commandant.
— Dyma, la stratégie est entre tes pattes.
Dyma observa longuement les vallées enneigées avant de répondre d'une voix calme.
— Elle est simple, mon roi.
Il désigna les pentes abruptes.
— Les chats grimpent depuis des jours. Ils sont épuisés. Ils ne sont pas faits pour le froid, ni pour la neige. Nous, si. Nous les chargerons de front avant qu'ils ne puissent reprendre leur souffle.
Lorsque les éclaireurs rapportèrent le nombre de l'ennemi, un lourd silence s'abattit sur les Huskys.
Près de six mille chats marchaient vers Céléstis.
Trois fois leur nombre.
Tous comprirent alors qu'ils mourraient peut-être en héros, mais que, s'ils échouaient, la cité serait détruite et leur peuple exterminé.
Nouka, levant son épée vers le ciel, lança avec colère :
— Ces bêtes se multiplient plus vite que les cafards !
Quelques guerriers laissèrent échapper un rire nerveux.
Puis Dyma eut une nouvelle idée.
— Nous n'avons pas besoin de les vaincre ici... seulement de les attirer.
Le plan fut arrêté.
Les Huskys chargeraient avec toute leur puissance, puis simuleraient une retraite.
Le piège était prêt.
Les guerriers des neiges se jetèrent sur les perfides chats avec une férocité incroyable.
Le premier assaut brisa les premières lignes ennemies.
Le second fit vaciller leurs rangs.
Puis, comme prévu, les Huskys battirent en retraite.
Ils se replièrent au pied de la gigantesque falaise de Skalka.
Les chats, aveuglés par leur haine, les poursuivirent sans réfléchir.
Épuisés par l'ascension, mais rendus presque fous par l'herbe à chat que leurs chefs distribuaient avant chaque bataille, ils ne rêvaient plus que d'une chose :
La mort des Huskys.
Sous la falaise, les défenseurs furent bientôt encerclés.
La charge ennemie fut si brutale que les lignes des chiens des neiges commencèrent à céder.
Beaucoup tombèrent.
D'autres furent écrasés contre les rochers.
Le piège semblait s'être retourné contre eux.
Alors, comprenant que leur dernière heure était peut-être venue, les Huskys se mirent à chanter d'une seule voix.
— É-ya... É-ya... É-ya...
Le chant monta vers les sommets.
Puis, dans un immense cri du cœur, toute l'armée hurla :
— OURAAAAAAAAAA !
Le silence qui suivit dura une seconde.
Puis la montagne répondit.
Le sol se mit à trembler.
Les falaises grondèrent comme si les anciens esprits s'éveillaient.
Les sommets, entendant les chants de leurs enfants, refusèrent de les abandonner.
Une gigantesque avalanche se détacha des hauteurs.
Un mur de neige, de glace et de rochers dévala les pentes à une vitesse terrifiante.
Les chats n'eurent aucune chance.
Les deux tiers de leur armée furent engloutis sous des milliers de tonnes de neige.
Lorsque le rugissement cessa enfin, un épais brouillard de poudreuse recouvrit toute la vallée.
Les Huskys, eux, n'avaient pas besoin de voir.
Leur flair guidait chacun de leurs pas.
À travers la neige suspendue dans les airs, ils retrouvèrent un à un les chats survivants et les massacrèrent sans pitié.
Mais au milieu du carnage combattait Kasper, le Chat Blanc.
Redoutable guerrier, il tua plusieurs Huskys avant de comprendre que la bataille était perdue.
Avec les rares survivants, il prit la fuite.
Avant de disparaître dans le blizzard, il se retourna vers les montagnes sacrées et jura d'une voix remplie de haine :
— Je reviendrai ! Je raserai toutes vos montagnes s'il le faut, jusqu'à ce qu'il ne reste plus un seul Husky vivant !
La bataille de Skalka était remportée.
Mais la victoire avait un prix.
Des deux mille Huskys partis combattre aux côtés de Nouka II, un millier seulement rentra à Céléstis.
Les cloches de la cité sonnèrent toute la nuit en l'honneur des héros tombés.
La bataille de Skalka était terminée.
Mais la Guerre des Montagnes, elle, ne faisait que commencer.
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