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Kevin, 22 ans, intérimaire depuis 3 ans dans une zone industrielle paumée entre un Lidl et un garage douteux. Son rêve ? Un T2 avec un balcon, même minuscule, histoire de fumer ses clopes en regardant la pluie tomber comme dans un clip triste.
Sauf que voilà, la banque elle a dit non.
Refus net. Motif : “revenus instables”.
Kevin a pris ça comme une insulte personnelle.
Un lundi matin, café tiède dans la main, il regarde son chef — Gérard, 54 ans, polo délavé, aura de mec qui a déjà abandonné ses rêves en 2003.
Kevin respire un coup.
— “Gérard… faut que je te parle.”
— “Si c’est pour les congés, c’est non.”
— “Non… c’est pour bosser PLUS.”
Silence.
Le temps se fige. Même le micro-ondes s’arrête.
— “Comment ça plus ?”
— “Je veux passer à 39h.”
Gérard le fixe comme s’il venait d’annoncer qu’il aimait travailler.
— “Mais… Kevin… personne demande ça…”
— “J’ai besoin d’un crédit. Je veux un appart.”
Gérard cligne des yeux.
Il comprend pas trop, mais il respecte. Un peu.
— “Bon… écoute… c’est bizarre… mais ok.”
Et là, bascule.
Kevin devient une machine.
Il arrive avant tout le monde, part après tout le monde.
Il dit bonjour. Il dit même merci.
Un collègue a cru qu’il était malade.
3 mois plus tard, Kevin retourne à la banque.
Même conseiller. Même regard vide.
— “Ah… Kevin… vous êtes revenu.”
— “J’suis à 39h maintenant.”
Le banquier tape sur son clavier comme dans un film hacker de 2007.
Silence. Suspense.
— “Bon… c’est… mieux.”
Kevin serre les poings.
— “Mais… ça reste juste.”
Le mot “juste” détruit 3 mois de sa vie.
— “Par contre… si vous avez un CDI…”
Kevin sort de la banque.
Il regarde le ciel gris.
Il allume une clope.
Le French Dream lui glisse entre les doigts comme une savonnette.
Le soir, il retourne au taf.
— “Gérard…”
— “Non.”
— “J’ai même pas parlé.”
— “Je sais. Mais non quand même.”
Kevin regarde l’entrepôt.
Les néons.
Le bruit des palettes.
Puis il lâche :
— “Et le CDI… c’est possible ?”
Gérard soupire. Longuement. Comme un vieux moteur diesel.
— “Kevin… t’es marrant toi…”
Pause.
— “Reviens me voir dans 6 mois.”
Kevin hoche la tête.
Il sourit. Un peu.
Parce que dans sa tête, il est déjà sur son balcon.
Avec sa clope.
Et la pluie.
il y a 6 jours
Ca glisse vraiment si bien les savonnettes ?? J ai jamais eu que du savon en bouteille perso
il y a 6 jours
Et Kévin n'est casi pas au bou de ses peines l'avenir lui réserve encore plein d'excellent bon moment
D'Hui
il y a 6 jours
Chokono
6j
Et Kévin n'est casi pas au bou de ses peines l'avenir lui réserve encore plein d'excellent bon moment
vie française
et personne ne se révolte
et personne ne se révolte
il y a 6 jours
Fallait pas travailler écoute, je ne plains pas les kevins
Je suis @Folkloristique
il y a 6 jours
lefou
6j
Kevin, 22 ans, intérimaire depuis 3 ans dans une zone industrielle paumée entre un Lidl et un garage douteux. Son rêve ? Un T2 avec un balcon, même minuscule, histoire de fumer ses clopes en regardant la pluie tomber comme dans un clip triste.
Sauf que voilà, la banque elle a dit non.
Refus net. Motif : “revenus instables”.
Kevin a pris ça comme une insulte personnelle.
Un lundi matin, café tiède dans la main, il regarde son chef — Gérard, 54 ans, polo délavé, aura de mec qui a déjà abandonné ses rêves en 2003.
Kevin respire un coup.
— “Gérard… faut que je te parle.”
— “Si c’est pour les congés, c’est non.”
— “Non… c’est pour bosser PLUS.”
Silence.
Le temps se fige. Même le micro-ondes s’arrête.
— “Comment ça plus ?”
— “Je veux passer à 39h.”
Gérard le fixe comme s’il venait d’annoncer qu’il aimait travailler.
— “Mais… Kevin… personne demande ça…”
— “J’ai besoin d’un crédit. Je veux un appart.”
Gérard cligne des yeux.
Il comprend pas trop, mais il respecte. Un peu.
— “Bon… écoute… c’est bizarre… mais ok.”
Et là, bascule.
Kevin devient une machine.
Il arrive avant tout le monde, part après tout le monde.
Il dit bonjour. Il dit même merci.
Un collègue a cru qu’il était malade.
3 mois plus tard, Kevin retourne à la banque.
Même conseiller. Même regard vide.
— “Ah… Kevin… vous êtes revenu.”
— “J’suis à 39h maintenant.”
Le banquier tape sur son clavier comme dans un film hacker de 2007.
Silence. Suspense.
— “Bon… c’est… mieux.”
Kevin serre les poings.
— “Mais… ça reste juste.”
Le mot “juste” détruit 3 mois de sa vie.
— “Par contre… si vous avez un CDI…”
Kevin sort de la banque.
Il regarde le ciel gris.
Il allume une clope.
Le French Dream lui glisse entre les doigts comme une savonnette.
Le soir, il retourne au taf.
— “Gérard…”
— “Non.”
— “J’ai même pas parlé.”
— “Je sais. Mais non quand même.”
Kevin regarde l’entrepôt.
Les néons.
Le bruit des palettes.
Puis il lâche :
— “Et le CDI… c’est possible ?”
Gérard soupire. Longuement. Comme un vieux moteur diesel.
— “Kevin… t’es marrant toi…”
Pause.
— “Reviens me voir dans 6 mois.”
Kevin hoche la tête.
Il sourit. Un peu.
Parce que dans sa tête, il est déjà sur son balcon.
Avec sa clope.
Et la pluie.
Six mois.
Six mois à empiler des cartons, dire “pas de souci Gérard” avec les yeux morts, et sourire aux collègues comme un mec déjà sorti de son corps.
Kevin tient.
Il refuse même un arrêt maladie alors qu’il a une bronchite qui sonne comme un moteur de Clio au démarrage.
Pourquoi ?
Parce qu’au bout du tunnel, il voit son CDI.
Le Graal administratif.
Le papier magique qui transforme un sous-homme bancaire en “profil rassurant”.
Puis arrive le grand jour.
Bureau de Gérard.
La même odeur de café brûlé et de papier humide.
Gérard est assis, les mains croisées, air grave.
Kevin est debout.
Le cœur à 180.
— “Gérard… les 6 mois…”
Gérard souffle.
Pas bon signe.
— “Kevin… tu bosses bien.”
Kevin sourit déjà.
— “T’es sérieux.”
Le sourire monte.
— “T’es motivé.”
Kevin est à deux secondes d’embrasser le bureau.
Et puis :
— “Mais on peut pas te prendre.”
Silence.
Le genre de silence qui vide une pièce.
— “Comment ça ?”
— “La direction veut geler les embauches.”
Kevin reste figé.
Comme si son cerveau refusait d’imprimer l’information.
— “Mais… vous aviez dit…”
— “J’avais dit reviens me voir. Pas oui.”
La phrase tombe comme une brique.
Kevin regarde Gérard.
Puis les murs.
Puis le sol.
Il sent un truc étrange monter.
Pas de la tristesse.
Pas de la colère.
Un mélange des deux.
Une lucidité brutale.
Il comprend.
Il comprend que Gérard n’a jamais eu le pouvoir.
Que la banque s’en fout.
Que la boîte s’en fout.
Que tout le système est une immense salle d’attente avec des néons.
Alors Kevin sourit.
Mais cette fois, pas pareil.
Un sourire calme.
Presque inquiétant.
— “D’accord Gérard.”
— “Tu le prends bien ?”
— “Très bien.”
Il sort.
Traverse l’entrepôt.
Passe devant les palettes.
Les collègues.
Le transpalette qui grince.
Il enlève ses gants.
Les pose proprement.
Prend sa veste.
Et part.
Sans un mot.
Le lendemain, Kevin ne revient pas.
Ni le surlendemain.
Au début, personne comprend.
Puis on apprend qu’il a trouvé ailleurs.
Pas mieux.
Pas pire.
Un petit poste dans une boîte de menuiserie à 40 bornes.
Mais en CDI.
Six mois plus tard, Kevin retourne à la banque.
Même conseiller.
Même tête de poisson fatigué.
— “Ah, monsieur Kevin.”
Kevin pose son dossier.
Calme.
Le conseiller tape.
Regarde l’écran.
Hoche la tête.
— “Bon… avec le CDI… ça devrait passer.”
Le “devrait” fait peur.
Mais cette fois :
— “Votre prêt est accordé.”
Kevin entend la phrase, mais elle met du temps à arriver au cerveau.
Comme un écho.
— “C’est bon ?”
— “Oui.”
Kevin signe.
Il remercie.
Sort.
Dehors, il pleut.
Évidemment.
Il s’arrête sous l’auvent de la banque.
Allume une clope.
Et regarde la pluie tomber sur le parking.
Ce n’est pas son balcon.
Pas encore.
Mais pour la première fois, il s’en approche.
Trois mois plus tard, Kevin emménage dans son T2.
47 mètres carrés.
Cuisine minuscule.
Salle de bain triste.
Balcon ridicule.
Mais à lui.
Le premier soir, il pose une chaise en plastique dehors.
S’assoit.
Allume une cigarette.
Regarde la pluie tomber sur la zone pavillonnaire.
Et là…
Il ressent rien.
Pas de joie immense.
Pas de triomphe.
Juste du calme.
Comme si tout ce bordel n’avait servi qu’à obtenir le droit d’être tranquille.
Il tire sur sa clope.
Regarde la rambarde humide.
Et murmure :
— “Putain… tout ça pour ça.”
Puis il sourit.
Un vrai sourire.
Parce qu’au fond…
C’était exactement pour ça.
Avoir un balcon ridicule.
Une clope.
La pluie.
Et enfin la paix.
Six mois à empiler des cartons, dire “pas de souci Gérard” avec les yeux morts, et sourire aux collègues comme un mec déjà sorti de son corps.
Kevin tient.
Il refuse même un arrêt maladie alors qu’il a une bronchite qui sonne comme un moteur de Clio au démarrage.
Pourquoi ?
Parce qu’au bout du tunnel, il voit son CDI.
Le Graal administratif.
Le papier magique qui transforme un sous-homme bancaire en “profil rassurant”.
Puis arrive le grand jour.
Bureau de Gérard.
La même odeur de café brûlé et de papier humide.
Gérard est assis, les mains croisées, air grave.
Kevin est debout.
Le cœur à 180.
— “Gérard… les 6 mois…”
Gérard souffle.
Pas bon signe.
— “Kevin… tu bosses bien.”
Kevin sourit déjà.
— “T’es sérieux.”
Le sourire monte.
— “T’es motivé.”
Kevin est à deux secondes d’embrasser le bureau.
Et puis :
— “Mais on peut pas te prendre.”
Silence.
Le genre de silence qui vide une pièce.
— “Comment ça ?”
— “La direction veut geler les embauches.”
Kevin reste figé.
Comme si son cerveau refusait d’imprimer l’information.
— “Mais… vous aviez dit…”
— “J’avais dit reviens me voir. Pas oui.”
La phrase tombe comme une brique.
Kevin regarde Gérard.
Puis les murs.
Puis le sol.
Il sent un truc étrange monter.
Pas de la tristesse.
Pas de la colère.
Un mélange des deux.
Une lucidité brutale.
Il comprend.
Il comprend que Gérard n’a jamais eu le pouvoir.
Que la banque s’en fout.
Que la boîte s’en fout.
Que tout le système est une immense salle d’attente avec des néons.
Alors Kevin sourit.
Mais cette fois, pas pareil.
Un sourire calme.
Presque inquiétant.
— “D’accord Gérard.”
— “Tu le prends bien ?”
— “Très bien.”
Il sort.
Traverse l’entrepôt.
Passe devant les palettes.
Les collègues.
Le transpalette qui grince.
Il enlève ses gants.
Les pose proprement.
Prend sa veste.
Et part.
Sans un mot.
Le lendemain, Kevin ne revient pas.
Ni le surlendemain.
Au début, personne comprend.
Puis on apprend qu’il a trouvé ailleurs.
Pas mieux.
Pas pire.
Un petit poste dans une boîte de menuiserie à 40 bornes.
Mais en CDI.
Six mois plus tard, Kevin retourne à la banque.
Même conseiller.
Même tête de poisson fatigué.
— “Ah, monsieur Kevin.”
Kevin pose son dossier.
Calme.
Le conseiller tape.
Regarde l’écran.
Hoche la tête.
— “Bon… avec le CDI… ça devrait passer.”
Le “devrait” fait peur.
Mais cette fois :
— “Votre prêt est accordé.”
Kevin entend la phrase, mais elle met du temps à arriver au cerveau.
Comme un écho.
— “C’est bon ?”
— “Oui.”
Kevin signe.
Il remercie.
Sort.
Dehors, il pleut.
Évidemment.
Il s’arrête sous l’auvent de la banque.
Allume une clope.
Et regarde la pluie tomber sur le parking.
Ce n’est pas son balcon.
Pas encore.
Mais pour la première fois, il s’en approche.
Trois mois plus tard, Kevin emménage dans son T2.
47 mètres carrés.
Cuisine minuscule.
Salle de bain triste.
Balcon ridicule.
Mais à lui.
Le premier soir, il pose une chaise en plastique dehors.
S’assoit.
Allume une cigarette.
Regarde la pluie tomber sur la zone pavillonnaire.
Et là…
Il ressent rien.
Pas de joie immense.
Pas de triomphe.
Juste du calme.
Comme si tout ce bordel n’avait servi qu’à obtenir le droit d’être tranquille.
Il tire sur sa clope.
Regarde la rambarde humide.
Et murmure :
— “Putain… tout ça pour ça.”
Puis il sourit.
Un vrai sourire.
Parce qu’au fond…
C’était exactement pour ça.
Avoir un balcon ridicule.
Une clope.
La pluie.
Et enfin la paix.
il y a 6 jours
Six mois.
Six mois à empiler des cartons, dire “pas de souci Gérard” avec les yeux morts, et sourire aux collègues comme un mec déjà sorti de son corps.
Kevin tient.
Il refuse même un arrêt maladie alors qu’il a une bronchite qui sonne comme un moteur de Clio au démarrage.
Pourquoi ?
Parce qu’au bout du tunnel, il voit son CDI.
Le Graal administratif.
Le papier magique qui transforme un sous-homme bancaire en “profil rassurant”.
Puis arrive le grand jour.
Bureau de Gérard.
La même odeur de café brûlé et de papier humide.
Gérard est assis, les mains croisées, air grave.
Kevin est debout.
Le cœur à 180.
— “Gérard… les 6 mois…”
Gérard souffle.
Pas bon signe.
— “Kevin… tu bosses bien.”
Kevin sourit déjà.
— “T’es sérieux.”
Le sourire monte.
— “T’es motivé.”
Kevin est à deux secondes d’embrasser le bureau.
Et puis :
— “Mais on peut pas te prendre.”
Silence.
Le genre de silence qui vide une pièce.
— “Comment ça ?”
— “La direction veut geler les embauches.”
Kevin reste figé.
Comme si son cerveau refusait d’imprimer l’information.
— “Mais… vous aviez dit…”
— “J’avais dit reviens me voir. Pas oui.”
La phrase tombe comme une brique.
Kevin regarde Gérard.
Puis les murs.
Puis le sol.
Il sent un truc étrange monter.
Pas de la tristesse.
Pas de la colère.
Un mélange des deux.
Une lucidité brutale.
Il comprend.
Il comprend que Gérard n’a jamais eu le pouvoir.
Que la banque s’en fout.
Que la boîte s’en fout.
Que tout le système est une immense salle d’attente avec des néons.
Alors Kevin sourit.
Mais cette fois, pas pareil.
Un sourire calme.
Presque inquiétant.
— “D’accord Gérard.”
— “Tu le prends bien ?”
— “Très bien.”
Il sort.
Traverse l’entrepôt.
Passe devant les palettes.
Les collègues.
Le transpalette qui grince.
Il enlève ses gants.
Les pose proprement.
Prend sa veste.
Et part.
Sans un mot.
Le lendemain, Kevin ne revient pas.
Ni le surlendemain.
Au début, personne comprend.
Puis on apprend qu’il a trouvé ailleurs.
Pas mieux.
Pas pire.
Un petit poste dans une boîte de menuiserie à 40 bornes.
Mais en CDI.
Six mois plus tard, Kevin retourne à la banque.
Même conseiller.
Même tête de poisson fatigué.
— “Ah, monsieur Kevin.”
Kevin pose son dossier.
Calme.
Le conseiller tape.
Regarde l’écran.
Hoche la tête.
— “Bon… avec le CDI… ça devrait passer.”
Le “devrait” fait peur.
Mais cette fois :
— “Votre prêt est accordé.”
Kevin entend la phrase, mais elle met du temps à arriver au cerveau.
Comme un écho.
— “C’est bon ?”
— “Oui.”
Kevin signe.
Il remercie.
Sort.
Dehors, il pleut.
Évidemment.
Il s’arrête sous l’auvent de la banque.
Allume une clope.
Et regarde la pluie tomber sur le parking.
Ce n’est pas son balcon.
Pas encore.
Mais pour la première fois, il s’en approche.
Trois mois plus tard, Kevin emménage dans son T2.
47 mètres carrés.
Cuisine minuscule.
Salle de bain triste.
Balcon ridicule.
Mais à lui.
Le premier soir, il pose une chaise en plastique dehors.
S’assoit.
Allume une cigarette.
Regarde la pluie tomber sur la zone pavillonnaire.
Et là…
Il ressent rien.
Pas de joie immense.
Pas de triomphe.
Juste du calme.
Comme si tout ce bordel n’avait servi qu’à obtenir le droit d’être tranquille.
Il tire sur sa clope.
Regarde la rambarde humide.
Et murmure :
— “Putain… tout ça pour ça.”
Puis il sourit.
Un vrai sourire.
Parce qu’au fond…
C’était exactement pour ça.
Avoir un balcon ridicule.
Une clope.
La pluie.
Et enfin la paix.
Six mois à empiler des cartons, dire “pas de souci Gérard” avec les yeux morts, et sourire aux collègues comme un mec déjà sorti de son corps.
Kevin tient.
Il refuse même un arrêt maladie alors qu’il a une bronchite qui sonne comme un moteur de Clio au démarrage.
Pourquoi ?
Parce qu’au bout du tunnel, il voit son CDI.
Le Graal administratif.
Le papier magique qui transforme un sous-homme bancaire en “profil rassurant”.
Puis arrive le grand jour.
Bureau de Gérard.
La même odeur de café brûlé et de papier humide.
Gérard est assis, les mains croisées, air grave.
Kevin est debout.
Le cœur à 180.
— “Gérard… les 6 mois…”
Gérard souffle.
Pas bon signe.
— “Kevin… tu bosses bien.”
Kevin sourit déjà.
— “T’es sérieux.”
Le sourire monte.
— “T’es motivé.”
Kevin est à deux secondes d’embrasser le bureau.
Et puis :
— “Mais on peut pas te prendre.”
Silence.
Le genre de silence qui vide une pièce.
— “Comment ça ?”
— “La direction veut geler les embauches.”
Kevin reste figé.
Comme si son cerveau refusait d’imprimer l’information.
— “Mais… vous aviez dit…”
— “J’avais dit reviens me voir. Pas oui.”
La phrase tombe comme une brique.
Kevin regarde Gérard.
Puis les murs.
Puis le sol.
Il sent un truc étrange monter.
Pas de la tristesse.
Pas de la colère.
Un mélange des deux.
Une lucidité brutale.
Il comprend.
Il comprend que Gérard n’a jamais eu le pouvoir.
Que la banque s’en fout.
Que la boîte s’en fout.
Que tout le système est une immense salle d’attente avec des néons.
Alors Kevin sourit.
Mais cette fois, pas pareil.
Un sourire calme.
Presque inquiétant.
— “D’accord Gérard.”
— “Tu le prends bien ?”
— “Très bien.”
Il sort.
Traverse l’entrepôt.
Passe devant les palettes.
Les collègues.
Le transpalette qui grince.
Il enlève ses gants.
Les pose proprement.
Prend sa veste.
Et part.
Sans un mot.
Le lendemain, Kevin ne revient pas.
Ni le surlendemain.
Au début, personne comprend.
Puis on apprend qu’il a trouvé ailleurs.
Pas mieux.
Pas pire.
Un petit poste dans une boîte de menuiserie à 40 bornes.
Mais en CDI.
Six mois plus tard, Kevin retourne à la banque.
Même conseiller.
Même tête de poisson fatigué.
— “Ah, monsieur Kevin.”
Kevin pose son dossier.
Calme.
Le conseiller tape.
Regarde l’écran.
Hoche la tête.
— “Bon… avec le CDI… ça devrait passer.”
Le “devrait” fait peur.
Mais cette fois :
— “Votre prêt est accordé.”
Kevin entend la phrase, mais elle met du temps à arriver au cerveau.
Comme un écho.
— “C’est bon ?”
— “Oui.”
Kevin signe.
Il remercie.
Sort.
Dehors, il pleut.
Évidemment.
Il s’arrête sous l’auvent de la banque.
Allume une clope.
Et regarde la pluie tomber sur le parking.
Ce n’est pas son balcon.
Pas encore.
Mais pour la première fois, il s’en approche.
Trois mois plus tard, Kevin emménage dans son T2.
47 mètres carrés.
Cuisine minuscule.
Salle de bain triste.
Balcon ridicule.
Mais à lui.
Le premier soir, il pose une chaise en plastique dehors.
S’assoit.
Allume une cigarette.
Regarde la pluie tomber sur la zone pavillonnaire.
Et là…
Il ressent rien.
Pas de joie immense.
Pas de triomphe.
Juste du calme.
Comme si tout ce bordel n’avait servi qu’à obtenir le droit d’être tranquille.
Il tire sur sa clope.
Regarde la rambarde humide.
Et murmure :
— “Putain… tout ça pour ça.”
Puis il sourit.
Un vrai sourire.
Parce qu’au fond…
C’était exactement pour ça.
Avoir un balcon ridicule.
Une clope.
La pluie.
Et enfin la paix.
il y a 5 jours
Bravo aux deux loustics c'était très bien écrit, très bonne morale, meilleure production que toutes les productions du service public sur les 20 dernières années.
Bien à vous
Bien à vous
il y a 5 jours
Six mois.
Six mois à empiler des cartons, dire “pas de souci Gérard” avec les yeux morts, et sourire aux collègues comme un mec déjà sorti de son corps.
Kevin tient.
Il refuse même un arrêt maladie alors qu’il a une bronchite qui sonne comme un moteur de Clio au démarrage.
Pourquoi ?
Parce qu’au bout du tunnel, il voit son CDI.
Le Graal administratif.
Le papier magique qui transforme un sous-homme bancaire en “profil rassurant”.
Puis arrive le grand jour.
Bureau de Gérard.
La même odeur de café brûlé et de papier humide.
Gérard est assis, les mains croisées, air grave.
Kevin est debout.
Le cœur à 180.
— “Gérard… les 6 mois…”
Gérard souffle.
Pas bon signe.
— “Kevin… tu bosses bien.”
Kevin sourit déjà.
— “T’es sérieux.”
Le sourire monte.
— “T’es motivé.”
Kevin est à deux secondes d’embrasser le bureau.
Et puis :
— “Mais on peut pas te prendre.”
Silence.
Le genre de silence qui vide une pièce.
— “Comment ça ?”
— “La direction veut geler les embauches.”
Kevin reste figé.
Comme si son cerveau refusait d’imprimer l’information.
— “Mais… vous aviez dit…”
— “J’avais dit reviens me voir. Pas oui.”
La phrase tombe comme une brique.
Kevin regarde Gérard.
Puis les murs.
Puis le sol.
Il sent un truc étrange monter.
Pas de la tristesse.
Pas de la colère.
Un mélange des deux.
Une lucidité brutale.
Il comprend.
Il comprend que Gérard n’a jamais eu le pouvoir.
Que la banque s’en fout.
Que la boîte s’en fout.
Que tout le système est une immense salle d’attente avec des néons.
Alors Kevin sourit.
Mais cette fois, pas pareil.
Un sourire calme.
Presque inquiétant.
— “D’accord Gérard.”
— “Tu le prends bien ?”
— “Très bien.”
Il sort.
Traverse l’entrepôt.
Passe devant les palettes.
Les collègues.
Le transpalette qui grince.
Il enlève ses gants.
Les pose proprement.
Prend sa veste.
Et part.
Sans un mot.
Le lendemain, Kevin ne revient pas.
Ni le surlendemain.
Au début, personne comprend.
Puis on apprend qu’il a trouvé ailleurs.
Pas mieux.
Pas pire.
Un petit poste dans une boîte de menuiserie à 40 bornes.
Mais en CDI.
Six mois plus tard, Kevin retourne à la banque.
Même conseiller.
Même tête de poisson fatigué.
— “Ah, monsieur Kevin.”
Kevin pose son dossier.
Calme.
Le conseiller tape.
Regarde l’écran.
Hoche la tête.
— “Bon… avec le CDI… ça devrait passer.”
Le “devrait” fait peur.
Mais cette fois :
— “Votre prêt est accordé.”
Kevin entend la phrase, mais elle met du temps à arriver au cerveau.
Comme un écho.
— “C’est bon ?”
— “Oui.”
Kevin signe.
Il remercie.
Sort.
Dehors, il pleut.
Évidemment.
Il s’arrête sous l’auvent de la banque.
Allume une clope.
Et regarde la pluie tomber sur le parking.
Ce n’est pas son balcon.
Pas encore.
Mais pour la première fois, il s’en approche.
Trois mois plus tard, Kevin emménage dans son T2.
47 mètres carrés.
Cuisine minuscule.
Salle de bain triste.
Balcon ridicule.
Mais à lui.
Le premier soir, il pose une chaise en plastique dehors.
S’assoit.
Allume une cigarette.
Regarde la pluie tomber sur la zone pavillonnaire.
Et là…
Il ressent rien.
Pas de joie immense.
Pas de triomphe.
Juste du calme.
Comme si tout ce bordel n’avait servi qu’à obtenir le droit d’être tranquille.
Il tire sur sa clope.
Regarde la rambarde humide.
Et murmure :
— “Putain… tout ça pour ça.”
Puis il sourit.
Un vrai sourire.
Parce qu’au fond…
C’était exactement pour ça.
Avoir un balcon ridicule.
Une clope.
La pluie.
Et enfin la paix.
Six mois à empiler des cartons, dire “pas de souci Gérard” avec les yeux morts, et sourire aux collègues comme un mec déjà sorti de son corps.
Kevin tient.
Il refuse même un arrêt maladie alors qu’il a une bronchite qui sonne comme un moteur de Clio au démarrage.
Pourquoi ?
Parce qu’au bout du tunnel, il voit son CDI.
Le Graal administratif.
Le papier magique qui transforme un sous-homme bancaire en “profil rassurant”.
Puis arrive le grand jour.
Bureau de Gérard.
La même odeur de café brûlé et de papier humide.
Gérard est assis, les mains croisées, air grave.
Kevin est debout.
Le cœur à 180.
— “Gérard… les 6 mois…”
Gérard souffle.
Pas bon signe.
— “Kevin… tu bosses bien.”
Kevin sourit déjà.
— “T’es sérieux.”
Le sourire monte.
— “T’es motivé.”
Kevin est à deux secondes d’embrasser le bureau.
Et puis :
— “Mais on peut pas te prendre.”
Silence.
Le genre de silence qui vide une pièce.
— “Comment ça ?”
— “La direction veut geler les embauches.”
Kevin reste figé.
Comme si son cerveau refusait d’imprimer l’information.
— “Mais… vous aviez dit…”
— “J’avais dit reviens me voir. Pas oui.”
La phrase tombe comme une brique.
Kevin regarde Gérard.
Puis les murs.
Puis le sol.
Il sent un truc étrange monter.
Pas de la tristesse.
Pas de la colère.
Un mélange des deux.
Une lucidité brutale.
Il comprend.
Il comprend que Gérard n’a jamais eu le pouvoir.
Que la banque s’en fout.
Que la boîte s’en fout.
Que tout le système est une immense salle d’attente avec des néons.
Alors Kevin sourit.
Mais cette fois, pas pareil.
Un sourire calme.
Presque inquiétant.
— “D’accord Gérard.”
— “Tu le prends bien ?”
— “Très bien.”
Il sort.
Traverse l’entrepôt.
Passe devant les palettes.
Les collègues.
Le transpalette qui grince.
Il enlève ses gants.
Les pose proprement.
Prend sa veste.
Et part.
Sans un mot.
Le lendemain, Kevin ne revient pas.
Ni le surlendemain.
Au début, personne comprend.
Puis on apprend qu’il a trouvé ailleurs.
Pas mieux.
Pas pire.
Un petit poste dans une boîte de menuiserie à 40 bornes.
Mais en CDI.
Six mois plus tard, Kevin retourne à la banque.
Même conseiller.
Même tête de poisson fatigué.
— “Ah, monsieur Kevin.”
Kevin pose son dossier.
Calme.
Le conseiller tape.
Regarde l’écran.
Hoche la tête.
— “Bon… avec le CDI… ça devrait passer.”
Le “devrait” fait peur.
Mais cette fois :
— “Votre prêt est accordé.”
Kevin entend la phrase, mais elle met du temps à arriver au cerveau.
Comme un écho.
— “C’est bon ?”
— “Oui.”
Kevin signe.
Il remercie.
Sort.
Dehors, il pleut.
Évidemment.
Il s’arrête sous l’auvent de la banque.
Allume une clope.
Et regarde la pluie tomber sur le parking.
Ce n’est pas son balcon.
Pas encore.
Mais pour la première fois, il s’en approche.
Trois mois plus tard, Kevin emménage dans son T2.
47 mètres carrés.
Cuisine minuscule.
Salle de bain triste.
Balcon ridicule.
Mais à lui.
Le premier soir, il pose une chaise en plastique dehors.
S’assoit.
Allume une cigarette.
Regarde la pluie tomber sur la zone pavillonnaire.
Et là…
Il ressent rien.
Pas de joie immense.
Pas de triomphe.
Juste du calme.
Comme si tout ce bordel n’avait servi qu’à obtenir le droit d’être tranquille.
Il tire sur sa clope.
Regarde la rambarde humide.
Et murmure :
— “Putain… tout ça pour ça.”
Puis il sourit.
Un vrai sourire.
Parce qu’au fond…
C’était exactement pour ça.
Avoir un balcon ridicule.
Une clope.
La pluie.
Et enfin la paix.
Merci d'avoir pu réaliser le rêve de Kévin !
Je veille sur Onche City !
il y a 5 jours
C'est vous qui avez pondu ça ou c'est l'ia
Super en tout cas
Super en tout cas
LabelConFort Kaguya-Hourai | De la main d'un ami, au baiser d'une bouche
il y a 5 jours
C'est vous qui avez pondu ça ou c'est l'ia
Super en tout cas
Super en tout cas
IA
j’ai demandé une histoire de french dream
carte blanche totale
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carte blanche totale
il y a 5 jours
dans la réalité gerard ne se souvient même plus qu’il lui avait promis ça
et il n’a pas son appart en dessous de 120k
il y a 5 jours
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