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Pape Pie XII, Lettre sur l’immodestie de la mode :

« … Nul n’ignore que, durant la saison estivale surtout, l’on voit, çà et là, des choses qui ne, peuvent manquer d’offenser les yeux et les âmes de ceux qui ne font pas passer au second rang ou ne méprisent pas complètement la vertu chrétienne et la pudeur humaine.
« Non seulement sur les plages, ou dans les lieux de villégiature, mais encore presque partout, même dans les rues des villes et des villages, dans les lieux privés et publics, et souvent presque dans les temples consacrés à Dieu, s’étale une indigne et inconvenante mode dun vêtement… en particulier, les vêtements féminins sont parfois tels qu’ils semblent favoriser plutôt l’impudicité que la pudeur.

« On en est venu au point que tout ce qui se passe ou s’exhibe dans la vie privée ou en public, en fait de dépravation ou de malhonnêteté, est relaté impudemment dans les journaux, les publications et les reveues de tous genres ; tandis que dans les innombrables salles de cinéma on expose cela aux yeux de tous sur l’écran ; de sorte que non seulement la faible et insouciante jeunesse, mais encore l’âge mûr lui-même sont profondément impressionnés par ces spectacles immoraux, si mauvaispour les esprits sains. Quels maux en découlent, à quels dangers ils exposent, il n’est personne qui ne s’en rende compte ».

(Lettre du Cardinal-Préfet de la Sacrée Congrégation du Concile du 15 août 1954,
par le cardinal Ciriaci, Préfet de la S.C. du Concile, aux évêques du monde entier, selon mandat reçu du pape Pie XII)
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il y a 6 heures
Le Souverain Pontife à des choses à dire aux jeunes filles

Discours aux jeunes filles sur la mode, 22 mai 1941
« … Ces excitations à l’impureté qui se multiplient à l’heure actuelle
empoisonnent les racines de vie, alors que le frein du mal est encore plus affaibli par l’indulgence, qu’on appellerait mieux une négation, d’une partie de plus en plus étendue de la conscience publique qui se montre aveugle en face des désordres moraux les plus répréhensibles.
« Cette immoralité est-elle plus grande aujourd’hui qu’à d’autres époques antérieures ? Il serait peut-être imprudent de l’affirmer, en tout cas, c’est là une question oiseuse. Déjà, l’auteur de l’Ecclésiaste écrivait cet avertissement : « Ne dis pas : d’où vient que les jours anciens étaient meilleurs que ceux-ci ? Car une telle question est sotte. Toutes les choses sont difficiles. Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera ; et il n’y a rien de nouveau sous le soleil » (Eccl. VII, 11 ; I, 8-10).



« … Nous ne nous proposons pas de retracer ici le triste tableau trop connu des désordres qui se présentent à vos yeux : vêtements si exigus ou tels qu’ils semblent faits plutôt pour mettre davantage en relief ce qu’ils devraient voiler ; parties de vêtements qui se déploient dans des conditions de sport, d’exhibition
et de camaraderie, inconciliables avec la modestie même la moins exigeante ; danses, spectacles, auditions, lectures, illustrations, ornements, où le désir du divertissement et du plaisir accumule les périls les plus graves.
« … Dans l’attitude à observer à l’égard de la mode, la vertu tient le juste milieu. Ce que Dieu vous demande est de vous souvenir toujours que la mode n’est pas ni ne peut être la règle suprême de votre conduite, qu’au-dessus de la mode et de ses exigences, il y a des lois plus hautes et impérieuses, des principes supérieurs et immuables qui, en aucun cas, ne peuvent être sacrifiés au gré du plaisir ou du
caprice et devant lesquels l’idole de la mode doit savoir abaisser sa fugitive toute puissance. Ces principes ont été proclamés par Dieu, par l’Église, par les saints et les saintes, par la raison et par la morale chrétienne. Ce sont des signaux qui marquent les limites au-delà desquelles ne fleurissent pas les lis et les roses, où la
pureté, la modestie, la dignité et l’honneur féminins n’exhalent plus leurs parfums, mais où souffle et règne un air malsain de légèreté, de langage équivoque, de vanité audacieuse, de fatuité dans le cœur tout autant que dans l’habillement.
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il y a 6 heures