Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
La fois où j'ai été traqué par des militaires en foret ?
Je marchais sur une route départementale en Ardèche. Je voulais juste demander où était la supérette. Les gens me regardaient.
Je n’aime pas quand on me regarde. Je sais pas quoi faire avec mes bras.
J’ai serré mon Opinel à bout rond. Le modèle avec sifflet intégré. C'est un modèle pour les enfants. Quand je souffle dedans, ça fait fuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit
Un gendarme s’est approché. Il a plissé les yeux comme s’il essayait de comprendre un problème compliqué.
Il m'as regardé
Je l'ai regardé
Il m'as re-regardé
Là j'ai baissé les yeux et j'ai pleuré un peu aussi
— « Vous cherchez quelque chose ? »
— « Non. »
Je cherchais la supérette mais je voulais pas le dire. C’est gênant
Il m’a dit que je devais quitter le village. Je ne comprenais pas pourquoi. J’avais même pas encore acheté de biscuits. Il a posé la main sur mon épaule.
Je n’aime pas quand on fait ça. Ca m'a rappelé père Blaise et la fois où j'ai pleuré nu sous la douche après.
Mon cerveau a dit : danger.
Mes pieds sont partis tout seuls. J’ai couru vers la forêt.
Il a crié : « Hé ! Reviens Ducon! »
J’ai répondu : « J’vais t’faire une guerre comme t’en as jamais eu ! »
Je sais pas pourquoi j’ai dit ça. Ça faisait cool.
Je me suis enfoncé dans les bois. J’ai soufflé dans le sifflet de mon Opinel pour signaler que je n’étais pas perdu, mais en vrai j’étais quand même perdu. Le bruit était aigu. Je crois que ça a alerté tout le village.
Les gendarmes sont entrés dans la forêt. Je les entendais marcher sur les branches.
Je me suis caché derrière un rocher.
J’ai couru 5 minutes et après j'ai vomis parce que j'avais un point de coté.
— « Rendez-vous ! »
— « Jamais ! C'est pas moi qui l'as voulu la guerre ! Je suis une machine à survivre ! »
Je tremblais. J’avais faim et un peu envie de faire caca aussi
J’ai fabriqué un piège. J’ai posé une ficelle entre deux arbres. J'avais appris çaau vietnam "chez les scouts".
Les gendarmes sont passés à trois mètres à côté. Je sais pas pourquoi j’ai mis ma ficelle là. J’avais mal calculé.
La nuit est tombée. J'ai trouvé une vieille mine désaffectée pour y passer la nuit. Il y à eu un bruit effrayant. Bon c'étais une chouette. J'me suis un p'tit peu pisser dessus à ce moment là mais ça réchauffe
J’ai soufflé dans le sifflet pour me rassurer. Ça n’a pas marché.
C’est alors qu’il est apparu. Un homme barbu, sale, avec un caddie. Il sentait fort. Très fort. Il a dit qu’il s’appelait Trautmolle ou Trautman, je sais plus. Il m’a dit qu’il me connaissait. Qu’il savait ce que j’avais “dans le ventre”.
Moi j'ai pas compris, j'avais juste mal au ventre et un reste de sandwich triangle.
Il a dit aux gendarmes :
— « Vous n’avez aucune chance contre lui. C’est un professionnel. Il va vous ridiculiser »
Les gendarmes ont répondu :
— « Quoi l'autiste là ???. »
Trautmolle m’a regardé avec intensité.
— « Laisse-les. Viens avec moi. Je te sortirai de là. »
Je l’ai suivi parce qu’il parlait doucement et que ça me rassurait.
Mais les gendarmes ont insisté. Ils voulaient que je me rende. Trautmolle leur a dit que j’étais un “guerrier brisé”.
Je sais pas ce que ça veut dire. Moi j'voulais juste trouver un buisson pour aller chier un coup
Je me suis mis à crier :
— « Vous pouvez pas comprendre ce que j’ai vécu ! C'étais pas ma guerre ! »
Ils ont dit : « Mais on veut juste parler. »
J’ai soufflé dans mon sifflet pour me donner du courage. Ça a fait un petit “fuiiiiiiiiit”.
Je me suis rappelé des choses. =Des moments où les gens m’avaient parlé trop vite. Où j’avais pas su quoi répondre. Où j’avais dit n’importe quoi. J'ai pleuré un peu
Je me suis mis au sol. Je me suis roulé en boule et j'ai sorti des pièces de 5 cts que j'ai sucées.
Trautmolle a dit :
— « Laissez-le. Il expulse ses démons. »
Là je me suis vidé....entierement.....c'etais pas beau à voir
Le goût des pièces, ça m’apaise. Je les suçais en gémissant. Ca faisait "hummmmmmm hummmmmm hummmmm"
Le sol était froid.
Les gendarmes attendaient en tapant du pied. Il y en à un qui à dit:
Putain qu'elle autiste
Trautmolle me caressait les cheveux avec sa main sale. Ca ma rappelé père Blaise: j'ai vomis...
— « C’est fini, John», il a dit.
En vrai, il à dit :"lève toi débile: tout le monde se fou de ta gueule !"
Je pleurais encore. Je voulais juste acheter des princes de Lu.
Ils m’ont ramené au village. On m’a donné une barre de chocolat. Ça a un peu aidé.
Après ils ont appelé ma mère qui est venu me chercher puis des producteurs ont acheté les droits pour faire un film mais je sais pas où ça en est maintenant
J'espère qu'il prendrons pas Timothé Chalamet pour jouer mon rôle
Je marchais sur une route départementale en Ardèche. Je voulais juste demander où était la supérette. Les gens me regardaient.
Je n’aime pas quand on me regarde. Je sais pas quoi faire avec mes bras.
J’ai serré mon Opinel à bout rond. Le modèle avec sifflet intégré. C'est un modèle pour les enfants. Quand je souffle dedans, ça fait fuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit
Un gendarme s’est approché. Il a plissé les yeux comme s’il essayait de comprendre un problème compliqué.
Il m'as regardé
Je l'ai regardé
Il m'as re-regardé
Là j'ai baissé les yeux et j'ai pleuré un peu aussi
— « Vous cherchez quelque chose ? »
— « Non. »
Je cherchais la supérette mais je voulais pas le dire. C’est gênant
Il m’a dit que je devais quitter le village. Je ne comprenais pas pourquoi. J’avais même pas encore acheté de biscuits. Il a posé la main sur mon épaule.
Je n’aime pas quand on fait ça. Ca m'a rappelé père Blaise et la fois où j'ai pleuré nu sous la douche après.
Mon cerveau a dit : danger.
Mes pieds sont partis tout seuls. J’ai couru vers la forêt.
Il a crié : « Hé ! Reviens Ducon! »
J’ai répondu : « J’vais t’faire une guerre comme t’en as jamais eu ! »
Je sais pas pourquoi j’ai dit ça. Ça faisait cool.
Je me suis enfoncé dans les bois. J’ai soufflé dans le sifflet de mon Opinel pour signaler que je n’étais pas perdu, mais en vrai j’étais quand même perdu. Le bruit était aigu. Je crois que ça a alerté tout le village.
Les gendarmes sont entrés dans la forêt. Je les entendais marcher sur les branches.
Je me suis caché derrière un rocher.
J’ai couru 5 minutes et après j'ai vomis parce que j'avais un point de coté.
— « Rendez-vous ! »
— « Jamais ! C'est pas moi qui l'as voulu la guerre ! Je suis une machine à survivre ! »
Je tremblais. J’avais faim et un peu envie de faire caca aussi
J’ai fabriqué un piège. J’ai posé une ficelle entre deux arbres. J'avais appris ça
Les gendarmes sont passés à trois mètres à côté. Je sais pas pourquoi j’ai mis ma ficelle là. J’avais mal calculé.
La nuit est tombée. J'ai trouvé une vieille mine désaffectée pour y passer la nuit. Il y à eu un bruit effrayant. Bon c'étais une chouette. J'me suis un p'tit peu pisser dessus à ce moment là mais ça réchauffe
J’ai soufflé dans le sifflet pour me rassurer. Ça n’a pas marché.
C’est alors qu’il est apparu. Un homme barbu, sale, avec un caddie. Il sentait fort. Très fort. Il a dit qu’il s’appelait Trautmolle ou Trautman, je sais plus. Il m’a dit qu’il me connaissait. Qu’il savait ce que j’avais “dans le ventre”.
Moi j'ai pas compris, j'avais juste mal au ventre et un reste de sandwich triangle.
Il a dit aux gendarmes :
— « Vous n’avez aucune chance contre lui. C’est un professionnel. Il va vous ridiculiser »
Les gendarmes ont répondu :
— « Quoi l'autiste là ???. »
Trautmolle m’a regardé avec intensité.
— « Laisse-les. Viens avec moi. Je te sortirai de là. »
Je l’ai suivi parce qu’il parlait doucement et que ça me rassurait.
Mais les gendarmes ont insisté. Ils voulaient que je me rende. Trautmolle leur a dit que j’étais un “guerrier brisé”.
Je sais pas ce que ça veut dire. Moi j'voulais juste trouver un buisson pour aller chier un coup
Je me suis mis à crier :
— « Vous pouvez pas comprendre ce que j’ai vécu ! C'étais pas ma guerre ! »
Ils ont dit : « Mais on veut juste parler. »
J’ai soufflé dans mon sifflet pour me donner du courage. Ça a fait un petit “fuiiiiiiiiit”.
Je me suis rappelé des choses. =Des moments où les gens m’avaient parlé trop vite. Où j’avais pas su quoi répondre. Où j’avais dit n’importe quoi. J'ai pleuré un peu
Je me suis mis au sol. Je me suis roulé en boule et j'ai sorti des pièces de 5 cts que j'ai sucées.
Trautmolle a dit :
— « Laissez-le. Il expulse ses démons. »
Là je me suis vidé....entierement.....c'etais pas beau à voir
Le goût des pièces, ça m’apaise. Je les suçais en gémissant. Ca faisait "hummmmmmm hummmmmm hummmmm"
Le sol était froid.
Les gendarmes attendaient en tapant du pied. Il y en à un qui à dit:
Putain qu'elle autiste
Trautmolle me caressait les cheveux avec sa main sale. Ca ma rappelé père Blaise: j'ai vomis...
— « C’est fini, John», il a dit.
En vrai, il à dit :"lève toi débile: tout le monde se fou de ta gueule !"
Je pleurais encore. Je voulais juste acheter des princes de Lu.
Ils m’ont ramené au village. On m’a donné une barre de chocolat. Ça a un peu aidé.
Après ils ont appelé ma mère qui est venu me chercher puis des producteurs ont acheté les droits pour faire un film mais je sais pas où ça en est maintenant
J'espère qu'il prendrons pas Timothé Chalamet pour jouer mon rôle
T'as des idées noires keyou ? Plutôt que de faire une connerie, passe discuter en MP.
il y a 10 mois
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsPutain: Voila où ça nous mène la folie des hommes: Chienne de guerre
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il y a 10 mois





