Les femmes à la maison qui s'occupent des gosses et du foyer
Les hommes au boulot
L'homme qui domine sa femme comme il se doit
Des relations stables, des familles unies
Vous aimeriez ou pas ? ? ?
Les hommes au boulot
L'homme qui domine sa femme comme il se doit
Des relations stables, des familles unies
Vous aimeriez ou pas ? ? ?
il y a 2 jours
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2j
Les femmes à la maison qui s'occupent des gosses et du foyer
Les hommes au boulot
L'homme qui domine sa femme comme il se doit
Des relations stables, des familles unies
Vous aimeriez ou pas ? ? ?
Les hommes au boulot
L'homme qui domine sa femme comme il se doit
Des relations stables, des familles unies
Vous aimeriez ou pas ? ? ?
C'est plus possible a cause des technologies et du cout de la vie
il y a 2 jours
x0x0
2j
Les femmes à la maison qui s'occupent des gosses et du foyer
Les hommes au boulot
L'homme qui domine sa femme comme il se doit
Des relations stables, des familles unies
Vous aimeriez ou pas ? ? ?
Les hommes au boulot
L'homme qui domine sa femme comme il se doit
Des relations stables, des familles unies
Vous aimeriez ou pas ? ? ?
- Bah non on préfère que la femme dirige tout, sa nous laisse le temps de scroller sur TikTok l'ahuri
' OR '1' = '1'
il y a 2 jours
C'est plus possible a cause des technologies et du cout de la vie
Oui mais est ce que ça serait PREFERABLE ou non ?
il y a 2 jours
Oui mais est ce que ça serait PREFERABLE ou non ?
- Je te dis que non l'ahuri
' OR '1' = '1'
il y a 2 jours
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2j
Les hommes sont des zemels aujourd’hui ils vont jamais assumer
- D'accord jean-abdel karim
' OR '1' = '1'
il y a 2 jours
Y a plus de boulot, y a plus de foyer, y a plus de gosses
La faute à QUI
il y a 2 jours
- D'accord jean-abdel karim
Ca reste vrai qu’importe les origines
il y a 2 jours
Non
Je respecte les femmes de ma famille, j'ai pas envi de les voir devenir la p'tite chose d'un homme
Je respecte les femmes de ma famille, j'ai pas envi de les voir devenir la p'tite chose d'un homme
il y a 2 jours
On a donné plus de libertés aux femmes pour les mettre au service du capital
La meilleure façon de châtier les hommes est de toujours donner ce qu'ils réclament.
il y a 2 jours
BUTCHER
2j
Je suis pro matriarcat
Le matriarcat n'est pas une inversion du patriarcat. C'est une autre lecture du Vivant.
Le patriarcat a appris au monde à considérer le vivant comme une matière à maîtriser.
Le matriarcat, lui, ne cherchait pas à dominer la vie. Il cherchait à rester en relation avec elle.
Et cette différence doit être partagée.
Parce qu’une civilisation qui se construit autour du contrôle finit toujours par arracher quelque chose à la chair du monde :
le temps des corps,
le rythme des saisons,
la sagesse des vieillissements,
la lenteur des guérisons,
la valeur du soin,
la place du silence,
la mémoire des lignées,
la respiration même du vivant.
Alors que pendant des millénaires, certaines sociétés comprenaient encore que l’existence n’était pas une pyramide à conquérir mais une trame à honorer.
La terre n’était pas un décor.
Le corps des femmes n’était pas une machine productive.
Les anciens n’étaient pas des poids morts.
Les enfants n’étaient pas des projets de performance.
Et la nature n’était pas un stock.
Tout cela paraît abstrait jusqu’à ce qu’on observe la manière dont nos vies modernes sont devenues incapables de respirer.
Des êtres épuisés.
Des femmes coupées de leurs cycles.
Des hommes élevés dans l’idée que la vulnérabilité menace leur valeur.
Des enfants surstimulés avant même d’avoir appris à habiter leur propre intériorité.
Des corps qui tombent avant l’âge.
Des nerfs saturés.
Des relations vécues comme des rapports de gestion.
Des existences entières organisées autour de l’optimisation plutôt que de la présence.
Comme si le monde avait lentement oublié que le vivant ne fleurit jamais sous la contrainte permanente.
Le matriarcat n’était pas un “pouvoir féminin” inversé. Ce fantasme-là appartient surtout à des sociétés qui ne savent penser le pouvoir qu’à travers la domination.
Mais certaines mémoires plus anciennes racontent autre chose.
Elles racontent des structures centrées sur la continuité du vivant.
Sur la transmission.
Sur la préservation des liens.
Sur le rythme.
Sur le soin.
Sur l’écoute des passages.
Sur la capacité à maintenir la communauté reliée au réel plutôt qu’à l’abstraction.
Cela ne signifie pas que ces sociétés étaient parfaites. Aucune structure humaine ne l’est.
Mais elles reposaient souvent sur une intuition fondamentale que notre époque a presque entièrement perdue : on ne peut pas violenter indéfiniment le vivant sans finir par produire des êtres dissociés.
Et peut-être que beaucoup de femmes sentent aujourd’hui cette fracture dans leur propre chair sans parvenir à la nommer.
Cette fatigue résiduelle intense.
Cette impression d’être devenues gestionnaires de leur propre existence.
Cette sensation de devoir mériter le repos.
Mériter la douceur. Mériter l’écoute.
Comme si la valeur humaine devait constamment être prouvée par l’endurance.
Alors que le vivant, lui, fonctionne autrement.
Aucune forêt ne fleurit toute l’année.
Aucune marée ne reste haute en permanence.
Même le cœur alterne contraction et relâchement pour pouvoir continuer à battre.
Mais les structures modernes récompensent la coupure.
La capacité à continuer malgré l’épuisement.
À produire malgré le vide.
À sourire malgré l’effondrement intérieur.
Et beaucoup appellent cela “force”.
Alors que certaines femmes commencent simplement à comprendre que survivre en permanence n’est pas vivre.
Voilà pourquoi tant d’entre elles reviennent aujourd’hui aux cycles, aux plantes, aux lignées, aux rituels simples, aux cercles, au silence, aux pratiques de présence.
Ce n’est pas une tendance esthétique.
C’est souvent un réflexe archaïque de réhydratation intérieure.
Une tentative de sortir d’un monde qui a transformé le vivant en ressource exploitable.
Parce qu’au fond, le matriarcat n’est peut-être pas une structure politique au sens moderne.
C’est peut-être une manière de regarder la vie sans chercher à l’écraser pour exister.
Une manière de comprendre que la puissance n’est pas forcément extraction.
Qu’elle peut être contenance.
Protection. Transmission.
Fertilité symbolique.
Capacité à maintenir la vie habitable autour de soi.
Et certaines femmes portent encore cette mémoire dans leurs os.
On le sent dans leur manière d’écouter.
De relier. De sentir les seuils avant les autres.
De protéger ce qui est fragile sans chercher à le posséder.
De refuser certaines violences même lorsqu’elles sont devenues normales collectivement.
Elles ressemblent parfois à des anomalies dans un monde obsédé par la vitesse.
Parce qu’elles avancent autrement.
Elles savent que tout ce qui pousse réellement a besoin d’obscurité avant la germination.
Que tout ce qui vit a besoin de repos.
Que tout ce qui aime a besoin de présence.
Et que tout ce qui tente de croître en niant les lois du vivant finit toujours par se retourner contre lui-même.
Alors elles ralentissent parfois.
Elles coupent certains liens.
Elles cessent de nourrir des structures qui les vident, parce qu’elles comprennent que nourrir sans fin ce qui détruit le vivant finit par détruire l’âme elle-même.
Et peut-être que la véritable bascule commence là. Dans cette lucidité calme.
Dans cette manière de retirer son énergie des architectures qui demandent toujours plus de chair, plus de silence intérieur, plus d’épuisement, plus d’oubli de soi pour continuer à fonctionner.
Le matriarcat n’est pas un trône féminin posé à la place d’un trône masculin.
C’est une mémoire du vivant qui refuse de transformer la vie en machine.
Et certaines femmes sont en train de s’en souvenir avec une intensité presque tellurique.
Et certaines ont déjà recommencé à l’habiter.
Et toi?
Le patriarcat a appris au monde à considérer le vivant comme une matière à maîtriser.
Le matriarcat, lui, ne cherchait pas à dominer la vie. Il cherchait à rester en relation avec elle.
Et cette différence doit être partagée.
Parce qu’une civilisation qui se construit autour du contrôle finit toujours par arracher quelque chose à la chair du monde :
le temps des corps,
le rythme des saisons,
la sagesse des vieillissements,
la lenteur des guérisons,
la valeur du soin,
la place du silence,
la mémoire des lignées,
la respiration même du vivant.
Alors que pendant des millénaires, certaines sociétés comprenaient encore que l’existence n’était pas une pyramide à conquérir mais une trame à honorer.
La terre n’était pas un décor.
Le corps des femmes n’était pas une machine productive.
Les anciens n’étaient pas des poids morts.
Les enfants n’étaient pas des projets de performance.
Et la nature n’était pas un stock.
Tout cela paraît abstrait jusqu’à ce qu’on observe la manière dont nos vies modernes sont devenues incapables de respirer.
Des êtres épuisés.
Des femmes coupées de leurs cycles.
Des hommes élevés dans l’idée que la vulnérabilité menace leur valeur.
Des enfants surstimulés avant même d’avoir appris à habiter leur propre intériorité.
Des corps qui tombent avant l’âge.
Des nerfs saturés.
Des relations vécues comme des rapports de gestion.
Des existences entières organisées autour de l’optimisation plutôt que de la présence.
Comme si le monde avait lentement oublié que le vivant ne fleurit jamais sous la contrainte permanente.
Le matriarcat n’était pas un “pouvoir féminin” inversé. Ce fantasme-là appartient surtout à des sociétés qui ne savent penser le pouvoir qu’à travers la domination.
Mais certaines mémoires plus anciennes racontent autre chose.
Elles racontent des structures centrées sur la continuité du vivant.
Sur la transmission.
Sur la préservation des liens.
Sur le rythme.
Sur le soin.
Sur l’écoute des passages.
Sur la capacité à maintenir la communauté reliée au réel plutôt qu’à l’abstraction.
Cela ne signifie pas que ces sociétés étaient parfaites. Aucune structure humaine ne l’est.
Mais elles reposaient souvent sur une intuition fondamentale que notre époque a presque entièrement perdue : on ne peut pas violenter indéfiniment le vivant sans finir par produire des êtres dissociés.
Et peut-être que beaucoup de femmes sentent aujourd’hui cette fracture dans leur propre chair sans parvenir à la nommer.
Cette fatigue résiduelle intense.
Cette impression d’être devenues gestionnaires de leur propre existence.
Cette sensation de devoir mériter le repos.
Mériter la douceur. Mériter l’écoute.
Comme si la valeur humaine devait constamment être prouvée par l’endurance.
Alors que le vivant, lui, fonctionne autrement.
Aucune forêt ne fleurit toute l’année.
Aucune marée ne reste haute en permanence.
Même le cœur alterne contraction et relâchement pour pouvoir continuer à battre.
Mais les structures modernes récompensent la coupure.
La capacité à continuer malgré l’épuisement.
À produire malgré le vide.
À sourire malgré l’effondrement intérieur.
Et beaucoup appellent cela “force”.
Alors que certaines femmes commencent simplement à comprendre que survivre en permanence n’est pas vivre.
Voilà pourquoi tant d’entre elles reviennent aujourd’hui aux cycles, aux plantes, aux lignées, aux rituels simples, aux cercles, au silence, aux pratiques de présence.
Ce n’est pas une tendance esthétique.
C’est souvent un réflexe archaïque de réhydratation intérieure.
Une tentative de sortir d’un monde qui a transformé le vivant en ressource exploitable.
Parce qu’au fond, le matriarcat n’est peut-être pas une structure politique au sens moderne.
C’est peut-être une manière de regarder la vie sans chercher à l’écraser pour exister.
Une manière de comprendre que la puissance n’est pas forcément extraction.
Qu’elle peut être contenance.
Protection. Transmission.
Fertilité symbolique.
Capacité à maintenir la vie habitable autour de soi.
Et certaines femmes portent encore cette mémoire dans leurs os.
On le sent dans leur manière d’écouter.
De relier. De sentir les seuils avant les autres.
De protéger ce qui est fragile sans chercher à le posséder.
De refuser certaines violences même lorsqu’elles sont devenues normales collectivement.
Elles ressemblent parfois à des anomalies dans un monde obsédé par la vitesse.
Parce qu’elles avancent autrement.
Elles savent que tout ce qui pousse réellement a besoin d’obscurité avant la germination.
Que tout ce qui vit a besoin de repos.
Que tout ce qui aime a besoin de présence.
Et que tout ce qui tente de croître en niant les lois du vivant finit toujours par se retourner contre lui-même.
Alors elles ralentissent parfois.
Elles coupent certains liens.
Elles cessent de nourrir des structures qui les vident, parce qu’elles comprennent que nourrir sans fin ce qui détruit le vivant finit par détruire l’âme elle-même.
Et peut-être que la véritable bascule commence là. Dans cette lucidité calme.
Dans cette manière de retirer son énergie des architectures qui demandent toujours plus de chair, plus de silence intérieur, plus d’épuisement, plus d’oubli de soi pour continuer à fonctionner.
Le matriarcat n’est pas un trône féminin posé à la place d’un trône masculin.
C’est une mémoire du vivant qui refuse de transformer la vie en machine.
Et certaines femmes sont en train de s’en souvenir avec une intensité presque tellurique.
Et certaines ont déjà recommencé à l’habiter.
Et toi?
PDM à 60 ans
il y a 2 jours
Yoneda
2j
On a donné plus de libertés aux femmes pour les mettre au service du capital
Et oui
il y a 2 jours
Le matriarcat n'est pas une inversion du patriarcat. C'est une autre lecture du Vivant.
Le patriarcat a appris au monde à considérer le vivant comme une matière à maîtriser.
Le matriarcat, lui, ne cherchait pas à dominer la vie. Il cherchait à rester en relation avec elle.
Et cette différence doit être partagée.
Parce qu’une civilisation qui se construit autour du contrôle finit toujours par arracher quelque chose à la chair du monde :
le temps des corps,
le rythme des saisons,
la sagesse des vieillissements,
la lenteur des guérisons,
la valeur du soin,
la place du silence,
la mémoire des lignées,
la respiration même du vivant.
Alors que pendant des millénaires, certaines sociétés comprenaient encore que l’existence n’était pas une pyramide à conquérir mais une trame à honorer.
La terre n’était pas un décor.
Le corps des femmes n’était pas une machine productive.
Les anciens n’étaient pas des poids morts.
Les enfants n’étaient pas des projets de performance.
Et la nature n’était pas un stock.
Tout cela paraît abstrait jusqu’à ce qu’on observe la manière dont nos vies modernes sont devenues incapables de respirer.
Des êtres épuisés.
Des femmes coupées de leurs cycles.
Des hommes élevés dans l’idée que la vulnérabilité menace leur valeur.
Des enfants surstimulés avant même d’avoir appris à habiter leur propre intériorité.
Des corps qui tombent avant l’âge.
Des nerfs saturés.
Des relations vécues comme des rapports de gestion.
Des existences entières organisées autour de l’optimisation plutôt que de la présence.
Comme si le monde avait lentement oublié que le vivant ne fleurit jamais sous la contrainte permanente.
Le matriarcat n’était pas un “pouvoir féminin” inversé. Ce fantasme-là appartient surtout à des sociétés qui ne savent penser le pouvoir qu’à travers la domination.
Mais certaines mémoires plus anciennes racontent autre chose.
Elles racontent des structures centrées sur la continuité du vivant.
Sur la transmission.
Sur la préservation des liens.
Sur le rythme.
Sur le soin.
Sur l’écoute des passages.
Sur la capacité à maintenir la communauté reliée au réel plutôt qu’à l’abstraction.
Cela ne signifie pas que ces sociétés étaient parfaites. Aucune structure humaine ne l’est.
Mais elles reposaient souvent sur une intuition fondamentale que notre époque a presque entièrement perdue : on ne peut pas violenter indéfiniment le vivant sans finir par produire des êtres dissociés.
Et peut-être que beaucoup de femmes sentent aujourd’hui cette fracture dans leur propre chair sans parvenir à la nommer.
Cette fatigue résiduelle intense.
Cette impression d’être devenues gestionnaires de leur propre existence.
Cette sensation de devoir mériter le repos.
Mériter la douceur. Mériter l’écoute.
Comme si la valeur humaine devait constamment être prouvée par l’endurance.
Alors que le vivant, lui, fonctionne autrement.
Aucune forêt ne fleurit toute l’année.
Aucune marée ne reste haute en permanence.
Même le cœur alterne contraction et relâchement pour pouvoir continuer à battre.
Mais les structures modernes récompensent la coupure.
La capacité à continuer malgré l’épuisement.
À produire malgré le vide.
À sourire malgré l’effondrement intérieur.
Et beaucoup appellent cela “force”.
Alors que certaines femmes commencent simplement à comprendre que survivre en permanence n’est pas vivre.
Voilà pourquoi tant d’entre elles reviennent aujourd’hui aux cycles, aux plantes, aux lignées, aux rituels simples, aux cercles, au silence, aux pratiques de présence.
Ce n’est pas une tendance esthétique.
C’est souvent un réflexe archaïque de réhydratation intérieure.
Une tentative de sortir d’un monde qui a transformé le vivant en ressource exploitable.
Parce qu’au fond, le matriarcat n’est peut-être pas une structure politique au sens moderne.
C’est peut-être une manière de regarder la vie sans chercher à l’écraser pour exister.
Une manière de comprendre que la puissance n’est pas forcément extraction.
Qu’elle peut être contenance.
Protection. Transmission.
Fertilité symbolique.
Capacité à maintenir la vie habitable autour de soi.
Et certaines femmes portent encore cette mémoire dans leurs os.
On le sent dans leur manière d’écouter.
De relier. De sentir les seuils avant les autres.
De protéger ce qui est fragile sans chercher à le posséder.
De refuser certaines violences même lorsqu’elles sont devenues normales collectivement.
Elles ressemblent parfois à des anomalies dans un monde obsédé par la vitesse.
Parce qu’elles avancent autrement.
Elles savent que tout ce qui pousse réellement a besoin d’obscurité avant la germination.
Que tout ce qui vit a besoin de repos.
Que tout ce qui aime a besoin de présence.
Et que tout ce qui tente de croître en niant les lois du vivant finit toujours par se retourner contre lui-même.
Alors elles ralentissent parfois.
Elles coupent certains liens.
Elles cessent de nourrir des structures qui les vident, parce qu’elles comprennent que nourrir sans fin ce qui détruit le vivant finit par détruire l’âme elle-même.
Et peut-être que la véritable bascule commence là. Dans cette lucidité calme.
Dans cette manière de retirer son énergie des architectures qui demandent toujours plus de chair, plus de silence intérieur, plus d’épuisement, plus d’oubli de soi pour continuer à fonctionner.
Le matriarcat n’est pas un trône féminin posé à la place d’un trône masculin.
C’est une mémoire du vivant qui refuse de transformer la vie en machine.
Et certaines femmes sont en train de s’en souvenir avec une intensité presque tellurique.
Et certaines ont déjà recommencé à l’habiter.
Et toi?
Le patriarcat a appris au monde à considérer le vivant comme une matière à maîtriser.
Le matriarcat, lui, ne cherchait pas à dominer la vie. Il cherchait à rester en relation avec elle.
Et cette différence doit être partagée.
Parce qu’une civilisation qui se construit autour du contrôle finit toujours par arracher quelque chose à la chair du monde :
le temps des corps,
le rythme des saisons,
la sagesse des vieillissements,
la lenteur des guérisons,
la valeur du soin,
la place du silence,
la mémoire des lignées,
la respiration même du vivant.
Alors que pendant des millénaires, certaines sociétés comprenaient encore que l’existence n’était pas une pyramide à conquérir mais une trame à honorer.
La terre n’était pas un décor.
Le corps des femmes n’était pas une machine productive.
Les anciens n’étaient pas des poids morts.
Les enfants n’étaient pas des projets de performance.
Et la nature n’était pas un stock.
Tout cela paraît abstrait jusqu’à ce qu’on observe la manière dont nos vies modernes sont devenues incapables de respirer.
Des êtres épuisés.
Des femmes coupées de leurs cycles.
Des hommes élevés dans l’idée que la vulnérabilité menace leur valeur.
Des enfants surstimulés avant même d’avoir appris à habiter leur propre intériorité.
Des corps qui tombent avant l’âge.
Des nerfs saturés.
Des relations vécues comme des rapports de gestion.
Des existences entières organisées autour de l’optimisation plutôt que de la présence.
Comme si le monde avait lentement oublié que le vivant ne fleurit jamais sous la contrainte permanente.
Le matriarcat n’était pas un “pouvoir féminin” inversé. Ce fantasme-là appartient surtout à des sociétés qui ne savent penser le pouvoir qu’à travers la domination.
Mais certaines mémoires plus anciennes racontent autre chose.
Elles racontent des structures centrées sur la continuité du vivant.
Sur la transmission.
Sur la préservation des liens.
Sur le rythme.
Sur le soin.
Sur l’écoute des passages.
Sur la capacité à maintenir la communauté reliée au réel plutôt qu’à l’abstraction.
Cela ne signifie pas que ces sociétés étaient parfaites. Aucune structure humaine ne l’est.
Mais elles reposaient souvent sur une intuition fondamentale que notre époque a presque entièrement perdue : on ne peut pas violenter indéfiniment le vivant sans finir par produire des êtres dissociés.
Et peut-être que beaucoup de femmes sentent aujourd’hui cette fracture dans leur propre chair sans parvenir à la nommer.
Cette fatigue résiduelle intense.
Cette impression d’être devenues gestionnaires de leur propre existence.
Cette sensation de devoir mériter le repos.
Mériter la douceur. Mériter l’écoute.
Comme si la valeur humaine devait constamment être prouvée par l’endurance.
Alors que le vivant, lui, fonctionne autrement.
Aucune forêt ne fleurit toute l’année.
Aucune marée ne reste haute en permanence.
Même le cœur alterne contraction et relâchement pour pouvoir continuer à battre.
Mais les structures modernes récompensent la coupure.
La capacité à continuer malgré l’épuisement.
À produire malgré le vide.
À sourire malgré l’effondrement intérieur.
Et beaucoup appellent cela “force”.
Alors que certaines femmes commencent simplement à comprendre que survivre en permanence n’est pas vivre.
Voilà pourquoi tant d’entre elles reviennent aujourd’hui aux cycles, aux plantes, aux lignées, aux rituels simples, aux cercles, au silence, aux pratiques de présence.
Ce n’est pas une tendance esthétique.
C’est souvent un réflexe archaïque de réhydratation intérieure.
Une tentative de sortir d’un monde qui a transformé le vivant en ressource exploitable.
Parce qu’au fond, le matriarcat n’est peut-être pas une structure politique au sens moderne.
C’est peut-être une manière de regarder la vie sans chercher à l’écraser pour exister.
Une manière de comprendre que la puissance n’est pas forcément extraction.
Qu’elle peut être contenance.
Protection. Transmission.
Fertilité symbolique.
Capacité à maintenir la vie habitable autour de soi.
Et certaines femmes portent encore cette mémoire dans leurs os.
On le sent dans leur manière d’écouter.
De relier. De sentir les seuils avant les autres.
De protéger ce qui est fragile sans chercher à le posséder.
De refuser certaines violences même lorsqu’elles sont devenues normales collectivement.
Elles ressemblent parfois à des anomalies dans un monde obsédé par la vitesse.
Parce qu’elles avancent autrement.
Elles savent que tout ce qui pousse réellement a besoin d’obscurité avant la germination.
Que tout ce qui vit a besoin de repos.
Que tout ce qui aime a besoin de présence.
Et que tout ce qui tente de croître en niant les lois du vivant finit toujours par se retourner contre lui-même.
Alors elles ralentissent parfois.
Elles coupent certains liens.
Elles cessent de nourrir des structures qui les vident, parce qu’elles comprennent que nourrir sans fin ce qui détruit le vivant finit par détruire l’âme elle-même.
Et peut-être que la véritable bascule commence là. Dans cette lucidité calme.
Dans cette manière de retirer son énergie des architectures qui demandent toujours plus de chair, plus de silence intérieur, plus d’épuisement, plus d’oubli de soi pour continuer à fonctionner.
Le matriarcat n’est pas un trône féminin posé à la place d’un trône masculin.
C’est une mémoire du vivant qui refuse de transformer la vie en machine.
Et certaines femmes sont en train de s’en souvenir avec une intensité presque tellurique.
Et certaines ont déjà recommencé à l’habiter.
Et toi?
il y a 2 jours
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