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Un grand nombre de nos contemporains semblent redouter un lien étroit entre l’activité concrète et la religion : ils y voient un danger pour l’autonomie des hommes, des sociétés et des sciences.

Si, par autonomie des réalités terrestres, on veut dire que les choses créées et les sociétés elles-mêmes ont leurs lois et leurs valeurs propres, que l’homme doit peu à peu apprendre à connaître, à utiliser et à organiser, une telle exigence d’autonomie est pleinement légitime : non seulement elle est revendiquée par les hommes de notre temps, mais elle correspond à la volonté du Créateur. [...] C’est pourquoi la recherche méthodique, dans tous les domaines du savoir, si elle est menée d’une manière vraiment scientifique et si elle suit les normes de la morale, ne sera jamais réellement opposée à la foi : les réalités profanes et celles de la foi trouvent leur origine dans le même Dieu. [...]

Mais si, par « autonomie du temporel», on veut dire que les choses créées ne dépendent pas de Dieu et que l’homme peut en disposer sans référence au Créateur, la fausseté de tels propos ne peut échapper à quiconque reconnaît Dieu. En effet, la créature sans Créateur s’évanouit. Du reste, tous les croyants, à quelque religion qu’ils appartiennent, ont toujours entendu la voix de Dieu et sa manifestation, dans le langage des créatures. Et même, l’oubli de Dieu rend opaque la créature elle-même.
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Et le cardinal Wojtyła, futur saint Jean-Paul II, de commenter :
Le sécularisme lance son mot d'ordre : « Enlevez le monde des mains de Dieu ! » Et pourquoi ? Pour le remettre sans restrictions dans les mains de l'homme ! Le monde peut-il être plus offert qu'il ne le fut dès le commencement ? Peut-il être remis à l'homme d'une autre façon ? Peut-il être remis en dehors de l'ordre objectif du bien et du mal ? Et s'il était remis d'une autre façon à l'homme, demeurerait-il encore à son service ? Et lui serait-il vraiment remis ? Ne se retournera-t-il pas entre temps contre l'homme ? en se le soumettant ? L'homme ne deviendra-t-il pas l'instrument et la victime du monde ? Il suffit de réfléchir à la désintégration de l'atome et à la folie des armes atomiques. Il suffit de réfléchir sur les progrès de la médecine et à la folie de l'avortement !
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Sources
1.
Lumien Gentium, 36.
2.
Le signe de contradiction, 1977.
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il y a 2 mois
le bien des religions n'est pas objectif
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il y a 2 mois
Amaury
Amaury
2 mois
le bien des religions n'est pas objectif
Notre expertise en humanité est objective car provenant de son auteur par voie de révélation, et/ou accessoirement d'une analyse empirique bimillénaire dont les déconstructeurs globalisés seraient bien incapables.

On vous connaît, les athées. « Nous n'avons pas besoin de religion pour nous forger une morale. » Très exactement dix secondes plus tard : « Nous exigeons le droit inaliénable de tuer les enfants non désirés. »
Chateaubriand, Génie du christianisme, I, VI, 5
Il y a deux sortes d’athées bien distinctes : les premiers, conséquents dans leurs principes, déclarent sans hésiter qu’il n’y a point de Dieu, par conséquent point de différence essentielle entre le bien et le mal ; que le monde appartient aux plus forts et aux plus habiles, etc. Les seconds sont les honnêtes gens de l’athéisme, les hypocrites de l’incrédulité : absurdes personnages, qui avec une douceur feinte se porteraient à tous les excès pour soutenir leur système ; ils vous appelleraient mon frère en vous égorgeant ; les mots de morale et d’humanité sont incessamment dans leur bouche : ils sont triplement méchants, car ils joignent aux vices de l’athée l’intolérance du sectaire et l’amour-propre de l’auteur.
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il y a 2 mois
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il y a 2 mois
Notre expertise en humanité est objective car provenant de son auteur par voie de révélation
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il y a 2 mois