Sujet résolu
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#japon
Après la Seconde Guerre mondiale, les Alliés ont organisé le Procès de Tokyo (1946-1948) pour juger les principaux responsables japonais.
Onze juges représentaient les pays vainqueurs. Parmi eux se trouvait Radhabinod Pal, un juriste indien.
Il est le seul des 11 juges à avoir rédigé un jugement dissident complet (plus de 1 200 pages) dans lequel il demandait l’acquittement pur et simple de tous les accusés.
Ses principales raisons :
- Le tribunal appliquait une « justice des vainqueurs » : les règles avaient été créées après les faits (rétroactivité).
- Il dénonçait l’hypocrisie des puissances coloniales qui jugeaient le Japon tout en ayant commis elles-mêmes de graves actes (bombardements atomiques, colonialisme…).
- Il reconnaissait les crimes japonais, mais contestait la légitimité du procès en tant qu’instrument politique.
Au Japon, cette position courageuse a fait de lui une figure respectée, presque un symbole. Beaucoup y voient la seule voix indépendante et asiatique qui a osé s’opposer à la majorité occidentale.
Son discours est encore étudié dans les facultés de droit japonaises.
En Occident et chez les Alliés
Réaction majoritairement négative et critique : on l’a accusé de naïveté, de sympathie excessive envers le Japon ou de remettre en cause la légitimité des vainqueurs.
Son texte était considéré comme « incendiaire » à l’époque. Il passait pour une attaque contre le procès lui-même.
En Inde
Le gouvernement indien a pris ses distances : Pal s’exprimait à titre personnel, pas au nom de l’Inde. Le nouveau pays indépendant ne voulait pas être associé à une position aussi controversée.
Certains milieux anti-coloniaux y ont vu une critique courageuse, mais ce n’était pas la position officielle.
Au Japon (sous occupation américaine)
Le texte a été interdit de publication jusqu’à la fin de l’occupation en 1952.
Très peu de Japonais l’ont connu en détail à l’époque.
Aujourd’hui, il bénéficie d’un véritable hommage :
- Un monument à son effigie à Tokyo (près du sanctuaire Yasukuni).
- Une stèle devant la Cour suprême.
C’est pour cette raison qu’il reste une personnalité atypique et admirée au Japon : un Indien qui a défendu une idée d’équité face aux vainqueurs.
En 2007, lors d’une visite en Inde, Abe s’est rendu spécialement à Kolkata pour rencontrer le fils de Pal (Prasanta Pal) et lui exprimer la gratitude du peuple japonais. Il a déclaré des phrases comme :
« Justice Pal est hautement respecté encore aujourd’hui par de nombreux Japonais pour l’esprit noble de courage qu’il a montré pendant le Tribunal militaire international pour l’Extrême-Orient. »En 2014, il a encore répété que « tous les Japonais connaissent Radhabinod Pal ».

Après la Seconde Guerre mondiale, les Alliés ont organisé le Procès de Tokyo (1946-1948) pour juger les principaux responsables japonais.
Onze juges représentaient les pays vainqueurs. Parmi eux se trouvait Radhabinod Pal, un juriste indien.
Il est le seul des 11 juges à avoir rédigé un jugement dissident complet (plus de 1 200 pages) dans lequel il demandait l’acquittement pur et simple de tous les accusés.
Ses principales raisons :
- Le tribunal appliquait une « justice des vainqueurs » : les règles avaient été créées après les faits (rétroactivité).
- Il dénonçait l’hypocrisie des puissances coloniales qui jugeaient le Japon tout en ayant commis elles-mêmes de graves actes (bombardements atomiques, colonialisme…).
- Il reconnaissait les crimes japonais, mais contestait la légitimité du procès en tant qu’instrument politique.
Au Japon, cette position courageuse a fait de lui une figure respectée, presque un symbole. Beaucoup y voient la seule voix indépendante et asiatique qui a osé s’opposer à la majorité occidentale.
Son discours est encore étudié dans les facultés de droit japonaises.
Réaction majoritairement négative et critique : on l’a accusé de naïveté, de sympathie excessive envers le Japon ou de remettre en cause la légitimité des vainqueurs.
Son texte était considéré comme « incendiaire » à l’époque. Il passait pour une attaque contre le procès lui-même.
Le gouvernement indien a pris ses distances : Pal s’exprimait à titre personnel, pas au nom de l’Inde. Le nouveau pays indépendant ne voulait pas être associé à une position aussi controversée.
Certains milieux anti-coloniaux y ont vu une critique courageuse, mais ce n’était pas la position officielle.
Le texte a été interdit de publication jusqu’à la fin de l’occupation en 1952.
Très peu de Japonais l’ont connu en détail à l’époque.
Aujourd’hui, il bénéficie d’un véritable hommage :
- Un monument à son effigie à Tokyo (près du sanctuaire Yasukuni).
- Une stèle devant la Cour suprême.
C’est pour cette raison qu’il reste une personnalité atypique et admirée au Japon : un Indien qui a défendu une idée d’équité face aux vainqueurs.
En 2007, lors d’une visite en Inde, Abe s’est rendu spécialement à Kolkata pour rencontrer le fils de Pal (Prasanta Pal) et lui exprimer la gratitude du peuple japonais. Il a déclaré des phrases comme :
« Justice Pal est hautement respecté encore aujourd’hui par de nombreux Japonais pour l’esprit noble de courage qu’il a montré pendant le Tribunal militaire international pour l’Extrême-Orient. »En 2014, il a encore répété que « tous les Japonais connaissent Radhabinod Pal ».
il y a 5 heures
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsIndien vaut mieux que deux tu l'auras
~ Clubber Chat ~
il y a 5 heures
Indien vaut mieux que deux tu l'auras
Joliiiiiiii
il y a 3 heures
Il a raison mais ça ne change pas que le Japon ( à l'époque ) a commis énormément d'atrocités , comme l'unité 731 , ou encore le kidnapping de masse jeunes filles coréennes de 12 ou 13 ans pour les utiliser de force dans des bordels et encore d'autres choses , donc il fallait bien que le Japon soit jugé
Après oui les autres pays auraient aussi dû être jugés pour ce qu'ils ont fait
Après oui les autres pays auraient aussi dû être jugés pour ce qu'ils ont fait
il y a 3 heures
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