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Qu'est-ce qu'une vertu ?
C'est une disposition habituelle de l'âme tournée vers le bien.

Qu'est-ce qu'un vice ?
C'est une disposition habituelle de l'âme tournée vers le mal.

Combien y a-t-il de vertus ?
Les vertus morales, appelées plus tard « cardinales » par les chrétiens, sont au nombre de quatre. Elles sont comme la source et le fondement des actes humains. Les chrétiens y joignent trois vertus théologales (foi, espérance, charité) qui, elles, regardent directement Dieu ; nous ne les traiterons pas ici.

Quelles sont ces quatre vertus ?
Prudence, justice, force et tempérance. Nous les traiterons individuellement et en détail ailleurs. Ces quatre vertus fondamentales peuvent se subdiviser en plusieurs parties.

Y a-t-il un ordre dans les vertus ?
Les auteurs s'accordent pour placer la vertu de prudence en tête des vertus, en cela qu'elle sert de mesure aux autres. Pour les trois vertus restantes, cela peut différer selon les auteurs, les temps et les lieux ; nous en parlerons si nécessaire en temps voulu.

C'est un truc de christocuck ou de chouffin païen ?
Les deux. L'énumération de ces vertus, qui vient de Platon, s'est maintenue dans les traditions platonicienne et aristotélicienne. Elle se trouve aussi chez les Latins, par exemple chez Cicéron qui a écrit le De Officiis (sorte de manuel de morale). Après l'avènement du Sauveur, elle se transmettra naturellement à l'Église latine par le biais, entre autres, du grand Ambroise de Milan, qui écrivit lui aussi un De Officiis. La pensée grecque s'est répercutée jusque dans l'Ancien testament, avec le livre de la Sagesse.
Platon, La République
Il est clair que [dans la cité idéale, le chef d'État] est sage, courageux, tempérant et juste.
Δῆλον δὴ ὅτι σοφή τ’ ἐστὶ καὶ ἀνδρεία καὶ σώφρων καὶ δικαία.
‏‎
Cicéron, De inventione
La vertu a quatre parties : la prudence, la justice, la force, et la tempérance.
Habet igitur partes quattuor : prudentiam, iustitiam, fortitudinem, temperantiam.
‏‎
Livre de la Sagesse
Elle [la Sagesse] enseigne la tempérance et la prudence, la justice et la force, et rien n'est plus utile aux hommes dans la vie.
Σωφροσύνην γὰρ καὶ φρόνησιν ἐκδιδάσκει, δικαιοσύνην καὶ ἀνδρείαν, ὧν χρησιμώτερον οὐδέν ἐστιν ἐν βίῳ ἀνθρώποι.
‏‎
Que signifient ces vertus ?
Saint Ambroise en fait un assez bon résumé.
Ambroise de Milan, Les devoirs
De ces vertus, ils [les philosophes] mirent au premier rang la prudence qui s'applique à la découverte du vrai et inspire le désir d'une science plus complète ; au second rang, la justice qui accorde son dû à chacun, ne réclame pas le bien d'autrui, néglige son utilité propre, afin de sauvegarder l'équité entre tous ; en troisième lieu, la force qui se distingue dans les activités de la guerre et dans la paix, par la grandeur et l'élévation de l'âme, et qui se signale par la vigueur physique ; au quatrième rang, la tempérance qui observe la mesure et l'ordre en tout ce que nous estimons devoir faire ou dire.
‏‎
Comment ces vertus se définissent-elles avec précision ? Quelles sont leurs parties ? Quelles qualités faut-il posséder pour les exercer ? Quelles conséquences impliquent-elles ? Quels vices leur sont opposés ? A-t-on des exemples historiques concrets qui illustrent ces vertus et leur absence ?
Chaque vertu fera l'objet d'un topic détaillé, là ça ferait trop long et je ne dis pas ça parce que j'ai ultra la flemme
:moustachu:
Sources
1.
IV, 427e.
2.
II, LIII.
3.
8, 7.
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il y a un jour
:soralpleure:
il y a un jour
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Qu'est-ce qu'une vertu ?
C'est une disposition habituelle de l'âme tournée vers le bien.

Qu'est-ce qu'un vice ?
C'est une disposition habituelle de l'âme tournée vers le mal.

Combien y a-t-il de vertus ?
Les vertus morales, appelées plus tard « cardinales » par les chrétiens, sont au nombre de quatre. Elles sont comme la source et le fondement des actes humains. Les chrétiens y joignent trois vertus théologales (foi, espérance, charité) qui, elles, regardent directement Dieu ; nous ne les traiterons pas ici.

Quelles sont ces quatre vertus ?
Prudence, justice, force et tempérance. Nous les traiterons individuellement et en détail ailleurs. Ces quatre vertus fondamentales peuvent se subdiviser en plusieurs parties.

Y a-t-il un ordre dans les vertus ?
Les auteurs s'accordent pour placer la vertu de prudence en tête des vertus, en cela qu'elle sert de mesure aux autres. Pour les trois vertus restantes, cela peut différer selon les auteurs, les temps et les lieux ; nous en parlerons si nécessaire en temps voulu.

C'est un truc de christocuck ou de chouffin païen ?
Les deux. L'énumération de ces vertus, qui vient de Platon, s'est maintenue dans les traditions platonicienne et aristotélicienne. Elle se trouve aussi chez les Latins, par exemple chez Cicéron qui a écrit le De Officiis (sorte de manuel de morale). Après l'avènement du Sauveur, elle se transmettra naturellement à l'Église latine par le biais, entre autres, du grand Ambroise de Milan, qui écrivit lui aussi un De Officiis. La pensée grecque s'est répercutée jusque dans l'Ancien testament, avec le livre de la Sagesse.
Platon, La République
Il est clair que [dans la cité idéale, le chef d'État] est sage, courageux, tempérant et juste.
Δῆλον δὴ ὅτι σοφή τ’ ἐστὶ καὶ ἀνδρεία καὶ σώφρων καὶ δικαία.
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Cicéron, De inventione
La vertu a quatre parties : la prudence, la justice, la force, et la tempérance.
Habet igitur partes quattuor : prudentiam, iustitiam, fortitudinem, temperantiam.
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Livre de la Sagesse
Elle [la Sagesse] enseigne la tempérance et la prudence, la justice et la force, et rien n'est plus utile aux hommes dans la vie.
Σωφροσύνην γὰρ καὶ φρόνησιν ἐκδιδάσκει, δικαιοσύνην καὶ ἀνδρείαν, ὧν χρησιμώτερον οὐδέν ἐστιν ἐν βίῳ ἀνθρώποι.
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Que signifient ces vertus ?
Saint Ambroise en fait un assez bon résumé.
Ambroise de Milan, Les devoirs
De ces vertus, ils [les philosophes] mirent au premier rang la prudence qui s'applique à la découverte du vrai et inspire le désir d'une science plus complète ; au second rang, la justice qui accorde son dû à chacun, ne réclame pas le bien d'autrui, néglige son utilité propre, afin de sauvegarder l'équité entre tous ; en troisième lieu, la force qui se distingue dans les activités de la guerre et dans la paix, par la grandeur et l'élévation de l'âme, et qui se signale par la vigueur physique ; au quatrième rang, la tempérance qui observe la mesure et l'ordre en tout ce que nous estimons devoir faire ou dire.
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Comment ces vertus se définissent-elles avec précision ? Quelles sont leurs parties ? Quelles qualités faut-il posséder pour les exercer ? Quelles conséquences impliquent-elles ? Quels vices leur sont opposés ? A-t-on des exemples historiques concrets qui illustrent ces vertus et leur absence ?
Chaque vertu fera l'objet d'un topic détaillé, là ça ferait trop long et je ne dis pas ça parce que j'ai ultra la flemme
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1.
IV, 427e.
2.
II, LIII.
3.
8, 7.
meilleur réponse que tu puisse faire a ce meme
:Olivier-jugement:


Je ne partage évidemment pas toute "les vertus" , en particulier la foi , mais je t'encourage dans ta démarche.
:Olivierzoom:
Justice a été rendu. Vive onche et sa modération! Image
il y a un jour
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Qu'est-ce qu'une vertu ?
C'est une disposition habituelle de l'âme tournée vers le bien.

Qu'est-ce qu'un vice ?
C'est une disposition habituelle de l'âme tournée vers le mal.

Combien y a-t-il de vertus ?
Les vertus morales, appelées plus tard « cardinales » par les chrétiens, sont au nombre de quatre. Elles sont comme la source et le fondement des actes humains. Les chrétiens y joignent trois vertus théologales (foi, espérance, charité) qui, elles, regardent directement Dieu ; nous ne les traiterons pas ici.

Quelles sont ces quatre vertus ?
Prudence, justice, force et tempérance. Nous les traiterons individuellement et en détail ailleurs. Ces quatre vertus fondamentales peuvent se subdiviser en plusieurs parties.

Y a-t-il un ordre dans les vertus ?
Les auteurs s'accordent pour placer la vertu de prudence en tête des vertus, en cela qu'elle sert de mesure aux autres. Pour les trois vertus restantes, cela peut différer selon les auteurs, les temps et les lieux ; nous en parlerons si nécessaire en temps voulu.

C'est un truc de christocuck ou de chouffin païen ?
Les deux. L'énumération de ces vertus, qui vient de Platon, s'est maintenue dans les traditions platonicienne et aristotélicienne. Elle se trouve aussi chez les Latins, par exemple chez Cicéron qui a écrit le De Officiis (sorte de manuel de morale). Après l'avènement du Sauveur, elle se transmettra naturellement à l'Église latine par le biais, entre autres, du grand Ambroise de Milan, qui écrivit lui aussi un De Officiis. La pensée grecque s'est répercutée jusque dans l'Ancien testament, avec le livre de la Sagesse.
Platon, La République
Il est clair que [dans la cité idéale, le chef d'État] est sage, courageux, tempérant et juste.
Δῆλον δὴ ὅτι σοφή τ’ ἐστὶ καὶ ἀνδρεία καὶ σώφρων καὶ δικαία.
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Cicéron, De inventione
La vertu a quatre parties : la prudence, la justice, la force, et la tempérance.
Habet igitur partes quattuor : prudentiam, iustitiam, fortitudinem, temperantiam.
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Livre de la Sagesse
Elle [la Sagesse] enseigne la tempérance et la prudence, la justice et la force, et rien n'est plus utile aux hommes dans la vie.
Σωφροσύνην γὰρ καὶ φρόνησιν ἐκδιδάσκει, δικαιοσύνην καὶ ἀνδρείαν, ὧν χρησιμώτερον οὐδέν ἐστιν ἐν βίῳ ἀνθρώποι.
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Que signifient ces vertus ?
Saint Ambroise en fait un assez bon résumé.
Ambroise de Milan, Les devoirs
De ces vertus, ils [les philosophes] mirent au premier rang la prudence qui s'applique à la découverte du vrai et inspire le désir d'une science plus complète ; au second rang, la justice qui accorde son dû à chacun, ne réclame pas le bien d'autrui, néglige son utilité propre, afin de sauvegarder l'équité entre tous ; en troisième lieu, la force qui se distingue dans les activités de la guerre et dans la paix, par la grandeur et l'élévation de l'âme, et qui se signale par la vigueur physique ; au quatrième rang, la tempérance qui observe la mesure et l'ordre en tout ce que nous estimons devoir faire ou dire.
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Comment ces vertus se définissent-elles avec précision ? Quelles sont leurs parties ? Quelles qualités faut-il posséder pour les exercer ? Quelles conséquences impliquent-elles ? Quels vices leur sont opposés ? A-t-on des exemples historiques concrets qui illustrent ces vertus et leur absence ?
Chaque vertu fera l'objet d'un topic détaillé, là ça ferait trop long et je ne dis pas ça parce que j'ai ultra la flemme
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Sources
1.
IV, 427e.
2.
II, LIII.
3.
8, 7.
L'étymologie du mot "vertu"
Le mot vertu vient du mot latin virtus, lui-même dérivé du mot vir, d'où nous viennent les mots « viril » et « virilité ». Tandis que vir sert à nommer l'individu humain de sexe masculin, virtus désigne la force virile et, par extension, la « valeur », la « discipline » opposée au « courage », synonyme quant à lui d'« impulsivité », « défaut » considéré comme essentiellement barbare, illustré par Caius Marius : « La vertu est la clef de voûte de l'empire (romain), faisant de chaque seconde de la vie du citoyen, une préparation minutieuse aux dures réalités de la guerre, et de chaque bataille rien d'autre qu'un sanglant entrainement ».
il y a 21 heures
@Fabu12 j'ai oublié de te mentionner
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il y a 21 heures
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Qu'est-ce qu'une vertu ?
C'est une disposition habituelle de l'âme tournée vers le bien.

Qu'est-ce qu'un vice ?
C'est une disposition habituelle de l'âme tournée vers le mal.

Combien y a-t-il de vertus ?
Les vertus morales, appelées plus tard « cardinales » par les chrétiens, sont au nombre de quatre. Elles sont comme la source et le fondement des actes humains. Les chrétiens y joignent trois vertus théologales (foi, espérance, charité) qui, elles, regardent directement Dieu ; nous ne les traiterons pas ici.

Quelles sont ces quatre vertus ?
Prudence, justice, force et tempérance. Nous les traiterons individuellement et en détail ailleurs. Ces quatre vertus fondamentales peuvent se subdiviser en plusieurs parties.

Y a-t-il un ordre dans les vertus ?
Les auteurs s'accordent pour placer la vertu de prudence en tête des vertus, en cela qu'elle sert de mesure aux autres. Pour les trois vertus restantes, cela peut différer selon les auteurs, les temps et les lieux ; nous en parlerons si nécessaire en temps voulu.

C'est un truc de christocuck ou de chouffin païen ?
Les deux. L'énumération de ces vertus, qui vient de Platon, s'est maintenue dans les traditions platonicienne et aristotélicienne. Elle se trouve aussi chez les Latins, par exemple chez Cicéron qui a écrit le De Officiis (sorte de manuel de morale). Après l'avènement du Sauveur, elle se transmettra naturellement à l'Église latine par le biais, entre autres, du grand Ambroise de Milan, qui écrivit lui aussi un De Officiis. La pensée grecque s'est répercutée jusque dans l'Ancien testament, avec le livre de la Sagesse.
Platon, La République
Il est clair que [dans la cité idéale, le chef d'État] est sage, courageux, tempérant et juste.
Δῆλον δὴ ὅτι σοφή τ’ ἐστὶ καὶ ἀνδρεία καὶ σώφρων καὶ δικαία.
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Cicéron, De inventione
La vertu a quatre parties : la prudence, la justice, la force, et la tempérance.
Habet igitur partes quattuor : prudentiam, iustitiam, fortitudinem, temperantiam.
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Livre de la Sagesse
Elle [la Sagesse] enseigne la tempérance et la prudence, la justice et la force, et rien n'est plus utile aux hommes dans la vie.
Σωφροσύνην γὰρ καὶ φρόνησιν ἐκδιδάσκει, δικαιοσύνην καὶ ἀνδρείαν, ὧν χρησιμώτερον οὐδέν ἐστιν ἐν βίῳ ἀνθρώποι.
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Que signifient ces vertus ?
Saint Ambroise en fait un assez bon résumé.
Ambroise de Milan, Les devoirs
De ces vertus, ils [les philosophes] mirent au premier rang la prudence qui s'applique à la découverte du vrai et inspire le désir d'une science plus complète ; au second rang, la justice qui accorde son dû à chacun, ne réclame pas le bien d'autrui, néglige son utilité propre, afin de sauvegarder l'équité entre tous ; en troisième lieu, la force qui se distingue dans les activités de la guerre et dans la paix, par la grandeur et l'élévation de l'âme, et qui se signale par la vigueur physique ; au quatrième rang, la tempérance qui observe la mesure et l'ordre en tout ce que nous estimons devoir faire ou dire.
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Comment ces vertus se définissent-elles avec précision ? Quelles sont leurs parties ? Quelles qualités faut-il posséder pour les exercer ? Quelles conséquences impliquent-elles ? Quels vices leur sont opposés ? A-t-on des exemples historiques concrets qui illustrent ces vertus et leur absence ?
Chaque vertu fera l'objet d'un topic détaillé, là ça ferait trop long et je ne dis pas ça parce que j'ai ultra la flemme
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IV, 427e.
2.
II, LIII.
3.
8, 7.
Ver + tu = Vertu
:Choent:
Poutine et Trump en force
:bave:
il y a 21 heures
:Calm_Down:
Choisissez la montagne
il y a 21 heures
Je ferai la suite demain parce que là je suis... je sjuis...
:risitas_plage:
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il y a 17 heures
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Les vertus morales, appelées plus tard « cardinales » par les chrétiens, sont au nombre de quatre. Elles sont comme la source et le fondement des actes humains. Les chrétiens y joignent trois vertus théologales (foi, espérance, charité) qui, elles, regardent directement Dieu ; nous ne les traiterons pas ici.

Quelles sont ces quatre vertus ?
Prudence, justice, force et tempérance. Nous les traiterons individuellement et en détail ailleurs. Ces quatre vertus fondamentales peuvent se subdiviser en plusieurs parties.

Y a-t-il un ordre dans les vertus ?
Les auteurs s'accordent pour placer la vertu de prudence en tête des vertus, en cela qu'elle sert de mesure aux autres. Pour les trois vertus restantes, cela peut différer selon les auteurs, les temps et les lieux ; nous en parlerons si nécessaire en temps voulu.

C'est un truc de christocuck ou de chouffin païen ?
Les deux. L'énumération de ces vertus, qui vient de Platon, s'est maintenue dans les traditions platonicienne et aristotélicienne. Elle se trouve aussi chez les Latins, par exemple chez Cicéron qui a écrit le De Officiis (sorte de manuel de morale). Après l'avènement du Sauveur, elle se transmettra naturellement à l'Église latine par le biais, entre autres, du grand Ambroise de Milan, qui écrivit lui aussi un De Officiis. La pensée grecque s'est répercutée jusque dans l'Ancien testament, avec le livre de la Sagesse.
Platon, La République
Il est clair que [dans la cité idéale, le chef d'État] est sage, courageux, tempérant et juste.
Δῆλον δὴ ὅτι σοφή τ’ ἐστὶ καὶ ἀνδρεία καὶ σώφρων καὶ δικαία.
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Cicéron, De inventione
La vertu a quatre parties : la prudence, la justice, la force, et la tempérance.
Habet igitur partes quattuor : prudentiam, iustitiam, fortitudinem, temperantiam.
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Livre de la Sagesse
Elle [la Sagesse] enseigne la tempérance et la prudence, la justice et la force, et rien n'est plus utile aux hommes dans la vie.
Σωφροσύνην γὰρ καὶ φρόνησιν ἐκδιδάσκει, δικαιοσύνην καὶ ἀνδρείαν, ὧν χρησιμώτερον οὐδέν ἐστιν ἐν βίῳ ἀνθρώποι.
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Que signifient ces vertus ?
Saint Ambroise en fait un assez bon résumé.
Ambroise de Milan, Les devoirs
De ces vertus, ils [les philosophes] mirent au premier rang la prudence qui s'applique à la découverte du vrai et inspire le désir d'une science plus complète ; au second rang, la justice qui accorde son dû à chacun, ne réclame pas le bien d'autrui, néglige son utilité propre, afin de sauvegarder l'équité entre tous ; en troisième lieu, la force qui se distingue dans les activités de la guerre et dans la paix, par la grandeur et l'élévation de l'âme, et qui se signale par la vigueur physique ; au quatrième rang, la tempérance qui observe la mesure et l'ordre en tout ce que nous estimons devoir faire ou dire.
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Comment ces vertus se définissent-elles avec précision ? Quelles sont leurs parties ? Quelles qualités faut-il posséder pour les exercer ? Quelles conséquences impliquent-elles ? Quels vices leur sont opposés ? A-t-on des exemples historiques concrets qui illustrent ces vertus et leur absence ?
Chaque vertu fera l'objet d'un topic détaillé, là ça ferait trop long et je ne dis pas ça parce que j'ai ultra la flemme
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1.
IV, 427e.
2.
II, LIII.
3.
8, 7.
Lisez Neville Goddard plutôt
:Zidane_mulet:
Nous sommes un.
:Mindflayer:
il y a 17 heures
Ce bide est couvert par le ministère de la culture
Fait également office de Ministère des Solidarités.
il y a 16 heures
@Fabu12 j'ai oublié de te mentionner
Merci, article 38 du Tao to king, il la pratique sans y penser
:Mouais_Jesus:
il y a 35 minutes
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C'est une disposition habituelle de l'âme tournée vers le bien.

Qu'est-ce qu'un vice ?
C'est une disposition habituelle de l'âme tournée vers le mal.

Combien y a-t-il de vertus ?
Les vertus morales, appelées plus tard « cardinales » par les chrétiens, sont au nombre de quatre. Elles sont comme la source et le fondement des actes humains. Les chrétiens y joignent trois vertus théologales (foi, espérance, charité) qui, elles, regardent directement Dieu ; nous ne les traiterons pas ici.

Quelles sont ces quatre vertus ?
Prudence, justice, force et tempérance. Nous les traiterons individuellement et en détail ailleurs. Ces quatre vertus fondamentales peuvent se subdiviser en plusieurs parties.

Y a-t-il un ordre dans les vertus ?
Les auteurs s'accordent pour placer la vertu de prudence en tête des vertus, en cela qu'elle sert de mesure aux autres. Pour les trois vertus restantes, cela peut différer selon les auteurs, les temps et les lieux ; nous en parlerons si nécessaire en temps voulu.

C'est un truc de christocuck ou de chouffin païen ?
Les deux. L'énumération de ces vertus, qui vient de Platon, s'est maintenue dans les traditions platonicienne et aristotélicienne. Elle se trouve aussi chez les Latins, par exemple chez Cicéron qui a écrit le De Officiis (sorte de manuel de morale). Après l'avènement du Sauveur, elle se transmettra naturellement à l'Église latine par le biais, entre autres, du grand Ambroise de Milan, qui écrivit lui aussi un De Officiis. La pensée grecque s'est répercutée jusque dans l'Ancien testament, avec le livre de la Sagesse.
Platon, La République
Il est clair que [dans la cité idéale, le chef d'État] est sage, courageux, tempérant et juste.
Δῆλον δὴ ὅτι σοφή τ’ ἐστὶ καὶ ἀνδρεία καὶ σώφρων καὶ δικαία.
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Cicéron, De inventione
La vertu a quatre parties : la prudence, la justice, la force, et la tempérance.
Habet igitur partes quattuor : prudentiam, iustitiam, fortitudinem, temperantiam.
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Elle [la Sagesse] enseigne la tempérance et la prudence, la justice et la force, et rien n'est plus utile aux hommes dans la vie.
Σωφροσύνην γὰρ καὶ φρόνησιν ἐκδιδάσκει, δικαιοσύνην καὶ ἀνδρείαν, ὧν χρησιμώτερον οὐδέν ἐστιν ἐν βίῳ ἀνθρώποι.
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Saint Ambroise en fait un assez bon résumé.
Ambroise de Milan, Les devoirs
De ces vertus, ils [les philosophes] mirent au premier rang la prudence qui s'applique à la découverte du vrai et inspire le désir d'une science plus complète ; au second rang, la justice qui accorde son dû à chacun, ne réclame pas le bien d'autrui, néglige son utilité propre, afin de sauvegarder l'équité entre tous ; en troisième lieu, la force qui se distingue dans les activités de la guerre et dans la paix, par la grandeur et l'élévation de l'âme, et qui se signale par la vigueur physique ; au quatrième rang, la tempérance qui observe la mesure et l'ordre en tout ce que nous estimons devoir faire ou dire.
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1.
IV, 427e.
2.
II, LIII.
3.
8, 7.
Le chapitre 38 du Tao Te King explore la véritable vertu (Te) par opposition à la morale conventionnelle, expliquant que la plus haute vertu agit naturellement sans intention ni effort (non-agir ou Wu Wei), tandis qu'une vertu inférieure cherche à se prouver. Lorsque le Tao se perd, la vertu apparaît, suivie de la morale, de la justice, puis des rites, signe du chaos.
Points clés du chapitre 38 :
La vertu supérieure (Shang De) : Elle est inconsciente d'elle-même, naturelle, spontanée, et ne cherche pas à être vertueuse, c'est pourquoi elle possède une véritable vertu.
La vertu inférieure (Xia De) : Elle est forcée, tendue vers le pouvoir, et "n'oublie pas" sa vertu, ce qui la rend sans vertu réelle.
La décadence de la sagesse : Lao Tseu établit une hiérarchie de la chute : quand le Tao se perd, la vertu apparaît ; quand la vertu se perd, l'humanité apparaît ; quand l'humanité se perd, la justice apparaît ; quand la justice se perd, les rites (étiquette) apparaissent, ce qui marque le début du désordre.
Le Maître (Sage) : Il agit sans agir (Wu Wei), sans volonté propre ni désir de contrôle, accomplissant tout sans rien forcer.
Le non-agir (Wu Wei) : C'est la clé de la puissance véritable, gardant le cœur immobile et permettant au monde de se transformer de lui-même.
En résumé, le verset 38 enseigne que la véritable force réside dans la simplicité et le naturel, plutôt que dans l'imposition de règles, de rituels ou d'une moralité forcée.
il y a 33 minutes