Sujet résolu
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Introduction
En Afrique, il ne peut y avoir d’histoire proprement dite. Ce qui se produit, c’est une suite d’accidents, de faits surprenants. Il n’existe pas ici un but, un État qui pourrait constituer un objectif. Il n’y a pas une subjectivité, mais seulement une masse de sujets qui se détruisent.
L’unique voie qui rapproche dans une certaine mesure le nègre de la culture semble être l’islam ; les mahométans d’ailleurs connaissent, mieux que les Européens, le moyen de pénétrer dans l’intérieur du pays.
Ce qui caractérise en effet le nègre, c’est qu’il n’en est pas encore arrivé à la distinction entre lui, individu singulier, et son universalité essentielle. Nous le voyons dans l’état de sauvagerie et de barbarie, et aujourd’hui encore il est resté tel. Le nègre représente l’homme naturel dans toute sa barbarie et son absence de discipline. […] Nous devons faire abstraction de tout esprit de respect et de moralité, de tout ce qui s’appelle sentiment, si nous voulons saisir sa nature.
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il y a 4 heures
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsRapport à la violence
Cette mentalité des Africains implique qu’ils sont au plus haut degré exposés à subir l’influence du fanatisme. Le pouvoir de l’esprit est si faible chez eux, et si intense pourtant l’esprit en lui-même, qu’une seule idée qui s’impose à eux est suffisante pour les pousser à ne rien respecter et à tout détruire.
On les voit vivre longtemps de la façon la plus tranquille et la plus débonnaire, mais cette douceur est capable de se transformer, à l’improviste, en fureur. Si peu de choses méritent en elles-mêmes du respect à leurs yeux, que l’idée qui s’empare d’eux devient leur seul mobile et les pousse à tout détruire.
Toute idée jetée parmi des nègres est saisie et réalisée avec toute l’énergie de la volonté. Ces peuples sont longtemps tranquilles, mais d’un moment à l’autre ils entrent en fermentation et sortent alors complètement d’eux-mêmes.
La destruction, qui est la conséquence de ce mouvement violent, a sa raison d’être en ce que ce n’est pas un contenu idéal, une pensée, qui provoque ces impulsions, mais un fanatisme plus physique que spirituel. Nous voyons ainsi, souvent, des populations se précipiter avec une fureur singulière sur la côte et tout massacrer, sans autre raison que la fureur et la folie, avec un courage qui est le propre des seuls fanatiques.
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il y a 4 heures
Rapport aux autres
Les nègres ont un mépris total pour l’homme, et c’est ce mépris, qui, du point de vue juridique et éthique, constitue leur principale caractéristique. La dévalorisation de l’homme est poussée jusqu’à un point incroyable.
À cela est lié le fait que l’usage de manger de la chair humaine est admis comme un usage licite et partout répandu. […] Cet usage se présente immédiatement comme quelque chose de sauvage et d’abominable qui doit répugner à l’instinct. Il suffit que l’homme ait un peu progressé dans sa conscience pour qu’il ait du respect pour l’homme en tant que tel.
[…] Le corps humain est un corps animal, mais il est essentiellement corps d’un être pensant ; il est lié à la vie de l’âme. Chez les nègres rien de tel ne se produit.
Le fait de dévorer des hommes correspond au principe africain.
Pour la matérialité (Sinnlichkeit) du nègre, la chair humaine est seulement quelque chose de sensible, de la viande et rien d’autre. À l’occasion de fêtes, en effet, des centaines de prisonniers sont torturés et décapités, et leurs corps sont rendus à ceux qui les avaient faits prisonniers et qui en font ensuite la distribution.
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il y a 4 heures
Laurent Bado : "l'africain est un singe a peine évolué"
Topic clos
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"Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui jaillissent les sources de la Vie." — Proverbes 4:23
il y a 4 heures
L’esclavage
L’esclavage est en Afrique le rapport de base du droit. Les nègres n’y voient rien de blâmable, et ils traitent en ennemis les Anglais qui ont pourtant fait plus que tous les autres peuples en faveur de l’abolition du commerce des esclaves et de l’esclavage. Pour les rois, en effet, il est d’importance primordiale de vendre leurs ennemis prisonniers ou même leurs propres sujets, et en ce sens l’esclavage a contribué à éveiller un plus grand sens de l’humanité chez les nègres. Ils sont réduits en esclavage par les Européens et vendu en Amérique, et pourtant leur sort dans leur propre pays est presque pire, dans la mesure où ils y sont soumis à un esclavage aussi absolu.
L’esclavage suppose en effet, de façon générale, que l’homme n’a pas encore la conscience de sa liberté, et qu’il tombe ainsi au niveau d’une chose, d’un objet sans valeur. Dans tous les royaumes africains connus des Européens, l’esclavage est une institution indigène et domine naturellement.
On ne peut prétendre de façon absolue que l’homme, par le seul fait qu’il est un homme, soit considéré comme essentiellement libre. Il n’en était rien chez les Grecs et les Romains eux-mêmes. L’Athénien n’était libre qu’en tant que citoyen d’Athènes et ainsi de suite. Notre idée générale, c’est que l’homme est libre en tant qu’homme ; mais autrement il n’a de valeur que sous quelques aspects particuliers : époux, parents, voisins, concitoyens, n’ont de valeur que l’un pour l’autre. Chez les nègres, cela ne se produit pas du tout.
Les hommes vendent leurs femmes, les parents vendent leurs enfants, et inversement, selon le rapport réciproque de puissance qui existe dans chaque cas. […] il ne vient pas à l’esprit des nègres d’exiger les uns des autres ce que nous pouvons exiger chez nous. Ils ne se préoccupent pas de leurs parents malades, si l’on excepte le fait que parfois ils vont prendre conseil des sorciers.
Les sentiments humains, comme ceux de l’amour et d’autres sentiments semblables, impliquent une conscience de soi qui n’est plus seulement conscience de la personne singulière.
La polygamie des Noirs a souvent pour fin la génération d’un grand nombre d’enfants qui pourront tous être vendus comme esclaves. Ils ne ressentent absolument pas l’injustice du procédé. Cette triste situation prend chez eux des proportions énormes. Le roi du Dahomey a 3 333 femmes ; tout homme riche en a plusieurs avec de nombreux enfants qui lui rapportent de l’argent. Des missionnaires racontent qu’un nègre se rendit à l’église des Franciscains et se mit à se lamenter affreusement en disant qu’il était désormais dans la misère, car il avait déjà vendu tous ses parents, même son père et sa mère.
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il y a 4 heures
Religion
La religion commence avec la conscience de l’existence de quelque chose qui soit supérieur à l’homme. Cette forme d’expérience n’existe pas chez les nègres. Le caractère de l’Africain manifeste seulement l’antithèse initiale entre l’homme et la nature. Voici comment il se représente la situation : il y a lui et la nature, et ils sont opposés l’un à l’autre, mais c’est lui qui domine l’élément naturel.
Nous pouvons en effet résumer le principe religieux de ces hommes par les mots d’Hérodote : « En Afrique, tous les hommes sont des magiciens. » Cela veut dire que l’Africain, comme être spirituel, s’arroge un pouvoir sur la nature, et c’est ce que signifie un tel pouvoir magique.
Les Africains ne voient que la nature opposée à eux : ils en dépendent, et les forces naturelles sont terribles pour eux. Le fleuve peut les engloutir, le tremblement de terre peut détruire leurs demeures […] Ces forces naturelles sont bien pour eux des forces, mais des forces qui n’ont pas derrière elles une loi éternelle, et par conséquent ne constituent pas une force naturelle solide et universelle […]
C’est à cela que se réduit la rationalité chez ces peuples. Ils reconnaissent la force de la nature et cherchent à la dominer. C’est ainsi qu’ils croient que l’homme ne meurt jamais naturellement, mais que c’est la volonté d’un ennemi qui le tue par un pouvoir magique ; pour empêcher cela, comme contre toute force naturelle, ils se servent à leur tour de la magie.
De la même façon, en période de sécheresse, ils doivent faire pleuvoir. Pour ce faire ils n’invoquent pas Dieu. Pour se préparer, ils se mettent dans un état d’enthousiasme extraordinaire […] avec des chants et des danses furieuses, en mangeant des racines et en buvant des liquides enivrants, ils se mettent dans un état de transe extrême et profèrent alors leurs commandements.
Quand ces ordres restent longtemps infructueux, ils désignent parmi les assistants, qui peuvent être leurs parents les plus chers, ceux qui doivent être massacrés, et les autres les dévorent.
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il y a 4 heures
Conclusion
Il résulte de tous ces différents traits que :
1. Ce qui détermine le caractère des nègres est l’absence de frein.
2. Leur condition n’est susceptible d’aucun développement, d’aucune éducation. Tels nous les voyons aujourd’hui, tels ils ont toujours été.
3. Dans l’immense énergie de l’arbitraire naturel qui les domine, le moment moral n’a aucun pouvoir précis.
Celui qui veut connaître les manifestations épouvantables de la nature humaine peut les trouver en Afrique. Les plus anciens renseignements que nous ayons sur cette partie du monde disent la même chose. Elle n’a donc pas, à proprement parler, une histoire.
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