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Cet été, j'ai entrepris quelque chose d'audacieux : l'ascension du Mont Viso en solo, sans corde, et depuis la mer. Je passe sur les 300km de haute montagne pour parvenir à sa base pour débuter le récit à Pontechianalé, dans la vallée italienne. Mais d'abord, présentons le bestiau :
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Le Mont Viso, c'est cette horreur qui se dresse bien au-dessus d'autres sommets déjà terrifiants. 3900 mètres, rien d'équivalent sur des lieues à la ronde, on peut dire que c'est le Mont Blanc du sud. Partout, il domine le paysage.

Mais pour le moment, je suis a Pontechianale, un charmant village tout bleu tout vert en fond de vallée, typiquement le genre d'endroit qui inspire la sérénité. Les fleurs pétillent, les ardoisent brillent, ça sent la pizza, et je passe ici de bons moments
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Je longe la route, puis je monte par un vallon boisé où coule une rivière douce. C'est calme, les troupeau jouent du carillon lorsque j'atteins les alpages. Quelques cabanons échoués se trouvent encore près des berges. Je dois être à 2000 mètres lorsque je quitte le large sentier pour emprunter un tout petit layon qui me dirige vers des falaises. Elles sont creusées en leur centre par une gorge inquiétante où se logent des nuages.


Un homme apeuré descend et m'assure que le passage est impraticable, dangereux, il a vraiment l'air affolé et veut à peine me laisser passer. J'en ai vu d'autres, et l'ascension de la gorge n'est que la marche d'approche, enfin ! Je grimpe donc la gorge, étroite, raide et vaguement technique. Il faut parfois foutre les mains, mais ça ne m'effraie pas. En revanche, je n'y vois plus rien, la brume engloutit tout à présent. Tout n'est plus que roche et brouillard, j'ai tout-à-fait changé d'univers. Voici le début, encore dans la lumière

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Après plus d'une heure, j'arrive au niveau d'un plateau désertique, où je distingue la silhouette d'une cabane. Je ne l'ai pas prise en photo, mais voilà comment, à peu près, elle m'est apparue. A la différence que j'étouffais sous la brume

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2600 mètres, il est 14h30, je décide d'y passer la nuit. 8 adolescents italiens me rejoignent un peu après. Ils font le tour du Viso. Suivis par deux français, qui font également le tour. Enfin, deux autres français, puis un français seul qui prévoient l'ascension, comme moi. Puisque le français solo est ultra déterminé et qu'il veut partir avec moi le matin à 4 heures à la frontale, on décide de partir ensemble.

Nous poursuivons la marche d'approche en pleine nuit, jusqu'à parvenir à l'aube au second refuge, un espèce de conteneur blindé perché à 3200 mètres. Nous y laissons nos sacs, nos bâtons, et tout notre matériel, parce que c'est ici que la véritable ascension débute, et nous voulons nous alléger.
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Rapidement, les premiers pas d'escalade nous font face. Une succession de cheminées et de vire, deux heures où aucune erreur de nous est permise. Il n'y a plus aucun endroit véritablement safe. Tout est exposé au vide. L'escalade n'est jamais trop raide ou trop longue, mais il faut être assuré sur les appuis. Mon partenaire s'essouffle moins que moi, j'ai trouvé un véritable compétiteur pour la première fois. Quand je me retourne, une maquette se dessine

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Nous sommes à présent si haut que nous surplombons des espaces désolés. 3600, 3700, l'arrête s'affine jusqu'à la cheminée finale, une dizaine de mètre au bout desquels on aperçoit déjà la croix sommitale ! Il est 7 heures à peine, nous sommes les premiers. Ici, le temps sa dilate, la réalité devient intense, nous vivons un moment presque tribal, presque préhistorique


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il y a 24 jours
Magnifique. La deuxième photo je peux la prendre pour mon fond d'écran
:Photo:
S'est récemment adapté à la civilisation française https://onche.org/topic/1[...]it-robert-du-quoicoubeh/1
il y a 24 jours
Magnifique. La deuxième photo je peux la prendre pour mon fond d'écran
:Photo:
Vas-y
:risitaeheh:
il y a 24 jours
Cet été, j'ai entrepris quelque chose d'audacieux : l'ascension du Mont Viso en solo, sans corde, et depuis la mer. Je passe sur les 300km de haute montagne pour parvenir à sa base pour débuter le récit à Pontechianalé, dans la vallée italienne. Mais d'abord, présentons le bestiau :
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Le Mont Viso, c'est cette horreur qui se dresse bien au-dessus d'autres sommets déjà terrifiants. 3900 mètres, rien d'équivalent sur des lieues à la ronde, on peut dire que c'est le Mont Blanc du sud. Partout, il domine le paysage.

Mais pour le moment, je suis a Pontechianale, un charmant village tout bleu tout vert en fond de vallée, typiquement le genre d'endroit qui inspire la sérénité. Les fleurs pétillent, les ardoisent brillent, ça sent la pizza, et je passe ici de bons moments
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Je longe la route, puis je monte par un vallon boisé où coule une rivière douce. C'est calme, les troupeau jouent du carillon lorsque j'atteins les alpages. Quelques cabanons échoués se trouvent encore près des berges. Je dois être à 2000 mètres lorsque je quitte le large sentier pour emprunter un tout petit layon qui me dirige vers des falaises. Elles sont creusées en leur centre par une gorge inquiétante où se logent des nuages.


Un homme apeuré descend et m'assure que le passage est impraticable, dangereux, il a vraiment l'air affolé et veut à peine me laisser passer. J'en ai vu d'autres, et l'ascension de la gorge n'est que la marche d'approche, enfin ! Je grimpe donc la gorge, étroite, raide et vaguement technique. Il faut parfois foutre les mains, mais ça ne m'effraie pas. En revanche, je n'y vois plus rien, la brume engloutit tout à présent. Tout n'est plus que roche et brouillard, j'ai tout-à-fait changé d'univers. Voici le début, encore dans la lumière

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Après plus d'une heure, j'arrive au niveau d'un plateau désertique, où je distingue la silhouette d'une cabane. Je ne l'ai pas prise en photo, mais voilà comment, à peu près, elle m'est apparue. A la différence que j'étouffais sous la brume

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2600 mètres, il est 14h30, je décide d'y passer la nuit. 8 adolescents italiens me rejoignent un peu après. Ils font le tour du Viso. Suivis par deux français, qui font également le tour. Enfin, deux autres français, puis un français seul qui prévoient l'ascension, comme moi. Puisque le français solo est ultra déterminé et qu'il veut partir avec moi le matin à 4 heures à la frontale, on décide de partir ensemble.

Nous poursuivons la marche d'approche en pleine nuit, jusqu'à parvenir à l'aube au second refuge, un espèce de conteneur blindé perché à 3200 mètres. Nous y laissons nos sacs, nos bâtons, et tout notre matériel, parce que c'est ici que la véritable ascension débute, et nous voulons nous alléger.
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Rapidement, les premiers pas d'escalade nous font face. Une succession de cheminées et de vire, deux heures où aucune erreur de nous est permise. Il n'y a plus aucun endroit véritablement safe. Tout est exposé au vide. L'escalade n'est jamais trop raide ou trop longue, mais il faut être assuré sur les appuis. Mon partenaire s'essouffle moins que moi, j'ai trouvé un véritable compétiteur pour la première fois. Quand je me retourne, une maquette se dessine

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Nous sommes à présent si haut que nous surplombons des espaces désolés. 3600, 3700, l'arrête s'affine jusqu'à la cheminée finale, une dizaine de mètre au bout desquels on aperçoit déjà la croix sommitale ! Il est 7 heures à peine, nous sommes les premiers. Ici, le temps sa dilate, la réalité devient intense, nous vivons un moment presque tribal, presque préhistorique


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G lu
:okok:
et g aimé
:okok:


La blonde ! tu l’as serrée ?
il y a 24 jours
G lu
:okok:
et g aimé
:okok:


La blonde ! tu l’as serrée ?
Quoi ?
:gne1:
il y a 24 jours
T'as jeté l'anneau dans le feu finalement ?
:chatserpent:
il y a 24 jours
Quoi ?
:gne1:
Ça tape le whisky

Mais fais pas l’innocent nonobstant

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il y a 24 jours
T'as jeté l'anneau dans le feu finalement ?
:chatserpent:
Oh putain merde l'anneau
:zahi:
il y a 24 jours
Oh putain merde l'anneau
:zahi:
:Chat_fache_4:
il y a 24 jours
:zahi:
il y a 24 jours
Ca tue
Clopeur, alcoolique et misanthrope
il y a 24 jours
Ca tue
Oui, on peut en mourir
:zahi:
il y a 23 jours
Cet été, j'ai entrepris quelque chose d'audacieux : l'ascension du Mont Viso en solo, sans corde, et depuis la mer. Je passe sur les 300km de haute montagne pour parvenir à sa base pour débuter le récit à Pontechianalé, dans la vallée italienne. Mais d'abord, présentons le bestiau :
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Le Mont Viso, c'est cette horreur qui se dresse bien au-dessus d'autres sommets déjà terrifiants. 3900 mètres, rien d'équivalent sur des lieues à la ronde, on peut dire que c'est le Mont Blanc du sud. Partout, il domine le paysage.

Mais pour le moment, je suis a Pontechianale, un charmant village tout bleu tout vert en fond de vallée, typiquement le genre d'endroit qui inspire la sérénité. Les fleurs pétillent, les ardoisent brillent, ça sent la pizza, et je passe ici de bons moments
Image

Je longe la route, puis je monte par un vallon boisé où coule une rivière douce. C'est calme, les troupeau jouent du carillon lorsque j'atteins les alpages. Quelques cabanons échoués se trouvent encore près des berges. Je dois être à 2000 mètres lorsque je quitte le large sentier pour emprunter un tout petit layon qui me dirige vers des falaises. Elles sont creusées en leur centre par une gorge inquiétante où se logent des nuages.


Un homme apeuré descend et m'assure que le passage est impraticable, dangereux, il a vraiment l'air affolé et veut à peine me laisser passer. J'en ai vu d'autres, et l'ascension de la gorge n'est que la marche d'approche, enfin ! Je grimpe donc la gorge, étroite, raide et vaguement technique. Il faut parfois foutre les mains, mais ça ne m'effraie pas. En revanche, je n'y vois plus rien, la brume engloutit tout à présent. Tout n'est plus que roche et brouillard, j'ai tout-à-fait changé d'univers. Voici le début, encore dans la lumière

Image


Après plus d'une heure, j'arrive au niveau d'un plateau désertique, où je distingue la silhouette d'une cabane. Je ne l'ai pas prise en photo, mais voilà comment, à peu près, elle m'est apparue. A la différence que j'étouffais sous la brume

Image

2600 mètres, il est 14h30, je décide d'y passer la nuit. 8 adolescents italiens me rejoignent un peu après. Ils font le tour du Viso. Suivis par deux français, qui font également le tour. Enfin, deux autres français, puis un français seul qui prévoient l'ascension, comme moi. Puisque le français solo est ultra déterminé et qu'il veut partir avec moi le matin à 4 heures à la frontale, on décide de partir ensemble.

Nous poursuivons la marche d'approche en pleine nuit, jusqu'à parvenir à l'aube au second refuge, un espèce de conteneur blindé perché à 3200 mètres. Nous y laissons nos sacs, nos bâtons, et tout notre matériel, parce que c'est ici que la véritable ascension débute, et nous voulons nous alléger.
Image

Rapidement, les premiers pas d'escalade nous font face. Une succession de cheminées et de vire, deux heures où aucune erreur de nous est permise. Il n'y a plus aucun endroit véritablement safe. Tout est exposé au vide. L'escalade n'est jamais trop raide ou trop longue, mais il faut être assuré sur les appuis. Mon partenaire s'essouffle moins que moi, j'ai trouvé un véritable compétiteur pour la première fois. Quand je me retourne, une maquette se dessine

Image

Nous sommes à présent si haut que nous surplombons des espaces désolés. 3600, 3700, l'arrête s'affine jusqu'à la cheminée finale, une dizaine de mètre au bout desquels on aperçoit déjà la croix sommitale ! Il est 7 heures à peine, nous sommes les premiers. Ici, le temps sa dilate, la réalité devient intense, nous vivons un moment presque tribal, presque préhistorique


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Mais bordel.

Chad, va
:bateman3:
@Minerve, mon frère
il y a 23 jours
Mais bordel.

Chad, va
:bateman3:
Heureusement qu'il y a Recitasse sur le forom sinon je serais le Gigachad
:zahi:
il y a 23 jours