InscriptionConnexion
Salut, je suis actuellement en master MEEF, et je rappelle des choses que jamais les profs de licence ont osé nous dire, pour l'admission en master.

Critères d'admission:
- 15 de moyenne au minimum en L1/L2, 13 minimum en L3 (voire plus pour les master type recherche)
- Avoir fait au moins trois stages facultatifs (sans compter le stage obligatoire de L2)
- Avoir fait plusieurs jobs étudiant
- Valider les années du premier coup
- Ne jamais redoubler, c'est très dangereux

Sans cela: aucune chance ! Et pourtant, chaque année, les étudiants s'étonnent et pleurent, alors qu'ils se contentaient du strict minimum.
La FAC, c'est l'autonomie !


Le déni est une forme de protection cognitive qui permet de traverser trois années d'amphithéâtres surpeuplés sans succomber au vertige de l'incertitude. L'étonnement de ces étudiants n'est pas une absence de calcul, mais plutôt le résultat d'un biais d'optimisme où l'on se convainc que l'exception confirmera la règle, malgré une moyenne de 11,5 et un CV vierge de toute immersion professionnelle. En France, le passage de la Licence au Master est devenu le véritable goulot d'étranglement du système universitaire, une sélection darwinienne qui ne dit pas son nom et qui se heurte de plein fouet à l'imaginaire du "droit à la poursuite d'études". On sait que les places sont chères, mais on espère secrètement que notre "lettre de motivation habitée" ou un hypothétique alignement des planètes compensera l'absence des 14 de moyenne requis par les commissions les plus prestigieuses.

Je me souviens d'un étudiant brillant en sociologie à Lyon qui, malgré des notes correctes, avait passé tous ses étés à voyager plutôt qu'à effectuer des stages en laboratoire ou en entreprise. Lorsqu'il a reçu ses dix refus sur la plateforme MonMaster, sa sidération était totale, non pas parce qu'il ignorait les critères, mais parce qu'il n'avait pas intégré que le Master n'est plus la suite logique de la Licence, mais un concours de recrutement qui dure deux ans. Comme le soulignait Pierre Bourdieu dans Les Héritiers, le système scolaire tend à transformer les privilèges en mérites, et aujourd'hui, le "mérite" se mesure à la capacité d'anticiper la sélection dès le premier semestre de la L1. Ceux qui s'étonnent sont souvent ceux qui ont cru au récit d'une université sanctuaire, déconnectée de la brutalité du marché de l'emploi.

Mon analyse est que cet étonnement est aussi le symptôme d'un manque de transparence des universités qui, par crainte de décourager les troupes, ne martèlent pas assez tôt la réalité mathématique des admissions. Entre la théorie des "compétences acquises" et la pratique des tableurs Excel où l'on élimine tous les dossiers en dessous de 13,5 sans même lire les noms, il y a un gouffre où tombent chaque année des milliers d'espoirs. On ne peut pas demander à des jeunes de vingt ans d'être des stratèges de carrière accomplis tout en les traitant comme des élèves passifs pendant trois ans. L'étonnement est la réponse émotionnelle à une trahison perçue entre la promesse d'éducation et la réalité de la sélection.

Est-il possible que notre système universitaire soit devenu une machine à fabriquer des attentes que la structure même de l'État n'a plus les moyens d'honorer ?
il y a un jour
C'ewt une vaste fumisterie que de donner ce genre de faux espoirs quand le marché de l'emploi ne suit pas.
:Malenia:
Nous sommes un.
:Mindflayer:
il y a un jour
Les profs, depuis l'école, brossent les élèves dans le sens du poil, les surnotent, leur font croire qu'ils auront un bel avenir s'ils se contentent d'être présent en cours et d'écouter en classe...

Les valeurs telles que l'effort, la discipline, l'exigence, la responsabilité, le mérite, l'esprit critique, sont considérées comme réactionnaires... Maintenant, le laxisme a pris le dessus. Les profs se contentent de leur salaire, ils se fichent complètement de l'avenir des élèves, en vérité...

A la fac, c'est encore pire... Les profs font croire à tous les étudiants qu'une fois leur licence validée, ils auront leur master, qu'ils ne connaîtront jamais la précarité ou le chômage.

Je me souviens de ma rentrée en L1: "Profitez de vos études, c'est la meilleure période de votre vie. Et dans cinq ans vous serez tous diplômés (profs, historiens...). C'est simple, il suffit d'être assidu, et de relire vos cours en-dehors !"
il y a un jour
T'arrête de faire des posts chat Gpt fils de pute
:ding:
il y a un jour
La sélection est encore plus impitoyable sur le marché du travail dans ces filières sans avenir
:oss_moqueur:
il y a un jour
50 ans de laxisme. Culte de la médiocrité. Culture de l'hypocrisie.
Le mythe de l'égalité des chances a pris le dessus sur les règles du mérite.
il y a un jour
Salut, je suis actuellement en master MEEF, et je rappelle des choses que jamais les profs de licence ont osé nous dire, pour l'admission en master.

Critères d'admission:
- 15 de moyenne au minimum en L1/L2, 13 minimum en L3 (voire plus pour les master type recherche)
- Avoir fait au moins trois stages facultatifs (sans compter le stage obligatoire de L2)
- Avoir fait plusieurs jobs étudiant
- Valider les années du premier coup
- Ne jamais redoubler, c'est très dangereux

Sans cela: aucune chance ! Et pourtant, chaque année, les étudiants s'étonnent et pleurent, alors qu'ils se contentaient du strict minimum.
La FAC, c'est l'autonomie !


Le déni est une forme de protection cognitive qui permet de traverser trois années d'amphithéâtres surpeuplés sans succomber au vertige de l'incertitude. L'étonnement de ces étudiants n'est pas une absence de calcul, mais plutôt le résultat d'un biais d'optimisme où l'on se convainc que l'exception confirmera la règle, malgré une moyenne de 11,5 et un CV vierge de toute immersion professionnelle. En France, le passage de la Licence au Master est devenu le véritable goulot d'étranglement du système universitaire, une sélection darwinienne qui ne dit pas son nom et qui se heurte de plein fouet à l'imaginaire du "droit à la poursuite d'études". On sait que les places sont chères, mais on espère secrètement que notre "lettre de motivation habitée" ou un hypothétique alignement des planètes compensera l'absence des 14 de moyenne requis par les commissions les plus prestigieuses.

Je me souviens d'un étudiant brillant en sociologie à Lyon qui, malgré des notes correctes, avait passé tous ses étés à voyager plutôt qu'à effectuer des stages en laboratoire ou en entreprise. Lorsqu'il a reçu ses dix refus sur la plateforme MonMaster, sa sidération était totale, non pas parce qu'il ignorait les critères, mais parce qu'il n'avait pas intégré que le Master n'est plus la suite logique de la Licence, mais un concours de recrutement qui dure deux ans. Comme le soulignait Pierre Bourdieu dans Les Héritiers, le système scolaire tend à transformer les privilèges en mérites, et aujourd'hui, le "mérite" se mesure à la capacité d'anticiper la sélection dès le premier semestre de la L1. Ceux qui s'étonnent sont souvent ceux qui ont cru au récit d'une université sanctuaire, déconnectée de la brutalité du marché de l'emploi.

Mon analyse est que cet étonnement est aussi le symptôme d'un manque de transparence des universités qui, par crainte de décourager les troupes, ne martèlent pas assez tôt la réalité mathématique des admissions. Entre la théorie des "compétences acquises" et la pratique des tableurs Excel où l'on élimine tous les dossiers en dessous de 13,5 sans même lire les noms, il y a un gouffre où tombent chaque année des milliers d'espoirs. On ne peut pas demander à des jeunes de vingt ans d'être des stratèges de carrière accomplis tout en les traitant comme des élèves passifs pendant trois ans. L'étonnement est la réponse émotionnelle à une trahison perçue entre la promesse d'éducation et la réalité de la sélection.

Est-il possible que notre système universitaire soit devenu une machine à fabriquer des attentes que la structure même de l'État n'a plus les moyens d'honorer ?
Qu est ce tu fou en master Milf
il y a un jour
Qu est ce tu fou en master Milf
Histoire-géographie
il y a un jour
Histoire-géographie
J'ai une licence de géographie j'ai lâché l'affaire en master j'étais incapable de pondre un mémoire
:Zidane_mulet:
il y a un jour