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Je reprends la plume,
Quand les pensées de mon cerveau fument.
Et dans la fumée de mes pensées
J’entends déjà les remarques dégoûtées
De ceux qui, dans leurs brumeuses visions,
Découvrent comme Colomb mes désirs abscons.
Volutes, philosophiquement brutes,
Qui peut-être composent le suc,
D'une chute abstraite, esthète,
De ma trop sombre tête.
Alors, m'envolant vers d'autres cieux que j'appelle de mes vœux,
Dieu peut-être passera par le feu mes yeux malheureux.
J'écris d'ici, entre la mort et la vie,
Gueux parmi les gueux que le sort plaça ainsi.
Dénué de raison, d'espoir ou de passion,
Je laisse s'exprimer sans loisir ni raison ma dérision.
Sur la feuille blanche où personne ne me flique,
S'étale le mot qui pique, tel un croc d'aspic.
Aspiré, sucé de sa substance rance,
Vidé par un monde dense , en transe.
Les espoirs brisés de ma jeunesse passée,
Sont d'acides larmes émanant de passé de mes pensées.
Mais par l'exemple de l'homme-chou,
Je peux m'extirper un moment de l'univers-fou.
Fou d'Amour pour,
Une étoile du soir du matin et de jour.
Mais lorsque l'heure du crime sonne,
L'Enfer attire Perséphone,
Qui ne sais si cet abîme,
La perd ou la sublime.
Celle qui guide à présent ma main,
S'amuse sans doute de mes petits rien, reflets des craintes pour demain,
Qui transcendent par un semblant de poésie
Les aigreurs de ma nuit,
Quand le désir et le mourir,
Laissent enfin parler l'écrire.
Cependant c'est du rire froid de mon délire
Que je contemple mon temps qui s'étire et se déchire
Dans le fracas assourdissant du silence
Céleste et désert de la désespérance.
C'est donc dans mon avenir proche,
Que s'écrira la fin de la roche effiloche ?
Lutte, combat, agis,
O mon âme transie,
Contre les erreurs d'hier,
d'une volonté métallique,d'une volonté de fer,
Malgré la mort de l'espoir,
Qui aujourd'hui couvre l'existence d'un voile noir.
Peut-être moi aussi arriverai-je,
A me convaincre du soleil alors qu'il neige,
De façon neutre comme un rouage pathétique,
De ce monde par trop mécanique,
Où les dynamiques du cœur
Sont des sottises qui font oublier l'heure.
Alors , ainsi délivré,
De ce trop plein de lucidité, de liberté,
Spolié de ce qui constituait mon nom
au delà des vaux et des monts ;
Je pourrai cueillir les fleurs,
D'un artificiel ou substantiel, bonheur majeur.
C'est drôle comme les gens qui se croient instruits éprouvent le besoin de faire chier le monde.
:pow:
il y a 5 heures

Sondage – 3 votes

gpalu
5/10
0/10
:rire:/10
9/10
Vous en pensayent quoi?
:Poete:
C'est drôle comme les gens qui se croient instruits éprouvent le besoin de faire chier le monde.
:pow:
il y a 5 heures
Vous en pensayent quoi?
:Poete:
Je vais être franc : ton poème veut sonner profond, mais il donne surtout l’impression de forcer la profondeur.

Tu empiles des mots sombres et abstraits : pensées, fumée, abîme, âme, désespérance, espoir, cieux, feu, silence, comme si leur simple présence suffisait à faire de la poésie. Mais à force, ça devient brumeux, lourd, presque automatique. On sent davantage la volonté de "faire poète" que la nécessité d’écrire quelque chose de vraiment juste.

Les rimes donnent souvent l’impression de guider le texte au lieu de le servir. Par moments, on dirait que tu choisis les images pour tomber sur le bon son, pas parce qu’elles ont une vraie force. Résultat : certains vers paraissent artificiels, voire involontairement comiques. "Sucé de sa substance rance", par exemple, casse complètement l’effet tragique recherché.

Le vrai souci, c’est que le texte se prend très au sérieux, mais ne maîtrise pas toujours ce qu’il produit. Il y a trop de grandiloquence, trop de formules pseudo-philosophiques, trop de noirceur décorative. On dirait une imitation de poésie maudite, pas encore une voix personnelle.

Cela dit, tout n’est pas à jeter. Il y a quelques images qui fonctionnent mieux, notamment l’idée de "convaincre du soleil alors qu’il neige". Là, c’est plus simple, plus clair, plus fort. Tu devrais aller dans cette direction : moins d’effets, moins de brouillard, plus d’images précises.

:Olivierzoom:


En l’état, ton poème ressemble à un texte écrit par quelqu’un qui veut absolument paraître profond. Pour progresser, il faudrait arrêter de chercher à sonner poétique, et commencer à écrire plus juste.
il y a 5 heures
Je vais être franc : ton poème veut sonner profond, mais il donne surtout l’impression de forcer la profondeur.

Tu empiles des mots sombres et abstraits : pensées, fumée, abîme, âme, désespérance, espoir, cieux, feu, silence, comme si leur simple présence suffisait à faire de la poésie. Mais à force, ça devient brumeux, lourd, presque automatique. On sent davantage la volonté de "faire poète" que la nécessité d’écrire quelque chose de vraiment juste.

Les rimes donnent souvent l’impression de guider le texte au lieu de le servir. Par moments, on dirait que tu choisis les images pour tomber sur le bon son, pas parce qu’elles ont une vraie force. Résultat : certains vers paraissent artificiels, voire involontairement comiques. "Sucé de sa substance rance", par exemple, casse complètement l’effet tragique recherché.

Le vrai souci, c’est que le texte se prend très au sérieux, mais ne maîtrise pas toujours ce qu’il produit. Il y a trop de grandiloquence, trop de formules pseudo-philosophiques, trop de noirceur décorative. On dirait une imitation de poésie maudite, pas encore une voix personnelle.

Cela dit, tout n’est pas à jeter. Il y a quelques images qui fonctionnent mieux, notamment l’idée de "convaincre du soleil alors qu’il neige". Là, c’est plus simple, plus clair, plus fort. Tu devrais aller dans cette direction : moins d’effets, moins de brouillard, plus d’images précises.

:Olivierzoom:


En l’état, ton poème ressemble à un texte écrit par quelqu’un qui veut absolument paraître profond. Pour progresser, il faudrait arrêter de chercher à sonner poétique, et commencer à écrire plus juste.
Merci pour ta franchise, je n'écris pas souvent, mais là ça m'est venu presque tout d'une traite. Je suis surtout musicien compositeur à la base mais parfois j'aime bien toucher à d'autres formes d'art (écriture et peinture majoritairement).

Je prends les conseils volontiers.
:Chatmastermind:


Simplement le style pompeux, faussement profond que tu décris n'est pas volontaire.
:Gege_cromagnon:


Merci pour le retour
:risipouce:
C'est drôle comme les gens qui se croient instruits éprouvent le besoin de faire chier le monde.
:pow:
il y a 5 heures
@Proprio Si jamais tu écris toi aussi je suis intéressé, j'aime bien découvrir
:RaphielPriere:


+ j'ai aussi posté ça un peu plus tôt, c'est aussi sous forme de poême mais pour le coups plus 3ème degré/troll/boomer : onche.org https://onche.org/topic/1[...]s-fachos-je-vous-ecoute/1
C'est drôle comme les gens qui se croient instruits éprouvent le besoin de faire chier le monde.
:pow:
il y a 5 heures
@Proprio Si jamais tu écris toi aussi je suis intéressé, j'aime bien découvrir
:RaphielPriere:


+ j'ai aussi posté ça un peu plus tôt, c'est aussi sous forme de poême mais pour le coups plus 3ème degré/troll/boomer : onche.org https://onche.org/topic/1[...]s-fachos-je-vous-ecoute/1
Je n'écris pas, mais j'ai inventé un aphorisme.
"Il suffit d’un précédent pour que l’improbable devienne une voie."

Une fois qu’un événement s’est produit, il cesse d’être impensable. Il devient disponible comme possibilité.
Plus une voie est empruntée, plus elle devient facile à reprendre. L’histoire crée une inertie.
L’événement produit les conditions de sa propre répétition.
Une occurrence initiale augmente la probabilité d’une suite, puis cette suite augmente encore la probabilité de continuation.
En résumé, plus un évènement se produit, plus il a de chance de se produire à nouveau.
il y a 5 heures
Je n'écris pas, mais j'ai inventé un aphorisme.
"Il suffit d’un précédent pour que l’improbable devienne une voie."

Une fois qu’un événement s’est produit, il cesse d’être impensable. Il devient disponible comme possibilité.
Plus une voie est empruntée, plus elle devient facile à reprendre. L’histoire crée une inertie.
L’événement produit les conditions de sa propre répétition.
Une occurrence initiale augmente la probabilité d’une suite, puis cette suite augmente encore la probabilité de continuation.
En résumé, plus un évènement se produit, plus il a de chance de se produire à nouveau.
J'aime bien cet aphorisme
:RisitasFutur:


J'aimerais juste rebondir sur cette phrase : "Une fois qu’un événement s’est produit, il cesse d’être impensable."

Philosophiquement cela veut dire que l'acte de penser succède à l'évènement, en quelque sorte l'anticipation n'est pas vraiment possible, ou trop approximative. Cela suppose que tu es indéterministe.
:Chatmastermind:


Basayent
:Yuzu_question:
C'est drôle comme les gens qui se croient instruits éprouvent le besoin de faire chier le monde.
:pow:
il y a 5 heures
J'aime bien cet aphorisme
:RisitasFutur:


J'aimerais juste rebondir sur cette phrase : "Une fois qu’un événement s’est produit, il cesse d’être impensable."

Philosophiquement cela veut dire que l'acte de penser succède à l'évènement, en quelque sorte l'anticipation n'est pas vraiment possible, ou trop approximative. Cela suppose que tu es indéterministe.
:Chatmastermind:


Basayent
:Yuzu_question:
Tu intellectualises un peu trop. Je parle surtout de l’effet de précédent : une fois qu’un truc est arrivé, il n’est plus seulement théorique, il devient une voie praticable
il y a 5 heures
Tu intellectualises un peu trop. Je parle surtout de l’effet de précédent : une fois qu’un truc est arrivé, il n’est plus seulement théorique, il devient une voie praticable
Oui, c'est tout ce que tu dis après cette phrase et pour moi c'était très clair, c'est pour ça que je voulais rebondir dessus
:risi_chapeau:


Mais j'aime bien l'idée, un évènement nouveau ouvre un nouveau possible et donc indéniablement, les probabilité qu'il se répète existent, et plus il se répète, plus la probabilité qu'il se répète encore et encore augmente. Paradoxalement, plus il y a d'évènements nouveaux, plus l'entropie augment, c'est une des lois qui régit l'univers
:chat_limite_champagne:


Et il ne faut pas non plus oublier les hapax
:risisoral:
C'est drôle comme les gens qui se croient instruits éprouvent le besoin de faire chier le monde.
:pow:
il y a 5 heures