Sujet résolu
L'auteur a trouvé une solution à son problème.
Miracle. Un témoin innocent, je dirais même immaculé, descend du ciel pour apporter la bonne nouvelle aux enquêteurs : il s'agit de Marie-Ange Laroche, surnommée Judas-Démon Thestone, sœur de Vincent.
Elle a sans doute des choses pertinentes à dire cette brave dame, écoutons-la
Ah
Un esprit taquin pourrait voir dans cette manœuvre une tentative de contrefeu, ou un moyen d'obtenir des informations sur l'évolution de l'enquête
Et le verbe incarné de continuer :
À 18h30, Judas-Démon Thestone quittera les lieux le visage caché derrière son manteau (don't revelate)
Les accusés, Hollard et consorts, seront totalement innocentés
Le bûcher des innocents, Laurence Latour
Trois jours après l’assassinat, une jeune femme blonde téléphone de la cabine publique du café Lebedel à Aumontzey et insiste auprès du gendarme de Bruyères. Elle a, dit-elle, quelque chose d’important à révéler au sujet de « l’affaire de mardi ». Mais le sous-officier est débordé et ne prend pas de renseignements par téléphone : il lui faut se déplacer. Elle va donc se rendre à la gendarmerie, deux fois en quatre jours, le 19 et ce 22 octobre 1984.
Ibidem
Marie-Ange Laroche vient répéter des propos entendus par son mari à l’usine. Selon elle, Jacky Villemin, Liliane et leur fils auraient été vus quittant leur domicile le jour du crime à 5 heures du matin. Or l’assassinat a été perpétré entre douze et quinze heures plus tard et, depuis, le couple Jacky et Liliane a été mis hors de cause. L’information promise n’a donc pas d’intérêt. La jeune femme doit en convenir.
Procès-verbal de M.-A. L. du 22 octobre 1984
Le fait d’informer la gendarmerie, puis de vous y rendre, n’a-t-il pas un autre motif ? Vous aviez eu le temps de réfléchir à ce que vous alliez dire aux gendarmes.
– Non.
– N’aviez-vous pas une idée sur le ou les auteurs du crime ?
– J’ai pensé que les Hollard père et fils étaient au courant des lettres anonymes et j’ai eu l’idée qu’ils pouvaient avoir participé au crime…
– De quels Hollard s’agit-il ?
– J’ai pensé à Hollard Daniel, car il est un peu simple d’esprit. J’ai aussi pensé à Claude et à son père. Je me suis demandé, aussi, si la femme Hollard, Chantal, n’aurait pas un rôle, d’autant que cette femme n’est pas très nette.
– Non.
– N’aviez-vous pas une idée sur le ou les auteurs du crime ?
– J’ai pensé que les Hollard père et fils étaient au courant des lettres anonymes et j’ai eu l’idée qu’ils pouvaient avoir participé au crime…
– De quels Hollard s’agit-il ?
– J’ai pensé à Hollard Daniel, car il est un peu simple d’esprit. J’ai aussi pensé à Claude et à son père. Je me suis demandé, aussi, si la femme Hollard, Chantal, n’aurait pas un rôle, d’autant que cette femme n’est pas très nette.
Ibidem
Vous avez passé dix heures à veiller l’enfant Grégory. Comment pouviez-vous être à l’aise du fait que vous pensiez que les Hollard étaient les auteurs présumés du crime ?
– Si la famille de l’enfant avait parlé, plus exactement si elle avait fait allusion aux auteurs possibles du crime, j’aurais fait référence aux Hollard.
– Supposant avoir une idée sur les auteurs présumés du crime, n’importe quelle femme normale l’aurait dénoncé [sic]. Pourquoi n’avez-vous pas eu cette réaction ?
– Je n’osais pas encore confier mes soupçons à quelqu’un. J’ai fait part de ceux-ci uniquement aujourd’hui, aux enquêteurs.
– Le soir de la veillée, le gendarme Lachaussée est venu, vers 23 heures, et a parlé pendant quarante-cinq minutes avec la famille. Pourquoi n’avez-vous pas participé à la conversation ?
– Je ne me suis pas intéressée à la conversation car je n’ai pas osé.
– Si la famille de l’enfant avait parlé, plus exactement si elle avait fait allusion aux auteurs possibles du crime, j’aurais fait référence aux Hollard.
– Supposant avoir une idée sur les auteurs présumés du crime, n’importe quelle femme normale l’aurait dénoncé [sic]. Pourquoi n’avez-vous pas eu cette réaction ?
– Je n’osais pas encore confier mes soupçons à quelqu’un. J’ai fait part de ceux-ci uniquement aujourd’hui, aux enquêteurs.
– Le soir de la veillée, le gendarme Lachaussée est venu, vers 23 heures, et a parlé pendant quarante-cinq minutes avec la famille. Pourquoi n’avez-vous pas participé à la conversation ?
– Je ne me suis pas intéressée à la conversation car je n’ai pas osé.
Les accusés, Hollard et consorts, seront totalement innocentés
il y a un an


