InscriptionConnexion
Les passages entre guillemets sont directement copiés des impressions que j'ai notées sur place sur un petit carnet.

---

Entrée F***, l'odeur qui me frappe est une sorte de renfermé légèrement putride. L'échelle pour descendre est humide et glissante et le trou d'une quinzaine de mètre.
Nous marchons, je découvre qu'il y aura de l'eau. Je suis heureusement venu habillé en tenue de randonnée. L'eau monte jusqu'en bas de mes fesses. Elle est froide mais je ne sens aucune saleté et l'odeur n'est pas pire qu'avant. Seule la sensation de pieds mouillés dans les chaussures est désagréable.

Nous avons fini par atteindre la fameuse salle B**** où les habitués des catacombes se retrouvent. Je suis un "ristou", un touriste, et les cataphiles ne me voient pas d'un très bon oeil. D'emblée, je sens que je n'arrive pas à parler aux autres, je commence à me renfermer.

Je note dans mon carnet, tandis que la tristesse s'empare de moi :
"S'écorcher hors de sa propre chair et s'élever, rêver de pouvoir renaître autre, toujours soi et mieux."

Je voyais à ce moment un beau garçon au visage efféminé, aux cheveux mi-longs et avec une casquette d'ouvrier sur la tête. Il papillonait avec grâce d'un groupe à l'autre, il semblait n'avoir aucune gêne et s'amuser. Il invitait à danser un cataphile à l'aspect de skinhead, tatouage sur le visage et pantalon treillis. Celui-ci accepte et danse avec lui, et l'appelle son "twink".

Je continue d'écrire par moment :
"Nous aimerions seulement sentir plus beau, plus fort. L'illusion du bavardage dans lequel nous nous noyons nous-mêmes ; si seulement les entrelacs des lettres de ce stylo pouvaient contenir et communiquer tout ce que je voudrais exprimer."

Je pleurais plusieurs fois. Je sentais plusieurs regards sur moi. J'étais seul, quelques fois ceux qui m'ont accompagnés sont venus me remonter le moral ou me proposer de m'aider ou me remonter. J'ai refusé, j'avais la sensation de plomber l'ambiance. Je voulais mourir, j'écrivais pour chasser l'ennui.

"Que ce soit sur terre ou sous-terre, la vie est la même, la société est différente, disons que ce sont des personnes en quête d'existence en suspens, mais elles viennent comme dans une capsule, ramenant leur existence terrestre à l'identique dans ces souterrains.

Je ne suis que les pierres de ces catacombes quand je me vois mort.

J'aimerais pouvoir me réveiller. L'eau des souterrains est l'accumulation des larmes des peines de tous ceux de la ville d'en haut."

"Des gens de Shanghai sont venus? Ce sont des ristou aussi, ils me sont aussi étrangers que tout le reste du monde, il est impossible de leur parler, je gêne visiblement. Je me retire pour ne pas leur gâcher la soirée.

Je me sens être une île isolée qui amène sa solitude avec moi où que j'aille."

"Et pourtant j'aimerais aimer, désirer et être désiré, dévorer et être dévoré.
Pourquoi l'amour tel que je le conçois ne conduit-il qu'à l'annihiliation mutuelle, et non à l'élévation ou le dépassement ?"

"Nous avons sous terre une nécessité de se stupéfier avec l'alcool et diverses substances, comme s'il fallait provoquer quelque chose en nous pour qu'il se passe quelque chose avec les autres. Les gens se toisent en silence, ou restent farouchement en groupe. Un jeune homme grassouillet à côté de moi fume un cigare. Il vient de faire une blague un brin pathétique à ma camarade : 'moi c'est ma bite qui est morte'. Il me regarde l'air honteux, il se rend compte qu'il a fait un faux pas. Il se remet à fumer en regardant à terre. Les autres personnes sont en groupe et parlent entre elles. Je ne perçois que des bribes indistinctes des conversations. Je me sens incapable de communiquer avec qui que ce soit. J'embête mes voisins à me plaindre de mon manque de nicotine. Je me fais rabrouer par un groupe auquel je demande une cigarette. Je me rassois l'air maussade et honteux."

Je pleure beaucoup.

"Espérance que j'intéresse peut-être quelqu'un de loin, qu'on vienne me parler, qu'on vienne me stupéfier.
La beauté du corps seule ne suffit que pour consumer son corps, dans une consommation vampirique par l'autre. Par pour attirer l'âme."

"J'ai peur que je ne serai jamais comme ce garçon qui papillonne d'un groupe à l'autre. On dirait une fée, il est beau d'âme et de corps. J'ai perdu le plaisir de la vie il y a plus de vingt ans, et depuis, je suis comme mort."

Mes guides finissent par me remonter, je les laisse alors qu'ils redescendent.
:slave:
waif
il y a 2 heures
Les passages entre guillemets sont directement copiés des impressions que j'ai notées sur place sur un petit carnet.

---

Entrée F***, l'odeur qui me frappe est une sorte de renfermé légèrement putride. L'échelle pour descendre est humide et glissante et le trou d'une quinzaine de mètre.
Nous marchons, je découvre qu'il y aura de l'eau. Je suis heureusement venu habillé en tenue de randonnée. L'eau monte jusqu'en bas de mes fesses. Elle est froide mais je ne sens aucune saleté et l'odeur n'est pas pire qu'avant. Seule la sensation de pieds mouillés dans les chaussures est désagréable.

Nous avons fini par atteindre la fameuse salle B**** où les habitués des catacombes se retrouvent. Je suis un "ristou", un touriste, et les cataphiles ne me voient pas d'un très bon oeil. D'emblée, je sens que je n'arrive pas à parler aux autres, je commence à me renfermer.

Je note dans mon carnet, tandis que la tristesse s'empare de moi :
"S'écorcher hors de sa propre chair et s'élever, rêver de pouvoir renaître autre, toujours soi et mieux."

Je voyais à ce moment un beau garçon au visage efféminé, aux cheveux mi-longs et avec une casquette d'ouvrier sur la tête. Il papillonait avec grâce d'un groupe à l'autre, il semblait n'avoir aucune gêne et s'amuser. Il invitait à danser un cataphile à l'aspect de skinhead, tatouage sur le visage et pantalon treillis. Celui-ci accepte et danse avec lui, et l'appelle son "twink".

Je continue d'écrire par moment :
"Nous aimerions seulement sentir plus beau, plus fort. L'illusion du bavardage dans lequel nous nous noyons nous-mêmes ; si seulement les entrelacs des lettres de ce stylo pouvaient contenir et communiquer tout ce que je voudrais exprimer."

Je pleurais plusieurs fois. Je sentais plusieurs regards sur moi. J'étais seul, quelques fois ceux qui m'ont accompagnés sont venus me remonter le moral ou me proposer de m'aider ou me remonter. J'ai refusé, j'avais la sensation de plomber l'ambiance. Je voulais mourir, j'écrivais pour chasser l'ennui.

"Que ce soit sur terre ou sous-terre, la vie est la même, la société est différente, disons que ce sont des personnes en quête d'existence en suspens, mais elles viennent comme dans une capsule, ramenant leur existence terrestre à l'identique dans ces souterrains.

Je ne suis que les pierres de ces catacombes quand je me vois mort.

J'aimerais pouvoir me réveiller. L'eau des souterrains est l'accumulation des larmes des peines de tous ceux de la ville d'en haut."

"Des gens de Shanghai sont venus? Ce sont des ristou aussi, ils me sont aussi étrangers que tout le reste du monde, il est impossible de leur parler, je gêne visiblement. Je me retire pour ne pas leur gâcher la soirée.

Je me sens être une île isolée qui amène sa solitude avec moi où que j'aille."

"Et pourtant j'aimerais aimer, désirer et être désiré, dévorer et être dévoré.
Pourquoi l'amour tel que je le conçois ne conduit-il qu'à l'annihiliation mutuelle, et non à l'élévation ou le dépassement ?"

"Nous avons sous terre une nécessité de se stupéfier avec l'alcool et diverses substances, comme s'il fallait provoquer quelque chose en nous pour qu'il se passe quelque chose avec les autres. Les gens se toisent en silence, ou restent farouchement en groupe. Un jeune homme grassouillet à côté de moi fume un cigare. Il vient de faire une blague un brin pathétique à ma camarade : 'moi c'est ma bite qui est morte'. Il me regarde l'air honteux, il se rend compte qu'il a fait un faux pas. Il se remet à fumer en regardant à terre. Les autres personnes sont en groupe et parlent entre elles. Je ne perçois que des bribes indistinctes des conversations. Je me sens incapable de communiquer avec qui que ce soit. J'embête mes voisins à me plaindre de mon manque de nicotine. Je me fais rabrouer par un groupe auquel je demande une cigarette. Je me rassois l'air maussade et honteux."

Je pleure beaucoup.

"Espérance que j'intéresse peut-être quelqu'un de loin, qu'on vienne me parler, qu'on vienne me stupéfier.
La beauté du corps seule ne suffit que pour consumer son corps, dans une consommation vampirique par l'autre. Par pour attirer l'âme."

"J'ai peur que je ne serai jamais comme ce garçon qui papillonne d'un groupe à l'autre. On dirait une fée, il est beau d'âme et de corps. J'ai perdu le plaisir de la vie il y a plus de vingt ans, et depuis, je suis comme mort."

Mes guides finissent par me remonter, je les laisse alors qu'ils redescendent.
:slave:
J'ai fait plusieurs fois les catacombes, vous n'êtes même pas descendus à plus de 3 mètres de la surface
:risitas_ahi:
Ave Maria
il y a 2 heures
Les passages entre guillemets sont directement copiés des impressions que j'ai notées sur place sur un petit carnet.

---

Entrée F***, l'odeur qui me frappe est une sorte de renfermé légèrement putride. L'échelle pour descendre est humide et glissante et le trou d'une quinzaine de mètre.
Nous marchons, je découvre qu'il y aura de l'eau. Je suis heureusement venu habillé en tenue de randonnée. L'eau monte jusqu'en bas de mes fesses. Elle est froide mais je ne sens aucune saleté et l'odeur n'est pas pire qu'avant. Seule la sensation de pieds mouillés dans les chaussures est désagréable.

Nous avons fini par atteindre la fameuse salle B**** où les habitués des catacombes se retrouvent. Je suis un "ristou", un touriste, et les cataphiles ne me voient pas d'un très bon oeil. D'emblée, je sens que je n'arrive pas à parler aux autres, je commence à me renfermer.

Je note dans mon carnet, tandis que la tristesse s'empare de moi :
"S'écorcher hors de sa propre chair et s'élever, rêver de pouvoir renaître autre, toujours soi et mieux."

Je voyais à ce moment un beau garçon au visage efféminé, aux cheveux mi-longs et avec une casquette d'ouvrier sur la tête. Il papillonait avec grâce d'un groupe à l'autre, il semblait n'avoir aucune gêne et s'amuser. Il invitait à danser un cataphile à l'aspect de skinhead, tatouage sur le visage et pantalon treillis. Celui-ci accepte et danse avec lui, et l'appelle son "twink".

Je continue d'écrire par moment :
"Nous aimerions seulement sentir plus beau, plus fort. L'illusion du bavardage dans lequel nous nous noyons nous-mêmes ; si seulement les entrelacs des lettres de ce stylo pouvaient contenir et communiquer tout ce que je voudrais exprimer."

Je pleurais plusieurs fois. Je sentais plusieurs regards sur moi. J'étais seul, quelques fois ceux qui m'ont accompagnés sont venus me remonter le moral ou me proposer de m'aider ou me remonter. J'ai refusé, j'avais la sensation de plomber l'ambiance. Je voulais mourir, j'écrivais pour chasser l'ennui.

"Que ce soit sur terre ou sous-terre, la vie est la même, la société est différente, disons que ce sont des personnes en quête d'existence en suspens, mais elles viennent comme dans une capsule, ramenant leur existence terrestre à l'identique dans ces souterrains.

Je ne suis que les pierres de ces catacombes quand je me vois mort.

J'aimerais pouvoir me réveiller. L'eau des souterrains est l'accumulation des larmes des peines de tous ceux de la ville d'en haut."

"Des gens de Shanghai sont venus? Ce sont des ristou aussi, ils me sont aussi étrangers que tout le reste du monde, il est impossible de leur parler, je gêne visiblement. Je me retire pour ne pas leur gâcher la soirée.

Je me sens être une île isolée qui amène sa solitude avec moi où que j'aille."

"Et pourtant j'aimerais aimer, désirer et être désiré, dévorer et être dévoré.
Pourquoi l'amour tel que je le conçois ne conduit-il qu'à l'annihiliation mutuelle, et non à l'élévation ou le dépassement ?"

"Nous avons sous terre une nécessité de se stupéfier avec l'alcool et diverses substances, comme s'il fallait provoquer quelque chose en nous pour qu'il se passe quelque chose avec les autres. Les gens se toisent en silence, ou restent farouchement en groupe. Un jeune homme grassouillet à côté de moi fume un cigare. Il vient de faire une blague un brin pathétique à ma camarade : 'moi c'est ma bite qui est morte'. Il me regarde l'air honteux, il se rend compte qu'il a fait un faux pas. Il se remet à fumer en regardant à terre. Les autres personnes sont en groupe et parlent entre elles. Je ne perçois que des bribes indistinctes des conversations. Je me sens incapable de communiquer avec qui que ce soit. J'embête mes voisins à me plaindre de mon manque de nicotine. Je me fais rabrouer par un groupe auquel je demande une cigarette. Je me rassois l'air maussade et honteux."

Je pleure beaucoup.

"Espérance que j'intéresse peut-être quelqu'un de loin, qu'on vienne me parler, qu'on vienne me stupéfier.
La beauté du corps seule ne suffit que pour consumer son corps, dans une consommation vampirique par l'autre. Par pour attirer l'âme."

"J'ai peur que je ne serai jamais comme ce garçon qui papillonne d'un groupe à l'autre. On dirait une fée, il est beau d'âme et de corps. J'ai perdu le plaisir de la vie il y a plus de vingt ans, et depuis, je suis comme mort."

Mes guides finissent par me remonter, je les laisse alors qu'ils redescendent.
:slave:
Très intéressant et bien écrit.

Les "habitués" qui traitent tout le monde de touristes et se comportent comme si c'était chez eux. Sacs à merde
:lisa_boire:
@Minerve, mon frère
il y a 2 heures
Les passages entre guillemets sont directement copiés des impressions que j'ai notées sur place sur un petit carnet.

---

Entrée F***, l'odeur qui me frappe est une sorte de renfermé légèrement putride. L'échelle pour descendre est humide et glissante et le trou d'une quinzaine de mètre.
Nous marchons, je découvre qu'il y aura de l'eau. Je suis heureusement venu habillé en tenue de randonnée. L'eau monte jusqu'en bas de mes fesses. Elle est froide mais je ne sens aucune saleté et l'odeur n'est pas pire qu'avant. Seule la sensation de pieds mouillés dans les chaussures est désagréable.

Nous avons fini par atteindre la fameuse salle B**** où les habitués des catacombes se retrouvent. Je suis un "ristou", un touriste, et les cataphiles ne me voient pas d'un très bon oeil. D'emblée, je sens que je n'arrive pas à parler aux autres, je commence à me renfermer.

Je note dans mon carnet, tandis que la tristesse s'empare de moi :
"S'écorcher hors de sa propre chair et s'élever, rêver de pouvoir renaître autre, toujours soi et mieux."

Je voyais à ce moment un beau garçon au visage efféminé, aux cheveux mi-longs et avec une casquette d'ouvrier sur la tête. Il papillonait avec grâce d'un groupe à l'autre, il semblait n'avoir aucune gêne et s'amuser. Il invitait à danser un cataphile à l'aspect de skinhead, tatouage sur le visage et pantalon treillis. Celui-ci accepte et danse avec lui, et l'appelle son "twink".

Je continue d'écrire par moment :
"Nous aimerions seulement sentir plus beau, plus fort. L'illusion du bavardage dans lequel nous nous noyons nous-mêmes ; si seulement les entrelacs des lettres de ce stylo pouvaient contenir et communiquer tout ce que je voudrais exprimer."

Je pleurais plusieurs fois. Je sentais plusieurs regards sur moi. J'étais seul, quelques fois ceux qui m'ont accompagnés sont venus me remonter le moral ou me proposer de m'aider ou me remonter. J'ai refusé, j'avais la sensation de plomber l'ambiance. Je voulais mourir, j'écrivais pour chasser l'ennui.

"Que ce soit sur terre ou sous-terre, la vie est la même, la société est différente, disons que ce sont des personnes en quête d'existence en suspens, mais elles viennent comme dans une capsule, ramenant leur existence terrestre à l'identique dans ces souterrains.

Je ne suis que les pierres de ces catacombes quand je me vois mort.

J'aimerais pouvoir me réveiller. L'eau des souterrains est l'accumulation des larmes des peines de tous ceux de la ville d'en haut."

"Des gens de Shanghai sont venus? Ce sont des ristou aussi, ils me sont aussi étrangers que tout le reste du monde, il est impossible de leur parler, je gêne visiblement. Je me retire pour ne pas leur gâcher la soirée.

Je me sens être une île isolée qui amène sa solitude avec moi où que j'aille."

"Et pourtant j'aimerais aimer, désirer et être désiré, dévorer et être dévoré.
Pourquoi l'amour tel que je le conçois ne conduit-il qu'à l'annihiliation mutuelle, et non à l'élévation ou le dépassement ?"

"Nous avons sous terre une nécessité de se stupéfier avec l'alcool et diverses substances, comme s'il fallait provoquer quelque chose en nous pour qu'il se passe quelque chose avec les autres. Les gens se toisent en silence, ou restent farouchement en groupe. Un jeune homme grassouillet à côté de moi fume un cigare. Il vient de faire une blague un brin pathétique à ma camarade : 'moi c'est ma bite qui est morte'. Il me regarde l'air honteux, il se rend compte qu'il a fait un faux pas. Il se remet à fumer en regardant à terre. Les autres personnes sont en groupe et parlent entre elles. Je ne perçois que des bribes indistinctes des conversations. Je me sens incapable de communiquer avec qui que ce soit. J'embête mes voisins à me plaindre de mon manque de nicotine. Je me fais rabrouer par un groupe auquel je demande une cigarette. Je me rassois l'air maussade et honteux."

Je pleure beaucoup.

"Espérance que j'intéresse peut-être quelqu'un de loin, qu'on vienne me parler, qu'on vienne me stupéfier.
La beauté du corps seule ne suffit que pour consumer son corps, dans une consommation vampirique par l'autre. Par pour attirer l'âme."

"J'ai peur que je ne serai jamais comme ce garçon qui papillonne d'un groupe à l'autre. On dirait une fée, il est beau d'âme et de corps. J'ai perdu le plaisir de la vie il y a plus de vingt ans, et depuis, je suis comme mort."

Mes guides finissent par me remonter, je les laisse alors qu'ils redescendent.
:slave:
Si je monte sur Paris, je t'écris ?
:lisa_boire:
@Minerve, mon frère
il y a 2 heures
Si je monte sur Paris, je t'écris ?
:lisa_boire:
pourquoi pas mais je risque d'être mal à l'aise
:puree:
waif
il y a une heure
pourquoi pas mais je risque d'être mal à l'aise
:puree:
Je suis bien plus tourmenté IRL, donc...
:puree:
@Minerve, mon frère
il y a une heure
Je suis bien plus tourmenté IRL, donc...
:puree:
Deux trois photos pas très intéressantes que j'ai prises
:slave:


ImageImage Image

waif
il y a une heure
Deux trois photos pas très intéressantes que j'ai prises
:slave:


ImageImage Image

Tu as vraiment des traits fins, c'est fou
:Olivierzoom:



Mais non, elles sont intéressantes, je ne savais pas qu'il y avait des sculptures de ce genre. Dommage que les catacombes deviennent un milieu de tox et de vieux fêtards
:lisa_boire:
@Minerve, mon frère
il y a une heure
Tu as vraiment des traits fins, c'est fou
:Olivierzoom:



Mais non, elles sont intéressantes, je ne savais pas qu'il y avait des sculptures de ce genre. Dommage que les catacombes deviennent un milieu de tox et de vieux fêtards
:lisa_boire:
C'est plus ou moins fin selon les angles

Et sinon ils étaient pas spécialement méchants, mais pas si différents des gens d'en-haut, la vie est aussi difficile pour les gens comme moi, au final, en bas.
waif
il y a une heure
C'est plus ou moins fin selon les angles

Et sinon ils étaient pas spécialement méchants, mais pas si différents des gens d'en-haut, la vie est aussi difficile pour les gens comme moi, au final, en bas.
Je me suis replié dans ma bulle si tu veux savoir. Je sors surtout pour mes rencards ou pour voir un ou deux potes, onchois inclus. Je n'aime plus les trop grands groupes.

:Chat_tamtam_speed:
@Minerve, mon frère
il y a une heure
Oui on était obligé de descendre par cette entrée là on avait pas la clé pour l'entrée avec l'escalier
:ChatigueTombe:
Quomodo vales ? Nam ego sum Solanum tuberosum !
il y a 37 minutes
On aurait pu passer par voie verte si ça te dérangerait
:hug:
Quomodo vales ? Nam ego sum Solanum tuberosum !
il y a 34 minutes
Gpalu
LabelConFort Kaguya-Hourai | De la main d'un ami, au baiser d'une bouche
il y a 33 minutes
J'ai fait plusieurs fois les catacombes, vous n'êtes même pas descendus à plus de 3 mètres de la surface
:risitas_ahi:
T'es un vrai des catacombes ?
:Glandu:

C'est comment alors
:Glandu:
LabelConFort Kaguya-Hourai | De la main d'un ami, au baiser d'une bouche
il y a 33 minutes
T'es un vrai des catacombes ?
:Glandu:

C'est comment alors
:Glandu:
Bof, ya d'autres urbex vraiment plus intéressants
:face_risitas:
Ave Maria
il y a 21 minutes
Bof, ya d'autres urbex vraiment plus intéressants
:face_risitas:
Ah oeeeee t'es un mec de l'urbex en fait
:Glandu:

Tu fais les hôpitaux abandonnés ?
:Glandu:
LabelConFort Kaguya-Hourai | De la main d'un ami, au baiser d'une bouche
il y a 20 minutes
Ah oeeeee t'es un mec de l'urbex en fait
:Glandu:

Tu fais les hôpitaux abandonnés ?
:Glandu:
J'en ai fait un
:face_risitas:
Ave Maria
il y a 19 minutes
Les passages entre guillemets sont directement copiés des impressions que j'ai notées sur place sur un petit carnet.

---

Entrée F***, l'odeur qui me frappe est une sorte de renfermé légèrement putride. L'échelle pour descendre est humide et glissante et le trou d'une quinzaine de mètre.
Nous marchons, je découvre qu'il y aura de l'eau. Je suis heureusement venu habillé en tenue de randonnée. L'eau monte jusqu'en bas de mes fesses. Elle est froide mais je ne sens aucune saleté et l'odeur n'est pas pire qu'avant. Seule la sensation de pieds mouillés dans les chaussures est désagréable.

Nous avons fini par atteindre la fameuse salle B**** où les habitués des catacombes se retrouvent. Je suis un "ristou", un touriste, et les cataphiles ne me voient pas d'un très bon oeil. D'emblée, je sens que je n'arrive pas à parler aux autres, je commence à me renfermer.

Je note dans mon carnet, tandis que la tristesse s'empare de moi :
"S'écorcher hors de sa propre chair et s'élever, rêver de pouvoir renaître autre, toujours soi et mieux."

Je voyais à ce moment un beau garçon au visage efféminé, aux cheveux mi-longs et avec une casquette d'ouvrier sur la tête. Il papillonait avec grâce d'un groupe à l'autre, il semblait n'avoir aucune gêne et s'amuser. Il invitait à danser un cataphile à l'aspect de skinhead, tatouage sur le visage et pantalon treillis. Celui-ci accepte et danse avec lui, et l'appelle son "twink".

Je continue d'écrire par moment :
"Nous aimerions seulement sentir plus beau, plus fort. L'illusion du bavardage dans lequel nous nous noyons nous-mêmes ; si seulement les entrelacs des lettres de ce stylo pouvaient contenir et communiquer tout ce que je voudrais exprimer."

Je pleurais plusieurs fois. Je sentais plusieurs regards sur moi. J'étais seul, quelques fois ceux qui m'ont accompagnés sont venus me remonter le moral ou me proposer de m'aider ou me remonter. J'ai refusé, j'avais la sensation de plomber l'ambiance. Je voulais mourir, j'écrivais pour chasser l'ennui.

"Que ce soit sur terre ou sous-terre, la vie est la même, la société est différente, disons que ce sont des personnes en quête d'existence en suspens, mais elles viennent comme dans une capsule, ramenant leur existence terrestre à l'identique dans ces souterrains.

Je ne suis que les pierres de ces catacombes quand je me vois mort.

J'aimerais pouvoir me réveiller. L'eau des souterrains est l'accumulation des larmes des peines de tous ceux de la ville d'en haut."

"Des gens de Shanghai sont venus? Ce sont des ristou aussi, ils me sont aussi étrangers que tout le reste du monde, il est impossible de leur parler, je gêne visiblement. Je me retire pour ne pas leur gâcher la soirée.

Je me sens être une île isolée qui amène sa solitude avec moi où que j'aille."

"Et pourtant j'aimerais aimer, désirer et être désiré, dévorer et être dévoré.
Pourquoi l'amour tel que je le conçois ne conduit-il qu'à l'annihiliation mutuelle, et non à l'élévation ou le dépassement ?"

"Nous avons sous terre une nécessité de se stupéfier avec l'alcool et diverses substances, comme s'il fallait provoquer quelque chose en nous pour qu'il se passe quelque chose avec les autres. Les gens se toisent en silence, ou restent farouchement en groupe. Un jeune homme grassouillet à côté de moi fume un cigare. Il vient de faire une blague un brin pathétique à ma camarade : 'moi c'est ma bite qui est morte'. Il me regarde l'air honteux, il se rend compte qu'il a fait un faux pas. Il se remet à fumer en regardant à terre. Les autres personnes sont en groupe et parlent entre elles. Je ne perçois que des bribes indistinctes des conversations. Je me sens incapable de communiquer avec qui que ce soit. J'embête mes voisins à me plaindre de mon manque de nicotine. Je me fais rabrouer par un groupe auquel je demande une cigarette. Je me rassois l'air maussade et honteux."

Je pleure beaucoup.

"Espérance que j'intéresse peut-être quelqu'un de loin, qu'on vienne me parler, qu'on vienne me stupéfier.
La beauté du corps seule ne suffit que pour consumer son corps, dans une consommation vampirique par l'autre. Par pour attirer l'âme."

"J'ai peur que je ne serai jamais comme ce garçon qui papillonne d'un groupe à l'autre. On dirait une fée, il est beau d'âme et de corps. J'ai perdu le plaisir de la vie il y a plus de vingt ans, et depuis, je suis comme mort."

Mes guides finissent par me remonter, je les laisse alors qu'ils redescendent.
:slave:
Pas besoin de papillonner d'un groupe à l'autre quand t'as trouvé ton groupe
:hug:

Et le garçon qui ressemblait à Gavroche dont tu parles, si il est à l'aise c'est peut être qu'il a appris à connaître les gens petit à petit sur le long terme
:oui:
au début il était peut et comme toi
:MarrantCoeur:
Quomodo vales ? Nam ego sum Solanum tuberosum !
il y a 19 minutes
J'ai fait plusieurs fois les catacombes, vous n'êtes même pas descendus à plus de 3 mètres de la surface
:risitas_ahi:
C'est le jeudi
:CS_fleur:

Le weekend on fait de l'exploration
:CS_fleur:

Puis pour la première descente de quelqu'un c'est mieux de ne pas partir trop loin
:CS_fleur:
Quomodo vales ? Nam ego sum Solanum tuberosum !
il y a 18 minutes
J'en ai fait un
:face_risitas:
C'est quoi le meilleur truc de tous alors
:Glandu:
LabelConFort Kaguya-Hourai | De la main d'un ami, au baiser d'une bouche
il y a 18 minutes