Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
— Oui, vous avez appelé Haydée votre soeur : qu’elle soit votre soeur en effet, Valentine ; rendez-lui, à elle, tout ce que vous croyez me devoir à moi; protégez-la, Morrel et vous, car (la voix du comte fut prête a s’éteindre dans sa gorge) car désormais elle sera seule au monde...
— Seule au monde! répéta une voix derrière le comte, et pourquoi ?
Monte-Cristo se retourna.
Haydée était la, debout, pâle, glacée, regardant le comte avec un geste de mortelle stupeur.
— Parce que demain, ma fille, tu seras libre, répondit le comte ; parce que tu reprendras dans le monde la place qui t’est due, parce que je ne veux pas que ma destinée obscurcisse la tienne. Fille de prince! je te rends les richesses et le nom de ton pére.
Haydée pâlit, ouvrit ses mains diaphanes comme fait la vierge qui se recommande à Dieu, et d’une voix rauque de larmes :
— Ainsi, mon seigneur, tu me quittes ? dit-elle.
— Haydée! Haydée! tu es jeune, tu es belle; oublie jusqu’a mon nom et sois heureuse.
— C’est bien, dit Haydée, tes ordres seront exécutés, mon seigneur; j’oublierai jusqu’à ton nom et je serai heureuse.
Elle fit un pas en arrière pour se retirer.
— Oh! mon Dieu! s’écria Valentine, tout en soutenant la tête engourdie de Morrel sur son épaule, ne voyez-vous donc pas comme elle est pâle, ne comprenez-vous pas ce qu’elle souffre ?
Haydée lui dit avec une expression déchirante :
— Pourquoi veux-tu donc qu’il me comprenne, ma soeur ? il est mon maitre et je suis son esclave ; il a le droit de ne rien voir.
Le comte frissonna aux accents de cette voix qui alla éveiller jusqu’aux fibres les plus secrétes de son coeur ; ses yeux rencontrèrent ceux de la jeune fille et ne purent en supporter l’éclat.
— Mon Dieu! mon Dieu! dit Monte-Cristo, ce que vous m’aviez laissé soupçonner serait donc vrai ? Haydée, vous seriez donc heureuse de ne point me quitter ?
— Je suis jeune, répondit-elle doucement, j’aime la vie que tu m’as faite si douce, et je regretterais de mourir.
— Cela veut-il donc dire que si je te quittais, Haydée...
— Je mourrais, mon seigneur, oui !
— Mais tu m’aimes donc ?
— Oh! Valentine, il demande si je l’aime ! Valentine, dis-lui donc si tu aimes Maximilien !
Le comte sentit sa poitrine s’élargir et son coeur se dilater; il ouvrit ses bras, Haydée s’y élança en jetant un cri.
— Oh! oui, je taime! dit-elle, je t’aime comme on aime son pére, son frére, son mari ! Je t'aime comme on aime sa vie, comme on aime son Dieu, car tu es pour moi le plus beau, le meilleur et le plus grand des êtres créés !
— Qu’il soit donc fait ainsi que tu le veux, mon ange chéri! dit le comte; Dieu, qui m’a suscité contre mes ennemis et qui m’a fait vainqueur, Dieu, je le vois bien, ne veut pas mettre ce repentir au bout de ma victoire ; je voulais me punir, Dieu veut me pardonner. Aime-moi donc Haydée! Qui sait? ton amour me fera peut-être oublier ce qu il faut que j'oublie.
— Mais que dis-tu donc là, mon seigneur ? demanda la jeune fille.
— Je dis qu’un mot de toi, Haydée, m’a plus éclairé que vingt ans de ma lente sagesse. Je n’ai plus que toi au monde, Haydée. Par toi, je me rattache a la vie, par toi je puis souffrir, par toi je puis être heureux.
— L’entends-tu Valentine! s’écria Haydée ; il dit que par,moi il peut souffrir ! par moi, qui donnerais ma vie pour lui !
Le comte se recueillit un instant.
— Ai-je entrevu Ja vérité ? dit-il. O mon Dieu ! n’importe, récompense ou châtiment, j’accepte cette destinée. Viens, Haydée, viens...
Et jetant son bras autour de la taille de la jeune fille, il serra la main de Valentine et disparut.
[...]
Jacopo étendit la main vers l'horizon.
Quoi! que voulez-vous dire ? demanda Valentine ; où est le comte ? où est Haydée ?
— Regardez, dit Jacopo.
Les yeux des deux jeunes gens se fixèrent sur la ligne indiquée par le marin, et sur la ligne d’un bleu foncé qui séparait à l'horizon le ciel de la Méditerranée, ils aperçurent une voile blanche, grande comme l'aile d’un goéland.
— Seule au monde! répéta une voix derrière le comte, et pourquoi ?
Monte-Cristo se retourna.
Haydée était la, debout, pâle, glacée, regardant le comte avec un geste de mortelle stupeur.
— Parce que demain, ma fille, tu seras libre, répondit le comte ; parce que tu reprendras dans le monde la place qui t’est due, parce que je ne veux pas que ma destinée obscurcisse la tienne. Fille de prince! je te rends les richesses et le nom de ton pére.
Haydée pâlit, ouvrit ses mains diaphanes comme fait la vierge qui se recommande à Dieu, et d’une voix rauque de larmes :
— Ainsi, mon seigneur, tu me quittes ? dit-elle.
— Haydée! Haydée! tu es jeune, tu es belle; oublie jusqu’a mon nom et sois heureuse.
— C’est bien, dit Haydée, tes ordres seront exécutés, mon seigneur; j’oublierai jusqu’à ton nom et je serai heureuse.
Elle fit un pas en arrière pour se retirer.
— Oh! mon Dieu! s’écria Valentine, tout en soutenant la tête engourdie de Morrel sur son épaule, ne voyez-vous donc pas comme elle est pâle, ne comprenez-vous pas ce qu’elle souffre ?
Haydée lui dit avec une expression déchirante :
— Pourquoi veux-tu donc qu’il me comprenne, ma soeur ? il est mon maitre et je suis son esclave ; il a le droit de ne rien voir.
Le comte frissonna aux accents de cette voix qui alla éveiller jusqu’aux fibres les plus secrétes de son coeur ; ses yeux rencontrèrent ceux de la jeune fille et ne purent en supporter l’éclat.
— Mon Dieu! mon Dieu! dit Monte-Cristo, ce que vous m’aviez laissé soupçonner serait donc vrai ? Haydée, vous seriez donc heureuse de ne point me quitter ?
— Je suis jeune, répondit-elle doucement, j’aime la vie que tu m’as faite si douce, et je regretterais de mourir.
— Cela veut-il donc dire que si je te quittais, Haydée...
— Je mourrais, mon seigneur, oui !
— Mais tu m’aimes donc ?
— Oh! Valentine, il demande si je l’aime ! Valentine, dis-lui donc si tu aimes Maximilien !
Le comte sentit sa poitrine s’élargir et son coeur se dilater; il ouvrit ses bras, Haydée s’y élança en jetant un cri.
— Oh! oui, je taime! dit-elle, je t’aime comme on aime son pére, son frére, son mari ! Je t'aime comme on aime sa vie, comme on aime son Dieu, car tu es pour moi le plus beau, le meilleur et le plus grand des êtres créés !
— Qu’il soit donc fait ainsi que tu le veux, mon ange chéri! dit le comte; Dieu, qui m’a suscité contre mes ennemis et qui m’a fait vainqueur, Dieu, je le vois bien, ne veut pas mettre ce repentir au bout de ma victoire ; je voulais me punir, Dieu veut me pardonner. Aime-moi donc Haydée! Qui sait? ton amour me fera peut-être oublier ce qu il faut que j'oublie.
— Mais que dis-tu donc là, mon seigneur ? demanda la jeune fille.
— Je dis qu’un mot de toi, Haydée, m’a plus éclairé que vingt ans de ma lente sagesse. Je n’ai plus que toi au monde, Haydée. Par toi, je me rattache a la vie, par toi je puis souffrir, par toi je puis être heureux.
— L’entends-tu Valentine! s’écria Haydée ; il dit que par,moi il peut souffrir ! par moi, qui donnerais ma vie pour lui !
Le comte se recueillit un instant.
— Ai-je entrevu Ja vérité ? dit-il. O mon Dieu ! n’importe, récompense ou châtiment, j’accepte cette destinée. Viens, Haydée, viens...
Et jetant son bras autour de la taille de la jeune fille, il serra la main de Valentine et disparut.
[...]
Jacopo étendit la main vers l'horizon.
Quoi! que voulez-vous dire ? demanda Valentine ; où est le comte ? où est Haydée ?
— Regardez, dit Jacopo.
Les yeux des deux jeunes gens se fixèrent sur la ligne indiquée par le marin, et sur la ligne d’un bleu foncé qui séparait à l'horizon le ciel de la Méditerranée, ils aperçurent une voile blanche, grande comme l'aile d’un goéland.
JUS†IFIÉS PAR SON SANG => sauvés du courroux (Rom 5:9) CROIS AU SEIGNEUR JÉSUS CHRIST & tu seras sauvé (Act 16:31)
il y a 4 heures
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Genèse 24:16,67
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JUS†IFIÉS PAR SON SANG => sauvés du courroux (Rom 5:9) CROIS AU SEIGNEUR JÉSUS CHRIST & tu seras sauvé (Act 16:31)
il y a 4 heures
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