Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
J'aimerais vous parler de la façon dont l'on expérimente le sentiment religieux selon Rudolf Otto
Il commence par nommer cette présence que l'on ressent dans l'expérience du sacré : le "numen". Lorsque l'on ressent le numen, cette sensation, cette émotion toute particulière il le nomme "le numineux"
Le sacré, ou "numineux" selon son néologisme propre, ne peut pas être réduit à un concept moral ou intellectuel ou doctrinal, le sacré n'est pas non plus irrationnel mais bien pré-rationnel ou pré-conceptuel (il précède la conceptualisation car ce n'est pas une idée ou une interprétation mais une réalité transcendante qui nous apparait)
Le numineux, l'expérience directe du sacré, d'une réalité transcendante, s'expérimente par étapes :
D'abord le mystère, ou "mysterium" :
c'est assez évocateur mais Otto insiste sur l'impossibilité de percer ce mystère, ce n'est pas un puzzle. Un peu comme les réalités incompréhensibles pour l'homme dans Lovecraft, le mysterium nous apparait complètement alien, confus et énigmatique
Après vient le tremendum : on est terrorisé, on se sent minuscule et insignifiant, parfois l'on éprouve du respect face à cette toute autre chose qui nous rappelle ou nous fait prendre conscience du caractère dérisoire de notre existence.
Et cette "toute autre chose", cette réalité transcendante nous fascine également, ce qu'Otto nomme le fascinans : malgré l'éblouissement et le vertige que l'expérience du sacré provoque on ne peut que vouloir s'en rapprocher autant que possible tout en sachant ne pas pouvoir le comprendre
Le numineux s'exprime aussi dans la rationalité, ce qu'il appelle "sanctum" est le sacré pensé par nous et déterminé (autant que faire se peut) par la rationalité, la morale, la philosophie etc sans qu'il perde son caractère transcendant, il englobe les notions de sainteté, de justice, de bonté, d'amour etc.
Le sanctum succède au numen et au numineux, c'est le sacré dans sa totalité qui mène à la perfection par union du ressenti et de la raison
Il commence par nommer cette présence que l'on ressent dans l'expérience du sacré : le "numen". Lorsque l'on ressent le numen, cette sensation, cette émotion toute particulière il le nomme "le numineux"
Le sacré, ou "numineux" selon son néologisme propre, ne peut pas être réduit à un concept moral ou intellectuel ou doctrinal, le sacré n'est pas non plus irrationnel mais bien pré-rationnel ou pré-conceptuel (il précède la conceptualisation car ce n'est pas une idée ou une interprétation mais une réalité transcendante qui nous apparait)
Le numineux, l'expérience directe du sacré, d'une réalité transcendante, s'expérimente par étapes :
D'abord le mystère, ou "mysterium" :
c'est assez évocateur mais Otto insiste sur l'impossibilité de percer ce mystère, ce n'est pas un puzzle. Un peu comme les réalités incompréhensibles pour l'homme dans Lovecraft, le mysterium nous apparait complètement alien, confus et énigmatique
Après vient le tremendum : on est terrorisé, on se sent minuscule et insignifiant, parfois l'on éprouve du respect face à cette toute autre chose qui nous rappelle ou nous fait prendre conscience du caractère dérisoire de notre existence.
Et cette "toute autre chose", cette réalité transcendante nous fascine également, ce qu'Otto nomme le fascinans : malgré l'éblouissement et le vertige que l'expérience du sacré provoque on ne peut que vouloir s'en rapprocher autant que possible tout en sachant ne pas pouvoir le comprendre
Le numineux s'exprime aussi dans la rationalité, ce qu'il appelle "sanctum" est le sacré pensé par nous et déterminé (autant que faire se peut) par la rationalité, la morale, la philosophie etc sans qu'il perde son caractère transcendant, il englobe les notions de sainteté, de justice, de bonté, d'amour etc.
Le sanctum succède au numen et au numineux, c'est le sacré dans sa totalité qui mène à la perfection par union du ressenti et de la raison
il y a 5 heures
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsC'est qui ce Otto ? Il est intéressant
Un théologien luthérien qui a inspiré Jung dans sa conception de l'expérience du sacré
il y a 4 heures
Un théologien luthérien qui a inspiré Jung dans sa conception de l'expérience du sacré
Putain c'est con, je suis catholique
Mais j'aime bien ses descriptions de notre esprit face au sacré
Mais j'aime bien ses descriptions de notre esprit face au sacré
À chaque solution son problème.
il y a 4 heures
Putain c'est con, je suis catholique
Mais j'aime bien ses descriptions de notre esprit face au sacré
Mais j'aime bien ses descriptions de notre esprit face au sacré
Je suis catholique aussi, mais c'est un des bouquins qui a participé de mon retour à la foi
il y a 4 heures
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsJe suis catholique aussi, mais c'est un des bouquins qui a participé de mon retour à la foi
Comme quoi !
À chaque solution son problème.
il y a 4 heures
En ligne
217
Sur ce sujet0











