Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
Depuis quelque temps, mes MP font l’objet d’interventions de plus en plus nombreuses de la part de comptes se réclamant des Témoins de Jéhovah. Il ne s’agit pas toujours de désaccords argumentés, mais souvent de jugements condescendants sur la foi chrétienne traditionnelle (catholique ou orthodoxe), accompagnés de tentatives de prosélytisme présentées comme des leçons de vérité.
Je crois que vous êtes mal tombés ! Je vais répondre.
Je tiens avant tout à préciser qu’il existe parmi les Témoins de Jéhovah des personnes excellentes, sincères, bienveillantes et profondément convaincues. Je ne m’attaque pas aux personnes, à leur dignité ni à leurs intentions. Je critique une théologie et une organisation qui prétendent détenir exclusivement la vérité divine. La sincérité mérite le respect, mais elle ne suffit pas à rendre une doctrine vraie.
Sur l’origine du mouvement : je constate que les Témoins de Jéhovah ne constituent pas une communauté dont on pourrait suivre la continuité historique depuis les Apôtres. Leur mouvement apparaît aux États-Unis au XIXᵉ siècle autour de Charles Taze Russell, dans un milieu marqué par l’adventisme et les spéculations chronologiques. Le nom « Témoins de Jéhovah » n’est adopté qu’en 1931. Pendant près de dix-neuf siècles, aucune Église identifiable n’a enseigné simultanément leur christologie, leur chronologie de 1914, leur doctrine des 144 000, leur identification de Jésus à Michel et leur conception d’un Collège central servant de canal exclusif de Dieu.
Sur Jésus et l’archange Michel : je ne trouve aucun verset affirmant que Jésus-Christ est Michel. Daniel présente Michel comme « l’un des principaux chefs », et l’épître de Jude le montre refusant de prononcer de lui-même une condamnation contre Satan. Jésus, au contraire, commande directement aux démons, pardonne les péchés, juge l’humanité et agit avec une autorité souveraine. L’épître aux Hébreux demande : « Auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit : Tu es mon Fils ? » La réponse est : à aucun. Identifier Jésus à Michel est donc une construction doctrinale, non une affirmation biblique explicite.
Sur la divinité du Christ : je constate que le Nouveau Testament appelle Jésus « mon Seigneur et mon Dieu », lui attribue la création de toutes choses, ordonne aux anges de lui rendre hommage et l’associe à Dieu dans la gloire et la royauté éternelle. Affirmer qu’il serait seulement « un dieu » inférieur ne protège pas le monothéisme : cela introduit au contraire une divinité secondaire à côté du Dieu véritable. Soit Jésus est une simple créature, et l’honneur religieux qui lui est rendu devient idolâtre ; soit cet honneur est légitime, et il ne peut être réduit à un archange créé.
Sur la Traduction du monde nouveau : je refuse qu’une organisation invoque sa propre traduction comme preuve lorsque cette traduction a précisément été adaptée à sa doctrine. Dans Colossiens, elle introduit l’idée de « toutes les autres choses » afin de placer Jésus parmi les créatures, alors que le mot « autres » ne figure pas dans le texte grec. Elle introduit également « Jéhovah » dans le Nouveau Testament sans qu’aucun manuscrit grec connu ne porte le tétragramme dans ces passages. Ce n’est plus une simple traduction : c’est une interprétation théologique insérée dans le texte.
Sur le Saint-Esprit : je ne vois pas comment on peut le réduire à une force impersonnelle alors que le Nouveau Testament le montre parlant, enseignant, témoignant, envoyant des missionnaires, distribuant ses dons selon sa volonté, intercédant et pouvant être attristé. Dans les Actes, mentir au Saint-Esprit revient à mentir à Dieu. Une énergie ne parle pas, ne choisit pas, n’enseigne pas et ne peut pas être attristée.
Sur 1914 : je constate que toute cette chronologie dépend de la date de 607 avant Jésus-Christ pour la destruction de Jérusalem. Or les données historiques, babyloniennes, astronomiques et archéologiques situent cet événement en 587 ou 586. La date de 607 est maintenue parce qu’elle permet d’aboutir à 1914, non parce que les preuves historiques y conduisent. On applique ensuite aux « sept temps » de Daniel un calcul de 2 520 années, alors que le chapitre parle directement de Nabuchodonosor et n’annonce nullement un règne invisible du Christ commençant en 1914. Si 607 tombe, 1914 tombe avec elle.
Sur les prédictions et attentes déçues : je ne peux pas accorder une autorité prophétique particulière à une organisation dont l’histoire est marquée par des attentes liées notamment à 1914, 1925 et 1975. Lorsque les événements espérés ne se produisent pas, les formulations sont atténuées, les interprétations sont déplacées et la responsabilité est parfois rejetée sur les fidèles qui auraient « trop attendu ». On ne peut pas entretenir pendant des années des espérances précises, être démenti par les faits, puis continuer à se présenter comme le canal particulièrement fiable de Dieu.
Sur les 144 000 : je vois une lecture à géométrie variable. Le nombre serait littéral, mais les tribus qui le composent seraient symboliques. Le mont Sion serait symbolique, comme plusieurs éléments de la vision, mais le nombre devrait être pris au pied de la lettre. Cette méthode ne vient pas naturellement du texte : elle choisit arbitrairement ce qui doit être littéral ou symbolique afin de préserver une doctrine déjà construite.
Sur les deux espérances : je ne vois pas dans le Nouveau Testament une élite céleste limitée à 144 000 personnes et une seconde catégorie de chrétiens destinée à vivre éternellement sur terre sans partager pleinement la même espérance. Le Nouveau Testament parle d’un seul corps, d’un seul Esprit, d’une seule espérance, d’un seul Seigneur, d’une seule foi et d’un seul baptême. La division entre deux classes de croyants apparaît comme une construction organisationnelle étrangère à cette unité.
Sur l’« esclave fidèle et avisé » : je constate que le Collège central affirme avoir été choisi par Jésus parce qu’il interprète lui-même une parabole comme annonçant son propre choix. Le raisonnement est circulaire : l’organisation possède l’autorité parce que l’organisation affirme que le texte lui attribue cette autorité. Aucun témoignage apostolique, aucun document chrétien ancien et aucun événement publiquement vérifiable ne démontrent qu’en 1919 Jésus aurait inspecté toutes les religions pour sélectionner ce groupe américain.
Sur l’autorité doctrinale : je vois une organisation qui affirme ne pas être inspirée ni infaillible, reconnaît pouvoir commettre des erreurs doctrinales, mais exige néanmoins une soumission très étendue à ses interprétations présentes. Lorsqu’une doctrine change, l’ancien enseignement devient une « lumière » devenue plus claire. Mais appeler « lumière progressive » une succession d’affirmations contradictoires ne transforme pas l’erreur en révélation.
Sur ma position : je ne méprise aucun Témoin de Jéhovah. Je sais que beaucoup sont sincères, respectueux et animés par une véritable recherche de Dieu. Mais la théologie est une chose trop sérieuse pour que je laisse des créations modernes, historiquement fragiles et bibliquement contestables être présentées comme l’unique vérité chrétienne. Et comparer cela à la construction théologique millénaire occidentale GENIALE, c'est douteux.
Que ces "témoins" n’aient pas l’outrecuidance de venir expliquer qu'ils disposent de quoique ce soit de solide et de vrai, parce qu'ils repartiront alors aussi vite qu'ils sont venus, avec l'étrange sentiment que leurs prédications ne sont pas aussi solidement fondées qu'ils le pensaient
No mais ho !
Je crois que vous êtes mal tombés ! Je vais répondre.
Je tiens avant tout à préciser qu’il existe parmi les Témoins de Jéhovah des personnes excellentes, sincères, bienveillantes et profondément convaincues. Je ne m’attaque pas aux personnes, à leur dignité ni à leurs intentions. Je critique une théologie et une organisation qui prétendent détenir exclusivement la vérité divine. La sincérité mérite le respect, mais elle ne suffit pas à rendre une doctrine vraie.
Sur l’origine du mouvement : je constate que les Témoins de Jéhovah ne constituent pas une communauté dont on pourrait suivre la continuité historique depuis les Apôtres. Leur mouvement apparaît aux États-Unis au XIXᵉ siècle autour de Charles Taze Russell, dans un milieu marqué par l’adventisme et les spéculations chronologiques. Le nom « Témoins de Jéhovah » n’est adopté qu’en 1931. Pendant près de dix-neuf siècles, aucune Église identifiable n’a enseigné simultanément leur christologie, leur chronologie de 1914, leur doctrine des 144 000, leur identification de Jésus à Michel et leur conception d’un Collège central servant de canal exclusif de Dieu.
Sur Jésus et l’archange Michel : je ne trouve aucun verset affirmant que Jésus-Christ est Michel. Daniel présente Michel comme « l’un des principaux chefs », et l’épître de Jude le montre refusant de prononcer de lui-même une condamnation contre Satan. Jésus, au contraire, commande directement aux démons, pardonne les péchés, juge l’humanité et agit avec une autorité souveraine. L’épître aux Hébreux demande : « Auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit : Tu es mon Fils ? » La réponse est : à aucun. Identifier Jésus à Michel est donc une construction doctrinale, non une affirmation biblique explicite.
Sur la divinité du Christ : je constate que le Nouveau Testament appelle Jésus « mon Seigneur et mon Dieu », lui attribue la création de toutes choses, ordonne aux anges de lui rendre hommage et l’associe à Dieu dans la gloire et la royauté éternelle. Affirmer qu’il serait seulement « un dieu » inférieur ne protège pas le monothéisme : cela introduit au contraire une divinité secondaire à côté du Dieu véritable. Soit Jésus est une simple créature, et l’honneur religieux qui lui est rendu devient idolâtre ; soit cet honneur est légitime, et il ne peut être réduit à un archange créé.
Sur la Traduction du monde nouveau : je refuse qu’une organisation invoque sa propre traduction comme preuve lorsque cette traduction a précisément été adaptée à sa doctrine. Dans Colossiens, elle introduit l’idée de « toutes les autres choses » afin de placer Jésus parmi les créatures, alors que le mot « autres » ne figure pas dans le texte grec. Elle introduit également « Jéhovah » dans le Nouveau Testament sans qu’aucun manuscrit grec connu ne porte le tétragramme dans ces passages. Ce n’est plus une simple traduction : c’est une interprétation théologique insérée dans le texte.
Sur le Saint-Esprit : je ne vois pas comment on peut le réduire à une force impersonnelle alors que le Nouveau Testament le montre parlant, enseignant, témoignant, envoyant des missionnaires, distribuant ses dons selon sa volonté, intercédant et pouvant être attristé. Dans les Actes, mentir au Saint-Esprit revient à mentir à Dieu. Une énergie ne parle pas, ne choisit pas, n’enseigne pas et ne peut pas être attristée.
Sur 1914 : je constate que toute cette chronologie dépend de la date de 607 avant Jésus-Christ pour la destruction de Jérusalem. Or les données historiques, babyloniennes, astronomiques et archéologiques situent cet événement en 587 ou 586. La date de 607 est maintenue parce qu’elle permet d’aboutir à 1914, non parce que les preuves historiques y conduisent. On applique ensuite aux « sept temps » de Daniel un calcul de 2 520 années, alors que le chapitre parle directement de Nabuchodonosor et n’annonce nullement un règne invisible du Christ commençant en 1914. Si 607 tombe, 1914 tombe avec elle.
Sur les prédictions et attentes déçues : je ne peux pas accorder une autorité prophétique particulière à une organisation dont l’histoire est marquée par des attentes liées notamment à 1914, 1925 et 1975. Lorsque les événements espérés ne se produisent pas, les formulations sont atténuées, les interprétations sont déplacées et la responsabilité est parfois rejetée sur les fidèles qui auraient « trop attendu ». On ne peut pas entretenir pendant des années des espérances précises, être démenti par les faits, puis continuer à se présenter comme le canal particulièrement fiable de Dieu.
Sur les 144 000 : je vois une lecture à géométrie variable. Le nombre serait littéral, mais les tribus qui le composent seraient symboliques. Le mont Sion serait symbolique, comme plusieurs éléments de la vision, mais le nombre devrait être pris au pied de la lettre. Cette méthode ne vient pas naturellement du texte : elle choisit arbitrairement ce qui doit être littéral ou symbolique afin de préserver une doctrine déjà construite.
Sur les deux espérances : je ne vois pas dans le Nouveau Testament une élite céleste limitée à 144 000 personnes et une seconde catégorie de chrétiens destinée à vivre éternellement sur terre sans partager pleinement la même espérance. Le Nouveau Testament parle d’un seul corps, d’un seul Esprit, d’une seule espérance, d’un seul Seigneur, d’une seule foi et d’un seul baptême. La division entre deux classes de croyants apparaît comme une construction organisationnelle étrangère à cette unité.
Sur l’« esclave fidèle et avisé » : je constate que le Collège central affirme avoir été choisi par Jésus parce qu’il interprète lui-même une parabole comme annonçant son propre choix. Le raisonnement est circulaire : l’organisation possède l’autorité parce que l’organisation affirme que le texte lui attribue cette autorité. Aucun témoignage apostolique, aucun document chrétien ancien et aucun événement publiquement vérifiable ne démontrent qu’en 1919 Jésus aurait inspecté toutes les religions pour sélectionner ce groupe américain.
Sur l’autorité doctrinale : je vois une organisation qui affirme ne pas être inspirée ni infaillible, reconnaît pouvoir commettre des erreurs doctrinales, mais exige néanmoins une soumission très étendue à ses interprétations présentes. Lorsqu’une doctrine change, l’ancien enseignement devient une « lumière » devenue plus claire. Mais appeler « lumière progressive » une succession d’affirmations contradictoires ne transforme pas l’erreur en révélation.
Sur ma position : je ne méprise aucun Témoin de Jéhovah. Je sais que beaucoup sont sincères, respectueux et animés par une véritable recherche de Dieu. Mais la théologie est une chose trop sérieuse pour que je laisse des créations modernes, historiquement fragiles et bibliquement contestables être présentées comme l’unique vérité chrétienne. Et comparer cela à la construction théologique millénaire occidentale GENIALE, c'est douteux.
Que ces "témoins" n’aient pas l’outrecuidance de venir expliquer qu'ils disposent de quoique ce soit de solide et de vrai, parce qu'ils repartiront alors aussi vite qu'ils sont venus, avec l'étrange sentiment que leurs prédications ne sont pas aussi solidement fondées qu'ils le pensaient
No mais ho !
il y a 10 heures
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsSur le Saint-Esprit : je ne vois pas comment on peut le réduire à une force impersonnelle alors que le Nouveau Testament le montre parlant, enseignant, témoignant, envoyant des missionnaires, distribuant ses dons selon sa volonté, intercédant et pouvant être attristé. Dans les Actes, mentir au Saint-Esprit revient à mentir à Dieu. Une énergie ne parle pas, ne choisit pas, n’enseigne pas et ne peut pas être attristée
Cest quoi le st esprit chez les catho alors ?
Un khey écrit...
il y a 10 heures
T'as trouvé ou le sticker ?
coquin
Je suis le forumeur préféré de ton forumeur préféré
il y a 10 heures
Depuis quelque temps, mes MP font l’objet d’interventions de plus en plus nombreuses de la part de comptes se réclamant des Témoins de Jéhovah. Il ne s’agit pas toujours de désaccords argumentés, mais souvent de jugements condescendants sur la foi chrétienne traditionnelle (catholique ou orthodoxe), accompagnés de tentatives de prosélytisme présentées comme des leçons de vérité.
Je crois que vous êtes mal tombés ! Je vais répondre.
Je tiens avant tout à préciser qu’il existe parmi les Témoins de Jéhovah des personnes excellentes, sincères, bienveillantes et profondément convaincues. Je ne m’attaque pas aux personnes, à leur dignité ni à leurs intentions. Je critique une théologie et une organisation qui prétendent détenir exclusivement la vérité divine. La sincérité mérite le respect, mais elle ne suffit pas à rendre une doctrine vraie.
Sur l’origine du mouvement : je constate que les Témoins de Jéhovah ne constituent pas une communauté dont on pourrait suivre la continuité historique depuis les Apôtres. Leur mouvement apparaît aux États-Unis au XIXᵉ siècle autour de Charles Taze Russell, dans un milieu marqué par l’adventisme et les spéculations chronologiques. Le nom « Témoins de Jéhovah » n’est adopté qu’en 1931. Pendant près de dix-neuf siècles, aucune Église identifiable n’a enseigné simultanément leur christologie, leur chronologie de 1914, leur doctrine des 144 000, leur identification de Jésus à Michel et leur conception d’un Collège central servant de canal exclusif de Dieu.
Sur Jésus et l’archange Michel : je ne trouve aucun verset affirmant que Jésus-Christ est Michel. Daniel présente Michel comme « l’un des principaux chefs », et l’épître de Jude le montre refusant de prononcer de lui-même une condamnation contre Satan. Jésus, au contraire, commande directement aux démons, pardonne les péchés, juge l’humanité et agit avec une autorité souveraine. L’épître aux Hébreux demande : « Auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit : Tu es mon Fils ? » La réponse est : à aucun. Identifier Jésus à Michel est donc une construction doctrinale, non une affirmation biblique explicite.
Sur la divinité du Christ : je constate que le Nouveau Testament appelle Jésus « mon Seigneur et mon Dieu », lui attribue la création de toutes choses, ordonne aux anges de lui rendre hommage et l’associe à Dieu dans la gloire et la royauté éternelle. Affirmer qu’il serait seulement « un dieu » inférieur ne protège pas le monothéisme : cela introduit au contraire une divinité secondaire à côté du Dieu véritable. Soit Jésus est une simple créature, et l’honneur religieux qui lui est rendu devient idolâtre ; soit cet honneur est légitime, et il ne peut être réduit à un archange créé.
Sur la Traduction du monde nouveau : je refuse qu’une organisation invoque sa propre traduction comme preuve lorsque cette traduction a précisément été adaptée à sa doctrine. Dans Colossiens, elle introduit l’idée de « toutes les autres choses » afin de placer Jésus parmi les créatures, alors que le mot « autres » ne figure pas dans le texte grec. Elle introduit également « Jéhovah » dans le Nouveau Testament sans qu’aucun manuscrit grec connu ne porte le tétragramme dans ces passages. Ce n’est plus une simple traduction : c’est une interprétation théologique insérée dans le texte.
Sur le Saint-Esprit : je ne vois pas comment on peut le réduire à une force impersonnelle alors que le Nouveau Testament le montre parlant, enseignant, témoignant, envoyant des missionnaires, distribuant ses dons selon sa volonté, intercédant et pouvant être attristé. Dans les Actes, mentir au Saint-Esprit revient à mentir à Dieu. Une énergie ne parle pas, ne choisit pas, n’enseigne pas et ne peut pas être attristée.
Sur 1914 : je constate que toute cette chronologie dépend de la date de 607 avant Jésus-Christ pour la destruction de Jérusalem. Or les données historiques, babyloniennes, astronomiques et archéologiques situent cet événement en 587 ou 586. La date de 607 est maintenue parce qu’elle permet d’aboutir à 1914, non parce que les preuves historiques y conduisent. On applique ensuite aux « sept temps » de Daniel un calcul de 2 520 années, alors que le chapitre parle directement de Nabuchodonosor et n’annonce nullement un règne invisible du Christ commençant en 1914. Si 607 tombe, 1914 tombe avec elle.
Sur les prédictions et attentes déçues : je ne peux pas accorder une autorité prophétique particulière à une organisation dont l’histoire est marquée par des attentes liées notamment à 1914, 1925 et 1975. Lorsque les événements espérés ne se produisent pas, les formulations sont atténuées, les interprétations sont déplacées et la responsabilité est parfois rejetée sur les fidèles qui auraient « trop attendu ». On ne peut pas entretenir pendant des années des espérances précises, être démenti par les faits, puis continuer à se présenter comme le canal particulièrement fiable de Dieu.
Sur les 144 000 : je vois une lecture à géométrie variable. Le nombre serait littéral, mais les tribus qui le composent seraient symboliques. Le mont Sion serait symbolique, comme plusieurs éléments de la vision, mais le nombre devrait être pris au pied de la lettre. Cette méthode ne vient pas naturellement du texte : elle choisit arbitrairement ce qui doit être littéral ou symbolique afin de préserver une doctrine déjà construite.
Sur les deux espérances : je ne vois pas dans le Nouveau Testament une élite céleste limitée à 144 000 personnes et une seconde catégorie de chrétiens destinée à vivre éternellement sur terre sans partager pleinement la même espérance. Le Nouveau Testament parle d’un seul corps, d’un seul Esprit, d’une seule espérance, d’un seul Seigneur, d’une seule foi et d’un seul baptême. La division entre deux classes de croyants apparaît comme une construction organisationnelle étrangère à cette unité.
Sur l’« esclave fidèle et avisé » : je constate que le Collège central affirme avoir été choisi par Jésus parce qu’il interprète lui-même une parabole comme annonçant son propre choix. Le raisonnement est circulaire : l’organisation possède l’autorité parce que l’organisation affirme que le texte lui attribue cette autorité. Aucun témoignage apostolique, aucun document chrétien ancien et aucun événement publiquement vérifiable ne démontrent qu’en 1919 Jésus aurait inspecté toutes les religions pour sélectionner ce groupe américain.
Sur l’autorité doctrinale : je vois une organisation qui affirme ne pas être inspirée ni infaillible, reconnaît pouvoir commettre des erreurs doctrinales, mais exige néanmoins une soumission très étendue à ses interprétations présentes. Lorsqu’une doctrine change, l’ancien enseignement devient une « lumière » devenue plus claire. Mais appeler « lumière progressive » une succession d’affirmations contradictoires ne transforme pas l’erreur en révélation.
Sur ma position : je ne méprise aucun Témoin de Jéhovah. Je sais que beaucoup sont sincères, respectueux et animés par une véritable recherche de Dieu. Mais la théologie est une chose trop sérieuse pour que je laisse des créations modernes, historiquement fragiles et bibliquement contestables être présentées comme l’unique vérité chrétienne. Et comparer cela à la construction théologique millénaire occidentale GENIALE, c'est douteux.
Que ces "témoins" n’aient pas l’outrecuidance de venir expliquer qu'ils disposent de quoique ce soit de solide et de vrai, parce qu'ils repartiront alors aussi vite qu'ils sont venus, avec l'étrange sentiment que leurs prédications ne sont pas aussi solidement fondées qu'ils le pensaient
No mais ho !
Je crois que vous êtes mal tombés ! Je vais répondre.
Je tiens avant tout à préciser qu’il existe parmi les Témoins de Jéhovah des personnes excellentes, sincères, bienveillantes et profondément convaincues. Je ne m’attaque pas aux personnes, à leur dignité ni à leurs intentions. Je critique une théologie et une organisation qui prétendent détenir exclusivement la vérité divine. La sincérité mérite le respect, mais elle ne suffit pas à rendre une doctrine vraie.
Sur l’origine du mouvement : je constate que les Témoins de Jéhovah ne constituent pas une communauté dont on pourrait suivre la continuité historique depuis les Apôtres. Leur mouvement apparaît aux États-Unis au XIXᵉ siècle autour de Charles Taze Russell, dans un milieu marqué par l’adventisme et les spéculations chronologiques. Le nom « Témoins de Jéhovah » n’est adopté qu’en 1931. Pendant près de dix-neuf siècles, aucune Église identifiable n’a enseigné simultanément leur christologie, leur chronologie de 1914, leur doctrine des 144 000, leur identification de Jésus à Michel et leur conception d’un Collège central servant de canal exclusif de Dieu.
Sur Jésus et l’archange Michel : je ne trouve aucun verset affirmant que Jésus-Christ est Michel. Daniel présente Michel comme « l’un des principaux chefs », et l’épître de Jude le montre refusant de prononcer de lui-même une condamnation contre Satan. Jésus, au contraire, commande directement aux démons, pardonne les péchés, juge l’humanité et agit avec une autorité souveraine. L’épître aux Hébreux demande : « Auquel des anges Dieu a-t-il jamais dit : Tu es mon Fils ? » La réponse est : à aucun. Identifier Jésus à Michel est donc une construction doctrinale, non une affirmation biblique explicite.
Sur la divinité du Christ : je constate que le Nouveau Testament appelle Jésus « mon Seigneur et mon Dieu », lui attribue la création de toutes choses, ordonne aux anges de lui rendre hommage et l’associe à Dieu dans la gloire et la royauté éternelle. Affirmer qu’il serait seulement « un dieu » inférieur ne protège pas le monothéisme : cela introduit au contraire une divinité secondaire à côté du Dieu véritable. Soit Jésus est une simple créature, et l’honneur religieux qui lui est rendu devient idolâtre ; soit cet honneur est légitime, et il ne peut être réduit à un archange créé.
Sur la Traduction du monde nouveau : je refuse qu’une organisation invoque sa propre traduction comme preuve lorsque cette traduction a précisément été adaptée à sa doctrine. Dans Colossiens, elle introduit l’idée de « toutes les autres choses » afin de placer Jésus parmi les créatures, alors que le mot « autres » ne figure pas dans le texte grec. Elle introduit également « Jéhovah » dans le Nouveau Testament sans qu’aucun manuscrit grec connu ne porte le tétragramme dans ces passages. Ce n’est plus une simple traduction : c’est une interprétation théologique insérée dans le texte.
Sur le Saint-Esprit : je ne vois pas comment on peut le réduire à une force impersonnelle alors que le Nouveau Testament le montre parlant, enseignant, témoignant, envoyant des missionnaires, distribuant ses dons selon sa volonté, intercédant et pouvant être attristé. Dans les Actes, mentir au Saint-Esprit revient à mentir à Dieu. Une énergie ne parle pas, ne choisit pas, n’enseigne pas et ne peut pas être attristée.
Sur 1914 : je constate que toute cette chronologie dépend de la date de 607 avant Jésus-Christ pour la destruction de Jérusalem. Or les données historiques, babyloniennes, astronomiques et archéologiques situent cet événement en 587 ou 586. La date de 607 est maintenue parce qu’elle permet d’aboutir à 1914, non parce que les preuves historiques y conduisent. On applique ensuite aux « sept temps » de Daniel un calcul de 2 520 années, alors que le chapitre parle directement de Nabuchodonosor et n’annonce nullement un règne invisible du Christ commençant en 1914. Si 607 tombe, 1914 tombe avec elle.
Sur les prédictions et attentes déçues : je ne peux pas accorder une autorité prophétique particulière à une organisation dont l’histoire est marquée par des attentes liées notamment à 1914, 1925 et 1975. Lorsque les événements espérés ne se produisent pas, les formulations sont atténuées, les interprétations sont déplacées et la responsabilité est parfois rejetée sur les fidèles qui auraient « trop attendu ». On ne peut pas entretenir pendant des années des espérances précises, être démenti par les faits, puis continuer à se présenter comme le canal particulièrement fiable de Dieu.
Sur les 144 000 : je vois une lecture à géométrie variable. Le nombre serait littéral, mais les tribus qui le composent seraient symboliques. Le mont Sion serait symbolique, comme plusieurs éléments de la vision, mais le nombre devrait être pris au pied de la lettre. Cette méthode ne vient pas naturellement du texte : elle choisit arbitrairement ce qui doit être littéral ou symbolique afin de préserver une doctrine déjà construite.
Sur les deux espérances : je ne vois pas dans le Nouveau Testament une élite céleste limitée à 144 000 personnes et une seconde catégorie de chrétiens destinée à vivre éternellement sur terre sans partager pleinement la même espérance. Le Nouveau Testament parle d’un seul corps, d’un seul Esprit, d’une seule espérance, d’un seul Seigneur, d’une seule foi et d’un seul baptême. La division entre deux classes de croyants apparaît comme une construction organisationnelle étrangère à cette unité.
Sur l’« esclave fidèle et avisé » : je constate que le Collège central affirme avoir été choisi par Jésus parce qu’il interprète lui-même une parabole comme annonçant son propre choix. Le raisonnement est circulaire : l’organisation possède l’autorité parce que l’organisation affirme que le texte lui attribue cette autorité. Aucun témoignage apostolique, aucun document chrétien ancien et aucun événement publiquement vérifiable ne démontrent qu’en 1919 Jésus aurait inspecté toutes les religions pour sélectionner ce groupe américain.
Sur l’autorité doctrinale : je vois une organisation qui affirme ne pas être inspirée ni infaillible, reconnaît pouvoir commettre des erreurs doctrinales, mais exige néanmoins une soumission très étendue à ses interprétations présentes. Lorsqu’une doctrine change, l’ancien enseignement devient une « lumière » devenue plus claire. Mais appeler « lumière progressive » une succession d’affirmations contradictoires ne transforme pas l’erreur en révélation.
Sur ma position : je ne méprise aucun Témoin de Jéhovah. Je sais que beaucoup sont sincères, respectueux et animés par une véritable recherche de Dieu. Mais la théologie est une chose trop sérieuse pour que je laisse des créations modernes, historiquement fragiles et bibliquement contestables être présentées comme l’unique vérité chrétienne. Et comparer cela à la construction théologique millénaire occidentale GENIALE, c'est douteux.
Que ces "témoins" n’aient pas l’outrecuidance de venir expliquer qu'ils disposent de quoique ce soit de solide et de vrai, parce qu'ils repartiront alors aussi vite qu'ils sont venus, avec l'étrange sentiment que leurs prédications ne sont pas aussi solidement fondées qu'ils le pensaient
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Bezles
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il y a 9 heures
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsIl y a vraiment des TJ qui te mp ici ?
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il y a 9 heures
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