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La chambre était silencieuse, à peine éclairée par la pluie qui frappait les volets. KEVIN avait accepté par orgueil plus que par désir. Au début, il avait voulu paraître fort, incapable d’avouer son appréhension. Mais lorsque la douleur monta brutalement dans son corps, toute arrogance disparut.

Il serra les dents, incapable de masquer un souffle coupé. Ce n’était pas la sensualité des romans clandestins qu’il avait lus adolescent ; c’était une sensation dure, intrusive, presque humiliante. Chaque mouvement lui rappelait qu’il avait franchi une limite qu’il ne comprenait pas encore vraiment.

Face à lui, son partenaire ralentit immédiatement. Le silence changea alors de nature : moins chargé de domination que de malaise et d’inquiétude. Julien sentit la chaleur de la main dans son dos, la respiration hésitante derrière lui.

— On arrête, murmura l’autre.

La phrase eut plus d’effet que tout le reste. La douleur physique était réelle, mais c’était surtout la confusion intérieure qui l’ébranlait : la confrontation entre fantasme et réalité, entre ce qu’il imaginait héroïque ou interdit, et la vulnérabilité concrète de son propre corps.

La pluie continuait dehors, régulière, presque apaisante cette fois.
Image je luis laboure la chatte
il y a un jour