Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
Les études en génétique comportementale (surtout comparaisons de jumeaux monozygotes vs dizygotes) montrent qu’il y a bel et bien une composante génétique.
La plus grosse méta-analyse à ce jour (Hatemi et al., 2014) a analysé plus de 12 000 paires de jumeaux dans 5 pays démocratiques sur plusieurs décennies. Résultat : les facteurs génétiques expliquent en moyenne environ 40 % de la variance dans les idéologies et attitudes politiques (mesures de libéralisme/conservatisme, autoritarisme, attitudes sociales, etc.). L’environnement unique (expériences perso) compte pour ~42 %, et l’environnement familial partagé pour seulement ~18 %. Ça tient peu importe l’époque ou le pays.c4e538
link.springer.com
Pour le côté « peuple d’abord » vs universaliste, une étude sur des jumeaux allemands adultes (Lewis, Kandler & Riemann, 2014) est intéressante :
Patriotisme (amour du groupe d’origine) : ~41 % d’influence génétique
Nationalisme : ~48 %
Préjugés / dévalorisation de l’out-group : ~39 %
Surtout : l’amour du in-group et la haine/dévalorisation de l’out-group ont des influences génétiques distinctes. Le nationalisme les relie, mais par des chemins différents.6a7ec8
journals.sagepub.com
D’autres travaux sur le Right-Wing Authoritarianism (RWA) et la Social Dominance Orientation (SDO) – qui prédisent pas mal d’attitudes concrètes sur l’immigration, la hiérarchie, etc. – montrent aussi des héritabilités modérées à élevées (souvent 30-60 % pour le RWA).
Points importants :
Ce n’est pas déterministe. 40 % c’est significatif, mais ça laisse une grosse place à l’environnement, la culture, les expériences et la raison individuelle. Les jumeaux identiques ne sont pas des clones idéologiques à 100 %.
C’est polyénique (plein de petits effets génétiques, pas un « gène facho » ou « gène woke »).
Ces tendances existent aussi via des corrélations avec des traits de personnalité (ouverture d’esprit par exemple, qui a une base génétique et qui penche plus du côté universaliste).
Ce qui est chiant, c’est que ce genre de recherche est souvent minimisée ou ignorée dans certains milieux parce qu’elle dérange la vision « tout est culture, la biologie n’a rien à voir ». Refuser de regarder les données parce qu’elles ne collent pas à une idéologie blank slate, c’est bloquer la connaissance et empêcher de comprendre pourquoi les gens pensent différemment. La science avance quand on cherche la vérité, pas quand on la censure.
En gros : oui, y’a une base biologique partielle qui explique en partie pourquoi certains sont plus ouverts/universalistes et d’autres plus attachés à leur groupe. Mais ça n’enlève rien à la responsabilité individuelle ni à la possibilité de changer d’avis avec des arguments et des faits.
Qu’est-ce que vous en pensez ? Des critiques, d’autres études, ou des retours d’expérience ?
Sources principales :
Hatemi, P.K. et al. (2014). Genetic Influences on Political Ideologies: Twin Analyses of 19 Measures of Political Ideologies from Five Democracies and Genome-Wide Findings from Three Populations. Behavior Genetics, 44, 282–294. DOI: 10.1007/s10519-014-9648-8
Lewis, G.J., Kandler, C., & Riemann, R. (2014). Distinct heritable influences underpin in-group love and out-group derogation. Social Psychological and Personality Science, 5(4), 407–413. DOI: 10.1177/1948550613504967
(Alford et al. 2005 est aussi une ref classique sur le sujet si vous voulez creuser.)
Vous en thinke what ?
La plus grosse méta-analyse à ce jour (Hatemi et al., 2014) a analysé plus de 12 000 paires de jumeaux dans 5 pays démocratiques sur plusieurs décennies. Résultat : les facteurs génétiques expliquent en moyenne environ 40 % de la variance dans les idéologies et attitudes politiques (mesures de libéralisme/conservatisme, autoritarisme, attitudes sociales, etc.). L’environnement unique (expériences perso) compte pour ~42 %, et l’environnement familial partagé pour seulement ~18 %. Ça tient peu importe l’époque ou le pays.c4e538
link.springer.com
Pour le côté « peuple d’abord » vs universaliste, une étude sur des jumeaux allemands adultes (Lewis, Kandler & Riemann, 2014) est intéressante :
Patriotisme (amour du groupe d’origine) : ~41 % d’influence génétique
Nationalisme : ~48 %
Préjugés / dévalorisation de l’out-group : ~39 %
Surtout : l’amour du in-group et la haine/dévalorisation de l’out-group ont des influences génétiques distinctes. Le nationalisme les relie, mais par des chemins différents.6a7ec8
journals.sagepub.com
D’autres travaux sur le Right-Wing Authoritarianism (RWA) et la Social Dominance Orientation (SDO) – qui prédisent pas mal d’attitudes concrètes sur l’immigration, la hiérarchie, etc. – montrent aussi des héritabilités modérées à élevées (souvent 30-60 % pour le RWA).
Points importants :
Ce n’est pas déterministe. 40 % c’est significatif, mais ça laisse une grosse place à l’environnement, la culture, les expériences et la raison individuelle. Les jumeaux identiques ne sont pas des clones idéologiques à 100 %.
C’est polyénique (plein de petits effets génétiques, pas un « gène facho » ou « gène woke »).
Ces tendances existent aussi via des corrélations avec des traits de personnalité (ouverture d’esprit par exemple, qui a une base génétique et qui penche plus du côté universaliste).
Ce qui est chiant, c’est que ce genre de recherche est souvent minimisée ou ignorée dans certains milieux parce qu’elle dérange la vision « tout est culture, la biologie n’a rien à voir ». Refuser de regarder les données parce qu’elles ne collent pas à une idéologie blank slate, c’est bloquer la connaissance et empêcher de comprendre pourquoi les gens pensent différemment. La science avance quand on cherche la vérité, pas quand on la censure.
En gros : oui, y’a une base biologique partielle qui explique en partie pourquoi certains sont plus ouverts/universalistes et d’autres plus attachés à leur groupe. Mais ça n’enlève rien à la responsabilité individuelle ni à la possibilité de changer d’avis avec des arguments et des faits.
Qu’est-ce que vous en pensez ? Des critiques, d’autres études, ou des retours d’expérience ?
Sources principales :
Hatemi, P.K. et al. (2014). Genetic Influences on Political Ideologies: Twin Analyses of 19 Measures of Political Ideologies from Five Democracies and Genome-Wide Findings from Three Populations. Behavior Genetics, 44, 282–294. DOI: 10.1007/s10519-014-9648-8
Lewis, G.J., Kandler, C., & Riemann, R. (2014). Distinct heritable influences underpin in-group love and out-group derogation. Social Psychological and Personality Science, 5(4), 407–413. DOI: 10.1177/1948550613504967
(Alford et al. 2005 est aussi une ref classique sur le sujet si vous voulez creuser.)
Vous en thinke what ?
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