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Dans un petit chapitre de L’arc et la massue intitulé Psychanalyse du ski, écrit à la fin des années 60, le penseur traditionaliste Julius Evola tente, à la manière de la « psychologie des profondeurs », de décrypter le symbolisme inconscient qui se cache derrière la pratique moderne du ski et la mode populaire des sports d’hiver, sachant bien entendu que tous les actes et réalisations des hommes dans le monde extérieur ne sont que des reflets et des manifestations visibles des forces invisibles qu’ils portent en eux-mêmes.
Ainsi, nous essaierons à travers cet article de résumer brièvement la pensée du baron italien, et nous nous livrerons également à quelques réflexions personnelles.
Il nous faut prioritairement rappeler que la perspective évolienne est éminemment élitiste, elle privilégie l’Être véritable au paraître mondain (ou à l’Avoir contingent) et s’adresse uniquement à des « hommes différenciés », soit ceux qui cultivent leur Personne intérieure permanente aux dépens de leur individualité extérieure changeante.
Nous préciserons aussi que J. Evola n’a en vue ici que le ski en tant qu’activité ludique de masse, et qu’il ne renie bien entendu pas les aspects bénéfiques et certaines répercussions ontologiques que peuvent obtenir les skieurs engagés dans la conquête d’un état d’être supérieur. Il délivre par exemple ces quelques observations : « Sur le plan le plus extérieur, on peut reconnaître au ski le même mérite qu’à certains aspects du « culte de la nature » qui se répand depuis quelques années ; pratiqué sérieusement, en dehors du snobisme et de la stupidité des stations mondaines, avec leur carnaval d’équipements et tout ce qui s’ensuit, le ski peut servir à compenser, d’une certaine façon, l’usure précoce de l’organisme inhérente à la vie des grandes villes ».
Au demeurant, à travers son texte, Evola élabore son raisonnement en opposant le ski à l’alpinisme (discipline qu’il pratiquait personnellement) afin de bien mettre en évidence la dichotomie irréductible entre deux modes d’être-dans-le-monde, le premier étant descendant et extériorisé (infra-humain), le second ascendant et intériorisé (supra-humain).
Il insiste ainsi sur les caractères avant tout métaphysiques et symboliques attachés à l’alpinisme : gravir une montagne ou escalader une paroi rocheuse est une fidèle image de l’élévation spirituelle et de la quête de transcendance (à l’instar de tous les récits sacrés racontant l’ascension de la Montagne cosmique, comme Moïse sur le Sinaï mystique ou le « Chemin de Croix » christique sur le Calvaire) supposant un acte volontaire, une aventure solitaire ou au moins en petit groupe, un retour sur soi, une progression individuelle, une victoire contre les éléments naturels et contre soi-même, pour finalement atteindre les hauteurs de la cime dans un état de contemplation immobile et de fierté désintéressée du devoir accompli.
En revanche, la pratique moderne du ski participe d’une dynamique totalement inverse. Dans ce cas, la montée est assurée mécaniquement par le téléphérique, le télé-siège ou le télé-ski, ce qui supprime donc tout son apport psycho-corporel et tout surplus spirituel : fini l’effort, finie l’auto-discipline et finie toute volonté de se mettre soi-même à l’épreuve. L’objectif est ici de franchir le plus vite et le plus facilement possible la difficulté afin de pouvoir « jouir sans entrave » du plaisir de la descente, de se procurer une piqûre d’adrénaline, de se laisser emporter par la force de gravité de la pente glissante et, une fois en bas, de recommencer encore et encore, à l’image d’un drogué qui a toujours besoin de son shoot dès que les effets du produit sont terminés.
Evola écrit à cet égard : « On peut donc dire que si l’alpinisme se caractérise par une ivresse de l’ascension, fruit d’une lutte et d’une conquête, le ski, lui, se caractérise par une ivresse de la descente, due à la rapidité et, dirons-nous, au temps de la chute ».
Dans un petit chapitre de L’arc et la massue intitulé Psychanalyse du ski, écrit à la fin des années 60, le penseur traditionaliste Julius Evola tente, à la manière de la « psychologie des profondeurs », de décrypter le symbolisme inconscient qui se cache derrière la pratique moderne du ski et la mode populaire des sports d’hiver, sachant bien entendu que tous les actes et réalisations des hommes dans le monde extérieur ne sont que des reflets et des manifestations visibles des forces invisibles qu’ils portent en eux-mêmes.
Ainsi, nous essaierons à travers cet article de résumer brièvement la pensée du baron italien, et nous nous livrerons également à quelques réflexions personnelles.
Il nous faut prioritairement rappeler que la perspective évolienne est éminemment élitiste, elle privilégie l’Être véritable au paraître mondain (ou à l’Avoir contingent) et s’adresse uniquement à des « hommes différenciés », soit ceux qui cultivent leur Personne intérieure permanente aux dépens de leur individualité extérieure changeante.
Nous préciserons aussi que J. Evola n’a en vue ici que le ski en tant qu’activité ludique de masse, et qu’il ne renie bien entendu pas les aspects bénéfiques et certaines répercussions ontologiques que peuvent obtenir les skieurs engagés dans la conquête d’un état d’être supérieur. Il délivre par exemple ces quelques observations : « Sur le plan le plus extérieur, on peut reconnaître au ski le même mérite qu’à certains aspects du « culte de la nature » qui se répand depuis quelques années ; pratiqué sérieusement, en dehors du snobisme et de la stupidité des stations mondaines, avec leur carnaval d’équipements et tout ce qui s’ensuit, le ski peut servir à compenser, d’une certaine façon, l’usure précoce de l’organisme inhérente à la vie des grandes villes ».
Au demeurant, à travers son texte, Evola élabore son raisonnement en opposant le ski à l’alpinisme (discipline qu’il pratiquait personnellement) afin de bien mettre en évidence la dichotomie irréductible entre deux modes d’être-dans-le-monde, le premier étant descendant et extériorisé (infra-humain), le second ascendant et intériorisé (supra-humain).
Il insiste ainsi sur les caractères avant tout métaphysiques et symboliques attachés à l’alpinisme : gravir une montagne ou escalader une paroi rocheuse est une fidèle image de l’élévation spirituelle et de la quête de transcendance (à l’instar de tous les récits sacrés racontant l’ascension de la Montagne cosmique, comme Moïse sur le Sinaï mystique ou le « Chemin de Croix » christique sur le Calvaire) supposant un acte volontaire, une aventure solitaire ou au moins en petit groupe, un retour sur soi, une progression individuelle, une victoire contre les éléments naturels et contre soi-même, pour finalement atteindre les hauteurs de la cime dans un état de contemplation immobile et de fierté désintéressée du devoir accompli.
En revanche, la pratique moderne du ski participe d’une dynamique totalement inverse. Dans ce cas, la montée est assurée mécaniquement par le téléphérique, le télé-siège ou le télé-ski, ce qui supprime donc tout son apport psycho-corporel et tout surplus spirituel : fini l’effort, finie l’auto-discipline et finie toute volonté de se mettre soi-même à l’épreuve. L’objectif est ici de franchir le plus vite et le plus facilement possible la difficulté afin de pouvoir « jouir sans entrave » du plaisir de la descente, de se procurer une piqûre d’adrénaline, de se laisser emporter par la force de gravité de la pente glissante et, une fois en bas, de recommencer encore et encore, à l’image d’un drogué qui a toujours besoin de son shoot dès que les effets du produit sont terminés.
Evola écrit à cet égard : « On peut donc dire que si l’alpinisme se caractérise par une ivresse de l’ascension, fruit d’une lutte et d’une conquête, le ski, lui, se caractérise par une ivresse de la descente, due à la rapidité et, dirons-nous, au temps de la chute ».
il y a 8 mois
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsEn gros le ski c'est de la merde sauf exceptions (ski de randonnée, compétitions) contrairement à l'alpinisme qui est un truc de chad aristocrate
il y a 8 mois

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Vidéo YouTubeOn fait les deux parce que descendre des chemins abruptes dans 1m de neige c'est tout bonnement horrible
C'est une réalité pratique
il y a 8 mois

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Vidéo YouTubeOn fait les deux parce que descendre des chemins abruptes dans 1m de neige c'est tout bonnement horrible
C'est une réalité pratique
Oui je parlais du ski en station en gros
il y a 8 mois









