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En hommage à Jean-Marie Le Pen
Par la rédaction politique de Onche
Paris — le dimanche 12 octobre 2025
Un séisme politique
C’est un véritable séisme politique qui secoue la France. Emmanuel Macron, président de la République depuis 2017, a annoncé sa démission lors d’une allocution solennelle depuis l’Élysée.
Cette crise inédite de la Ve République trouve son origine dans la dissolution de l’Assemblée nationale décidée par Macron en juin 2024, au lendemain de la victoire du Rassemblement National aux européennes. Les élections législatives anticipées débouchent sur un Parlement ingouvernable, fragmenté en trois grands blocs et deux groupes plus petits (LR et Liot), sans majorité absolue.
Une dissolution fatale
Après la démission du gouvernement Attal, la France connaît deux mois sans gouvernement — une situation inédite depuis 1832. Début septembre, Emmanuel Macron nomme Michel Barnier Premier ministre. Son gouvernement minoritaire, soutenu par la macronie et Les Républicains, appelé le “Socle commun” ne tient que trois mois avant de tomber sur le vote du budget de la Sécurité sociale.
Le 13 décembre, François Bayrou est nommé à Matignon pour dénouer la crise. Mais tout s’accélère quand François Bayrou annonce qu’il convoquera une session extraordinaire de l’Assemblée nationale le 8 septembre 2025 afin de soumettre son gouvernement à un vote de confiance. L’Assemblée nationale rejette la confiance au gouvernement Bayrou, qui est renversé par 364 voix contre et 194 pour, et devient alors le premier gouvernement de la Ve République contraint à démissionner après un vote de confiance défavorable.
De Lecornu I à Lecornu II
Après 26 jours de tractations laborieuses depuis la chute du gouvernement Bayrou, la composition du gouvernement Lecornu est annoncée le 5 octobre. Elle s’inscrit largement dans la continuité, reprenant l’essentiel des ministres précédents, tout en intégrant quelques députés du « socle commun » (Renaissance, Horizons, Modem et une partie de LR). Deux nominations attirent particulièrement l’attention : le retour de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie de 2017 à 2024, et l’entrée d’Éric Woerth au gouvernement.
Sous la menace d’un retrait des Républicains, dont plusieurs cadres dénoncent une équipe « trop marquée par la macronie », Sébastien Lecornu remet sa démission au président de la République le lundi 6 octobre au matin, moins de 14 heures après la nomination de ses ministres. Emmanuel Macron donne alors pour mission à Sébastien Lecornu de « mener d'ultimes négociations » afin de former un gouvernement et d'éviter une dissolution de l'Assemblée nationale.
Sébastien Lecornu est de nouveau nommé Premier ministre le 10 octobre 2025 aux alentours de 22 heures, quatre jours après sa démission du gouvernement précédent.
La divine surprise
Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise, déclare que « la France et son peuple sont humiliés » par ce « nouveau bras d'honneur ». Fabien Roussel appelant à un « retour aux urnes », Les Écologistes promettent la censure tout comme LFI et les communistes. Les Républicains et l'Union des démocrates et indépendants (UDI) annoncent qu'ils ne participeront pas au gouvernement faisant voler en éclat le socle commun. Le président du Rassemblement national Jordan Bardella estime que ce gouvernement est une « honte démocratique » et le qualifie d'« humiliation pour les Français ». Le président de l'Union des droites pour la République Éric Ciotti promet lui aussi la censure.
Face à l’impasse, Emmanuel Macron est acculé et alors que l’on pouvait s’attendre à une censure imminente puis à une dissolution, le Président a une nouvelle fois surpris les Français en annonçant sa démission.
« Je considère que les conditions institutionnelles ne sont plus réunies pour gouverner. J’adresse ce jour ma démission au président du Sénat. »

il y a un an






