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Pour cette fois, j'ai poursuivi la lecture de mon ami Charles Bukowski. Les contes de la folie ordinaire, que je n'avais jamais lus.

Je suis parfaitement déçu. Charles m'avait habitué à des nouvelles fleuries, originales -- crapuleuses et sales, certes, mais avec un goût et une invention tout à fait inouïe. Or, ici, c'est une succession d'épisodes plats, ordinaires comme il l'a dit, mais sans folie. Charles baises, Charles boit, Charles chie, vomit, se bat, termine chez les keufs et rebelote. On assiste à la déchéance d'un écrivain qui n'arrive plus à écrire, qui l'assume, et qui en fait un recueil. Sauf qu'il n'arrive plus à écrire.

Tout de même, je suis vilain, parce que je retiens trois ou quatre textes fascinants et sublimes dans cet océan de merde. Ce sont toujours des nouvelles où Charles se réveille, cesse d'être ordinaire pour enfin essayer de vivre, en flanquant toutes les conventions à la porte.

Dans deux d'entre elles, il dessine des femmes incroyables, très loin des femmes ordinaires qu'il a l'habitude de baiser. La première est la plus jolie fille de la ville. Mais les beaux garçons l'emmerdent : ils sont plats et creux, et ne s'intéressent qu'à son corps. Elle préfère la compagnie des hommes laids qui se sont forgés un caractère et une profondeur. Elle est entreprenante, joueuse et drôle, contrairement aux autres créatures passives. Charles découvre rapidement qu'elle est également instable et schizophrène. Mais en contrepartie, elle est tellement intense ! La vie la plus pure ! Elle finit par se suicider au cours de la relation qui se passait pourtant à merveilles du point de vue de Charles. Il n'a pas su voir les signes de détresse qu'elle lui envoyait.

La seconde femme habite une maison de campagne. Charles, ivre mort et blessé toque à sa porte. De façon étonnante, elle n'a pas peur et est même plutôt entreprenante, anormalement amicale avec cet inconnu. Rapidement, Charles constate que la maison est peuplée d'animaux en tout genre. Même des panthères et des tigres. Par haine de l'humanité, cette femme a préféré se lier avec le genre animal. Mais son amour pour eux est si radical que Charles commence à avoir des soupçons, et il découvre un soir que la femme est zoophile.

Elle est également un peu toquée, car elle a souvent des visions dans lesquelles elle voit l'apocalypse après qu'elle a donné naissance à un être mystique et parfait. Par ailleurs, elle suscite la haine des gens ordinaire qui la considère comme une folle. Et pendant qu'elle et Charles vivent une histoire d'amour, les gens se vengent de leur bonheur anticonformiste en allant abattre tous les animaux. De leur union nait un bébé fantastique, hybride, mi-homme mi-animal, et à ce moment commence l'apocalypse.

Globalement, ce qui transparait dans ce receuil plus qu'ailleurs, c'est l'extrême solitude de Charles, qui reçoit pourtant beaucoup d'amour de la part des femmes et de ses fans, mais un amour stérile, de façade, qui est à mille lieu de ce qu'il espère. Ce qu'il espère, c'est cette idylle fantasmée avec la zoophile dans cette flamboyante dernière nouvelle, pleine de l'espoir d'un bonheur après toute cette merde qu'il nous a montré. Mais cette merde, c'est sa vie. Une vie où les gens sont médiocres, ordinaires, où la société l'exclut et où il fuit cette réalité dans l'alcool, en gâchant tous les moments qui devraient être beaux.

Il est témoin au mariage d'un ami, ce devrait être un moment incroyable, mais il boit tellement qu'il finit par se battre avec le maître de cérémonie, se fait exclure de l'évènement par ses ennemis et termine dans le fond d'un caniveau, incapable de bouger, jusqu'à la venue des flics qui le foutent en taule, où il se fait enculer. Il en rigole en affirmant que la mariée ne s'est sûrement pas fait baiser durant sa nuit de noce, alors que lui, si.

A un autre moment, il baise avec deux femmes. Mais il n'arrive pas à s'y mettre car il boit trop. Les femmes se lassent et lui demandent de dégager. Il n'en a pas la force, les flics rappliquent, taule.

En fait, Charles n'a aucun véritable ami, aucun véritable amour, il est essentiellement seul, et exclu par la société et tous ce qui la représentent : foule conformistes, force de l'ordre, voisinage. Toute cette merde et cette crasse provient d'une solitude fondamentale.

On débarque tout seul et on repart tout seul. Et la plupart vivent tout seuls leur pauvre vie peureuse et amputée. Une tristesse épouvantable s'est abattue sur moi. Toute cette vie, promise à la mort. Toute cette vie qui bientôt se brancherait sur la haine, la névrose, la folie, la connerie, la peur, le crime et le rien, rien dans la vie, rien dans la mort

@ceinturion @glock @esclavotaf @bouclador @albinus @palance
il y a 6 jours
lol palu
:Crunchy:
il y a 6 jours
lol palu
:Crunchy:
Idem trolon
:singemalade:
il y a 6 jours
Pour cette fois, j'ai poursuivi la lecture de mon ami Charles Bukowski. Les contes de la folie ordinaire, que je n'avais jamais lus.

Je suis parfaitement déçu. Charles m'avait habitué à des nouvelles fleuries, originales -- crapuleuses et sales, certes, mais avec un goût et une invention tout à fait inouïe. Or, ici, c'est une succession d'épisodes plats, ordinaires comme il l'a dit, mais sans folie. Charles baises, Charles boit, Charles chie, vomit, se bat, termine chez les keufs et rebelote. On assiste à la déchéance d'un écrivain qui n'arrive plus à écrire, qui l'assume, et qui en fait un recueil. Sauf qu'il n'arrive plus à écrire.

Tout de même, je suis vilain, parce que je retiens trois ou quatre textes fascinants et sublimes dans cet océan de merde. Ce sont toujours des nouvelles où Charles se réveille, cesse d'être ordinaire pour enfin essayer de vivre, en flanquant toutes les conventions à la porte.

Dans deux d'entre elles, il dessine des femmes incroyables, très loin des femmes ordinaires qu'il a l'habitude de baiser. La première est la plus jolie fille de la ville. Mais les beaux garçons l'emmerdent : ils sont plats et creux, et ne s'intéressent qu'à son corps. Elle préfère la compagnie des hommes laids qui se sont forgés un caractère et une profondeur. Elle est entreprenante, joueuse et drôle, contrairement aux autres créatures passives. Charles découvre rapidement qu'elle est également instable et schizophrène. Mais en contrepartie, elle est tellement intense ! La vie la plus pure ! Elle finit par se suicider au cours de la relation qui se passait pourtant à merveilles du point de vue de Charles. Il n'a pas su voir les signes de détresse qu'elle lui envoyait.

La seconde femme habite une maison de campagne. Charles, ivre mort et blessé toque à sa porte. De façon étonnante, elle n'a pas peur et est même plutôt entreprenante, anormalement amicale avec cet inconnu. Rapidement, Charles constate que la maison est peuplée d'animaux en tout genre. Même des panthères et des tigres. Par haine de l'humanité, cette femme a préféré se lier avec le genre animal. Mais son amour pour eux est si radical que Charles commence à avoir des soupçons, et il découvre un soir que la femme est zoophile.

Elle est également un peu toquée, car elle a souvent des visions dans lesquelles elle voit l'apocalypse après qu'elle a donné naissance à un être mystique et parfait. Par ailleurs, elle suscite la haine des gens ordinaire qui la considère comme une folle. Et pendant qu'elle et Charles vivent une histoire d'amour, les gens se vengent de leur bonheur anticonformiste en allant abattre tous les animaux. De leur union nait un bébé fantastique, hybride, mi-homme mi-animal, et à ce moment commence l'apocalypse.

Globalement, ce qui transparait dans ce receuil plus qu'ailleurs, c'est l'extrême solitude de Charles, qui reçoit pourtant beaucoup d'amour de la part des femmes et de ses fans, mais un amour stérile, de façade, qui est à mille lieu de ce qu'il espère. Ce qu'il espère, c'est cette idylle fantasmée avec la zoophile dans cette flamboyante dernière nouvelle, pleine de l'espoir d'un bonheur après toute cette merde qu'il nous a montré. Mais cette merde, c'est sa vie. Une vie où les gens sont médiocres, ordinaires, où la société l'exclut et où il fuit cette réalité dans l'alcool, en gâchant tous les moments qui devraient être beaux.

Il est témoin au mariage d'un ami, ce devrait être un moment incroyable, mais il boit tellement qu'il finit par se battre avec le maître de cérémonie, se fait exclure de l'évènement par ses ennemis et termine dans le fond d'un caniveau, incapable de bouger, jusqu'à la venue des flics qui le foutent en taule, où il se fait enculer. Il en rigole en affirmant que la mariée ne s'est sûrement pas fait baiser durant sa nuit de noce, alors que lui, si.

A un autre moment, il baise avec deux femmes. Mais il n'arrive pas à s'y mettre car il boit trop. Les femmes se lassent et lui demandent de dégager. Il n'en a pas la force, les flics rappliquent, taule.

En fait, Charles n'a aucun véritable ami, aucun véritable amour, il est essentiellement seul, et exclu par la société et tous ce qui la représentent : foule conformistes, force de l'ordre, voisinage. Toute cette merde et cette crasse provient d'une solitude fondamentale.

On débarque tout seul et on repart tout seul. Et la plupart vivent tout seuls leur pauvre vie peureuse et amputée. Une tristesse épouvantable s'est abattue sur moi. Toute cette vie, promise à la mort. Toute cette vie qui bientôt se brancherait sur la haine, la névrose, la folie, la connerie, la peur, le crime et le rien, rien dans la vie, rien dans la mort

@ceinturion @glock @esclavotaf @bouclador @albinus @palance
Ca me fait une belle jambe
:Tarax_2:
il y a 6 jours
Idem trolon
:singemalade:
:nez2:
il y a 6 jours
Retournez lire des tweets et des topics les TDA c'est pas un topic de scrolleur
:risitaeheh:
il y a 6 jours
Retournez lire des tweets et des topics les TDA c'est pas un topic de scrolleur
:risitaeheh:
Courage à toi l'op. Respect pour le boulot
:Dan-berlin:
il y a 6 jours
Pour cette fois, j'ai poursuivi la lecture de mon ami Charles Bukowski. Les contes de la folie ordinaire, que je n'avais jamais lus.

Je suis parfaitement déçu. Charles m'avait habitué à des nouvelles fleuries, originales -- crapuleuses et sales, certes, mais avec un goût et une invention tout à fait inouïe. Or, ici, c'est une succession d'épisodes plats, ordinaires comme il l'a dit, mais sans folie. Charles baises, Charles boit, Charles chie, vomit, se bat, termine chez les keufs et rebelote. On assiste à la déchéance d'un écrivain qui n'arrive plus à écrire, qui l'assume, et qui en fait un recueil. Sauf qu'il n'arrive plus à écrire.

Tout de même, je suis vilain, parce que je retiens trois ou quatre textes fascinants et sublimes dans cet océan de merde. Ce sont toujours des nouvelles où Charles se réveille, cesse d'être ordinaire pour enfin essayer de vivre, en flanquant toutes les conventions à la porte.

Dans deux d'entre elles, il dessine des femmes incroyables, très loin des femmes ordinaires qu'il a l'habitude de baiser. La première est la plus jolie fille de la ville. Mais les beaux garçons l'emmerdent : ils sont plats et creux, et ne s'intéressent qu'à son corps. Elle préfère la compagnie des hommes laids qui se sont forgés un caractère et une profondeur. Elle est entreprenante, joueuse et drôle, contrairement aux autres créatures passives. Charles découvre rapidement qu'elle est également instable et schizophrène. Mais en contrepartie, elle est tellement intense ! La vie la plus pure ! Elle finit par se suicider au cours de la relation qui se passait pourtant à merveilles du point de vue de Charles. Il n'a pas su voir les signes de détresse qu'elle lui envoyait.

La seconde femme habite une maison de campagne. Charles, ivre mort et blessé toque à sa porte. De façon étonnante, elle n'a pas peur et est même plutôt entreprenante, anormalement amicale avec cet inconnu. Rapidement, Charles constate que la maison est peuplée d'animaux en tout genre. Même des panthères et des tigres. Par haine de l'humanité, cette femme a préféré se lier avec le genre animal. Mais son amour pour eux est si radical que Charles commence à avoir des soupçons, et il découvre un soir que la femme est zoophile.

Elle est également un peu toquée, car elle a souvent des visions dans lesquelles elle voit l'apocalypse après qu'elle a donné naissance à un être mystique et parfait. Par ailleurs, elle suscite la haine des gens ordinaire qui la considère comme une folle. Et pendant qu'elle et Charles vivent une histoire d'amour, les gens se vengent de leur bonheur anticonformiste en allant abattre tous les animaux. De leur union nait un bébé fantastique, hybride, mi-homme mi-animal, et à ce moment commence l'apocalypse.

Globalement, ce qui transparait dans ce receuil plus qu'ailleurs, c'est l'extrême solitude de Charles, qui reçoit pourtant beaucoup d'amour de la part des femmes et de ses fans, mais un amour stérile, de façade, qui est à mille lieu de ce qu'il espère. Ce qu'il espère, c'est cette idylle fantasmée avec la zoophile dans cette flamboyante dernière nouvelle, pleine de l'espoir d'un bonheur après toute cette merde qu'il nous a montré. Mais cette merde, c'est sa vie. Une vie où les gens sont médiocres, ordinaires, où la société l'exclut et où il fuit cette réalité dans l'alcool, en gâchant tous les moments qui devraient être beaux.

Il est témoin au mariage d'un ami, ce devrait être un moment incroyable, mais il boit tellement qu'il finit par se battre avec le maître de cérémonie, se fait exclure de l'évènement par ses ennemis et termine dans le fond d'un caniveau, incapable de bouger, jusqu'à la venue des flics qui le foutent en taule, où il se fait enculer. Il en rigole en affirmant que la mariée ne s'est sûrement pas fait baiser durant sa nuit de noce, alors que lui, si.

A un autre moment, il baise avec deux femmes. Mais il n'arrive pas à s'y mettre car il boit trop. Les femmes se lassent et lui demandent de dégager. Il n'en a pas la force, les flics rappliquent, taule.

En fait, Charles n'a aucun véritable ami, aucun véritable amour, il est essentiellement seul, et exclu par la société et tous ce qui la représentent : foule conformistes, force de l'ordre, voisinage. Toute cette merde et cette crasse provient d'une solitude fondamentale.

On débarque tout seul et on repart tout seul. Et la plupart vivent tout seuls leur pauvre vie peureuse et amputée. Une tristesse épouvantable s'est abattue sur moi. Toute cette vie, promise à la mort. Toute cette vie qui bientôt se brancherait sur la haine, la névrose, la folie, la connerie, la peur, le crime et le rien, rien dans la vie, rien dans la mort

@ceinturion @glock @esclavotaf @bouclador @albinus @palance
C'est quoi ce livre de fou furieux bordelent, sincèrement j'ai un peu de mal a saisir le propis de la solitude de cette homme, si ce n'est qu'il tombe qu'avec des folles et pourries des mariages
il y a 6 jours
Pour cette fois, j'ai poursuivi la lecture de mon ami Charles Bukowski. Les contes de la folie ordinaire, que je n'avais jamais lus.

Je suis parfaitement déçu. Charles m'avait habitué à des nouvelles fleuries, originales -- crapuleuses et sales, certes, mais avec un goût et une invention tout à fait inouïe. Or, ici, c'est une succession d'épisodes plats, ordinaires comme il l'a dit, mais sans folie. Charles baises, Charles boit, Charles chie, vomit, se bat, termine chez les keufs et rebelote. On assiste à la déchéance d'un écrivain qui n'arrive plus à écrire, qui l'assume, et qui en fait un recueil. Sauf qu'il n'arrive plus à écrire.

Tout de même, je suis vilain, parce que je retiens trois ou quatre textes fascinants et sublimes dans cet océan de merde. Ce sont toujours des nouvelles où Charles se réveille, cesse d'être ordinaire pour enfin essayer de vivre, en flanquant toutes les conventions à la porte.

Dans deux d'entre elles, il dessine des femmes incroyables, très loin des femmes ordinaires qu'il a l'habitude de baiser. La première est la plus jolie fille de la ville. Mais les beaux garçons l'emmerdent : ils sont plats et creux, et ne s'intéressent qu'à son corps. Elle préfère la compagnie des hommes laids qui se sont forgés un caractère et une profondeur. Elle est entreprenante, joueuse et drôle, contrairement aux autres créatures passives. Charles découvre rapidement qu'elle est également instable et schizophrène. Mais en contrepartie, elle est tellement intense ! La vie la plus pure ! Elle finit par se suicider au cours de la relation qui se passait pourtant à merveilles du point de vue de Charles. Il n'a pas su voir les signes de détresse qu'elle lui envoyait.

La seconde femme habite une maison de campagne. Charles, ivre mort et blessé toque à sa porte. De façon étonnante, elle n'a pas peur et est même plutôt entreprenante, anormalement amicale avec cet inconnu. Rapidement, Charles constate que la maison est peuplée d'animaux en tout genre. Même des panthères et des tigres. Par haine de l'humanité, cette femme a préféré se lier avec le genre animal. Mais son amour pour eux est si radical que Charles commence à avoir des soupçons, et il découvre un soir que la femme est zoophile.

Elle est également un peu toquée, car elle a souvent des visions dans lesquelles elle voit l'apocalypse après qu'elle a donné naissance à un être mystique et parfait. Par ailleurs, elle suscite la haine des gens ordinaire qui la considère comme une folle. Et pendant qu'elle et Charles vivent une histoire d'amour, les gens se vengent de leur bonheur anticonformiste en allant abattre tous les animaux. De leur union nait un bébé fantastique, hybride, mi-homme mi-animal, et à ce moment commence l'apocalypse.

Globalement, ce qui transparait dans ce receuil plus qu'ailleurs, c'est l'extrême solitude de Charles, qui reçoit pourtant beaucoup d'amour de la part des femmes et de ses fans, mais un amour stérile, de façade, qui est à mille lieu de ce qu'il espère. Ce qu'il espère, c'est cette idylle fantasmée avec la zoophile dans cette flamboyante dernière nouvelle, pleine de l'espoir d'un bonheur après toute cette merde qu'il nous a montré. Mais cette merde, c'est sa vie. Une vie où les gens sont médiocres, ordinaires, où la société l'exclut et où il fuit cette réalité dans l'alcool, en gâchant tous les moments qui devraient être beaux.

Il est témoin au mariage d'un ami, ce devrait être un moment incroyable, mais il boit tellement qu'il finit par se battre avec le maître de cérémonie, se fait exclure de l'évènement par ses ennemis et termine dans le fond d'un caniveau, incapable de bouger, jusqu'à la venue des flics qui le foutent en taule, où il se fait enculer. Il en rigole en affirmant que la mariée ne s'est sûrement pas fait baiser durant sa nuit de noce, alors que lui, si.

A un autre moment, il baise avec deux femmes. Mais il n'arrive pas à s'y mettre car il boit trop. Les femmes se lassent et lui demandent de dégager. Il n'en a pas la force, les flics rappliquent, taule.

En fait, Charles n'a aucun véritable ami, aucun véritable amour, il est essentiellement seul, et exclu par la société et tous ce qui la représentent : foule conformistes, force de l'ordre, voisinage. Toute cette merde et cette crasse provient d'une solitude fondamentale.

On débarque tout seul et on repart tout seul. Et la plupart vivent tout seuls leur pauvre vie peureuse et amputée. Une tristesse épouvantable s'est abattue sur moi. Toute cette vie, promise à la mort. Toute cette vie qui bientôt se brancherait sur la haine, la névrose, la folie, la connerie, la peur, le crime et le rien, rien dans la vie, rien dans la mort

@ceinturion @glock @esclavotaf @bouclador @albinus @palance
Punaise tu lis vite enfoiré, ça enchaîne les résumax ! Par contre on n'apprécie pas du tous le même style d'auteurs j'ai l'impression
Sympa ton résumé sinon mais ça me donne encore moins envie de lire Bukowski, déjà que ses livres ne m'attiraient pas beaucoup à la base
:Risisinge:
il y a 6 jours
Merci du partage
:Ronaldo_Verre:
il y a 6 jours
:caniche_intello:
il y a 6 jours
Pour cette fois, j'ai poursuivi la lecture de mon ami Charles Bukowski. Les contes de la folie ordinaire, que je n'avais jamais lus.

Je suis parfaitement déçu. Charles m'avait habitué à des nouvelles fleuries, originales -- crapuleuses et sales, certes, mais avec un goût et une invention tout à fait inouïe. Or, ici, c'est une succession d'épisodes plats, ordinaires comme il l'a dit, mais sans folie. Charles baises, Charles boit, Charles chie, vomit, se bat, termine chez les keufs et rebelote. On assiste à la déchéance d'un écrivain qui n'arrive plus à écrire, qui l'assume, et qui en fait un recueil. Sauf qu'il n'arrive plus à écrire.

Tout de même, je suis vilain, parce que je retiens trois ou quatre textes fascinants et sublimes dans cet océan de merde. Ce sont toujours des nouvelles où Charles se réveille, cesse d'être ordinaire pour enfin essayer de vivre, en flanquant toutes les conventions à la porte.

Dans deux d'entre elles, il dessine des femmes incroyables, très loin des femmes ordinaires qu'il a l'habitude de baiser. La première est la plus jolie fille de la ville. Mais les beaux garçons l'emmerdent : ils sont plats et creux, et ne s'intéressent qu'à son corps. Elle préfère la compagnie des hommes laids qui se sont forgés un caractère et une profondeur. Elle est entreprenante, joueuse et drôle, contrairement aux autres créatures passives. Charles découvre rapidement qu'elle est également instable et schizophrène. Mais en contrepartie, elle est tellement intense ! La vie la plus pure ! Elle finit par se suicider au cours de la relation qui se passait pourtant à merveilles du point de vue de Charles. Il n'a pas su voir les signes de détresse qu'elle lui envoyait.

La seconde femme habite une maison de campagne. Charles, ivre mort et blessé toque à sa porte. De façon étonnante, elle n'a pas peur et est même plutôt entreprenante, anormalement amicale avec cet inconnu. Rapidement, Charles constate que la maison est peuplée d'animaux en tout genre. Même des panthères et des tigres. Par haine de l'humanité, cette femme a préféré se lier avec le genre animal. Mais son amour pour eux est si radical que Charles commence à avoir des soupçons, et il découvre un soir que la femme est zoophile.

Elle est également un peu toquée, car elle a souvent des visions dans lesquelles elle voit l'apocalypse après qu'elle a donné naissance à un être mystique et parfait. Par ailleurs, elle suscite la haine des gens ordinaire qui la considère comme une folle. Et pendant qu'elle et Charles vivent une histoire d'amour, les gens se vengent de leur bonheur anticonformiste en allant abattre tous les animaux. De leur union nait un bébé fantastique, hybride, mi-homme mi-animal, et à ce moment commence l'apocalypse.

Globalement, ce qui transparait dans ce receuil plus qu'ailleurs, c'est l'extrême solitude de Charles, qui reçoit pourtant beaucoup d'amour de la part des femmes et de ses fans, mais un amour stérile, de façade, qui est à mille lieu de ce qu'il espère. Ce qu'il espère, c'est cette idylle fantasmée avec la zoophile dans cette flamboyante dernière nouvelle, pleine de l'espoir d'un bonheur après toute cette merde qu'il nous a montré. Mais cette merde, c'est sa vie. Une vie où les gens sont médiocres, ordinaires, où la société l'exclut et où il fuit cette réalité dans l'alcool, en gâchant tous les moments qui devraient être beaux.

Il est témoin au mariage d'un ami, ce devrait être un moment incroyable, mais il boit tellement qu'il finit par se battre avec le maître de cérémonie, se fait exclure de l'évènement par ses ennemis et termine dans le fond d'un caniveau, incapable de bouger, jusqu'à la venue des flics qui le foutent en taule, où il se fait enculer. Il en rigole en affirmant que la mariée ne s'est sûrement pas fait baiser durant sa nuit de noce, alors que lui, si.

A un autre moment, il baise avec deux femmes. Mais il n'arrive pas à s'y mettre car il boit trop. Les femmes se lassent et lui demandent de dégager. Il n'en a pas la force, les flics rappliquent, taule.

En fait, Charles n'a aucun véritable ami, aucun véritable amour, il est essentiellement seul, et exclu par la société et tous ce qui la représentent : foule conformistes, force de l'ordre, voisinage. Toute cette merde et cette crasse provient d'une solitude fondamentale.

On débarque tout seul et on repart tout seul. Et la plupart vivent tout seuls leur pauvre vie peureuse et amputée. Une tristesse épouvantable s'est abattue sur moi. Toute cette vie, promise à la mort. Toute cette vie qui bientôt se brancherait sur la haine, la névrose, la folie, la connerie, la peur, le crime et le rien, rien dans la vie, rien dans la mort

@ceinturion @glock @esclavotaf @bouclador @albinus @palance
Ton résumé donne presque envie de le lire du coup
:Risitas_wtf:
Image
il y a 5 jours
@Resumax2livres qu'en penses-tu ?
:Sourire1:
Fournisseur officiel de concombres de Trapvador Image
il y a 5 jours
C'est quoi ce livre de fou furieux bordelent, sincèrement j'ai un peu de mal a saisir le propis de la solitude de cette homme, si ce n'est qu'il tombe qu'avec des folles et pourries des mariages
Il y a une certaine beauté et une lucidité dans se déchéance. Il fait partie de ces clochards sublimes, qui sont capables de sublimer par l'art leur situation. Des clochards qui ont une sensibilité esthétique exacerbée
:moustachu:
il y a 5 jours
Punaise tu lis vite enfoiré, ça enchaîne les résumax ! Par contre on n'apprécie pas du tous le même style d'auteurs j'ai l'impression
Sympa ton résumé sinon mais ça me donne encore moins envie de lire Bukowski, déjà que ses livres ne m'attiraient pas beaucoup à la base
:Risisinge:
Oui, tu es plus proche de Ceinturion j'ai l'impression. Je suis archi lent en ce moment. Je bosse 50h semaine et je trouve assez peu de temps pour lire entre les teufs et les randos
:moustachu:
il y a 5 jours
Le passage est légendaire
:risitaeheh:
il y a 5 jours
Ton résumé donne presque envie de le lire du coup
:Risitas_wtf:
Niquel, go. Mais je te conseille plutôt Au sud de nulle part. C'est pareil, en mieux
:risitaeheh:
il y a 5 jours
Oui, tu es plus proche de Ceinturion j'ai l'impression. Je suis archi lent en ce moment. Je bosse 50h semaine et je trouve assez peu de temps pour lire entre les teufs et les randos
:moustachu:
Punaise 50 h, j’espère que tu gagnes bien avec tout ça
:Risisinge:

Bon courage clé, au moins tu as un cadre sympathique
il y a 5 jours