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Le Périple d’Hannon (ou Hanno le Navigateur) est un court texte grec datant probablement du Ve siècle av. J.-C. (ou une traduction d’un original punique carthaginois). Il s’agit du récit d’une expédition maritime carthaginoise le long des côtes ouest-africaines, au-delà des Colonnes d’Hercule (détroit de Gibraltar). Hannon, un amiral (ou haut magistrat) carthaginois, commandait une flotte de 60 navires avec des colons.

Résumé du texte et des rencontres
Le périple décrit la fondation de colonies sur la côte marocaine actuelle, puis une progression vers le sud le long du Sahara atlantique et plus loin.

Points clés sur les populations rencontrées :

- Les Lixites (ou Lixitae): Près d’un grand fleuve (probablement le Drâa ou un autre au Maroc), ils sont décrits comme une tribu nomade amie. Les Carthaginois restent avec eux, deviennent amis et prennent des interprètes à bord. Ils sont probablement des Berbères ou des populations nord-africaines.

- Éthiopiens hostiles : Juste après les Lixites, le texte mentionne des « Éthiopiens hostiles » vivant dans une région pleine d’animaux sauvages, entourée de grandes montagnes. Le terme « Éthiopiens » (Aithiopes en grec) signifiait chez les Anciens « visages brûlés » et désignait généralement les peuples à peau très foncée d’Afrique subsaharienne (pas seulement les Éthiopiens modernes). Ces groupes semblent distincts des Nubiens déjà connus via l’Égypte. Ils sont présentés comme hostiles et séparés des Lixites.

- Plus au sud : Après l’île de Kerne (probablement sur la côte mauritanienne), ils traversent des zones avec des « sauvages vêtus de peaux » qui jettent des pierres et empêchent le débarquement (hostiles). Ensuite, pendant 12 jours, la côte est habitée par d’autres Éthiopiens qui fuient à leur approche et dont la langue est incompréhensible même pour les interprètes lixites. Cela suggère des populations ouest-africaines subsahariennes (type congoloïde probable, ancêtres de peuples de la région Sénégal/Guinée).

- L’épisode des « Gorillai » (fin du texte) : Dans une baie (le « Corne du Sud »), sur une île, ils rencontrent des « sauvages » velus, surtout des femmes. Les interprètes les appellent Gorillai. Les mâles fuient en grimpant et jettent des pierres ; trois femelles sont capturées mais se montrent très agressives (morsures, griffures) et sont tuées, puis écorchées (leurs peaux ramenées à Carthage). La plupart des historiens y voient une description exagérée ou mythifiée de gorilles (d’où le nom moderne), ou éventuellement de pygmées ou d’autres groupes humains. C’est clairement hostile.

Réponse à ta question précise
Oui, le texte distingue bien des groupes amicaux (Lixites) et hostiles ou fuyards (plusieurs groupes d’« Éthiopiens » et sauvages). Ces descriptions ne concernent pas uniquement les Éthiopiens/Nubiens déjà connus par les Méditerranéens via l’Égypte ou le commerce transsaharien. Il s’agit de peuples rencontrés plus au sud, sur la côte atlantique ouest-africaine, probablement des populations de type ouest-africain (congoloïde : peau très foncée, traits subsahariens typiques).

Les Carthaginois avaient déjà des contacts indirects avec l’Afrique subsaharienne via le Sahara, mais ce périple est une exploration directe par mer de régions nouvelles ou peu connues des Grecs/Romains à l’époque. Le texte est bref, parfois confus (distances approximatives, possibles erreurs de copie), et certains historiens débattent de jusqu’où il est allé (Sénégal/Guinée au minimum, peut-être jusqu’au Cameroun pour le volcan décrit).

Sources : Le texte grec est conservé dans un manuscrit byzantin. Les traductions modernes (anglais de Schoff, analyses sur Livius.org, Wikipedia, etc.) sont concordantes sur ces points. Le document est considéré comme globalement authentique, même s’il a pu être abrégé ou stylisé.

Si tu veux le texte intégral traduit ou des détails sur une partie précise (localisations possibles, le volcan, etc.), dis-le-moi !
:pyramide:
il y a 4 heures
:Valentin_monte:
:igo5:
:NegreCrime:

:igo5:
...
:NegreCrime:
...
:Choent:

:ZlatanCR7_with_N:
"Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui jaillissent les sources de la Vie." — Proverbes 4:23
il y a 3 heures
Je comprend pas Netflix avaient représentés les carthaginois comme étant noirs
:igo5:
il y a 3 heures
Le Périple d’Hannon (ou Hanno le Navigateur) est un court texte grec datant probablement du Ve siècle av. J.-C. (ou une traduction d’un original punique carthaginois). Il s’agit du récit d’une expédition maritime carthaginoise le long des côtes ouest-africaines, au-delà des Colonnes d’Hercule (détroit de Gibraltar). Hannon, un amiral (ou haut magistrat) carthaginois, commandait une flotte de 60 navires avec des colons.

Résumé du texte et des rencontres
Le périple décrit la fondation de colonies sur la côte marocaine actuelle, puis une progression vers le sud le long du Sahara atlantique et plus loin.

Points clés sur les populations rencontrées :

- Les Lixites (ou Lixitae): Près d’un grand fleuve (probablement le Drâa ou un autre au Maroc), ils sont décrits comme une tribu nomade amie. Les Carthaginois restent avec eux, deviennent amis et prennent des interprètes à bord. Ils sont probablement des Berbères ou des populations nord-africaines.

- Éthiopiens hostiles : Juste après les Lixites, le texte mentionne des « Éthiopiens hostiles » vivant dans une région pleine d’animaux sauvages, entourée de grandes montagnes. Le terme « Éthiopiens » (Aithiopes en grec) signifiait chez les Anciens « visages brûlés » et désignait généralement les peuples à peau très foncée d’Afrique subsaharienne (pas seulement les Éthiopiens modernes). Ces groupes semblent distincts des Nubiens déjà connus via l’Égypte. Ils sont présentés comme hostiles et séparés des Lixites.

- Plus au sud : Après l’île de Kerne (probablement sur la côte mauritanienne), ils traversent des zones avec des « sauvages vêtus de peaux » qui jettent des pierres et empêchent le débarquement (hostiles). Ensuite, pendant 12 jours, la côte est habitée par d’autres Éthiopiens qui fuient à leur approche et dont la langue est incompréhensible même pour les interprètes lixites. Cela suggère des populations ouest-africaines subsahariennes (type congoloïde probable, ancêtres de peuples de la région Sénégal/Guinée).

- L’épisode des « Gorillai » (fin du texte) : Dans une baie (le « Corne du Sud »), sur une île, ils rencontrent des « sauvages » velus, surtout des femmes. Les interprètes les appellent Gorillai. Les mâles fuient en grimpant et jettent des pierres ; trois femelles sont capturées mais se montrent très agressives (morsures, griffures) et sont tuées, puis écorchées (leurs peaux ramenées à Carthage). La plupart des historiens y voient une description exagérée ou mythifiée de gorilles (d’où le nom moderne), ou éventuellement de pygmées ou d’autres groupes humains. C’est clairement hostile.

Réponse à ta question précise
Oui, le texte distingue bien des groupes amicaux (Lixites) et hostiles ou fuyards (plusieurs groupes d’« Éthiopiens » et sauvages). Ces descriptions ne concernent pas uniquement les Éthiopiens/Nubiens déjà connus par les Méditerranéens via l’Égypte ou le commerce transsaharien. Il s’agit de peuples rencontrés plus au sud, sur la côte atlantique ouest-africaine, probablement des populations de type ouest-africain (congoloïde : peau très foncée, traits subsahariens typiques).

Les Carthaginois avaient déjà des contacts indirects avec l’Afrique subsaharienne via le Sahara, mais ce périple est une exploration directe par mer de régions nouvelles ou peu connues des Grecs/Romains à l’époque. Le texte est bref, parfois confus (distances approximatives, possibles erreurs de copie), et certains historiens débattent de jusqu’où il est allé (Sénégal/Guinée au minimum, peut-être jusqu’au Cameroun pour le volcan décrit).

Sources : Le texte grec est conservé dans un manuscrit byzantin. Les traductions modernes (anglais de Schoff, analyses sur Livius.org, Wikipedia, etc.) sont concordantes sur ces points. Le document est considéré comme globalement authentique, même s’il a pu être abrégé ou stylisé.

Si tu veux le texte intégral traduit ou des détails sur une partie précise (localisations possibles, le volcan, etc.), dis-le-moi !
:pyramide:
Up
:Olivier_toad:
Gaston chaton écrit...
il y a 3 heures
intéressant
:sniffa:
il y a 3 heures
Gorillai
:Negresgorille:
Fondée en 1915, 890 milliards d'eurodollars de valeur monétaire, 600 000 membres. Et toi?
il y a 3 heures
:pharaon1:
:Chacal:
il y a 2 heures