Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
Les Français ont avant les invasions romaines été des peuplades Matriarcales orgiastiques
Avant la conquête de César, les tribus gauloises présentaient effectivement un contraste frappant avec le modèle patriarcal rigide de la Rome antique
Contrairement à la citoyenne romaine, la femme celte jouissait d'une capacité juridique et sociale étendue
Le terme "orgiastique" nous vient quant à lui des chroniqueurs grecs et romains et est à mettre en lien avec la spiritualité naturaliste. Les peuples de l'âge du Fer vivaient au rythme des cycles saisonniers
Les grandes fêtes comme Beltaine ou Samhain étaient des moments de rupture avec l'ordre quotidien où l'on organisait des banquets communautaires massifs, des rituels de fertilité et une libération temporaire des normes sociales (les orgies)
Puis au Moyen Âge, l’invention de l’Amour Courtois (la fin'amor) dans les cours du sud de la France réintroduit une forme de complexité relationnelle. Ici, la relation valorisée n’est pas celle du mariage (contrat économique et social), mais celle liant la dame à son chevalier
Cette structure installe l'idée que le désir et l'admiration peuvent et doivent exister en dehors du cadre conjugal. On n'est pas encore dans le candaulisme culturel français, mais c'est l'acceptation que la valeur d'une femme se reflète dans les yeux d'un autre que son époux, avec l'assentiment tacite de la société de cour
Puis en passant au XVIIe et XVIIIe siècles, le libertinage français s'institutionnalise et devient une philosophie de la transgression. La figure du mari complaisant ou de la maîtresse en titre devient un rouage essentiel de la vie politique et sociale à Versailles où la visibilité du désir tiers n'est pas vécue comme une honte, mais comme un signe de distinction sociale et intellectuelle. On passe alors du rituel organique celte ancien (la fertilité collective) à une mise en scène sophistiquée du désir, où le plaisir est décuplé par le regard d'autrui et la conversation
C'est ainsi que sous le vernis de la civilisation latine et chrétienne, la France a conservé un atavisme gaulois où le groupe prime sur l'individu, et où la circulation du désir est perçue comme un flux vital plutôt que comme un péché et où libertinage français est la version aristocratisée et intellectuelle de ces anciens rituels de communion
Avant la conquête de César, les tribus gauloises présentaient effectivement un contraste frappant avec le modèle patriarcal rigide de la Rome antique
Contrairement à la citoyenne romaine, la femme celte jouissait d'une capacité juridique et sociale étendue
Le terme "orgiastique" nous vient quant à lui des chroniqueurs grecs et romains et est à mettre en lien avec la spiritualité naturaliste. Les peuples de l'âge du Fer vivaient au rythme des cycles saisonniers
Les grandes fêtes comme Beltaine ou Samhain étaient des moments de rupture avec l'ordre quotidien où l'on organisait des banquets communautaires massifs, des rituels de fertilité et une libération temporaire des normes sociales (les orgies)
Puis au Moyen Âge, l’invention de l’Amour Courtois (la fin'amor) dans les cours du sud de la France réintroduit une forme de complexité relationnelle. Ici, la relation valorisée n’est pas celle du mariage (contrat économique et social), mais celle liant la dame à son chevalier
Cette structure installe l'idée que le désir et l'admiration peuvent et doivent exister en dehors du cadre conjugal. On n'est pas encore dans le candaulisme culturel français, mais c'est l'acceptation que la valeur d'une femme se reflète dans les yeux d'un autre que son époux, avec l'assentiment tacite de la société de cour
Puis en passant au XVIIe et XVIIIe siècles, le libertinage français s'institutionnalise et devient une philosophie de la transgression. La figure du mari complaisant ou de la maîtresse en titre devient un rouage essentiel de la vie politique et sociale à Versailles où la visibilité du désir tiers n'est pas vécue comme une honte, mais comme un signe de distinction sociale et intellectuelle. On passe alors du rituel organique celte ancien (la fertilité collective) à une mise en scène sophistiquée du désir, où le plaisir est décuplé par le regard d'autrui et la conversation
C'est ainsi que sous le vernis de la civilisation latine et chrétienne, la France a conservé un atavisme gaulois où le groupe prime sur l'individu, et où la circulation du désir est perçue comme un flux vital plutôt que comme un péché et où libertinage français est la version aristocratisée et intellectuelle de ces anciens rituels de communion
il y a 4 heures
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsDepuis le XVIIe siècle, l'espace social français s'est structuré autour du Salon, et qui dit salon dit un espace dirigé par la femme en qualité de Salonnière
Dans cet espace, la femme n'est pas un sujet passif, mais l'arbitre souveraine du goût, de la parole et de la séduction
La modernité a cherché à produire des corps dociles et productifs. Cependant, la culture française a maintenu une strate de savoirs assujettis liés à la fête et à la dépense improductive
Et contrairement au puritanisme qui enferme la sexualité dans la sphère privée et close, la tradition française laisse l'intimité poreuse, et on le voit dans la terrasse de café, le banquet, ou la place publique où le corps est toujours exposé, offert au spectacle social
Or, la société française est poreuse à la pratique du candaulisme parce qu'elle hérite de la galanterie comme système où la valeur d'un lien ne se mesure pas à sa solidité secrète, mais à son éclat public
En s'exposant au regard de l'autre, le couple ou l'individu ne cherche pas seulement le plaisir, mais une confirmation de sa valeur esthétique et sociale, ici se cristallise l'héritage direct des salons du XVIIIe siècle où la séduction était une performance publique autant que privée
Qui plus est, dans la culture française, il existe une tolérance, voire une fascination, pour la triangulation
Que ce soit dans la littérature (de Liaisons Dangereuses au vaudeville) ou dans la vie politique, l'idée qu'un tiers participe à l'équilibre du couple est une constante. C'est un refus de la possession exclusive, perçue comme une forme de barbarie ou d'ennui bourgeois
Dans cet espace, la femme n'est pas un sujet passif, mais l'arbitre souveraine du goût, de la parole et de la séduction
La modernité a cherché à produire des corps dociles et productifs. Cependant, la culture française a maintenu une strate de savoirs assujettis liés à la fête et à la dépense improductive
Et contrairement au puritanisme qui enferme la sexualité dans la sphère privée et close, la tradition française laisse l'intimité poreuse, et on le voit dans la terrasse de café, le banquet, ou la place publique où le corps est toujours exposé, offert au spectacle social
Or, la société française est poreuse à la pratique du candaulisme parce qu'elle hérite de la galanterie comme système où la valeur d'un lien ne se mesure pas à sa solidité secrète, mais à son éclat public
En s'exposant au regard de l'autre, le couple ou l'individu ne cherche pas seulement le plaisir, mais une confirmation de sa valeur esthétique et sociale, ici se cristallise l'héritage direct des salons du XVIIIe siècle où la séduction était une performance publique autant que privée
Qui plus est, dans la culture française, il existe une tolérance, voire une fascination, pour la triangulation
Que ce soit dans la littérature (de Liaisons Dangereuses au vaudeville) ou dans la vie politique, l'idée qu'un tiers participe à l'équilibre du couple est une constante. C'est un refus de la possession exclusive, perçue comme une forme de barbarie ou d'ennui bourgeois
il y a 4 heures
C'est pour cela que parler de patriarcat pur en France, c'est ignorer que dans la structure française, l'homme ne peut accéder au statut de civilisé que par l'approbation et l'éducation des femmes (le rôle des précieuses et des salonnières). C'est ce que l'historienne Mona Ozouf appelle la singularité française
L'idée de patriarcat, telle qu'utilisée aujourd'hui, est souvent une projection de problématiques issues de cultures puritaines germaniques ou anglo-saxonnes, car dans ces cultures, le rapport homme-femme est pensé comme un rapport de force binaire entre victime et oppresseur) et parce que la sphère érotique y est perçue comme un péché ou une transaction de pouvoir
Affirmer que la France est une structure patriarcale classique relève donc d'un exercice de mauvaise foi intellectuelle qui élude le fait que pendant deux siècles, les décisions politiques et littéraires se prenaient dans des espaces dirigés par des femmes et que celle ci a toujours été placée au centre de la scène publique et du regard
L'idée de patriarcat, telle qu'utilisée aujourd'hui, est souvent une projection de problématiques issues de cultures puritaines germaniques ou anglo-saxonnes, car dans ces cultures, le rapport homme-femme est pensé comme un rapport de force binaire entre victime et oppresseur) et parce que la sphère érotique y est perçue comme un péché ou une transaction de pouvoir
Affirmer que la France est une structure patriarcale classique relève donc d'un exercice de mauvaise foi intellectuelle qui élude le fait que pendant deux siècles, les décisions politiques et littéraires se prenaient dans des espaces dirigés par des femmes et que celle ci a toujours été placée au centre de la scène publique et du regard
il y a 4 heures
Et c'est donc pour cette raison que l'attrait pour le Bad Boy ne relève pas d'une pulsion d'autodestruction, mais d'une stratégie de renforcement du prestige symbolique
Le n'est nul autre que l'héritier direct du Roué du XVIIIe siècle. Il n'est pas un barbare, mais un sujet qui refuse le corps docile produit par les institutions (l'école, l'entreprise, la morale bourgeoise)
En choisissant un homme qui transgresse les normes, la femme affirme sa propre puissance car elle est celle qui peut apprivoiser , civiliser ou, au contraire, libérer cet individu
Comme établi dans mes précédents posts, le plaisir français nécessite un témoin. Le problème du partenaire trop normé ou prévisible, le Nice Guy, le Simp, c'est qu'il n'offre aucun relief au regard du tiers
C'est là qu'intervient le Bad Boy qui apporte la dimension dramatique nécessaire à la fête galante car par sa seule présence aux côtés de la femme il crée la tension, un danger esthétique qui capte l'attention du corps social
Plus l'homme est perçu comme indomptable par la société, plus la souveraineté de la femme qui l'accompagne est éclatante
C'est pourquoi on ne peut pas parler d'une soumission au mâle alpha, mais d'une utilisation de l'énergie masculine pour nourrir le dispositif de la théâtralité française
Le n'est nul autre que l'héritier direct du Roué du XVIIIe siècle. Il n'est pas un barbare, mais un sujet qui refuse le corps docile produit par les institutions (l'école, l'entreprise, la morale bourgeoise)
En choisissant un homme qui transgresse les normes, la femme affirme sa propre puissance car elle est celle qui peut apprivoiser , civiliser ou, au contraire, libérer cet individu
Comme établi dans mes précédents posts, le plaisir français nécessite un témoin. Le problème du partenaire trop normé ou prévisible, le Nice Guy, le Simp, c'est qu'il n'offre aucun relief au regard du tiers
C'est là qu'intervient le Bad Boy qui apporte la dimension dramatique nécessaire à la fête galante car par sa seule présence aux côtés de la femme il crée la tension, un danger esthétique qui capte l'attention du corps social
Plus l'homme est perçu comme indomptable par la société, plus la souveraineté de la femme qui l'accompagne est éclatante
C'est pourquoi on ne peut pas parler d'une soumission au mâle alpha, mais d'une utilisation de l'énergie masculine pour nourrir le dispositif de la théâtralité française
il y a 4 heures
Je suis le Pater Familias, ma femme est ma propriété
il y a 4 heures
T'en a des trucs de cucks a dire
Grolute, Grosmalin, TF6 et Gamermaid c'est mes potes ! Urbex est ma muse et Cuissage est mon inspiration ...
il y a 4 heures
Si tu fais le topic sur le coup des 15h, je lirais, ça a l'air bien assommant, je vais pouvoir pioncer
il y a 4 heures
Les Français ont avant les invasions romaines été des peuplades Matriarcales orgiastiques
Avant la conquête de César, les tribus gauloises présentaient effectivement un contraste frappant avec le modèle patriarcal rigide de la Rome antique
Contrairement à la citoyenne romaine, la femme celte jouissait d'une capacité juridique et sociale étendue
Le terme "orgiastique" nous vient quant à lui des chroniqueurs grecs et romains et est à mettre en lien avec la spiritualité naturaliste. Les peuples de l'âge du Fer vivaient au rythme des cycles saisonniers
Les grandes fêtes comme Beltaine ou Samhain étaient des moments de rupture avec l'ordre quotidien où l'on organisait des banquets communautaires massifs, des rituels de fertilité et une libération temporaire des normes sociales (les orgies)
Puis au Moyen Âge, l’invention de l’Amour Courtois (la fin'amor) dans les cours du sud de la France réintroduit une forme de complexité relationnelle. Ici, la relation valorisée n’est pas celle du mariage (contrat économique et social), mais celle liant la dame à son chevalier
Cette structure installe l'idée que le désir et l'admiration peuvent et doivent exister en dehors du cadre conjugal. On n'est pas encore dans le candaulisme culturel français, mais c'est l'acceptation que la valeur d'une femme se reflète dans les yeux d'un autre que son époux, avec l'assentiment tacite de la société de cour
Puis en passant au XVIIe et XVIIIe siècles, le libertinage français s'institutionnalise et devient une philosophie de la transgression. La figure du mari complaisant ou de la maîtresse en titre devient un rouage essentiel de la vie politique et sociale à Versailles où la visibilité du désir tiers n'est pas vécue comme une honte, mais comme un signe de distinction sociale et intellectuelle. On passe alors du rituel organique celte ancien (la fertilité collective) à une mise en scène sophistiquée du désir, où le plaisir est décuplé par le regard d'autrui et la conversation
C'est ainsi que sous le vernis de la civilisation latine et chrétienne, la France a conservé un atavisme gaulois où le groupe prime sur l'individu, et où la circulation du désir est perçue comme un flux vital plutôt que comme un péché et où libertinage français est la version aristocratisée et intellectuelle de ces anciens rituels de communion
Avant la conquête de César, les tribus gauloises présentaient effectivement un contraste frappant avec le modèle patriarcal rigide de la Rome antique
Contrairement à la citoyenne romaine, la femme celte jouissait d'une capacité juridique et sociale étendue
Le terme "orgiastique" nous vient quant à lui des chroniqueurs grecs et romains et est à mettre en lien avec la spiritualité naturaliste. Les peuples de l'âge du Fer vivaient au rythme des cycles saisonniers
Les grandes fêtes comme Beltaine ou Samhain étaient des moments de rupture avec l'ordre quotidien où l'on organisait des banquets communautaires massifs, des rituels de fertilité et une libération temporaire des normes sociales (les orgies)
Puis au Moyen Âge, l’invention de l’Amour Courtois (la fin'amor) dans les cours du sud de la France réintroduit une forme de complexité relationnelle. Ici, la relation valorisée n’est pas celle du mariage (contrat économique et social), mais celle liant la dame à son chevalier
Cette structure installe l'idée que le désir et l'admiration peuvent et doivent exister en dehors du cadre conjugal. On n'est pas encore dans le candaulisme culturel français, mais c'est l'acceptation que la valeur d'une femme se reflète dans les yeux d'un autre que son époux, avec l'assentiment tacite de la société de cour
Puis en passant au XVIIe et XVIIIe siècles, le libertinage français s'institutionnalise et devient une philosophie de la transgression. La figure du mari complaisant ou de la maîtresse en titre devient un rouage essentiel de la vie politique et sociale à Versailles où la visibilité du désir tiers n'est pas vécue comme une honte, mais comme un signe de distinction sociale et intellectuelle. On passe alors du rituel organique celte ancien (la fertilité collective) à une mise en scène sophistiquée du désir, où le plaisir est décuplé par le regard d'autrui et la conversation
C'est ainsi que sous le vernis de la civilisation latine et chrétienne, la France a conservé un atavisme gaulois où le groupe prime sur l'individu, et où la circulation du désir est perçue comme un flux vital plutôt que comme un péché et où libertinage français est la version aristocratisée et intellectuelle de ces anciens rituels de communion
C’est toi qui a rédigé tout cela ?
il y a 4 heures
Les Français ont avant les invasions romaines été des peuplades Matriarcales orgiastiques
Avant la conquête de César, les tribus gauloises présentaient effectivement un contraste frappant avec le modèle patriarcal rigide de la Rome antique
Contrairement à la citoyenne romaine, la femme celte jouissait d'une capacité juridique et sociale étendue
Le terme "orgiastique" nous vient quant à lui des chroniqueurs grecs et romains et est à mettre en lien avec la spiritualité naturaliste. Les peuples de l'âge du Fer vivaient au rythme des cycles saisonniers
Les grandes fêtes comme Beltaine ou Samhain étaient des moments de rupture avec l'ordre quotidien où l'on organisait des banquets communautaires massifs, des rituels de fertilité et une libération temporaire des normes sociales (les orgies)
Puis au Moyen Âge, l’invention de l’Amour Courtois (la fin'amor) dans les cours du sud de la France réintroduit une forme de complexité relationnelle. Ici, la relation valorisée n’est pas celle du mariage (contrat économique et social), mais celle liant la dame à son chevalier
Cette structure installe l'idée que le désir et l'admiration peuvent et doivent exister en dehors du cadre conjugal. On n'est pas encore dans le candaulisme culturel français, mais c'est l'acceptation que la valeur d'une femme se reflète dans les yeux d'un autre que son époux, avec l'assentiment tacite de la société de cour
Puis en passant au XVIIe et XVIIIe siècles, le libertinage français s'institutionnalise et devient une philosophie de la transgression. La figure du mari complaisant ou de la maîtresse en titre devient un rouage essentiel de la vie politique et sociale à Versailles où la visibilité du désir tiers n'est pas vécue comme une honte, mais comme un signe de distinction sociale et intellectuelle. On passe alors du rituel organique celte ancien (la fertilité collective) à une mise en scène sophistiquée du désir, où le plaisir est décuplé par le regard d'autrui et la conversation
C'est ainsi que sous le vernis de la civilisation latine et chrétienne, la France a conservé un atavisme gaulois où le groupe prime sur l'individu, et où la circulation du désir est perçue comme un flux vital plutôt que comme un péché et où libertinage français est la version aristocratisée et intellectuelle de ces anciens rituels de communion
Avant la conquête de César, les tribus gauloises présentaient effectivement un contraste frappant avec le modèle patriarcal rigide de la Rome antique
Contrairement à la citoyenne romaine, la femme celte jouissait d'une capacité juridique et sociale étendue
Le terme "orgiastique" nous vient quant à lui des chroniqueurs grecs et romains et est à mettre en lien avec la spiritualité naturaliste. Les peuples de l'âge du Fer vivaient au rythme des cycles saisonniers
Les grandes fêtes comme Beltaine ou Samhain étaient des moments de rupture avec l'ordre quotidien où l'on organisait des banquets communautaires massifs, des rituels de fertilité et une libération temporaire des normes sociales (les orgies)
Puis au Moyen Âge, l’invention de l’Amour Courtois (la fin'amor) dans les cours du sud de la France réintroduit une forme de complexité relationnelle. Ici, la relation valorisée n’est pas celle du mariage (contrat économique et social), mais celle liant la dame à son chevalier
Cette structure installe l'idée que le désir et l'admiration peuvent et doivent exister en dehors du cadre conjugal. On n'est pas encore dans le candaulisme culturel français, mais c'est l'acceptation que la valeur d'une femme se reflète dans les yeux d'un autre que son époux, avec l'assentiment tacite de la société de cour
Puis en passant au XVIIe et XVIIIe siècles, le libertinage français s'institutionnalise et devient une philosophie de la transgression. La figure du mari complaisant ou de la maîtresse en titre devient un rouage essentiel de la vie politique et sociale à Versailles où la visibilité du désir tiers n'est pas vécue comme une honte, mais comme un signe de distinction sociale et intellectuelle. On passe alors du rituel organique celte ancien (la fertilité collective) à une mise en scène sophistiquée du désir, où le plaisir est décuplé par le regard d'autrui et la conversation
C'est ainsi que sous le vernis de la civilisation latine et chrétienne, la France a conservé un atavisme gaulois où le groupe prime sur l'individu, et où la circulation du désir est perçue comme un flux vital plutôt que comme un péché et où libertinage français est la version aristocratisée et intellectuelle de ces anciens rituels de communion
il y a 3 heures
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsExcellent topic qui résume très bien une des composantes psychologique majeure de la France, merci l'OP.
Vainqueur de la Seconde Guerre Mondiale
il y a 2 heures
Excellent topic qui résume très bien une des composantes psychologique majeure de la France, merci l'OP.
Derien
il y a 19 minutes
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