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Poursuivons. Vous le savez, Bernard est inculpé : témoignage de Murielle (rétracté après trois confirmations), absence de cette dernière dans le bus (témoignage de camarades + mauvais chauffeur désigné), voiture verte aperçue à plusieurs reprises en train de traîner devant l'école de Grégory et sur des routes concordantes avec les projections, le trou dans l'emploi du temps de Bernard entre 16h30 et 17h40, le foulage des lettres « BL » sur la lettre du corbeau, la longue-vue saisie chez lui ainsi que la cassette de la chanson « Chef on a soif » entendue par J.-M. lors d'un appel du corbeau, une lettre découverte avec des insultes chez lui : « pauvres cons que vous êtes », le portrait-robot, le ressentiment envers les Villemin, le témoignage de Jean Ker chez Louisette, la proximité avec Michel, l'intervention suspecte de sa femme Judas-Démon au début de l'enquête, etc. On pourrait encore continuer.

Entrent alors en scène des saints, des lumières, que dis-je, des prophètes : nos maîtres à tous.
Le bûcher des innocents, Laurence Lacour
Les deux avocats appelés à former un tandem ne se connaissent pas encore, aussi Me Gérard Welzer va-t-il chercher un autre avis, à la fois extérieur et amical, sur son dossier. Sachant que Jean-Michel Bezzina et « le chef de la crim du SRPJ sont bien copains », il les réunit à Épinal autour d’un couscous arrosé « sans retenue, d’un boulaouane », le tout finalement aux frais de RTL. Un dîner très privé qui va sceller l’alliance du policier, du journaliste et de l’avocat, déjà frères dans la loge du Grand Orient de Nancy.
Que s'est-il dit lors de ce dîner ? L'innocent policier l'évoque dix-neuf années plus tard
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Le secret de la Vologne, Jacques Corazzi
But de l’opération : pour Jean-Michel, convaincre Coco [Corazzi] de se faire saisir de l’affaire. Pour le chef de la crim, essayer d’en savoir un peu plus car la saisine ne tardera pas. Autant être au courant avant. Pour Gérard Welzer, tenter de faire libérer son client et peut-être… rien d’autre, car chacun voit son intérêt immédiat et chacun a un intérêt à court terme. L’alliance des trois est un risque, pour les trois. Ces trois-là vont tirer dans la même direction, pour des motivations différentes. 
[...] Et enfin cette phrase de Gérard Welzer au moment où ils se quittent : 
– Et vous n’avez encore rien vu, ça va faire du bruit.
Des esprits complotistes dérangés iraient penser que c'est à ce moment que Christine Villemin a été choisie comme victime expiatoire afin de dédouaner BL. Heureusement, prêter de pareilles intentions à nos trois comparses guidés par la vérité et les valeurs de la République serait totalement fantaisiste, je dirais même fasciste.
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il y a un an