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La conquête de la France, initialement imprégnée d'un christianisme attaché aux Écritures, par le catholicisme romain est un processus s'étendant sur plus d'un millénaire. Elle s'est opérée par une alliance étroite entre le *glaive séculier* (les rois) et l'*autorité papale*, utilisant la violence militaire, l'Inquisition et une censure rigoureuse de la Bible.
1. Les fondations : L'alliance entre les Francs et Rome (Ve - IXe siècles)
La transition commence véritablement avec les premières dynasties royales.
* Clovis (496 apr. J.-C.) : Son baptême marque l'alignement de la monarchie franque sur la foi nicéenne. Cette conversion fut suivie d'une série de massacres et de perversités, éloignant la nation d'une foi biblique simple.
* Pépin le Bref et Charlemagne : Au VIIIe siècle, le pape Étienne anoint Pépin, légitimant la dynastie carolingienne en échange de la protection militaire contre les Lombards (la « Donation de Pépin »). Charlemagne impose ensuite l'autorité des évêques romains par la force des armes, écrasant toute velléité d'indépendance religieuse.
2. La résistance des groupes « primitifs » (IIe - XIe siècles)
Malgré la montée du pouvoir romain, de nombreux groupes maintiennent des doctrines fondées sur la Bible, rejetant les innovations de Rome (images, célibat forcé, messe).
* Montanistes et Novatiens : Présents dès les premiers siècles, ils refusaient le laxisme moral et la corruption hiérarchique de l'Église émergente.
* Pauliniens et Bogomiles : Originaires d'Orient, ils se sont répandus en Europe, influençant les mouvements dissidents par leur rejet des icônes et leur attachement aux épîtres de Paul.
* L'opposition gauloise : Dès le IXe siècle, des évêques comme Claude de Turin (dont le diocèse englobait les Alpes françaises) ont lutté contre le culte des images, préservant un noyau évangélique dans les Vallées.
3. L'extermination médiévale (XIIe - XIVe siècles)
Le XIIe siècle voit une explosion de prédications bibliques populaires qui menacent l'hégémonie de Rome.
* Pétrobrusiens et Henriciens : Pierre de Bruis et Henri de Lausanne prêchent dans le sud de la France, rejetant le baptême des enfants, la messe, les édifices religieux et l'adoration des croix.
* Vaudois et Albigeois : Les Vaudois (ou Pauvres de Lyon) traduisent la Bible en langue commune, tandis que les Albigeois (ou Cathares) rejettent totalement le système romain, le qualifiant d'« Église de loups ».
* La Croisade des Albigeois (1209-1229) : Devant l'échec de la persuasion, le pape Innocent III lance une guerre sainte. Le massacre de Béziers (« Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ») et de Marmande illustre la sauvagerie de cette conquête territoriale déguisée en mission religieuse.
* L'Inquisition : Créée en 1231, elle institutionnalise la traque des possesseurs de Bibles. Des inquisiteurs comme Jacques Fournier (futur pape Benoît XII) parviennent, par la torture et le bûcher, à éteindre les derniers foyers de résistance à Montaillou et dans les Pyrénées.
4. La Réforme et les guerres de religion (XVIe - XVIIe siècles)
La conquête se parachève par la destruction des Huguenots (protestants français).
* Massacre de la Saint-Barthélemy (1572) : Sous l'influence des Jésuites et de Catherine de Médicis, des dizaines de milliers de protestants sont assassinés en une nuit. Le pape Grégoire XIII célèbre cet événement par une médaille commémorative.
* Les Dragonnades et la Révocation (1685) : Louis XIV, poussé par ses confesseurs jésuites, révoque l'Édit de Nantes. Les soldats (« dragons ») sont logés chez les croyants pour les violenter jusqu'à l'abjuration ou l'exil.
5. Les outils de la domination permanente
* La censure de la Bible : Le Concile de Toulouse (1229) et le Concile de Trente interdisent formellement aux laïcs la possession et la lecture de la Bible en français.
* Le rôle des Jésuites : Dès le XVIIe siècle, l'Ordre s'empare de l'éducation des élites pour « formater » les esprits et infiltrer les structures de l'État, assurant une soumission totale au Pape.
* Le commerce des indulgences : L'Église s'est enrichie en vendant le salut sous forme d'absolutions catholiques diverses tarifées auprès de légats, entraînant un cercle vicieux violence-pardon (les crimes commis pouvaient être effacés par une somme d'argent), et finançant ses croisades par la confiscation des biens des « hérétiques ».
En résumé, la France est devenue catholique non par une conversion spirituelle uniforme, mais par une *élimination systématique des dissidents bibliques* et une absorption politique progressive dans le système théocratique romain.
Rome a utilisé la censure pour contrôler la lecture de la Bible en France à travers une stratégie multidimensionnelle combinant *prohibitions légales, destruction physique des textes et surveillance inquisitoriale rigoureuse*.
1. Interdictions formelles et décrets conciliaires
Pendant des siècles, l'Église a émis des décrets interdisant aux laïcs la possession de la Bible dans leur propre langue :
* Le Concile de Toulouse (1229) : Sous le Canon XIV, l'Église a formellement interdit aux laïcs de posséder les livres de l'Ancien ou du Nouveau Testament.
* Le Concile de Tarragone (1234) : Ce concile a décrété que personne ne pouvait posséder de Bible en langue romane (incluant le français et le provençal) et que tout exemplaire devait être remis à l'évêque pour être brûlé.
* Le Concile de Trente (1545-1563) : La « Quatrième Règle » de l'Index affirmait que la lecture de la Bible en langue vulgaire causait « plus de mal que de bien ». Elle exigeait une permission écrite de l'évêque ou de l'inquisiteur pour lire même les traductions catholiques approuvées.
2. Le rôle répressif de l'Inquisition
L'Inquisition était le bras armé de cette censure, utilisant des méthodes de surveillance domestique :
* Comités de recherche paroissiaux : Dès 1229, les évêques devaient nommer un prêtre et deux ou trois laïcs dans chaque paroisse pour fouiller systématiquement les maisons et les granges à la recherche de textes bibliques.
* Le tribunal permanent : À partir de 1233, l'Inquisition sévissait systématiquement. Le simple fait d'être « obstiné » dans sa foi était puni du bûcher.
* Perquisitions et confiscations : La simple possession d'un Ancien ou d'un Nouveau Testament rendait un individu suspect d'hérésie. Les inquisiteurs avaient le pouvoir de brûler non seulement les livres, mais aussi les bâtiments où des textes « hérétiques » (souvent des Bibles en français) avaient été cachés. Les malades et les mourants étaient étroitement surveillés pour s'assurer qu'aucun rite non catholique ou lecture biblique n'ait lieu à leur chevet.
* Destruction par le feu : Les Bibles confisquées étaient systématiquement brûlées. Une maison où un texte interdit était découvert pouvait être rasée au sol. Une maison où un hérétique était découvert devait être rasée au sol.
* Exécutions exemplaires : En 1546, Pierre Chapot a été exécuté en France pour avoir apporté et vendu publiquement des Bibles en français. Les libraires fournissant des versions non autorisées risquaient la perte du prix de vente et des amendes sévères. Jean de Cadurco, brûlé vif par le diocèse catholique dans le Limousin pour ses idées réformées. Almericus (IIIe siècle), bien que précoce, des sources mentionnent son exécution avec six de ses disciples à Paris pour avoir nié la présence réelle dans le pain de la messe et dénoncé l'idolatrie. Etc.
3. Contrôle intellectuel et censure jésuite
Après la Réforme, le contrôle s'est déplacé vers les institutions académiques et la presse :
* Supervision de la presse catholique : L'Ordre des Jésuites a été chargé de surveiller les publications pour s'assurer qu'elles suivaient la « pensée pontificale ». Aucun écrit ne pouvait être publié sans le sceau du censeur ("nihil obstat").
* Suppression de l'érudition dissidente : Lorsque l'érudit catholique français Jacques Paul Migne a publié des collections patristiques qui soutenaient par inadvertance le « Texte Reçu » des protestants, son imprimerie a mystérieusement brûlé et un décret du Vatican a interdit la poursuite de son œuvre en 1874.
* Réorientation des études : Les Jésuites ont encouragé la lecture des supposés "Pères de l'Église" à la place de la Bible pour contrer l'influence des croyants scripturaires.
4. Condamnations modernes (XVIIIe - XXe siècles)
Même après l'invention de l'imprimerie, Rome a maintenu sa méfiance envers la lecture directe des Écritures :
* La Bulle "Unigenitus" (1713) : Le pape Clément XI a condamné comme une erreur l'idée que la lecture de l'Écriture sainte soit destinée à tous.
* Opposition aux sociétés bibliques : Au XIXe siècle, les papes Léon XII, Pie VIII et Grégoire XVI ont publié des encycliques qualifiant les sociétés bibliques de « fléau » et de complot contre la foi, car elles distribuaient des Bibles au peuple sans les commentaires officiels de l'Église.
* Illettrisme spirituel : Jusqu'au milieu du XXe siècle, de nombreux catholiques français étaient élevés avec l'idée que manipuler une Bible protestante était un péché mortel et que le texte sacré devait rester un livre fermé pour les fidèles non instruits.
1. Les fondations : L'alliance entre les Francs et Rome (Ve - IXe siècles)
La transition commence véritablement avec les premières dynasties royales.
* Clovis (496 apr. J.-C.) : Son baptême marque l'alignement de la monarchie franque sur la foi nicéenne. Cette conversion fut suivie d'une série de massacres et de perversités, éloignant la nation d'une foi biblique simple.
* Pépin le Bref et Charlemagne : Au VIIIe siècle, le pape Étienne anoint Pépin, légitimant la dynastie carolingienne en échange de la protection militaire contre les Lombards (la « Donation de Pépin »). Charlemagne impose ensuite l'autorité des évêques romains par la force des armes, écrasant toute velléité d'indépendance religieuse.
2. La résistance des groupes « primitifs » (IIe - XIe siècles)
Malgré la montée du pouvoir romain, de nombreux groupes maintiennent des doctrines fondées sur la Bible, rejetant les innovations de Rome (images, célibat forcé, messe).
* Montanistes et Novatiens : Présents dès les premiers siècles, ils refusaient le laxisme moral et la corruption hiérarchique de l'Église émergente.
* Pauliniens et Bogomiles : Originaires d'Orient, ils se sont répandus en Europe, influençant les mouvements dissidents par leur rejet des icônes et leur attachement aux épîtres de Paul.
* L'opposition gauloise : Dès le IXe siècle, des évêques comme Claude de Turin (dont le diocèse englobait les Alpes françaises) ont lutté contre le culte des images, préservant un noyau évangélique dans les Vallées.
3. L'extermination médiévale (XIIe - XIVe siècles)
Le XIIe siècle voit une explosion de prédications bibliques populaires qui menacent l'hégémonie de Rome.
* Pétrobrusiens et Henriciens : Pierre de Bruis et Henri de Lausanne prêchent dans le sud de la France, rejetant le baptême des enfants, la messe, les édifices religieux et l'adoration des croix.
* Vaudois et Albigeois : Les Vaudois (ou Pauvres de Lyon) traduisent la Bible en langue commune, tandis que les Albigeois (ou Cathares) rejettent totalement le système romain, le qualifiant d'« Église de loups ».
* La Croisade des Albigeois (1209-1229) : Devant l'échec de la persuasion, le pape Innocent III lance une guerre sainte. Le massacre de Béziers (« Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ») et de Marmande illustre la sauvagerie de cette conquête territoriale déguisée en mission religieuse.
* L'Inquisition : Créée en 1231, elle institutionnalise la traque des possesseurs de Bibles. Des inquisiteurs comme Jacques Fournier (futur pape Benoît XII) parviennent, par la torture et le bûcher, à éteindre les derniers foyers de résistance à Montaillou et dans les Pyrénées.
4. La Réforme et les guerres de religion (XVIe - XVIIe siècles)
La conquête se parachève par la destruction des Huguenots (protestants français).
* Massacre de la Saint-Barthélemy (1572) : Sous l'influence des Jésuites et de Catherine de Médicis, des dizaines de milliers de protestants sont assassinés en une nuit. Le pape Grégoire XIII célèbre cet événement par une médaille commémorative.
* Les Dragonnades et la Révocation (1685) : Louis XIV, poussé par ses confesseurs jésuites, révoque l'Édit de Nantes. Les soldats (« dragons ») sont logés chez les croyants pour les violenter jusqu'à l'abjuration ou l'exil.
5. Les outils de la domination permanente
* La censure de la Bible : Le Concile de Toulouse (1229) et le Concile de Trente interdisent formellement aux laïcs la possession et la lecture de la Bible en français.
* Le rôle des Jésuites : Dès le XVIIe siècle, l'Ordre s'empare de l'éducation des élites pour « formater » les esprits et infiltrer les structures de l'État, assurant une soumission totale au Pape.
* Le commerce des indulgences : L'Église s'est enrichie en vendant le salut sous forme d'absolutions catholiques diverses tarifées auprès de légats, entraînant un cercle vicieux violence-pardon (les crimes commis pouvaient être effacés par une somme d'argent), et finançant ses croisades par la confiscation des biens des « hérétiques ».
En résumé, la France est devenue catholique non par une conversion spirituelle uniforme, mais par une *élimination systématique des dissidents bibliques* et une absorption politique progressive dans le système théocratique romain.
Rome a utilisé la censure pour contrôler la lecture de la Bible en France à travers une stratégie multidimensionnelle combinant *prohibitions légales, destruction physique des textes et surveillance inquisitoriale rigoureuse*.
1. Interdictions formelles et décrets conciliaires
Pendant des siècles, l'Église a émis des décrets interdisant aux laïcs la possession de la Bible dans leur propre langue :
* Le Concile de Toulouse (1229) : Sous le Canon XIV, l'Église a formellement interdit aux laïcs de posséder les livres de l'Ancien ou du Nouveau Testament.
* Le Concile de Tarragone (1234) : Ce concile a décrété que personne ne pouvait posséder de Bible en langue romane (incluant le français et le provençal) et que tout exemplaire devait être remis à l'évêque pour être brûlé.
* Le Concile de Trente (1545-1563) : La « Quatrième Règle » de l'Index affirmait que la lecture de la Bible en langue vulgaire causait « plus de mal que de bien ». Elle exigeait une permission écrite de l'évêque ou de l'inquisiteur pour lire même les traductions catholiques approuvées.
2. Le rôle répressif de l'Inquisition
L'Inquisition était le bras armé de cette censure, utilisant des méthodes de surveillance domestique :
* Comités de recherche paroissiaux : Dès 1229, les évêques devaient nommer un prêtre et deux ou trois laïcs dans chaque paroisse pour fouiller systématiquement les maisons et les granges à la recherche de textes bibliques.
* Le tribunal permanent : À partir de 1233, l'Inquisition sévissait systématiquement. Le simple fait d'être « obstiné » dans sa foi était puni du bûcher.
* Perquisitions et confiscations : La simple possession d'un Ancien ou d'un Nouveau Testament rendait un individu suspect d'hérésie. Les inquisiteurs avaient le pouvoir de brûler non seulement les livres, mais aussi les bâtiments où des textes « hérétiques » (souvent des Bibles en français) avaient été cachés. Les malades et les mourants étaient étroitement surveillés pour s'assurer qu'aucun rite non catholique ou lecture biblique n'ait lieu à leur chevet.
* Destruction par le feu : Les Bibles confisquées étaient systématiquement brûlées. Une maison où un texte interdit était découvert pouvait être rasée au sol. Une maison où un hérétique était découvert devait être rasée au sol.
* Exécutions exemplaires : En 1546, Pierre Chapot a été exécuté en France pour avoir apporté et vendu publiquement des Bibles en français. Les libraires fournissant des versions non autorisées risquaient la perte du prix de vente et des amendes sévères. Jean de Cadurco, brûlé vif par le diocèse catholique dans le Limousin pour ses idées réformées. Almericus (IIIe siècle), bien que précoce, des sources mentionnent son exécution avec six de ses disciples à Paris pour avoir nié la présence réelle dans le pain de la messe et dénoncé l'idolatrie. Etc.
3. Contrôle intellectuel et censure jésuite
Après la Réforme, le contrôle s'est déplacé vers les institutions académiques et la presse :
* Supervision de la presse catholique : L'Ordre des Jésuites a été chargé de surveiller les publications pour s'assurer qu'elles suivaient la « pensée pontificale ». Aucun écrit ne pouvait être publié sans le sceau du censeur ("nihil obstat").
* Suppression de l'érudition dissidente : Lorsque l'érudit catholique français Jacques Paul Migne a publié des collections patristiques qui soutenaient par inadvertance le « Texte Reçu » des protestants, son imprimerie a mystérieusement brûlé et un décret du Vatican a interdit la poursuite de son œuvre en 1874.
* Réorientation des études : Les Jésuites ont encouragé la lecture des supposés "Pères de l'Église" à la place de la Bible pour contrer l'influence des croyants scripturaires.
4. Condamnations modernes (XVIIIe - XXe siècles)
Même après l'invention de l'imprimerie, Rome a maintenu sa méfiance envers la lecture directe des Écritures :
* La Bulle "Unigenitus" (1713) : Le pape Clément XI a condamné comme une erreur l'idée que la lecture de l'Écriture sainte soit destinée à tous.
* Opposition aux sociétés bibliques : Au XIXe siècle, les papes Léon XII, Pie VIII et Grégoire XVI ont publié des encycliques qualifiant les sociétés bibliques de « fléau » et de complot contre la foi, car elles distribuaient des Bibles au peuple sans les commentaires officiels de l'Église.
* Illettrisme spirituel : Jusqu'au milieu du XXe siècle, de nombreux catholiques français étaient élevés avec l'idée que manipuler une Bible protestante était un péché mortel et que le texte sacré devait rester un livre fermé pour les fidèles non instruits.
JUS†IFIÉS PAR SON SANG => sauvés du courroux (Rom 5:9) CROIS AU SEIGNEUR JÉSUS CHRIST & tu seras sauvé (Act 16:31)
il y a une heure
Exemples de persécution Romaine & Catholique perpétrée contre les croyants scripturaires en France, couvrant une période allant du IIe siècle à l'époque moderne.
I. Les premiers siècles et le Haut Moyen Âge
Les persécutions contre ceux qui s'écartaient du culte impérial ou romain ont commencé très tôt :
* Massacre de Lyon (IIe siècle) : Sous le règne de Marc Aurèle (162 ap. J.-C.), l'évêque Irénée et 19 000 de ses « moutons » furent cruellement massacrés. Les méthodes incluaient l'utilisation de plaques rougies au feu, l'arrachage de la chair avec des pinces brûlantes et l'exposition des croyants enveloppés de filets devant des taureaux sauvages.
* Guerres fratricides (842 ap. J.-C.) : Les guerres entre les rois francs entraînèrent une persécution si violente des croyants qu'elle fut comparée à celle des empereurs païens de l'Antiquité.
* Orléans (1022) : Quatorze personnes, dont six chanoines, furent brûlées vives pour avoir tenu des assemblées religieuses secrètes et rejeté certains dogmes romains.
II. La Croisade contre les Albigeois (XIIIe siècle)
Cette période est marquée par des massacres à une échelle presque industrielle, souvent qualifiée de génocide.
* Béziers (1209) : Le massacre le plus emblématique où le légat du pape, Arnaud Amaury, aurait ordonné : « Tuez-les tous ! Dieu reconnaîtra les siens », craignant que les cathares ne se fassent passer pour des catholiques. Des femmes et des enfants réfugiés dans la cathédrale Saint-Nazaire furent égorgés ou brûlés vifs. Le bilan est estimé entre 15 000 et 20 000 morts. Certains auteurs parlent de 60 000 victimes incluant femmes et enfants. Près de 7 000 personnes auraient été égorgées ou brûlées dans la seule église Sainte-Madeleine.
* Minerve (1210) : Un bûcher collectif a consumé 140 à 180 « Parfaits » cathares qui refusaient d'abjurer.
* Bram (1210) : Pour terroriser la population, Simon de Montfort fit mutiler 100 prisonniers en leur arrachant les yeux et en leur coupant le nez, laissant un seul œil à un homme pour guider les autres.
* Lavaur (1211) : Le plus grand bûcher de la croisade avec 300 à 400 Parfaits brûlés. 80 chevaliers furent pendus et la dame du lieu, Geralda, fut jetée dans un puits et lapidée.
* Marmande (1219) : La population fut passée au fil de l'épée sans distinction d'âge ou de sexe. Les sources décrivent des corps découpés en morceaux et les organes arrachés.
* Montségur (1244) : Après la chute de la forteresse, environ 200 à 220 Parfaits furent brûlés vifs sur un gigantesque bûcher.
III. Persécutions des Vaudois (XV - XVIe siècles)
Les Vaudois, attachés à la Bible, furent traqués à travers les Alpes et la Provence :
* Province de Bourges : 7 000 « Cottarelli » (nom donné aux Vaudois et Albigeois) furent massacrés par les habitants locaux encouragés par le clergé.
* Toulouse (1232-1243) : L'Inquisition y a mené des exécutions régulières, notamment 19 personnes brûlées en 1232 et 224 Vaudois en une seule occasion en 1243.
* Grenoble (1393) : L'inquisiteur Borelli y fit brûler 150 Vaudois, incluant de nombreux enfants et filles.
* Argentière et Fraissinière : 80 victimes supplémentaires furent livrées au bras séculier pour être exécutées.
* Val Loyse (1488) : On estime que 3 000 personnes périrent lors de cette expédition. 400 nourrissons furent trouvés étouffés dans des cavernes où ils avaient cherché refuge avec leurs mères contre la fumée des feux allumés par les soldats.
* Massacre de Mérindol et du Luberon (1545) : Entre 3 000 et 4 000 Vaudois furent massacrés en Provence. Au total, 22 bourgs et villages furent détruits, causant la mort de 5 000 personnes et l'envoi de 700 hommes aux galères. Les femmes furent violées et mutilées, certaines ayant les mamelles coupées avant de périr de faim.
* Détails de torture (Piedmont/France) : Des nourrissons furent écrasés contre les rochers, des femmes empalées nues le long des routes, ou écorchées vives. À La Tour, des soldats faisaient « sauter » les hommes depuis de hauts ponts dans la rivière pour se divertir.
IV. Les Huguenots et la Saint-Barthélemy (XVIe - XVIIe siècles)
* Vassy (1562) : L'attaque d'un service religieux protestant fit 60 morts et 250 blessés.
* Massacre de la Saint-Barthélemy (1572) : Un événement célébré par le Vatican par la frappe d'une médaille commémorative, sous le pape Grégoire XIII.
• Paris : Entre 2 000 et 10 000 morts dans les premiers jours.
• Provinces : 1 000 à Orléans, 6 000 à Rouen, 800 à Lyon, 2 000 à Poitiers, 200 à Toulouse et 264 à Bordeaux.
• Total national : Les estimations varient entre 50 000, 70 000 et 100 000 victimes en moins de quarante jours.
À Lyon, des enfants furent massacrés alors qu'ils embrassaient leurs parents. Les moines auraient interdit toute sépulture pour les victimes.
* Révocation de l'Édit de Nantes (1685) : La politique de conversion forcée durant le règne de Louis XIV a causé la mort d'environ 500 000 personnes (hommes, femmes et enfants) à cause des persécutions, des violences sur les routes et des rigueurs de l'exil. Entre 150 000 et 400 000 protestants durent fuir la France, des citoyens les plus industrieux (fabricants, marchands, artisans qualifiés) appauvrissant alors durablement le royaume.
* Les Dragonnades : Louis XIV utilisa des soldats (dragons) pour forcer les conversions. Les méthodes incluaient la torture par la fumée (suspendre les victimes au-dessus de foin brûlant), l'arrachage des cheveux à la pince, ou le viol organisé des épouses devant leurs maris ligotés.
* Enlèvements : Les « dragons » du roi étaient utilisés pour enlever les enfants protestants afin de les confier à des familles catholiques.
V. Période moderne et quantifications globales
* Terreur Blanche (1814-1820) : À Nîmes, les catholiques utilisèrent des battoirs à linge garnis de clous en forme de fleurs de lys pour battre les femmes protestantes enceintes jusqu'au sang. Des vieillards furent découpés à la faucille.
* Estimations globales : Certains historiens estiment que l'institution catholique a produit, entre 325 et 1870 ap. J.-C., un total historique d'environ 50 millions de morts à travers ses diverses persécutions et guerres de religion. Pour la seule France du Moyen Âge, le nombre de Vaudois exterminés est parfois estimé à 1 000 000. D'autres documents présentent des chiffres encore plus élevés pour la période commençant en 1200 ap. J.-C., affirmant que l'Inquisition et les persécutions catholiques auraient produit un total de 68 millions de victimes, décrivant l'Inquisition comme le moteur de cruauté le plus horrible que le monde ait jamais connu, dont les Jésuites auraient été les "cerveaux" cachés derrière l'action des moines dominicains.
L’Église catholique justifie les persécutions et les massacres à travers une série de fausses doctrines, juridiques et théologiques (traditions perverses d'hommes) visant à préserver son autorité et, supposément, l'unité de la foi.
1. L'analogie du crime de lèse-majesté divine
Thomas d'Aquin, l'un des plus grands docteurs de l'Église, a fourni une justification intellectuelle majeure en comparant l'hérésie à la falsification monétaire. Il soutenait que s'il est juste de condamner à mort les faux-monnayeurs qui s'attaquent à la vie temporelle, il est d'autant plus juste de mettre à mort les hérétiques qui corrompent la foi, laquelle est la vie de l'âme.
2. La doctrine des « deux glaives »
La papauté s'appuie sur la bulle Unam Sanctam pour justifier l'usage de la force physique. Cette doctrine stipule que l'Église possède deux glaives : le spirituel et le temporel. Si le glaive spirituel est manié par le clergé, le glaive temporel doit être employé par les rois pour l'Église, mais sous la direction et la permission du pontife. Ainsi, l'Église « livre » l'hérétique au bras séculier pour l'exécution, tout en conservant une façade de miséricorde par des formules de pure forme demandant d'éviter les mutilations.
3. La célébration du massacre comme acte de piété
Les massacres à grande échelle ne sont pas seulement justifiés, ils sont parfois célébrés comme des victoires divines :
• La Saint-Barthélemy : Le pape Grégoire XIII a célébré l'extermination des Huguenots comme un « triomphe glorieux sur une race perfide », faisant chanter un Te Deum et frapper une médaille commémorative pour honorer cet acte.
• Béziers : Le légat du pape a qualifié le massacre de milliers de citoyens d'une « merveilleuse opération » de la vengeance divine contre ceux qui toléraient l'hérésie.
• La « plus grande gloire de Dieu » : Chez les Jésuites, cette maxime permet de transformer des crimes monstrueux en « actions saintes » dès lors qu'ils servent les intérêts de l'Ordre ou de la papauté.
4. La terreur comme nécessité stratégique
Dans le contexte des croisades médiévales, l'usage de la terreur était justifié par l'impératif militaire. Tuer tous les habitants d'une ville (comme à Béziers) servait d'exemple pour « terrifier » les autres forteresses et les pousser à la reddition sans combat, économisant ainsi les ressources de l'armée croisée.
5. Justification théologique
L'Église cite souvent l'Ancien Testament, notamment les commandements de Moïse de tuer les faux prophètes, pour justifier la mise à mort des dissidents. De plus, une règle incorporée au droit canon depuis Grégoire VII affirme qu'il n'est pas considéré comme un meurtre de tuer des personnes excommuniées par zèle pour l'Église. Enfin, selon certains théologiens jésuites, l'Église a le droit de condamner les hérétiques à mort car leurs droits ne sont que « tolérés » et non réels, et cet usage de la force est perçu comme une marque de « mentalité chrétienne » supérieure à la simple timidité humaine.
I. Les premiers siècles et le Haut Moyen Âge
Les persécutions contre ceux qui s'écartaient du culte impérial ou romain ont commencé très tôt :
* Massacre de Lyon (IIe siècle) : Sous le règne de Marc Aurèle (162 ap. J.-C.), l'évêque Irénée et 19 000 de ses « moutons » furent cruellement massacrés. Les méthodes incluaient l'utilisation de plaques rougies au feu, l'arrachage de la chair avec des pinces brûlantes et l'exposition des croyants enveloppés de filets devant des taureaux sauvages.
* Guerres fratricides (842 ap. J.-C.) : Les guerres entre les rois francs entraînèrent une persécution si violente des croyants qu'elle fut comparée à celle des empereurs païens de l'Antiquité.
* Orléans (1022) : Quatorze personnes, dont six chanoines, furent brûlées vives pour avoir tenu des assemblées religieuses secrètes et rejeté certains dogmes romains.
II. La Croisade contre les Albigeois (XIIIe siècle)
Cette période est marquée par des massacres à une échelle presque industrielle, souvent qualifiée de génocide.
* Béziers (1209) : Le massacre le plus emblématique où le légat du pape, Arnaud Amaury, aurait ordonné : « Tuez-les tous ! Dieu reconnaîtra les siens », craignant que les cathares ne se fassent passer pour des catholiques. Des femmes et des enfants réfugiés dans la cathédrale Saint-Nazaire furent égorgés ou brûlés vifs. Le bilan est estimé entre 15 000 et 20 000 morts. Certains auteurs parlent de 60 000 victimes incluant femmes et enfants. Près de 7 000 personnes auraient été égorgées ou brûlées dans la seule église Sainte-Madeleine.
* Minerve (1210) : Un bûcher collectif a consumé 140 à 180 « Parfaits » cathares qui refusaient d'abjurer.
* Bram (1210) : Pour terroriser la population, Simon de Montfort fit mutiler 100 prisonniers en leur arrachant les yeux et en leur coupant le nez, laissant un seul œil à un homme pour guider les autres.
* Lavaur (1211) : Le plus grand bûcher de la croisade avec 300 à 400 Parfaits brûlés. 80 chevaliers furent pendus et la dame du lieu, Geralda, fut jetée dans un puits et lapidée.
* Marmande (1219) : La population fut passée au fil de l'épée sans distinction d'âge ou de sexe. Les sources décrivent des corps découpés en morceaux et les organes arrachés.
* Montségur (1244) : Après la chute de la forteresse, environ 200 à 220 Parfaits furent brûlés vifs sur un gigantesque bûcher.
III. Persécutions des Vaudois (XV - XVIe siècles)
Les Vaudois, attachés à la Bible, furent traqués à travers les Alpes et la Provence :
* Province de Bourges : 7 000 « Cottarelli » (nom donné aux Vaudois et Albigeois) furent massacrés par les habitants locaux encouragés par le clergé.
* Toulouse (1232-1243) : L'Inquisition y a mené des exécutions régulières, notamment 19 personnes brûlées en 1232 et 224 Vaudois en une seule occasion en 1243.
* Grenoble (1393) : L'inquisiteur Borelli y fit brûler 150 Vaudois, incluant de nombreux enfants et filles.
* Argentière et Fraissinière : 80 victimes supplémentaires furent livrées au bras séculier pour être exécutées.
* Val Loyse (1488) : On estime que 3 000 personnes périrent lors de cette expédition. 400 nourrissons furent trouvés étouffés dans des cavernes où ils avaient cherché refuge avec leurs mères contre la fumée des feux allumés par les soldats.
* Massacre de Mérindol et du Luberon (1545) : Entre 3 000 et 4 000 Vaudois furent massacrés en Provence. Au total, 22 bourgs et villages furent détruits, causant la mort de 5 000 personnes et l'envoi de 700 hommes aux galères. Les femmes furent violées et mutilées, certaines ayant les mamelles coupées avant de périr de faim.
* Détails de torture (Piedmont/France) : Des nourrissons furent écrasés contre les rochers, des femmes empalées nues le long des routes, ou écorchées vives. À La Tour, des soldats faisaient « sauter » les hommes depuis de hauts ponts dans la rivière pour se divertir.
IV. Les Huguenots et la Saint-Barthélemy (XVIe - XVIIe siècles)
* Vassy (1562) : L'attaque d'un service religieux protestant fit 60 morts et 250 blessés.
* Massacre de la Saint-Barthélemy (1572) : Un événement célébré par le Vatican par la frappe d'une médaille commémorative, sous le pape Grégoire XIII.
• Paris : Entre 2 000 et 10 000 morts dans les premiers jours.
• Provinces : 1 000 à Orléans, 6 000 à Rouen, 800 à Lyon, 2 000 à Poitiers, 200 à Toulouse et 264 à Bordeaux.
• Total national : Les estimations varient entre 50 000, 70 000 et 100 000 victimes en moins de quarante jours.
À Lyon, des enfants furent massacrés alors qu'ils embrassaient leurs parents. Les moines auraient interdit toute sépulture pour les victimes.
* Révocation de l'Édit de Nantes (1685) : La politique de conversion forcée durant le règne de Louis XIV a causé la mort d'environ 500 000 personnes (hommes, femmes et enfants) à cause des persécutions, des violences sur les routes et des rigueurs de l'exil. Entre 150 000 et 400 000 protestants durent fuir la France, des citoyens les plus industrieux (fabricants, marchands, artisans qualifiés) appauvrissant alors durablement le royaume.
* Les Dragonnades : Louis XIV utilisa des soldats (dragons) pour forcer les conversions. Les méthodes incluaient la torture par la fumée (suspendre les victimes au-dessus de foin brûlant), l'arrachage des cheveux à la pince, ou le viol organisé des épouses devant leurs maris ligotés.
* Enlèvements : Les « dragons » du roi étaient utilisés pour enlever les enfants protestants afin de les confier à des familles catholiques.
V. Période moderne et quantifications globales
* Terreur Blanche (1814-1820) : À Nîmes, les catholiques utilisèrent des battoirs à linge garnis de clous en forme de fleurs de lys pour battre les femmes protestantes enceintes jusqu'au sang. Des vieillards furent découpés à la faucille.
* Estimations globales : Certains historiens estiment que l'institution catholique a produit, entre 325 et 1870 ap. J.-C., un total historique d'environ 50 millions de morts à travers ses diverses persécutions et guerres de religion. Pour la seule France du Moyen Âge, le nombre de Vaudois exterminés est parfois estimé à 1 000 000. D'autres documents présentent des chiffres encore plus élevés pour la période commençant en 1200 ap. J.-C., affirmant que l'Inquisition et les persécutions catholiques auraient produit un total de 68 millions de victimes, décrivant l'Inquisition comme le moteur de cruauté le plus horrible que le monde ait jamais connu, dont les Jésuites auraient été les "cerveaux" cachés derrière l'action des moines dominicains.
L’Église catholique justifie les persécutions et les massacres à travers une série de fausses doctrines, juridiques et théologiques (traditions perverses d'hommes) visant à préserver son autorité et, supposément, l'unité de la foi.
1. L'analogie du crime de lèse-majesté divine
Thomas d'Aquin, l'un des plus grands docteurs de l'Église, a fourni une justification intellectuelle majeure en comparant l'hérésie à la falsification monétaire. Il soutenait que s'il est juste de condamner à mort les faux-monnayeurs qui s'attaquent à la vie temporelle, il est d'autant plus juste de mettre à mort les hérétiques qui corrompent la foi, laquelle est la vie de l'âme.
2. La doctrine des « deux glaives »
La papauté s'appuie sur la bulle Unam Sanctam pour justifier l'usage de la force physique. Cette doctrine stipule que l'Église possède deux glaives : le spirituel et le temporel. Si le glaive spirituel est manié par le clergé, le glaive temporel doit être employé par les rois pour l'Église, mais sous la direction et la permission du pontife. Ainsi, l'Église « livre » l'hérétique au bras séculier pour l'exécution, tout en conservant une façade de miséricorde par des formules de pure forme demandant d'éviter les mutilations.
3. La célébration du massacre comme acte de piété
Les massacres à grande échelle ne sont pas seulement justifiés, ils sont parfois célébrés comme des victoires divines :
• La Saint-Barthélemy : Le pape Grégoire XIII a célébré l'extermination des Huguenots comme un « triomphe glorieux sur une race perfide », faisant chanter un Te Deum et frapper une médaille commémorative pour honorer cet acte.
• Béziers : Le légat du pape a qualifié le massacre de milliers de citoyens d'une « merveilleuse opération » de la vengeance divine contre ceux qui toléraient l'hérésie.
• La « plus grande gloire de Dieu » : Chez les Jésuites, cette maxime permet de transformer des crimes monstrueux en « actions saintes » dès lors qu'ils servent les intérêts de l'Ordre ou de la papauté.
4. La terreur comme nécessité stratégique
Dans le contexte des croisades médiévales, l'usage de la terreur était justifié par l'impératif militaire. Tuer tous les habitants d'une ville (comme à Béziers) servait d'exemple pour « terrifier » les autres forteresses et les pousser à la reddition sans combat, économisant ainsi les ressources de l'armée croisée.
5. Justification théologique
L'Église cite souvent l'Ancien Testament, notamment les commandements de Moïse de tuer les faux prophètes, pour justifier la mise à mort des dissidents. De plus, une règle incorporée au droit canon depuis Grégoire VII affirme qu'il n'est pas considéré comme un meurtre de tuer des personnes excommuniées par zèle pour l'Église. Enfin, selon certains théologiens jésuites, l'Église a le droit de condamner les hérétiques à mort car leurs droits ne sont que « tolérés » et non réels, et cet usage de la force est perçu comme une marque de « mentalité chrétienne » supérieure à la simple timidité humaine.
JUS†IFIÉS PAR SON SANG => sauvés du courroux (Rom 5:9) CROIS AU SEIGNEUR JÉSUS CHRIST & tu seras sauvé (Act 16:31)
il y a une heure
ROMAINS 3:15-18 KJF
15 Leurs pieds sont prompts pour verser le sang:
16 Destruction et misère sont sur leurs chemins:
17 Et le chemin de la paix ils ne l'ont pas connu:
18 Il n'y a aucune crainte de Dieu devant leurs yeux.
PROVERBES 8:36 KJF - Mais celui qui pèche contre moi fait tort à sa propre âme: tous ceux qui me haïssent aiment la mort.
PROVERBES 6:16-17 KJF
16 Ces six choses le SEIGNEUR les hait: oui, sept lui sont en abomination:
17 Un regard fier, une langue menteuse, et des mains qui versent le sang innocent,
PROVERBES 3:31 KJF - N'envie pas l'oppresseur, et ne choisis aucun de ses chemins.
APOCALYPSE 17:4-6 KJF
4 Et la femme était parée de couleur pourpre et d'écarlate, et ornée d'or, et de pierres précieuses et de perles, ayant dans sa main une coupe d'or pleine des abominations et de la saleté de sa fornication:
5 Et sur son front était écrit un nom, MYSTÈRE, BABYLONE LA GRANDE, LA MÈRE DES PROSTITUÉES ET DES ABOMINATIONS DE LA TERRE.
6 Et je vis la femme enivrée du sang des saints et du sang des martyrs de Jésus: et lorsque je la vis, je m'interrogeai avec grande admiration.
PSAUME 37:32 KJF - L'homme immoral observe l'homme droit, et cherche à le tuer.
PSAUME 5:6 KJF - Tu détruiras ceux qui profèrent le mensonge : le SEIGNEUR abhorrera l'homme sanguinaire et trompeur.
PSAUME 59:2-4 KJF
2 Délivre-moi des ouvriers d'iniquité, et sauve-moi des hommes sanguinaires.
3 Car, voici, ils se tiennent en embuscade pour mon âme : les puissants se sont assemblés contre moi; non pas pour ma transgression, ni pour mon péché, Ô SEIGNEUR.
4 Ils courent et se préparent bien qu'il n'y ait pas de faute en moi : réveille-toi pour me secourir, et contemple.
MATTHIEU 5:44 KJF - Mais moi je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui se servent de vous avec malignité et vous persécutent;
ROMAINS 12:14,17-21 KJF
14 Bénissez ceux qui vous persécutent: bénissez, et ne maudissez pas.
17 Ne rendez à aucun homme le mal pour le mal. Procurez-vous des choses honnêtes à la vue de tous les hommes.
18 S'il est possible, autant qu'il dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes.
19 Chers bien-aimés, ne vous vengez pas vous-mêmes, mais donnez plutôt place au courroux: car il est écrit, La vengeance est mienne; je le rendrai, dit le Seigneur.
20 Par conséquent si ton ennemi a faim, nourris-le; s'il a soif, donne-lui à boire: car en faisant cela, tu amasseras des charbons de feu sur sa tête.
21 Ne sois pas vaincu par le mal, mais vaincs le mal par le bien.
ROMAINS 13:10 KJF - L'amour ne fait pas de mal à son voisin: par conséquent l'amour est l'accomplissement de la loi.
MATTHIEU 19:18 KJF - Il lui dit: Lesquels? Jésus dit: Tu ne perpétras aucun meurtre, Tu ne commettras pas d'adultère, Tu ne voleras pas, Tu ne diras pas de faux témoignage,
LUC 9:54-56 KJF
54 Et lorsque ses disciples, Jacques et Jean, virent cela, ils dirent: Seigneur, veux-tu que nous commandions au feu de descendre du ciel, et de les consumer, comme aussi fit Élie ?
55 Mais il se tourna et les reprit, et dit: Vous ne savez pas de quelle sorte d'esprit vous êtes.
56 Car le Fils de l'homme n'est pas venu pour détruire les vies des hommes, mais pour les sauver. Et ils allèrent dans un autre village.
GALATES 5:21 KJF - Envies, meurtres, ivrogneries, orgies, et de telles choses semblables: desquelles je vous en parle d'avance, comme aussi je vous l'ai déjà dit, que ceux qui font de telles choses n'hériteront pas le royaume de Dieu.
HÉBREUX 11:1-2,36-38 KJF
1 Or la foi est la substance des choses qu'on espère, l'évidence des choses non visibles.
2 Car par elle, les anciens ont obtenu une bonne réputation.
36 Et d'autres furent éprouvés par de cruelles moqueries, et le fouet, oui, de plus par des liens et l'emprisonnement:
37 Ils furent lapidés, ils furent sciés en morceaux, furent tentés, furent tués par l'épée: ils errèrent çà et là vêtus de peaux de moutons et de peaux de chèvres; étant démunis, affligés, tourmentés;
38 (Desquels le monde n'était pas digne): ils errèrent dans les déserts, et dans les montagnes, et dans les antres et dans les grottes de la terre.
APOCALYPSE 2:10 KJF - Ne crains aucune des choses dont tu souffriras: voici, le diable jettera quelques-uns d'entre vous en prison, afin que vous soyez éprouvés; et vous aurez dix jours de tribulation: sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai une couronne de vie.
APOCALYPSE 18:4-8 KJF
4 Et j'entendis une autre voix depuis le ciel, disant: Sortez du milieu d'elle, mon peuple, afin que vous ne soyez pas participants de ses péchés, et que vous ne receviez pas de ses plaies.
5 Car ses péchés sont parvenus jusqu'au ciel, et Dieu s'est souvenu de ses iniquités.
6 Rendez-lui comme elle vous a donné, et doublez-lui son double selon ses œuvres: dans la coupe qu'elle a remplie, remplissez-lui au double.
7 Autant elle s'est glorifiée, et a vécu voluptueusement, autant de tourment et de tristesse donnez-lui: car elle dit en son cœur, Je suis assise en tant que reine, et ne suis pas veuve, et je ne verrai aucune tristesse.
8 Par conséquent ses plaies viendront en un seul jour, mort, et deuil, et famine; et elle sera entièrement brûlée par le feu: car fort est le Seigneur Dieu qui la juge.
15 Leurs pieds sont prompts pour verser le sang:
16 Destruction et misère sont sur leurs chemins:
17 Et le chemin de la paix ils ne l'ont pas connu:
18 Il n'y a aucune crainte de Dieu devant leurs yeux.
PROVERBES 8:36 KJF - Mais celui qui pèche contre moi fait tort à sa propre âme: tous ceux qui me haïssent aiment la mort.
PROVERBES 6:16-17 KJF
16 Ces six choses le SEIGNEUR les hait: oui, sept lui sont en abomination:
17 Un regard fier, une langue menteuse, et des mains qui versent le sang innocent,
PROVERBES 3:31 KJF - N'envie pas l'oppresseur, et ne choisis aucun de ses chemins.
APOCALYPSE 17:4-6 KJF
4 Et la femme était parée de couleur pourpre et d'écarlate, et ornée d'or, et de pierres précieuses et de perles, ayant dans sa main une coupe d'or pleine des abominations et de la saleté de sa fornication:
5 Et sur son front était écrit un nom, MYSTÈRE, BABYLONE LA GRANDE, LA MÈRE DES PROSTITUÉES ET DES ABOMINATIONS DE LA TERRE.
6 Et je vis la femme enivrée du sang des saints et du sang des martyrs de Jésus: et lorsque je la vis, je m'interrogeai avec grande admiration.
PSAUME 37:32 KJF - L'homme immoral observe l'homme droit, et cherche à le tuer.
PSAUME 5:6 KJF - Tu détruiras ceux qui profèrent le mensonge : le SEIGNEUR abhorrera l'homme sanguinaire et trompeur.
PSAUME 59:2-4 KJF
2 Délivre-moi des ouvriers d'iniquité, et sauve-moi des hommes sanguinaires.
3 Car, voici, ils se tiennent en embuscade pour mon âme : les puissants se sont assemblés contre moi; non pas pour ma transgression, ni pour mon péché, Ô SEIGNEUR.
4 Ils courent et se préparent bien qu'il n'y ait pas de faute en moi : réveille-toi pour me secourir, et contemple.
MATTHIEU 5:44 KJF - Mais moi je vous dis: Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui se servent de vous avec malignité et vous persécutent;
ROMAINS 12:14,17-21 KJF
14 Bénissez ceux qui vous persécutent: bénissez, et ne maudissez pas.
17 Ne rendez à aucun homme le mal pour le mal. Procurez-vous des choses honnêtes à la vue de tous les hommes.
18 S'il est possible, autant qu'il dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes.
19 Chers bien-aimés, ne vous vengez pas vous-mêmes, mais donnez plutôt place au courroux: car il est écrit, La vengeance est mienne; je le rendrai, dit le Seigneur.
20 Par conséquent si ton ennemi a faim, nourris-le; s'il a soif, donne-lui à boire: car en faisant cela, tu amasseras des charbons de feu sur sa tête.
21 Ne sois pas vaincu par le mal, mais vaincs le mal par le bien.
ROMAINS 13:10 KJF - L'amour ne fait pas de mal à son voisin: par conséquent l'amour est l'accomplissement de la loi.
MATTHIEU 19:18 KJF - Il lui dit: Lesquels? Jésus dit: Tu ne perpétras aucun meurtre, Tu ne commettras pas d'adultère, Tu ne voleras pas, Tu ne diras pas de faux témoignage,
LUC 9:54-56 KJF
54 Et lorsque ses disciples, Jacques et Jean, virent cela, ils dirent: Seigneur, veux-tu que nous commandions au feu de descendre du ciel, et de les consumer, comme aussi fit Élie ?
55 Mais il se tourna et les reprit, et dit: Vous ne savez pas de quelle sorte d'esprit vous êtes.
56 Car le Fils de l'homme n'est pas venu pour détruire les vies des hommes, mais pour les sauver. Et ils allèrent dans un autre village.
GALATES 5:21 KJF - Envies, meurtres, ivrogneries, orgies, et de telles choses semblables: desquelles je vous en parle d'avance, comme aussi je vous l'ai déjà dit, que ceux qui font de telles choses n'hériteront pas le royaume de Dieu.
HÉBREUX 11:1-2,36-38 KJF
1 Or la foi est la substance des choses qu'on espère, l'évidence des choses non visibles.
2 Car par elle, les anciens ont obtenu une bonne réputation.
36 Et d'autres furent éprouvés par de cruelles moqueries, et le fouet, oui, de plus par des liens et l'emprisonnement:
37 Ils furent lapidés, ils furent sciés en morceaux, furent tentés, furent tués par l'épée: ils errèrent çà et là vêtus de peaux de moutons et de peaux de chèvres; étant démunis, affligés, tourmentés;
38 (Desquels le monde n'était pas digne): ils errèrent dans les déserts, et dans les montagnes, et dans les antres et dans les grottes de la terre.
APOCALYPSE 2:10 KJF - Ne crains aucune des choses dont tu souffriras: voici, le diable jettera quelques-uns d'entre vous en prison, afin que vous soyez éprouvés; et vous aurez dix jours de tribulation: sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai une couronne de vie.
APOCALYPSE 18:4-8 KJF
4 Et j'entendis une autre voix depuis le ciel, disant: Sortez du milieu d'elle, mon peuple, afin que vous ne soyez pas participants de ses péchés, et que vous ne receviez pas de ses plaies.
5 Car ses péchés sont parvenus jusqu'au ciel, et Dieu s'est souvenu de ses iniquités.
6 Rendez-lui comme elle vous a donné, et doublez-lui son double selon ses œuvres: dans la coupe qu'elle a remplie, remplissez-lui au double.
7 Autant elle s'est glorifiée, et a vécu voluptueusement, autant de tourment et de tristesse donnez-lui: car elle dit en son cœur, Je suis assise en tant que reine, et ne suis pas veuve, et je ne verrai aucune tristesse.
8 Par conséquent ses plaies viendront en un seul jour, mort, et deuil, et famine; et elle sera entièrement brûlée par le feu: car fort est le Seigneur Dieu qui la juge.
JUS†IFIÉS PAR SON SANG => sauvés du courroux (Rom 5:9) CROIS AU SEIGNEUR JÉSUS CHRIST & tu seras sauvé (Act 16:31)
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Vous voyez pas depuis le temps que vos cultes sont des oppositions contrôlées
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La King James Version date de 1611 et s'appuie sur des manuscrits grecs de mauvaise qualité, le Textus Receptus, compilé à la va-vite par Érasme à partir d'une poignée de manuscrits médiévaux tardifs. Depuis on a retrouvé des manuscrits bien plus anciens et fiables comme le Codex Sinaiticus, le Vaticanus et les rouleaux de la mer Morte qui contredisent parfois directement ce que la KJV présente comme parole de Dieu.
Le problème concret c'est que des passages entiers n'auraient jamais dû se retrouver dans le texte. La fin de Marc après le verset 8 a été rajoutée après coup par quelqu'un qui trouvait la fin originale trop abrupte. La femme adultère en Jean 8, ce passage que tout le monde connaît avec "que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre", est absent des manuscrits les plus anciens. Le Comma Johanneum en 1 Jean 5:7 avec sa formulation trinitaire explicite est probablement une interpolation médiévale. Tout ça est dans la KJV présenté comme texte sacré sans la moindre note de bas de page.
L'anglais jacobéen crée une autre couche de problèmes. "Prevent" en 1611 voulait dire précéder, pas empêcher. "Charity" ne signifiait pas la charité au sens moderne mais l'amour. "Let" pouvait signifier son contraire exact selon le contexte. Le lecteur d'aujourd'hui lit ces mots et croit comprendre alors qu'il passe à côté du sens réel depuis le début.
La traduction était aussi politique. Jacques Ier a imposé des contraintes directes aux traducteurs. Utiliser "church" plutôt que "congregation" par exemple, parce que "congregation" impliquait une structure horizontale sans évêques, ce qui ne convenait pas à la hiérarchie anglicane qu'il voulait consolider. Le résultat théologique a été orienté par des calculs de pouvoir.
Ce qui rend la KJV vraiment problématique aujourd'hui c'est le mouvement KJV-only, qui affirme que cette version anglaise du XVIIe siècle est plus fiable que les manuscrits grecs et hébreux originaux. C'est littéralement dire que la traduction est plus juste que le texte qu'elle traduit. Des communautés entières rejettent des découvertes archéologiques majeures pour maintenir cette position. C'est le seul domaine intellectuel où personne ne pense à vérifier la source.
Le problème concret c'est que des passages entiers n'auraient jamais dû se retrouver dans le texte. La fin de Marc après le verset 8 a été rajoutée après coup par quelqu'un qui trouvait la fin originale trop abrupte. La femme adultère en Jean 8, ce passage que tout le monde connaît avec "que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre", est absent des manuscrits les plus anciens. Le Comma Johanneum en 1 Jean 5:7 avec sa formulation trinitaire explicite est probablement une interpolation médiévale. Tout ça est dans la KJV présenté comme texte sacré sans la moindre note de bas de page.
L'anglais jacobéen crée une autre couche de problèmes. "Prevent" en 1611 voulait dire précéder, pas empêcher. "Charity" ne signifiait pas la charité au sens moderne mais l'amour. "Let" pouvait signifier son contraire exact selon le contexte. Le lecteur d'aujourd'hui lit ces mots et croit comprendre alors qu'il passe à côté du sens réel depuis le début.
La traduction était aussi politique. Jacques Ier a imposé des contraintes directes aux traducteurs. Utiliser "church" plutôt que "congregation" par exemple, parce que "congregation" impliquait une structure horizontale sans évêques, ce qui ne convenait pas à la hiérarchie anglicane qu'il voulait consolider. Le résultat théologique a été orienté par des calculs de pouvoir.
Ce qui rend la KJV vraiment problématique aujourd'hui c'est le mouvement KJV-only, qui affirme que cette version anglaise du XVIIe siècle est plus fiable que les manuscrits grecs et hébreux originaux. C'est littéralement dire que la traduction est plus juste que le texte qu'elle traduit. Des communautés entières rejettent des découvertes archéologiques majeures pour maintenir cette position. C'est le seul domaine intellectuel où personne ne pense à vérifier la source.
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