Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
Avant-propos
Ce topoc est fait pour des gens ayant un QI supérieur à 90, où lire un petit pavé n'est pas un effort surhumain.
Donc si t'es à la recherche de topic consommable, je t'invite à revenir sur la page d'accueil.
Ce topoc sera up de façon ératique, vu que je dois écrire l'essentielle et "traiter les photos" (et finir un morceau de code pour la thèse de mon frère)
Pour ceux qui aiment voir la fin du film avant le début, voilà:
Contexte
Je me dois déjà de vous présenter, la HRP. Autrement dit Haute Route Pyrénéenne. C'est un peu compliqué à expliquer, mais pour faire au plus simple. C'est une route équivalente au GR10 mais beacoup plus exigeante techniquement et plus isolée.
Le GR10 c'est la grande traversée des Pyrénées, avec plus de 40 000d+ et 900km, partant de Hendaye et finissant à Banyuls-Sur-Mer.
Le GR10 est "simple" techniquement, il n'y a pas de col compliqué, d'ascension retord, mais reste très physique, car ce tracé monte et descend sans cesse.
Le GR11 lui (le GR10 espagnol, litéralement) est déjà beaucoup plus technique, passage de cascade, de vire, d'escalade... Perso, pour avoir vu le GR20, je dois dire que le GR11 le surpasse. Le tracé ayant du être modifié, car mortel sur certains passages.
Mais qu'en est-il du tracé de la HRP ?
Eh bien, il n'y en a pas vraiment, c'est plus un état d'esprit, celui de rester toujours le plus haut, le plus longtemps. Différents itinéraires existent. Autant qu'il y a de personne.
Même s'il y en a un qui revient souvent:
En soit j'ai vu une dizaine de livre "HRP" sur tout le trajet dans différent refuge. On doit donc en tant que randonneur/trekeur, faire notre propre itinéraire.
C'est donc une course moins longue que le GR10, soit environ 700km. Mais la difficulté se chargera du reste.
Description
Mais qu'est ce que la THRP alors ?
La course des Dieux pyrénéistes. La course pour les dominer toutes. La traversée des Pyrénées par la HRP avec TOUS LES 3000 PRINCIPAUX
Une course Espagnol s'appelle, la course des 9 Rois et 2 Reines, qui consistent à traverser les Pyrénées égalalement mais en faisant le point culminant de chaque massif.
Mais de quoi parle-t-on vraiment ?
Un total de 125 SOMMETS [
Un sommet c'est en général déjà un jour de marche, et c'est souvent le plus fatiguant, car c'est monter et descendre sans réellement avancer sur la carte.
Mais on arrive sutout, sur de la course Alpine, car certains sommets demandent une certaines expériences de la montagne et de la grimpe (crapahute).
Après plus de 2 mois à consulter les topos de chaque pic, chaque échapatoire, chaque abris, un tracé optimale pour ne pas trop rajouter de distance. Je me retrouva avec ce tracé
Je dois vous dire que ce tracé à beaucoup évolué au fur et à mesure entre bonus et imprévu. Je peux vous dire ici que j'ai dépassé un dénivelé de 100km, ce qui est la limité entre notre plancher des vaches et l'espace
Le tracé se sépart en 3 grosses parties. Les Pyrénées Atlantiques, Centrales et Orientales.
La plus grosse partie sera les Pyrénés Centrales, où se trouvent tous les 3000 répartis sur 11 massifs:
Balaitous -> 10 Sommets
Vignemal -> 10 Sommets
Gavarnie -> 18 Sommets
Munia -> 5 Sommets
Néouvielle -> 13 Sommets
Culfreda -> 9 Sommets
Posets -> 12 Sommets
Perdiguere -> 20 Sommets
Maladeta -> 20 Sommets
Besiberri -> 4 Sommets
Estats -> 4 Sommets
Je me dois aussi de vous faire une petite introduction aux cotations en alpinisme. On distingue la difficulté du risque. Quelque chose peut être très technique sans pour autant comporter de risque.
Le risque et la difficulté se note en chiffre romain. allant de 0 à VI pour le risque et VII pour l'escalade (même si plus élevé existe mais je n'en parlerai pas). Pour une cotation plus globale, on a les dénominations : F, PD, AD, D, TD, ED. Où le véritable alpinisme commence à AD-
Pour la cotations escalade, dite vous que vous affrontez un mur totalement vertical à partir du IV, et la présence de la faucheuse à partir de II+ en expo.
Les difficultées
3 Grosses difficultés vont se présenter à moi.
La durée de la course, la période hivernale et les 5 démons.
On parle de faire des efforts journaliers de 20km et 1000d+ en moyenne
La période hivernale qui commence fin octobre et qui rend tous les sommets inaccessible (enfin à mon niveauet équipement), je serai donc chornométré.
Et enfin, les 5 démons, les 5 pics techniquement difficle (ou PD+ pour les cotations)
L'arête du Serre de Mourène dans la Munia, avec 30m d'escalade bordé par les abimes
Le pic de Ramougn et sa descente en IV et ses multiples brèches
Le pic Espadas et son arête aussi fine qu'un fil de rasoir, "pas du funambule"
La pointe d'Astorg, l'utime sommet et sa falaise infranchissable
Le Besiberri Nord, et ses couloirs mortels
il y a 9 mois
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubs
Le départ
Mon désir de partir accomplir mon rêve collait celui de partir loin de la stupidité ambiante.
Après plus de 2 mois de préparations, renseignement sur chaques itinéraires, villes, points d'eau, abris, échapatoires, difficultés il était enfin temps de préparer le sac pour partir. Initialement planifié pour plus de 90 jours, 1200km et 90km de d+.
Pour bien faire les choses,
je demenda une démission avec le préavis le plus court possible.
J'avais bien expliquer que je partirai quoiqu'il arrive dernière semaine de juillet, arguant que je n'avais aucune envie de me retrouver sur des sommets avec des tempêtes de neiges et que ma vie vallait bien plus que 1 semaine misérable de rien branlé à mon taf de merde.
Aussitôt la démission actée, je fu totalement absorbé par les derniers préparatifs. Je ne voulais avoir le moins d'imprévus possibles une fois sur place, car les problèmes ne viennent jamais seuls. Quitte à ne vraiment rien faire au travail, qui était de toute façon une des raisons de mon départ.
Il fallait que je signe plusieurs fois, contact des gens inconnus au bataillon des dizaines de fois pour acter ma dem (déjà multi signée). J'ai bien évidemment ignoré tous ces mails qui me pourrissaient la vie. Les laissant baigner dans leur jus. Pour finalement tout plier le dernier jour, la dernière heure.
Je suis venu avec mes effets pour les rendre sans réellement demander leurs avis. J'ai laissé mon badge, le coeur serré quelque part. Il n'est jamais évident de partir d'une situhation stable même si "précaire". On ne sait jamais si les choix que l'on fait à l'instant T sont les bons. Le doute nous assaille, mais il servira aussi de motivation et de preuve de résolution.
"Le plus dur, c'est de partir"
Cette phrase n'a jamais été aussi vraie. Et je peux vous dire après coup, que 5 moins de déconnexion avec la ville, que celle-ci vous oublie. Le rythme y est effréné, mais en même temps, les jours se ressemblent tous. Une boucle sans fin qui n'accepte aucune anomalie ni évolution. Letous dans une morositée permanante.
Hendaye
La veille du départ, je finis mon sac. Optimisant la moindre place, le moindre gramme. J'en étais à découper les étiquettes de mes vêtements
Piolet, casque, crampon, panneau solaire, sacs étanches, tarp, sac de couchage, tapis de sol, batons, gourde. Et bien d'autres ustensiles et éléments que je ne ferai pas l'affront de vous lister, car peu intéressant.
Mon sac pesait un léger 15kg, ce qui était déjà un peu lourd pour être honnête, mais bien meilleur que lors de ma traversée de Pyrénées atlantiques quelques mois auparavant (+20kg). Pour ceux qui ne le sauraient pas, l'effort pour porter un sac n'est pas proportionnel à son poids mais exponentielle, ilsuffit parfois d'un petit kilo de trop, et je ne rigole même pas
Couché à 00h00 précisément et réveil mis à 3h30 pour prendre le premier train direction Hendaye !
Je ne vais pas détailler le paysage et la faune de la gare de Bordeaux, mais juste pour dire que j'étais content de partir de cet enfer.
Pour une fois je n'ai pas eu de commentaire sur mon piolet, car "olala c dangereuuuh".
Bordel les contrôleurs respectez vous.
Arrivé sur Hendaye de bon matin (vers 9h00) sous un soleil un peu timide mais rayonnant. Direction la baie des Figuiers, pour commencer ce grand périple.
Pour une raison symbolique, je toucha l'eau de cet océan, point de départ de l'aventure.
Hendaye est une ville tantôt mignonne tantôt quelconque, le bord d'océan est soit bien aménagé soit sauvage (exprès). Le charme des maisons basques aux couleurs vivent sont chaleureuses et se démarquent dans cette environnement verdoyant et azure.
Au fur et a mesure de mon avancé, le litoral s'éloignant, j'approcha enfin des montagnes. Direction Biriatou, petit sommet local nous donnant enfin une vue à 360° sur l'océan, le pic des 3 courronnes et la Rhune. Les chemins oscillants entre l'alsphalte, le gravier et la terre. Une sensation de déjà vu m'envahit. J'avais déjà vu ces paysages. Mais cette fois, je les trouvais plus beaux, "libres".
Je décidais du chemin, je décidais par quel pied j'avancerais en premier, où je dormirais, où je respirerais profondément, où je m'arrêterais pour admirer le paysage.
C'est sur cet élan que j'avença au grès de la vue et du ciel changeant. Le menaçant pic des trois couronnes et la Rhune - objectif de la journée - se dessinaient au loin entre replats inondés de lumière et la verdoyance des montagnes de l'atlantiques.
Le dénivelé lui commença. Il fallait essayer de rejoindre la Rhune pour y faire un petit bivouac. La vue sur l'atlantique me captivant le rythme j'étais davantage à l'arrêt, c'est par la force des choses et un couché de soleil tardif que j'arriva au même emplacement de bivouac que la dernière fois. Sans oublier le pénible petit chemin semi bétonné plutôt raide ou les batons n'adhèrent pas. Je rejoignis le verdoyant bosquet que le soleil illuminerait de bonne heure, point de bivouac attendu.
il y a 9 mois























