Ce sujet a été résolu
Je vais vous dire la vérité, et tant pis si ça pique les yeux de vos CTO en carton : l’IA a sauvé ma boîte. On est passés d’une équipe de devs asthmatiques à une usine de guerre thermonucléaire. On a hacké le système, on a transcendé le code, on est devenus des dieux de la vélocité. On livre plus de features en une matinée que la NASA en dix ans. C’est l’orgasme productif permanent, le nirvana du SaaS, la Silicon Valley qui nous fait une haie d’honneur.
Enfin, ça, c’est le ramassis de conneries que je débite aux investisseurs pour qu’ils continuent de financer notre gangrène numérique. La réalité, c’est qu’on a ouvert les vannes d’un égout à ciel ouvert et qu’on appelle ça de l’eau de source.
Tout a commencé quand on a filé des licences Claude et Copilot à nos juniors. Ces espèces de singes savants qui ne sauraient pas coder un Hello World sans faire une erreur de syntaxe se sont mis à nous vomir 5 000 lignes de code par jour. De la pure chiasse algorithmique, mais bien indentée, alors tout le monde applaudissait. Le problème ? On a transformé notre Lead Dev en éboueur de luxe. Le mec s'est retrouvé avec 80 Pull Requests de 3 000 lignes à reviewer chaque matin. On n'a pas accéléré le flux, on a juste compressé toute la merde du monde contre le seul cerveau humain qui comprenait encore ce qu'on fabriquait. Le gars a tenu deux semaines avant de finir en HP avec une prescription de Xanax plus longue que son CV.
Mais comme on est des toxicos de la tech, on n'a pas arrêté les frais. On a « solutionné » le goulot d'étranglement avec une IA de Code Review. Le génie absolu : une IA qui valide le code produit par une autre IA. Deux entités lobotomisées qui se tapent dans le dos en mode « Trust me bro ». Résultat ? Le pipeline de CI/CD tournait à la vitesse du son, on déployait plus vite que mon ombre. Et là, c'est la prod qui a fait une overdose. Le code était syntaxiquement "propre" mais fonctionnellement suicidaire. On a livré des bugs tellement complexes qu’ils semblaient doués de conscience. On livrait de la merde certifiée bio à une vitesse supersonique.
Nouveau bottleneck : la stabilité et la cohérence métier. Pas de souci, on a repris une dose. On a acheté une IA de Product Management pour rédiger des specs béton et une IA de QA pour tester tout ce dépotoir. L’IA de PM s’est mise à générer 1 200 tickets Jira par jour parce que, hey, le texte c’est gratuit quand c’est pas toi qui réfléchis. Et l’IA de QA, pour justifier son abonnement à 2 000 balles, s’est mise à nous chier 40 000 bugs quotidiens, dont 99 % étaient des hallucinations pures de sa part. On était noyés sous un tsunami de faux positifs.
La solution ? Évidemment, une IA de Debugging pour filtrer les délires de l’IA de QA qui testait le code de l’IA de Dev drivée par l’IA de PM. On a maintenant huit couches de logiciels parasites qui se hurlent dessus en langage naturel dans nos pipelines. C’est une partouze algorithmique qui nous coûte 80k par mois d'abonnements "Enterprise Platinum". On a des serveurs AWS qui brûlent l’équivalent de l’énergie d’un petit pays africain juste pour faire tourner des agents IA qui passent leur journée à s’excuser mutuellement de leurs incompétences sur Slack.
Le bilan est magnifique : on a une courbe de vélocité qui pointe vers Mars, mais on n’a pas sorti une seule ligne de code utile depuis six mois. On a bâti un schéma de Ponzi technologique où chaque solution miracle crée une nouvelle strate de complexité toxique qu’on doit éponger avec une autre solution encore plus chère. On n'est plus des ingénieurs, on est des spectateurs impuissants d'un combat d'infirmier numériques dans une décharge automatisée. On paie des fortunes pour automatiser notre propre paralysie. Mais bon, tant que le CTO peut se pignoler sur ses dashboards devant le board, on continue de sucer la roue de Sam Altman en attendant que le serveur de prod s'auto-extermine. L'IA en dev, c'est pas une révolution, c'est juste le moyen le plus rapide de transformer un budget R&D en un tas de cendres numériques tout en souriant comme un débile sur LinkedIn. Redpill : t’as pas gagné en productivité, t’as juste acheté une machine à fabriquer des goulots d’étranglement. Et devine quoi ? C'est toi, le prochain bouchon.
Enfin, ça, c’est le ramassis de conneries que je débite aux investisseurs pour qu’ils continuent de financer notre gangrène numérique. La réalité, c’est qu’on a ouvert les vannes d’un égout à ciel ouvert et qu’on appelle ça de l’eau de source.
Tout a commencé quand on a filé des licences Claude et Copilot à nos juniors. Ces espèces de singes savants qui ne sauraient pas coder un Hello World sans faire une erreur de syntaxe se sont mis à nous vomir 5 000 lignes de code par jour. De la pure chiasse algorithmique, mais bien indentée, alors tout le monde applaudissait. Le problème ? On a transformé notre Lead Dev en éboueur de luxe. Le mec s'est retrouvé avec 80 Pull Requests de 3 000 lignes à reviewer chaque matin. On n'a pas accéléré le flux, on a juste compressé toute la merde du monde contre le seul cerveau humain qui comprenait encore ce qu'on fabriquait. Le gars a tenu deux semaines avant de finir en HP avec une prescription de Xanax plus longue que son CV.
Mais comme on est des toxicos de la tech, on n'a pas arrêté les frais. On a « solutionné » le goulot d'étranglement avec une IA de Code Review. Le génie absolu : une IA qui valide le code produit par une autre IA. Deux entités lobotomisées qui se tapent dans le dos en mode « Trust me bro ». Résultat ? Le pipeline de CI/CD tournait à la vitesse du son, on déployait plus vite que mon ombre. Et là, c'est la prod qui a fait une overdose. Le code était syntaxiquement "propre" mais fonctionnellement suicidaire. On a livré des bugs tellement complexes qu’ils semblaient doués de conscience. On livrait de la merde certifiée bio à une vitesse supersonique.
Nouveau bottleneck : la stabilité et la cohérence métier. Pas de souci, on a repris une dose. On a acheté une IA de Product Management pour rédiger des specs béton et une IA de QA pour tester tout ce dépotoir. L’IA de PM s’est mise à générer 1 200 tickets Jira par jour parce que, hey, le texte c’est gratuit quand c’est pas toi qui réfléchis. Et l’IA de QA, pour justifier son abonnement à 2 000 balles, s’est mise à nous chier 40 000 bugs quotidiens, dont 99 % étaient des hallucinations pures de sa part. On était noyés sous un tsunami de faux positifs.
La solution ? Évidemment, une IA de Debugging pour filtrer les délires de l’IA de QA qui testait le code de l’IA de Dev drivée par l’IA de PM. On a maintenant huit couches de logiciels parasites qui se hurlent dessus en langage naturel dans nos pipelines. C’est une partouze algorithmique qui nous coûte 80k par mois d'abonnements "Enterprise Platinum". On a des serveurs AWS qui brûlent l’équivalent de l’énergie d’un petit pays africain juste pour faire tourner des agents IA qui passent leur journée à s’excuser mutuellement de leurs incompétences sur Slack.
Le bilan est magnifique : on a une courbe de vélocité qui pointe vers Mars, mais on n’a pas sorti une seule ligne de code utile depuis six mois. On a bâti un schéma de Ponzi technologique où chaque solution miracle crée une nouvelle strate de complexité toxique qu’on doit éponger avec une autre solution encore plus chère. On n'est plus des ingénieurs, on est des spectateurs impuissants d'un combat d'infirmier numériques dans une décharge automatisée. On paie des fortunes pour automatiser notre propre paralysie. Mais bon, tant que le CTO peut se pignoler sur ses dashboards devant le board, on continue de sucer la roue de Sam Altman en attendant que le serveur de prod s'auto-extermine. L'IA en dev, c'est pas une révolution, c'est juste le moyen le plus rapide de transformer un budget R&D en un tas de cendres numériques tout en souriant comme un débile sur LinkedIn. Redpill : t’as pas gagné en productivité, t’as juste acheté une machine à fabriquer des goulots d’étranglement. Et devine quoi ? C'est toi, le prochain bouchon.
Maybe I just want to maybe...
il y a 3 heures
Et si vous pensiez que le cirque s’arrêtait aux lignes de code, laissez-moi vous achever avec l’histoire d’un pote qui bosse dans les Ressources Humaines d’une multinationale. Le mec est arrivé en début d'année avec le regard de celui qui a découvert le feu : « Les gars, on a craqué le facteur humain. On a implémenté une IA de Talent Acquisition qui scanne 500 000 CV en 4 secondes. On va dénicher les génies de demain, optimiser la rétention et prédire qui va démissionner avant même qu'ils n'y pensent eux-mêmes. »
Le board était en transe. Les DRH se voyaient déjà en train de siroter des cocktails pendant que l'algorithme construisait l'équipe de rêve, les investisseurs hurlaient au génie et tout le monde imaginait un monde où chaque employé serait un rouage parfait, poli et lubrifié par la data. C’était la promesse d’une entreprise sans friction, où le "fit culturel" était calculé à la virgule près.
Sauf que, spoiler : les bureaux sont toujours vides, les mecs brillants se font recaler par le filtre et on continue d'embaucher des psychopathes qui savent juste "parler à l'IA".
Pourquoi ? Parce que le goulot d’étranglement, ce n’est pas de lire des CV, c’est de gérer des humains avec des ego, des humeurs et des vies de merde. L’IA peut détecter des mots-clés, mais elle ne voit pas que le candidat "expert en Python" a en fait généré tout son portfolio sur ChatGPT et qu'il est incapable de brancher un deuxième écran sans faire une crise de panique.
Mon pote s’est retrouvé avec une IA qui lui a sélectionné 10 000 "candidats parfaits" en une matinée. Super ! Sauf que maintenant, le goulot d'étranglement, c'est l'entretien. Les managers, qui ont déjà un vrai métier à côté, se sont retrouvés avec 50 entretiens par semaine pour des clones qui récitent tous le même script optimisé par l'IA. On n'a pas trouvé de talents, on a juste créé une file d'attente monstrueuse devant le bureau des managers qui sont maintenant tous en arrêt maladie pour surmenage.
Mais évidemment, au lieu de se dire que l'intuition humaine ça sert à quelque chose, ils ont repris une ligne de coke technologique : « Les managers sont trop lents ? Pas de souci, on va mettre une IA d'Entretien Vidéo ! » Maintenant, les candidats parlent à une webcam qui analyse leurs micro-expressions faciales et le ton de leur voix pour détecter s'ils sont "dynamiques".
Résultat : l'IA a recalé tous les ingénieurs de génie parce qu'ils sont un peu autistes et ne sourient pas assez, et elle a recommandé d'embaucher uniquement des commerciaux cocaïnomanes et des mythomanes de compétition qui savent charmer un algorithme. Le bottleneck s'est déplacé : maintenant, on a une boîte remplie de gens magnifiques sur Zoom mais totalement incompétents une fois devant un clavier.
Et pour gérer ce chaos, ils ont ajouté une IA de "People Analytics" pour surveiller la productivité et le bonheur des employés. L'IA envoie des alertes parce que Jean-Michel n'a pas assez bougé sa souris entre 14h et 14h12, ce qui déclenche un mail automatique de "soutien psychologique" généré par un bot. Les employés sont tellement fliqués qu'ils passent 80% de leur temps à simuler de l'activité pour plaire à la machine.
Aujourd’hui, mon pote regarde ses rapports : l’entreprise n’a jamais eu autant de "talents certifiés" sur le papier, mais le turnover est à 400% et la culture d'entreprise ressemble à un épisode de Black Mirror tourné dans un EHPAD. Ils paient des fortunes en licences SaaS pour que des robots recrutent des robots qui simulent du travail devant des algorithmes de surveillance.
On n’a pas révolutionné les RH. On a juste automatisé le malaise. On a remplacé le management par une bureaucratie algorithmique toxique où chaque "solution" sert à traquer les échecs de la précédente. C’est la redpill finale : l’IA dans les RH, c’est pas du recrutement, c’est de la sélection artificielle pour transformer ta boîte en usine à clones dysfonctionnels avec un abonnement Enterprise Platinum.
Mais bon, le cours de l’action grimpe parce qu'on a "réduit les coûts de recrutement", alors on continue de payer pour que des machines s'auto-félicitent d'avoir embauché le néant.
Le board était en transe. Les DRH se voyaient déjà en train de siroter des cocktails pendant que l'algorithme construisait l'équipe de rêve, les investisseurs hurlaient au génie et tout le monde imaginait un monde où chaque employé serait un rouage parfait, poli et lubrifié par la data. C’était la promesse d’une entreprise sans friction, où le "fit culturel" était calculé à la virgule près.
Sauf que, spoiler : les bureaux sont toujours vides, les mecs brillants se font recaler par le filtre et on continue d'embaucher des psychopathes qui savent juste "parler à l'IA".
Pourquoi ? Parce que le goulot d’étranglement, ce n’est pas de lire des CV, c’est de gérer des humains avec des ego, des humeurs et des vies de merde. L’IA peut détecter des mots-clés, mais elle ne voit pas que le candidat "expert en Python" a en fait généré tout son portfolio sur ChatGPT et qu'il est incapable de brancher un deuxième écran sans faire une crise de panique.
Mon pote s’est retrouvé avec une IA qui lui a sélectionné 10 000 "candidats parfaits" en une matinée. Super ! Sauf que maintenant, le goulot d'étranglement, c'est l'entretien. Les managers, qui ont déjà un vrai métier à côté, se sont retrouvés avec 50 entretiens par semaine pour des clones qui récitent tous le même script optimisé par l'IA. On n'a pas trouvé de talents, on a juste créé une file d'attente monstrueuse devant le bureau des managers qui sont maintenant tous en arrêt maladie pour surmenage.
Mais évidemment, au lieu de se dire que l'intuition humaine ça sert à quelque chose, ils ont repris une ligne de coke technologique : « Les managers sont trop lents ? Pas de souci, on va mettre une IA d'Entretien Vidéo ! » Maintenant, les candidats parlent à une webcam qui analyse leurs micro-expressions faciales et le ton de leur voix pour détecter s'ils sont "dynamiques".
Résultat : l'IA a recalé tous les ingénieurs de génie parce qu'ils sont un peu autistes et ne sourient pas assez, et elle a recommandé d'embaucher uniquement des commerciaux cocaïnomanes et des mythomanes de compétition qui savent charmer un algorithme. Le bottleneck s'est déplacé : maintenant, on a une boîte remplie de gens magnifiques sur Zoom mais totalement incompétents une fois devant un clavier.
Et pour gérer ce chaos, ils ont ajouté une IA de "People Analytics" pour surveiller la productivité et le bonheur des employés. L'IA envoie des alertes parce que Jean-Michel n'a pas assez bougé sa souris entre 14h et 14h12, ce qui déclenche un mail automatique de "soutien psychologique" généré par un bot. Les employés sont tellement fliqués qu'ils passent 80% de leur temps à simuler de l'activité pour plaire à la machine.
Aujourd’hui, mon pote regarde ses rapports : l’entreprise n’a jamais eu autant de "talents certifiés" sur le papier, mais le turnover est à 400% et la culture d'entreprise ressemble à un épisode de Black Mirror tourné dans un EHPAD. Ils paient des fortunes en licences SaaS pour que des robots recrutent des robots qui simulent du travail devant des algorithmes de surveillance.
On n’a pas révolutionné les RH. On a juste automatisé le malaise. On a remplacé le management par une bureaucratie algorithmique toxique où chaque "solution" sert à traquer les échecs de la précédente. C’est la redpill finale : l’IA dans les RH, c’est pas du recrutement, c’est de la sélection artificielle pour transformer ta boîte en usine à clones dysfonctionnels avec un abonnement Enterprise Platinum.
Mais bon, le cours de l’action grimpe parce qu'on a "réduit les coûts de recrutement", alors on continue de payer pour que des machines s'auto-félicitent d'avoir embauché le néant.
Maybe I just want to maybe...
il y a 2 heures
Aya, t'en think whatent @Zardoz ?
Je tiens à ajouter que dans des boîtes sensibles (la défense pour ne pas dire), lia est globalement interdit pour des réseaux de sécurité
"Ça pourrait nous espionner"
Et les ia interne ne sont pas ouf SAUF pour outrepasser l'architecture pète couille de l'intranet
Je tiens à ajouter que dans des boîtes sensibles (la défense pour ne pas dire), lia est globalement interdit pour des réseaux de sécurité
"Ça pourrait nous espionner"
Et les ia interne ne sont pas ouf SAUF pour outrepasser l'architecture pète couille de l'intranet
il y a 2 heures
Le délire de voir une entreprise se détruire de l'intérieur
Tu adoptes quelle attitude à ce sujet? Tu subis? Tu essayes d'ouvrir ta gueule pour leur montrer ce qui ne fonctionne pas? Ou tu observes de loin en rigolant?
Tu adoptes quelle attitude à ce sujet? Tu subis? Tu essayes d'ouvrir ta gueule pour leur montrer ce qui ne fonctionne pas? Ou tu observes de loin en rigolant?
il y a 2 heures
Tkt pas 2-3 ans tout tourne sans toi et ta boîte profite bien
Et dans 2-3 ans on aura terminé de lire ses pavés
il y a 2 heures
Le pire dans l'histoire c'est que c'est surement une IA qui a rédigé cette histoire
il y a 2 heures
Lysaelia
3h
Je vais vous dire la vérité, et tant pis si ça pique les yeux de vos CTO en carton : l’IA a sauvé ma boîte. On est passés d’une équipe de devs asthmatiques à une usine de guerre thermonucléaire. On a hacké le système, on a transcendé le code, on est devenus des dieux de la vélocité. On livre plus de features en une matinée que la NASA en dix ans. C’est l’orgasme productif permanent, le nirvana du SaaS, la Silicon Valley qui nous fait une haie d’honneur.
Enfin, ça, c’est le ramassis de conneries que je débite aux investisseurs pour qu’ils continuent de financer notre gangrène numérique. La réalité, c’est qu’on a ouvert les vannes d’un égout à ciel ouvert et qu’on appelle ça de l’eau de source.
Tout a commencé quand on a filé des licences Claude et Copilot à nos juniors. Ces espèces de singes savants qui ne sauraient pas coder un Hello World sans faire une erreur de syntaxe se sont mis à nous vomir 5 000 lignes de code par jour. De la pure chiasse algorithmique, mais bien indentée, alors tout le monde applaudissait. Le problème ? On a transformé notre Lead Dev en éboueur de luxe. Le mec s'est retrouvé avec 80 Pull Requests de 3 000 lignes à reviewer chaque matin. On n'a pas accéléré le flux, on a juste compressé toute la merde du monde contre le seul cerveau humain qui comprenait encore ce qu'on fabriquait. Le gars a tenu deux semaines avant de finir en HP avec une prescription de Xanax plus longue que son CV.
Mais comme on est des toxicos de la tech, on n'a pas arrêté les frais. On a « solutionné » le goulot d'étranglement avec une IA de Code Review. Le génie absolu : une IA qui valide le code produit par une autre IA. Deux entités lobotomisées qui se tapent dans le dos en mode « Trust me bro ». Résultat ? Le pipeline de CI/CD tournait à la vitesse du son, on déployait plus vite que mon ombre. Et là, c'est la prod qui a fait une overdose. Le code était syntaxiquement "propre" mais fonctionnellement suicidaire. On a livré des bugs tellement complexes qu’ils semblaient doués de conscience. On livrait de la merde certifiée bio à une vitesse supersonique.
Nouveau bottleneck : la stabilité et la cohérence métier. Pas de souci, on a repris une dose. On a acheté une IA de Product Management pour rédiger des specs béton et une IA de QA pour tester tout ce dépotoir. L’IA de PM s’est mise à générer 1 200 tickets Jira par jour parce que, hey, le texte c’est gratuit quand c’est pas toi qui réfléchis. Et l’IA de QA, pour justifier son abonnement à 2 000 balles, s’est mise à nous chier 40 000 bugs quotidiens, dont 99 % étaient des hallucinations pures de sa part. On était noyés sous un tsunami de faux positifs.
La solution ? Évidemment, une IA de Debugging pour filtrer les délires de l’IA de QA qui testait le code de l’IA de Dev drivée par l’IA de PM. On a maintenant huit couches de logiciels parasites qui se hurlent dessus en langage naturel dans nos pipelines. C’est une partouze algorithmique qui nous coûte 80k par mois d'abonnements "Enterprise Platinum". On a des serveurs AWS qui brûlent l’équivalent de l’énergie d’un petit pays africain juste pour faire tourner des agents IA qui passent leur journée à s’excuser mutuellement de leurs incompétences sur Slack.
Le bilan est magnifique : on a une courbe de vélocité qui pointe vers Mars, mais on n’a pas sorti une seule ligne de code utile depuis six mois. On a bâti un schéma de Ponzi technologique où chaque solution miracle crée une nouvelle strate de complexité toxique qu’on doit éponger avec une autre solution encore plus chère. On n'est plus des ingénieurs, on est des spectateurs impuissants d'un combat d'infirmier numériques dans une décharge automatisée. On paie des fortunes pour automatiser notre propre paralysie. Mais bon, tant que le CTO peut se pignoler sur ses dashboards devant le board, on continue de sucer la roue de Sam Altman en attendant que le serveur de prod s'auto-extermine. L'IA en dev, c'est pas une révolution, c'est juste le moyen le plus rapide de transformer un budget R&D en un tas de cendres numériques tout en souriant comme un débile sur LinkedIn. Redpill : t’as pas gagné en productivité, t’as juste acheté une machine à fabriquer des goulots d’étranglement. Et devine quoi ? C'est toi, le prochain bouchon.
Enfin, ça, c’est le ramassis de conneries que je débite aux investisseurs pour qu’ils continuent de financer notre gangrène numérique. La réalité, c’est qu’on a ouvert les vannes d’un égout à ciel ouvert et qu’on appelle ça de l’eau de source.
Tout a commencé quand on a filé des licences Claude et Copilot à nos juniors. Ces espèces de singes savants qui ne sauraient pas coder un Hello World sans faire une erreur de syntaxe se sont mis à nous vomir 5 000 lignes de code par jour. De la pure chiasse algorithmique, mais bien indentée, alors tout le monde applaudissait. Le problème ? On a transformé notre Lead Dev en éboueur de luxe. Le mec s'est retrouvé avec 80 Pull Requests de 3 000 lignes à reviewer chaque matin. On n'a pas accéléré le flux, on a juste compressé toute la merde du monde contre le seul cerveau humain qui comprenait encore ce qu'on fabriquait. Le gars a tenu deux semaines avant de finir en HP avec une prescription de Xanax plus longue que son CV.
Mais comme on est des toxicos de la tech, on n'a pas arrêté les frais. On a « solutionné » le goulot d'étranglement avec une IA de Code Review. Le génie absolu : une IA qui valide le code produit par une autre IA. Deux entités lobotomisées qui se tapent dans le dos en mode « Trust me bro ». Résultat ? Le pipeline de CI/CD tournait à la vitesse du son, on déployait plus vite que mon ombre. Et là, c'est la prod qui a fait une overdose. Le code était syntaxiquement "propre" mais fonctionnellement suicidaire. On a livré des bugs tellement complexes qu’ils semblaient doués de conscience. On livrait de la merde certifiée bio à une vitesse supersonique.
Nouveau bottleneck : la stabilité et la cohérence métier. Pas de souci, on a repris une dose. On a acheté une IA de Product Management pour rédiger des specs béton et une IA de QA pour tester tout ce dépotoir. L’IA de PM s’est mise à générer 1 200 tickets Jira par jour parce que, hey, le texte c’est gratuit quand c’est pas toi qui réfléchis. Et l’IA de QA, pour justifier son abonnement à 2 000 balles, s’est mise à nous chier 40 000 bugs quotidiens, dont 99 % étaient des hallucinations pures de sa part. On était noyés sous un tsunami de faux positifs.
La solution ? Évidemment, une IA de Debugging pour filtrer les délires de l’IA de QA qui testait le code de l’IA de Dev drivée par l’IA de PM. On a maintenant huit couches de logiciels parasites qui se hurlent dessus en langage naturel dans nos pipelines. C’est une partouze algorithmique qui nous coûte 80k par mois d'abonnements "Enterprise Platinum". On a des serveurs AWS qui brûlent l’équivalent de l’énergie d’un petit pays africain juste pour faire tourner des agents IA qui passent leur journée à s’excuser mutuellement de leurs incompétences sur Slack.
Le bilan est magnifique : on a une courbe de vélocité qui pointe vers Mars, mais on n’a pas sorti une seule ligne de code utile depuis six mois. On a bâti un schéma de Ponzi technologique où chaque solution miracle crée une nouvelle strate de complexité toxique qu’on doit éponger avec une autre solution encore plus chère. On n'est plus des ingénieurs, on est des spectateurs impuissants d'un combat d'infirmier numériques dans une décharge automatisée. On paie des fortunes pour automatiser notre propre paralysie. Mais bon, tant que le CTO peut se pignoler sur ses dashboards devant le board, on continue de sucer la roue de Sam Altman en attendant que le serveur de prod s'auto-extermine. L'IA en dev, c'est pas une révolution, c'est juste le moyen le plus rapide de transformer un budget R&D en un tas de cendres numériques tout en souriant comme un débile sur LinkedIn. Redpill : t’as pas gagné en productivité, t’as juste acheté une machine à fabriquer des goulots d’étranglement. Et devine quoi ? C'est toi, le prochain bouchon.
G tout lu et c est qualitatif
il y a 2 heures
Je pris pour l'autodestruction des IA c'est vraiment le cancer de l'humanité dans ce genre de domaines
Bientôt, je serai de retour près de toi
il y a 2 heures
C'est super intéressant, je savais pas que tu travaillais dans l'informatique.
Tu viens de décrire ce qui est sûrement en train de se passer dans beaucoup de grosses boîtes.
Tu viens de décrire ce qui est sûrement en train de se passer dans beaucoup de grosses boîtes.
il y a 2 heures
































