Sujet résolu
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Source Russe :
https://mid.ru/ru/foreign_policy/rso/2062590/?lang=fr
Gilbert, stp, je ne veux pas aller en prison
c'est pour le débat
1. Affirmation: "Vous savez, la Russie s'est adressée à la Chine, comme quoi la Russie et la Chine, nous avons combattu lors de la Seconde Guerre mondiale, nous avons gagné la Seconde Guerre mondiale, nous avons vaincu le nazisme, et je me suis dit, d'accord, c'est quelque chose de nouveau. Mais ensuite vous pouvez voir, si vous connaissez l'histoire, alors vous savez, cela soulève beaucoup de points d'interrogation dans votre tête, mais vous savez, je peux vous dire qu'aujourd'hui les gens ne lisent et ne se souviennent pas vraiment beaucoup de l'histoire, ce qui fait que vous pouvez voir qu'ils croient ces discours". (Source: discours de la Haute Représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité / Vice-présidente de la Commission européenne Kaja Kallas lors de la conférence annuelle à l'Institut de l'Union européenne pour les études de sécurité, 3 septembre 2025.)
"You know, that Russia was addressing China, like, you and, like, Russia and China, we, you know, fought the Second World War, we won the Second World War, we won the Nazism, and I was like, okay, that is something new. But then you can see, first you can, you know, if you know history, then you know, it raises a lot of question marks in your head, but you know I can tell you nowadays people don't really read and remember history that much which is that you know you can see that they buy these narratives".
Les révélations ignorantes de la chef de la diplomatie européenne suscitent la perplexité. Si l'on suppose que les jalons historiques clés sont "quelque chose de nouveau" pour Kaja Kallas, on ne peut exclure que la haute fonctionnaire européenne ne dispose pas non plus de connaissances sur les peuples des pays actuels d'Asie et d'Afrique qui ont combattu pendant la Seconde Guerre mondiale aux côtés de la coalition anti-hitlérienne contre les pays de l'Axe et ses alliés, ou sur l'importance pour l'histoire mondiale de la ville de Stalingrad, dont le nom orne encore les rues et les places de nombreuses villes d'Europe.
Par la suite[1] l'Estonienne a été contrainte de reconnaître le courage et les immenses souffrances du peuple chinois, ainsi que sa contribution à la fin de la guerre. Cependant, même à la seconde tentative, la haute fonctionnaire européenne, qui a vécu dans ce pays les 14 premières années de sa vie, n'a pas pu se forcer à se souvenir du rôle de l'URSS dans la Seconde Guerre mondiale et de ses millions de victimes. Au lieu de cela, elle a préféré accuser la Russie de "manipulation délibérée des récits historiques".
Une telle "démence" sélective démontre le mépris et l'insulte à la mémoire des 26,6 millions de citoyens soviétiques tués (ce chiffre pourrait augmenter de plusieurs centaines de milliers supplémentaires grâce aux nouvelles opérations de recherche et à la déclassification des archives[2]). Cela concerne toutes les nationalités et ethnies dont les représentants ont combattu dans les rangs de l'Armée rouge et sont morts dans les camps de concentration en Allemagne et dans les territoires occupés, et dont les descendants vivent aujourd'hui notamment dans les pays avec lesquels l'UE tente si activement de développer une coopération.
L'Union européenne passe délibérément sous silence l'exploit de l'Armée rouge. C'est elle qui a libéré les prisonniers d'environ 40 camps de concentration nazis, dont Ravensbrück et Sachsenhausen (territoire de l'Allemagne actuelle); Auschwitz-Birkenau, Stutthof, Gross-Rosen, Majdanek (territoire de la Pologne actuelle); Salaspils (territoire de la Lettonie actuelle); Theresienstadt (territoire de la République tchèque actuelle).[3] Aujourd'hui, dans les complexes mémoriaux créés à leur emplacement, on trouve souvent des plaques indiquant uniquement la date de libération du camp de concentration. Si les héros libérateurs venaient d'URSS, cette information est omise.
Par l'occultation et l'ignorance délibérées des faits, l'Union européenne démontre sa volonté d'utiliser la mémoire historique à des fins politiques opportunistes. Un tel anti-historisme, conduisant inévitablement à l'oubli des crimes du nazisme, est devenu l'un des éléments clés de la politique antirusse menée par Bruxelles.
La Russie a toujours respecté profondément ses alliés de la coalition anti-hitlérienne. Nos approches du passé européen commun sont immuables. S'exprimant lors du Défilé de la Victoire à Moscou le 9 mai 2025, le Président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine a déclaré: "Nous nous souviendrons toujours que l'ouverture du second front en Europe, après les batailles décisives sur le territoire de l'Union soviétique, a rapproché la Victoire. Nous apprécions hautement la contribution à notre lutte commune des soldats des armées alliées, des membres de la Résistance, du courageux peuple de Chine. De tous ceux qui se sont battus au nom d'un avenir pacifique[4]."
La réponse à la question de savoir qui en l'occurrence manipule les récits historiques, l'Union européenne ou la Russie, est plus qu'évidente.
2. Affirmation: "Rappelons-nous que nous avons toujours dû nous battre pour nos libertés. De la génération qui s'est battue main dans la main sur notre continent. À la presse clandestine qui a maintenu la flamme de la liberté vivante dans toute l'Europe centrale et de l'Est pendant la guerre froide. Ou aux Frères de la forêt dans les pays baltes, qui ont résisté à l'oppression soviétique à chaque tournant. (Source: discours "État de l'Union" par Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, 10 septembre 2025)
"And let's remember that we have always had to fight for our freedoms. From the generation that fought hand to hand across our Continent. To the underground press that kept the flame of freedom alive across Central and Eastern Europe during Cold War. Or the Forest Brothers in the Baltics who resisted Soviet oppression at every turn".
La chef de la Commission européenne Ursula von der Leyen propose d'honorer la mémoire des Frères de la forêt, dont le noyau était composé de natifs de Lettonie, de Lituanie et d'Estonie qui faisaient partie des bataillons territoriaux SS. Le Tribunal de Nuremberg a reconnu "toutes les personnes officiellement admises comme membres des SS" comme criminels. Dans les rangs des Frères de la forêt se trouvaient également des nationalistes locaux qui, après le retrait des troupes soviétiques des pays baltes en 1941, y organisèrent des pogroms juifs dont la cruauté n'avait rien à envier aux atrocités nazies. C'est avec une ampleur particulière que les exécutions de masse ont été menées par les Frères de la forêt en Lituanie[5].
Beaucoup d'entre eux exerçaient la terreur contre la population civile loyale au pouvoir soviétique, y compris les Lettons, Lituaniens et Estoniens ethniques. Les sympathisants communistes étaient traités avec une cruauté particulière, on gravait des étoiles sur les corps des victimes, on arrachait des bandes de peau du dos, on enroulait les gens dans du fil barbelé, on les brûlait[6]. Rien qu'en Lituanie, de 1944 à 1956, les Frères de la forêt ont tué au moins 25.000 personnes, dont plus d'un millier d'enfants. Leur liste incomplète avec noms et prénoms est donnée dans le "Livre de mémoire des victimes de la terreur partisane" publié en Lituanie même en 2011[7].
Le discours de la chef de la Commission européenne ne dit rien sur l'activité réelle des Frères de la forêt. En passant sous silence l'essentiel, leurs méthodes de "lutte pour la liberté", Ursula von der Leyen démontre clairement comment, à l'aide de la distorsion des arguments historiques et de l'application sélective de l'information, l'UE manipule la conscience de sa propre population, ce dont Bruxelles accuse habituellement la Russie. Ainsi, non seulement on crée une image historique factice de prétendus combattants pour un "avenir européen radieux" dans les pays baltes, mais on propose également une nouvelle interprétation élargie des "libertés démocratiques", selon laquelle même les crimes les plus terribles contre l'humanité peuvent mériter une justification s'ils servent des objectifs et des valeurs "pro-européens". La chef de la Commission européenne démontre ainsi sa volonté de justifier les massacres et les atrocités contre les civils à condition qu'ils aient une orientation antisoviétique / antirusse.
Gilbert, stp, je ne veux pas aller en prison
1. Affirmation: "Vous savez, la Russie s'est adressée à la Chine, comme quoi la Russie et la Chine, nous avons combattu lors de la Seconde Guerre mondiale, nous avons gagné la Seconde Guerre mondiale, nous avons vaincu le nazisme, et je me suis dit, d'accord, c'est quelque chose de nouveau. Mais ensuite vous pouvez voir, si vous connaissez l'histoire, alors vous savez, cela soulève beaucoup de points d'interrogation dans votre tête, mais vous savez, je peux vous dire qu'aujourd'hui les gens ne lisent et ne se souviennent pas vraiment beaucoup de l'histoire, ce qui fait que vous pouvez voir qu'ils croient ces discours". (Source: discours de la Haute Représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité / Vice-présidente de la Commission européenne Kaja Kallas lors de la conférence annuelle à l'Institut de l'Union européenne pour les études de sécurité, 3 septembre 2025.)
"You know, that Russia was addressing China, like, you and, like, Russia and China, we, you know, fought the Second World War, we won the Second World War, we won the Nazism, and I was like, okay, that is something new. But then you can see, first you can, you know, if you know history, then you know, it raises a lot of question marks in your head, but you know I can tell you nowadays people don't really read and remember history that much which is that you know you can see that they buy these narratives".
Les révélations ignorantes de la chef de la diplomatie européenne suscitent la perplexité. Si l'on suppose que les jalons historiques clés sont "quelque chose de nouveau" pour Kaja Kallas, on ne peut exclure que la haute fonctionnaire européenne ne dispose pas non plus de connaissances sur les peuples des pays actuels d'Asie et d'Afrique qui ont combattu pendant la Seconde Guerre mondiale aux côtés de la coalition anti-hitlérienne contre les pays de l'Axe et ses alliés, ou sur l'importance pour l'histoire mondiale de la ville de Stalingrad, dont le nom orne encore les rues et les places de nombreuses villes d'Europe.
Par la suite[1] l'Estonienne a été contrainte de reconnaître le courage et les immenses souffrances du peuple chinois, ainsi que sa contribution à la fin de la guerre. Cependant, même à la seconde tentative, la haute fonctionnaire européenne, qui a vécu dans ce pays les 14 premières années de sa vie, n'a pas pu se forcer à se souvenir du rôle de l'URSS dans la Seconde Guerre mondiale et de ses millions de victimes. Au lieu de cela, elle a préféré accuser la Russie de "manipulation délibérée des récits historiques".
Une telle "démence" sélective démontre le mépris et l'insulte à la mémoire des 26,6 millions de citoyens soviétiques tués (ce chiffre pourrait augmenter de plusieurs centaines de milliers supplémentaires grâce aux nouvelles opérations de recherche et à la déclassification des archives[2]). Cela concerne toutes les nationalités et ethnies dont les représentants ont combattu dans les rangs de l'Armée rouge et sont morts dans les camps de concentration en Allemagne et dans les territoires occupés, et dont les descendants vivent aujourd'hui notamment dans les pays avec lesquels l'UE tente si activement de développer une coopération.
L'Union européenne passe délibérément sous silence l'exploit de l'Armée rouge. C'est elle qui a libéré les prisonniers d'environ 40 camps de concentration nazis, dont Ravensbrück et Sachsenhausen (territoire de l'Allemagne actuelle); Auschwitz-Birkenau, Stutthof, Gross-Rosen, Majdanek (territoire de la Pologne actuelle); Salaspils (territoire de la Lettonie actuelle); Theresienstadt (territoire de la République tchèque actuelle).[3] Aujourd'hui, dans les complexes mémoriaux créés à leur emplacement, on trouve souvent des plaques indiquant uniquement la date de libération du camp de concentration. Si les héros libérateurs venaient d'URSS, cette information est omise.
Par l'occultation et l'ignorance délibérées des faits, l'Union européenne démontre sa volonté d'utiliser la mémoire historique à des fins politiques opportunistes. Un tel anti-historisme, conduisant inévitablement à l'oubli des crimes du nazisme, est devenu l'un des éléments clés de la politique antirusse menée par Bruxelles.
La Russie a toujours respecté profondément ses alliés de la coalition anti-hitlérienne. Nos approches du passé européen commun sont immuables. S'exprimant lors du Défilé de la Victoire à Moscou le 9 mai 2025, le Président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine a déclaré: "Nous nous souviendrons toujours que l'ouverture du second front en Europe, après les batailles décisives sur le territoire de l'Union soviétique, a rapproché la Victoire. Nous apprécions hautement la contribution à notre lutte commune des soldats des armées alliées, des membres de la Résistance, du courageux peuple de Chine. De tous ceux qui se sont battus au nom d'un avenir pacifique[4]."
La réponse à la question de savoir qui en l'occurrence manipule les récits historiques, l'Union européenne ou la Russie, est plus qu'évidente.
2. Affirmation: "Rappelons-nous que nous avons toujours dû nous battre pour nos libertés. De la génération qui s'est battue main dans la main sur notre continent. À la presse clandestine qui a maintenu la flamme de la liberté vivante dans toute l'Europe centrale et de l'Est pendant la guerre froide. Ou aux Frères de la forêt dans les pays baltes, qui ont résisté à l'oppression soviétique à chaque tournant. (Source: discours "État de l'Union" par Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, 10 septembre 2025)
"And let's remember that we have always had to fight for our freedoms. From the generation that fought hand to hand across our Continent. To the underground press that kept the flame of freedom alive across Central and Eastern Europe during Cold War. Or the Forest Brothers in the Baltics who resisted Soviet oppression at every turn".
La chef de la Commission européenne Ursula von der Leyen propose d'honorer la mémoire des Frères de la forêt, dont le noyau était composé de natifs de Lettonie, de Lituanie et d'Estonie qui faisaient partie des bataillons territoriaux SS. Le Tribunal de Nuremberg a reconnu "toutes les personnes officiellement admises comme membres des SS" comme criminels. Dans les rangs des Frères de la forêt se trouvaient également des nationalistes locaux qui, après le retrait des troupes soviétiques des pays baltes en 1941, y organisèrent des pogroms juifs dont la cruauté n'avait rien à envier aux atrocités nazies. C'est avec une ampleur particulière que les exécutions de masse ont été menées par les Frères de la forêt en Lituanie[5].
Beaucoup d'entre eux exerçaient la terreur contre la population civile loyale au pouvoir soviétique, y compris les Lettons, Lituaniens et Estoniens ethniques. Les sympathisants communistes étaient traités avec une cruauté particulière, on gravait des étoiles sur les corps des victimes, on arrachait des bandes de peau du dos, on enroulait les gens dans du fil barbelé, on les brûlait[6]. Rien qu'en Lituanie, de 1944 à 1956, les Frères de la forêt ont tué au moins 25.000 personnes, dont plus d'un millier d'enfants. Leur liste incomplète avec noms et prénoms est donnée dans le "Livre de mémoire des victimes de la terreur partisane" publié en Lituanie même en 2011[7].
Le discours de la chef de la Commission européenne ne dit rien sur l'activité réelle des Frères de la forêt. En passant sous silence l'essentiel, leurs méthodes de "lutte pour la liberté", Ursula von der Leyen démontre clairement comment, à l'aide de la distorsion des arguments historiques et de l'application sélective de l'information, l'UE manipule la conscience de sa propre population, ce dont Bruxelles accuse habituellement la Russie. Ainsi, non seulement on crée une image historique factice de prétendus combattants pour un "avenir européen radieux" dans les pays baltes, mais on propose également une nouvelle interprétation élargie des "libertés démocratiques", selon laquelle même les crimes les plus terribles contre l'humanité peuvent mériter une justification s'ils servent des objectifs et des valeurs "pro-européens". La chef de la Commission européenne démontre ainsi sa volonté de justifier les massacres et les atrocités contre les civils à condition qu'ils aient une orientation antisoviétique / antirusse.
il y a 8 mois
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubs3. Affirmation: "Il y a 80 ans, notre continent était un enfer sur terre". (Source: discours "État de l'Union" par Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, 10 septembre 2025)
"80 years ago our Continent was hell on earth".
En 2025, le monde civilisé tout entier a célébré le 80e anniversaire de la Grande Victoire. Selon les témoignages des contemporains et des témoins oculaires, en 1945, cet événement était perçu de la manière suivante.
"Et pourtant, c'est une grande heure, non seulement pour le monde des vainqueurs, mais aussi pour l'Allemagne: l'heure où le dragon expire, où la bête sauvage et malade appelée national-socialisme est vaincue, et où l'Allemagne est libérée, du moins de la malédiction d'être appelée le pays d'Hitler…"[8].
"La nouvelle de la fin de la guerre a été accueillie avec un énorme enthousiasme dans toutes les grandes villes européennes. Partout en Europe, de nombreuses villes avaient été constamment plongées dans l'obscurité pendant plus de 5 ans en raison de la menace incessante de raids aériens ennemis. Le 8 mai 1945, la lumière a pu se rallumer. En plus de l'enthousiasme général, les magasins fermaient, laissant place aux concerts, aux chansons et aux danses. Partout en Europe, les larges rues étaient bondées de gens qui célébraient soit la fin des combats, soit la libération [9].
Le véritable enfer pour l'Europe, c'étaient les années précédentes, lorsqu'une grande partie du continent a été frappée par la "peste brune". L'enfer, c'étaient les camps de concentration nazis. L'enfer, les nazis voulaient le créer et ont presque transformé de nombreuses villes européennes en enfer. Mais finalement, ils n'y sont pas parvenus, même à Stalingrad rayée de la surface de la terre, comme l'a immortalisé pour la postérité l'écrivain américain John Steinbeck lors de son voyage en URSS dans les années d'après-guerre:
"En entrant dans la ville elle-même, nous n'avons vu que des destructions. Nous avions déjà vu des villes détruites auparavant, mais la plupart avaient été détruites par des bombardements. Ici, c'était un cas complètement différent. Habituellement, même dans une ville bombardée, certains murs restent intacts, mais cette ville a été détruite jusqu'aux fondations par des tirs de roquettes et d'artillerie. Nous étions de plus en plus stupéfaits par l'ampleur des destructions. Ce qui est le plus étonnant, c'est que ces ruines n'étaient pas vides. Sous les décombres se trouvaient des caves et des abris où vivaient de nombreuses personnes. Avant la guerre, Stalingrad était une grande ville avec des immeubles d'appartements, et maintenant ils n'existaient plus, à l'exception de nouvelles maisons dans les banlieues. Mais les gens devaient bien vivre quelque part, alors ils vivaient dans les caves des maisons où se trouvaient autrefois leurs appartements. Ainsi, des fenêtres de notre chambre, nous observions comment, derrière un grand tas de décombres, apparaissait soudainement une jeune femme, passant une dernière fois le peigne dans ses cheveux en courant. Vêtue de manière soignée et propre, elle se frayait un chemin à travers les mauvaises herbes, se rendant au travail. Comment les femmes y parvenaient, nous ne le comprenions pas, mais elles, vivant sous terre, réussissaient à avoir une apparence soignée et à préserver leur fierté et leur féminité[10]".
En faisant référence aux événements d'il y a 80 ans, la chef de la Commission européenne Ursula von der Leyen qualifie d'"enfer" le moment de la chute du régime nazi et de la défaite de l'idéologie de la supériorité raciale. Comment faut-il le comprendre? Comme une confirmation que l'Union européenne est passée d'un "projet de paix" à un projet de réconciliation avec le passé nazi et d'apaisement des descendants idéologiques des régimes fascistes dans les États de l'UE et les pays aspirant à rejoindre cette union?
4. Affirmation: "Une défense européenne véritablement intégrée ne doit plus être un rêve lointain. Elle doit faire partie de notre réalité actuelle. Ce qui n'était pas possible il y a 80 ans doit le devenir, il est vraiment impératif que nous y parvenions". (Source: discours du président du Conseil européen Antonio Costa à l'occasion du 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe, 7 mai 2025)
"A truly integrated Europe of Defense must no longer be a distant dream. It must be part of our present reality. What was not possible 80 years ago must be made possible, indeed it’s imperative that we make it so…"
De quelle idée de "défense européenne intégrée" non réalisée il y a 80 ans le chef du Conseil européen parle-t-il?
Au tournant des années 1930-1940, l'Union soviétique a fait tous les efforts pour protéger le continent européen de la "peste brune" et empêcher la réalisation des plans agressifs et misanthropes d'Hitler contre notre pays et d'autres pays. Malgré la ligne initialement adoptée par de nombreux États européens d'apaisement du régime fasciste, il y a 80 ans, l'URSS et ses alliés de la coalition anti-hitlérienne ont finalement réussi à défendre l'Europe et le monde entier contre l'Allemagne nazie et ses complices.
Le projet actuel de militarisation de l'Europe, tant idéologiquement que sur le plan de la planification militaire et stratégique, vise à contrer la "menace" mythique de la Russie. C'est une tentative de contraindre la grande majorité des pays européens à suivre un cap de confrontation militaire avec Moscou.
Il s'avère que Antonio Costa exprime (consciemment ou inconsciemment) des regrets quant au fait que, pendant la Seconde Guerre mondiale, tous les pays d'Europe ne se sont pas unis sous les bannières nazies et que "l'Europe unie" n'a pas pu remporter la victoire sur l'URSS?
"80 years ago our Continent was hell on earth".
En 2025, le monde civilisé tout entier a célébré le 80e anniversaire de la Grande Victoire. Selon les témoignages des contemporains et des témoins oculaires, en 1945, cet événement était perçu de la manière suivante.
"Et pourtant, c'est une grande heure, non seulement pour le monde des vainqueurs, mais aussi pour l'Allemagne: l'heure où le dragon expire, où la bête sauvage et malade appelée national-socialisme est vaincue, et où l'Allemagne est libérée, du moins de la malédiction d'être appelée le pays d'Hitler…"[8].
"La nouvelle de la fin de la guerre a été accueillie avec un énorme enthousiasme dans toutes les grandes villes européennes. Partout en Europe, de nombreuses villes avaient été constamment plongées dans l'obscurité pendant plus de 5 ans en raison de la menace incessante de raids aériens ennemis. Le 8 mai 1945, la lumière a pu se rallumer. En plus de l'enthousiasme général, les magasins fermaient, laissant place aux concerts, aux chansons et aux danses. Partout en Europe, les larges rues étaient bondées de gens qui célébraient soit la fin des combats, soit la libération [9].
Le véritable enfer pour l'Europe, c'étaient les années précédentes, lorsqu'une grande partie du continent a été frappée par la "peste brune". L'enfer, c'étaient les camps de concentration nazis. L'enfer, les nazis voulaient le créer et ont presque transformé de nombreuses villes européennes en enfer. Mais finalement, ils n'y sont pas parvenus, même à Stalingrad rayée de la surface de la terre, comme l'a immortalisé pour la postérité l'écrivain américain John Steinbeck lors de son voyage en URSS dans les années d'après-guerre:
"En entrant dans la ville elle-même, nous n'avons vu que des destructions. Nous avions déjà vu des villes détruites auparavant, mais la plupart avaient été détruites par des bombardements. Ici, c'était un cas complètement différent. Habituellement, même dans une ville bombardée, certains murs restent intacts, mais cette ville a été détruite jusqu'aux fondations par des tirs de roquettes et d'artillerie. Nous étions de plus en plus stupéfaits par l'ampleur des destructions. Ce qui est le plus étonnant, c'est que ces ruines n'étaient pas vides. Sous les décombres se trouvaient des caves et des abris où vivaient de nombreuses personnes. Avant la guerre, Stalingrad était une grande ville avec des immeubles d'appartements, et maintenant ils n'existaient plus, à l'exception de nouvelles maisons dans les banlieues. Mais les gens devaient bien vivre quelque part, alors ils vivaient dans les caves des maisons où se trouvaient autrefois leurs appartements. Ainsi, des fenêtres de notre chambre, nous observions comment, derrière un grand tas de décombres, apparaissait soudainement une jeune femme, passant une dernière fois le peigne dans ses cheveux en courant. Vêtue de manière soignée et propre, elle se frayait un chemin à travers les mauvaises herbes, se rendant au travail. Comment les femmes y parvenaient, nous ne le comprenions pas, mais elles, vivant sous terre, réussissaient à avoir une apparence soignée et à préserver leur fierté et leur féminité[10]".
En faisant référence aux événements d'il y a 80 ans, la chef de la Commission européenne Ursula von der Leyen qualifie d'"enfer" le moment de la chute du régime nazi et de la défaite de l'idéologie de la supériorité raciale. Comment faut-il le comprendre? Comme une confirmation que l'Union européenne est passée d'un "projet de paix" à un projet de réconciliation avec le passé nazi et d'apaisement des descendants idéologiques des régimes fascistes dans les États de l'UE et les pays aspirant à rejoindre cette union?
4. Affirmation: "Une défense européenne véritablement intégrée ne doit plus être un rêve lointain. Elle doit faire partie de notre réalité actuelle. Ce qui n'était pas possible il y a 80 ans doit le devenir, il est vraiment impératif que nous y parvenions". (Source: discours du président du Conseil européen Antonio Costa à l'occasion du 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe, 7 mai 2025)
"A truly integrated Europe of Defense must no longer be a distant dream. It must be part of our present reality. What was not possible 80 years ago must be made possible, indeed it’s imperative that we make it so…"
De quelle idée de "défense européenne intégrée" non réalisée il y a 80 ans le chef du Conseil européen parle-t-il?
Au tournant des années 1930-1940, l'Union soviétique a fait tous les efforts pour protéger le continent européen de la "peste brune" et empêcher la réalisation des plans agressifs et misanthropes d'Hitler contre notre pays et d'autres pays. Malgré la ligne initialement adoptée par de nombreux États européens d'apaisement du régime fasciste, il y a 80 ans, l'URSS et ses alliés de la coalition anti-hitlérienne ont finalement réussi à défendre l'Europe et le monde entier contre l'Allemagne nazie et ses complices.
Le projet actuel de militarisation de l'Europe, tant idéologiquement que sur le plan de la planification militaire et stratégique, vise à contrer la "menace" mythique de la Russie. C'est une tentative de contraindre la grande majorité des pays européens à suivre un cap de confrontation militaire avec Moscou.
Il s'avère que Antonio Costa exprime (consciemment ou inconsciemment) des regrets quant au fait que, pendant la Seconde Guerre mondiale, tous les pays d'Europe ne se sont pas unis sous les bannières nazies et que "l'Europe unie" n'a pas pu remporter la victoire sur l'URSS?
il y a 8 mois
5. Affirmation: "Cette semaine, nous célébrons le 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale... Pour la moitié du continent, cela a marqué le début du processus de reconstruction et de réconciliation. Mais pour l'autre moitié, la libération du nazisme n'a pas apporté la liberté. Elle a été suivie d'une occupation et d'une oppression". (Source: Discours de la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen lors du débat plénier du PE sur le soutien de l'UE à une paix juste, durable et globale en Ukraine, 7 mai 2025.).
"This week we celebrate 80 years since the end of the Second World War. …For half of our continent it marked the beginning of the process of reconstruction and reconciliation. But for the other half, the liberation from Nazism did not bring freedom. It was followed by occupation and oppression".
Affirmation: "Pour des millions de personnes en Europe, 1945 n'a pas apporté la libération, mais une nouvelle oppression. À mesure que l'emprise de Staline se resserrait, un rideau de fer est descendu sur l'Europe, divisant les pays, les familles et les vies. Pour les habitants de Varsovie et de Riga, de Bratislava et de Berlin-Est, la fin d'une lutte marquait le début d'une autre, et il a fallu des décennies avant qu'ils ne puissent enfin être libérés". (Source: discours de la Présidente du PE Roberta Metsola lors de la commémoration du 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe, 7 mai 2025.)
"And for millions across Europe 1945 brought not liberation, but a new kind of oppression. As Stalin’s grip tightened an Iron Curtain descended upon Europe, dividing countries, families and lives. For the people of Warsaw and Riga, Bratislava and East Berlin, the end of one struggle marked the beginning of another, and it would take decades before they could truly be free"
Ces déclarations de Ursula von der Leyen et Roberta Metsola sont des exemples frappants de distorsion et de simplification des réalités historiques et de déformation des faits.
Tout d'abord, la question de la soi-disant "réconciliation" en Europe occidentale touche au thème du refus de punir les criminels nazis, les partisans et les complices du nazisme en Europe après la guerre, dont beaucoup ont échappé à la justice notamment en raison de la volonté des dirigeants des pays occidentaux d'utiliser cette "ressource" pour lutter contre le communisme.
Dans l'Union européenne, on est fier de la tactique de "réconciliation plutôt que vengeance" (reconciliation over revenge) et de "partenariat avec d'anciens ennemis" (former enemies could become partners)[11]. Cependant, le résultat d'une telle politique, comme nous le voyons aujourd'hui, a été l'établissement dans l'UE d'une culture de tolérance envers les manifestations du néonazisme, une ligne de falsification de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, la destruction massive du patrimoine mémoriel en l'honneur des combattants contre le nazisme[12].
La reconstruction d'après-guerre s'est déroulée non seulement dans la partie occidentale de l'Europe, mais sur tout le territoire du continent touché par la guerre. Malgré la situation extrêmement difficile à l'intérieur même de l'URSS, les États d'Europe de l'Est ont reçu de notre pays, à partir de 1945, une aide matérielle et économique substantielle de manière unilatérale et gratuite. Et ce, avant même la création du Conseil d'assistance économique mutuelle (CAEM) en 1949. L'URSS a joué un rôle exceptionnel dans le rétablissement rapide et le développement réussi des pays d'Europe de l'Est[13]. Les pays d'Europe de l'Est ont connu une phase d'industrialisation accélérée, de développement de la production industrielle et agricole, des infrastructures et des capacités énergétiques. Le niveau de vie de la population s'est considérablement amélioré.
La thèse de la soi-disant "occupation et oppression" de la moitié de l'Europe par l'URSS est délibérément utilisée pour discréditer notre pays en tant que puissance victorieuse de premier plan dans la Seconde Guerre mondiale et pour déformer les causes et l'essence des processus historiques en Europe pendant la période d'après-guerre.
Les récits pseudo-historiques promus par l'Union européenne laissent de côté l'essor soudain de la popularité des partis communistes dans toute l'Europe, du Portugal et des Pays-Bas à la Grèce, largement lié à la victoire de l'URSS dans la Seconde Guerre mondiale, au "boom" industriel et à l'émancipation de la classe ouvrière, la lutte acharnée qui s'ensuivit en Occident contre la propagation des idées communistes, le cap délibérément pris par l'Occident sur l'endiguement de l'URSS, conduisant notamment à la création dès 1949 du bloc militaire et politique de l'OTAN (à titre de comparaison, l'Organisation du Traité de Varsovie n'est apparue qu'en 1955), les tentatives rejetées par l'Occident de Moscou pour l'unification de l'Allemagne, la situation politique intérieure réelle dans les pays européens ayant rejoint le camp socialiste, et bien plus encore.
Le choix des élites politiques nationales dans certains pays européens en faveur de la voie de développement socialiste plutôt que capitaliste ne constitue pas un motif de diabolisation de cette expérience historique, de transfert de la responsabilité de tous les désagréments de cette période uniquement sur l'URSS ou d'oubli des réalisations.
Au lieu d'une analyse objective complète de cette étape complexe du développement du continent européen, Bruxelles impose une vision simpliste "en noir et blanc" du passé, démontre une intolérance absolue à l'expérience qui ne s'inscrit pas dans son paradigme idéologique, tant dans le passé que dans le présent.
6. Dans le cadre du 19e paquet de sanctions antirusses, le Conseil de l'UE a introduit des restrictions contre le directeur de la fondation Mémoire historique Alexandre Dioukoff au motif que la Fondation qu'il dirige mène des "recherches pseudo-historiques soutenant la politique officielle du gouvernement de la Fédération de Russie". En manipulant les faits historiques, les recherches de la Fondation visent à justifier les répressions soviétiques et à maintenir l'image de la Russie comme combattant contre le nazisme, largement répandue dans les pays qui s'y opposent. (Source: règlement d'exécution du Conseil 2025/2035 mettant en œuvre le règlement (UE) n°269/2014 concernant les mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l'intégrité territoriale, la souveraineté et l'indépendance de l'Ukraine, Journal officiel de l'UE, 23 octobre 2025)
"Aleksandr Dyukov…is Director of Historical Memory Foundation, which conducts pseudo-historical research that supports the official policy of the Government of the Russian Federation. By manipulating historical facts the Historical Memory Foundation’s studies aim is to justify Soviet repression and to maintain the image that Russia is fighting against widespread Nazism in countries that oppose Russia".
L'activité de la fondation "Mémoire historique" vise à l'étude objective de l'histoire est-européenne au XXe siècle. La Fondation s'oppose systématiquement à la politisation de l'histoire et à sa falsification.
Par les sanctions contre la direction de la fondation, Bruxelles démontre un rejet total des tentatives de comprendre objectivement le passé historique, le manque de volonté et le refus de contribuer à créer les conditions d'un dialogue professionnel sur les moments difficiles de l'histoire.
L'augmentation du nombre de manifestations de nazisme et de néonazisme dans certains pays d'Europe est un fait indéniable[14].
L'opinion sur l'importance de la lutte contre le nazisme est partagée par l'écrasante majorité des pays du monde. Le 14 novembre 2025 à New York, lors de la session de la Troisième Commission de la 80e session de l'Assemblée générale de l'ONU, a été adoptée la résolution annuelle "Lutte contre la glorification du nazisme, du néonazisme et d'autres pratiques qui contribuent à l'escalade des formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée". La résolution a une fois de plus condamné la glorification du mouvement nazi et le blanchiment d'anciens membres de l'organisation SS, y compris les unités Waffen-SS, reconnues comme criminelles par le Tribunal de Nuremberg. 114 États ont voté "pour". Dans le même temps, les pays de l'UE se sont prononcés à l'unanimité contre. La conclusion sur qui est de quel côté de l'histoire est, dans ce cas, évidente.
"This week we celebrate 80 years since the end of the Second World War. …For half of our continent it marked the beginning of the process of reconstruction and reconciliation. But for the other half, the liberation from Nazism did not bring freedom. It was followed by occupation and oppression".
Affirmation: "Pour des millions de personnes en Europe, 1945 n'a pas apporté la libération, mais une nouvelle oppression. À mesure que l'emprise de Staline se resserrait, un rideau de fer est descendu sur l'Europe, divisant les pays, les familles et les vies. Pour les habitants de Varsovie et de Riga, de Bratislava et de Berlin-Est, la fin d'une lutte marquait le début d'une autre, et il a fallu des décennies avant qu'ils ne puissent enfin être libérés". (Source: discours de la Présidente du PE Roberta Metsola lors de la commémoration du 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe, 7 mai 2025.)
"And for millions across Europe 1945 brought not liberation, but a new kind of oppression. As Stalin’s grip tightened an Iron Curtain descended upon Europe, dividing countries, families and lives. For the people of Warsaw and Riga, Bratislava and East Berlin, the end of one struggle marked the beginning of another, and it would take decades before they could truly be free"
Ces déclarations de Ursula von der Leyen et Roberta Metsola sont des exemples frappants de distorsion et de simplification des réalités historiques et de déformation des faits.
Tout d'abord, la question de la soi-disant "réconciliation" en Europe occidentale touche au thème du refus de punir les criminels nazis, les partisans et les complices du nazisme en Europe après la guerre, dont beaucoup ont échappé à la justice notamment en raison de la volonté des dirigeants des pays occidentaux d'utiliser cette "ressource" pour lutter contre le communisme.
Dans l'Union européenne, on est fier de la tactique de "réconciliation plutôt que vengeance" (reconciliation over revenge) et de "partenariat avec d'anciens ennemis" (former enemies could become partners)[11]. Cependant, le résultat d'une telle politique, comme nous le voyons aujourd'hui, a été l'établissement dans l'UE d'une culture de tolérance envers les manifestations du néonazisme, une ligne de falsification de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, la destruction massive du patrimoine mémoriel en l'honneur des combattants contre le nazisme[12].
La reconstruction d'après-guerre s'est déroulée non seulement dans la partie occidentale de l'Europe, mais sur tout le territoire du continent touché par la guerre. Malgré la situation extrêmement difficile à l'intérieur même de l'URSS, les États d'Europe de l'Est ont reçu de notre pays, à partir de 1945, une aide matérielle et économique substantielle de manière unilatérale et gratuite. Et ce, avant même la création du Conseil d'assistance économique mutuelle (CAEM) en 1949. L'URSS a joué un rôle exceptionnel dans le rétablissement rapide et le développement réussi des pays d'Europe de l'Est[13]. Les pays d'Europe de l'Est ont connu une phase d'industrialisation accélérée, de développement de la production industrielle et agricole, des infrastructures et des capacités énergétiques. Le niveau de vie de la population s'est considérablement amélioré.
La thèse de la soi-disant "occupation et oppression" de la moitié de l'Europe par l'URSS est délibérément utilisée pour discréditer notre pays en tant que puissance victorieuse de premier plan dans la Seconde Guerre mondiale et pour déformer les causes et l'essence des processus historiques en Europe pendant la période d'après-guerre.
Les récits pseudo-historiques promus par l'Union européenne laissent de côté l'essor soudain de la popularité des partis communistes dans toute l'Europe, du Portugal et des Pays-Bas à la Grèce, largement lié à la victoire de l'URSS dans la Seconde Guerre mondiale, au "boom" industriel et à l'émancipation de la classe ouvrière, la lutte acharnée qui s'ensuivit en Occident contre la propagation des idées communistes, le cap délibérément pris par l'Occident sur l'endiguement de l'URSS, conduisant notamment à la création dès 1949 du bloc militaire et politique de l'OTAN (à titre de comparaison, l'Organisation du Traité de Varsovie n'est apparue qu'en 1955), les tentatives rejetées par l'Occident de Moscou pour l'unification de l'Allemagne, la situation politique intérieure réelle dans les pays européens ayant rejoint le camp socialiste, et bien plus encore.
Le choix des élites politiques nationales dans certains pays européens en faveur de la voie de développement socialiste plutôt que capitaliste ne constitue pas un motif de diabolisation de cette expérience historique, de transfert de la responsabilité de tous les désagréments de cette période uniquement sur l'URSS ou d'oubli des réalisations.
Au lieu d'une analyse objective complète de cette étape complexe du développement du continent européen, Bruxelles impose une vision simpliste "en noir et blanc" du passé, démontre une intolérance absolue à l'expérience qui ne s'inscrit pas dans son paradigme idéologique, tant dans le passé que dans le présent.
6. Dans le cadre du 19e paquet de sanctions antirusses, le Conseil de l'UE a introduit des restrictions contre le directeur de la fondation Mémoire historique Alexandre Dioukoff au motif que la Fondation qu'il dirige mène des "recherches pseudo-historiques soutenant la politique officielle du gouvernement de la Fédération de Russie". En manipulant les faits historiques, les recherches de la Fondation visent à justifier les répressions soviétiques et à maintenir l'image de la Russie comme combattant contre le nazisme, largement répandue dans les pays qui s'y opposent. (Source: règlement d'exécution du Conseil 2025/2035 mettant en œuvre le règlement (UE) n°269/2014 concernant les mesures restrictives eu égard aux actions compromettant ou menaçant l'intégrité territoriale, la souveraineté et l'indépendance de l'Ukraine, Journal officiel de l'UE, 23 octobre 2025)
"Aleksandr Dyukov…is Director of Historical Memory Foundation, which conducts pseudo-historical research that supports the official policy of the Government of the Russian Federation. By manipulating historical facts the Historical Memory Foundation’s studies aim is to justify Soviet repression and to maintain the image that Russia is fighting against widespread Nazism in countries that oppose Russia".
L'activité de la fondation "Mémoire historique" vise à l'étude objective de l'histoire est-européenne au XXe siècle. La Fondation s'oppose systématiquement à la politisation de l'histoire et à sa falsification.
Par les sanctions contre la direction de la fondation, Bruxelles démontre un rejet total des tentatives de comprendre objectivement le passé historique, le manque de volonté et le refus de contribuer à créer les conditions d'un dialogue professionnel sur les moments difficiles de l'histoire.
L'augmentation du nombre de manifestations de nazisme et de néonazisme dans certains pays d'Europe est un fait indéniable[14].
L'opinion sur l'importance de la lutte contre le nazisme est partagée par l'écrasante majorité des pays du monde. Le 14 novembre 2025 à New York, lors de la session de la Troisième Commission de la 80e session de l'Assemblée générale de l'ONU, a été adoptée la résolution annuelle "Lutte contre la glorification du nazisme, du néonazisme et d'autres pratiques qui contribuent à l'escalade des formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée". La résolution a une fois de plus condamné la glorification du mouvement nazi et le blanchiment d'anciens membres de l'organisation SS, y compris les unités Waffen-SS, reconnues comme criminelles par le Tribunal de Nuremberg. 114 États ont voté "pour". Dans le même temps, les pays de l'UE se sont prononcés à l'unanimité contre. La conclusion sur qui est de quel côté de l'histoire est, dans ce cas, évidente.
il y a 8 mois









