La bataille de Morat: 22 juin 1476
Charles ne se décourage pas après sa défaite de Grandson. Il décide de se replier à Lausanne pour réorganiser son armée. Là, il reçoit des archers anglais en renfort (il est le beau-frère du roi Lancastre d'Angleterre) ainsi que des mercenaires italiens.
Le 27 mai, le duc de Bourgogne décide de se remettre en marche. Les Confédérés étant au courant de ses manoeuvres, ils bloquent les routes de Neuchâtel, contraignant Charles à passer par Fribourg ou Morat. Si vous avez lu le titre du chapitre vous vous doutez bien de son itinéraire.
De leur côté, les Bernois anticipent; ils placent une garnison en avril dans les deux villes. A Morat, ils nomment Adrian von Bubenberg comme commandant de la place. Celui-ci recrute 1'500 hommes et renforce les défenses de la ville, en détruisant une église pour utiliser la pierre comme muraille. C'EST LE LOURD MOYEN-AGE CHRETIEN BORDEL
En 2 semaines, l'armée ducale parvient en face de Morat qu'elle commence à assiéger. On est le 9 juin.
. Dès l'arrivée de Charles, les Bernois harcèlent les troupes bourguignonnes, leur tuant quelques hommes. En parallèle, le feu de leurs canons empêchent les assiégeants de s'approcher. Charles fait alors construire des remblais pour couvrir ses hommes et il met le siège devant Morat.
Vue actuelle de la ville
Le 17 juin, les gros canons bourguignons arrivent devant la ville et parviennent à abattre un pan de mur. Charles ordonne aussitôt un assaut mais après un dur combat aux pieds des murailles, ses troupes doivent se replier. Adrian von Bubenberg sait toutefois que la situation est critique. Sans aide, il ne tiendra pas longtemps. Il envoie des messages aux cantons, sans savoir qu'une aide est déjà prévue. Hans Waldmann, commandant zurichois de la garnison de Fribourg se met en branle avec ses troupes (de Glaris, Bâle, Soleure mais aussi des troupes du comte de Gruyères et du duc de Lorraine René). En plus de ces hommes, d'autres soldats se sont amassés à Berne et tout ce beau monde marche sur Morat: en tout, 24'000 hommes.
Le 22 juin, l'avant-garde de 5'000 hommes commandée par Hans von Hallwyl (un Bernois) se lance à l'assaut des positions bourguignonnes (tandis que l'arrière-garde est commandée par le Lucernois Kaspar von Hertenstein).
Armée de hallebardes, d'arbalètes et d'arquebuses, elle est censée désorganiser les troupes adverses, ce qu'elle parvient bien à faire. Les Bourguignons sont surpris, mais tentent tout de même de positionner leurs canons pour recevoir le choc. Autour de la haie verte, une fortification qu'ils ont érigée pour couvrir leurs arrières, les Bourguignons placent de l'artillerie pour viser les Confédérés qui débouchent du bois environnant. Entre ce dernier et la haie verte, il y a un kilomètre. On peut s'imaginer que les Confédérés vont courir pour abattre la distance le plus vite possible. Il n'en est rien. En formation compacte hérissée de fer, ils marchent au pas pendant que les canons leur tirent dessus. Une fois arrivés à la haie verte, les Confédérés brise la fortification et abattent ses défenseurs; le camp bourguignon est grand ouvert. De son côté, Bubenberg voyant l'armée de renforts, il fait une sortie depuis Morat pour désorganiser au mieux les troupes de Charles.
La suite est un carnage. Les Confédérés s'engouffrent dans le camp bourguignon, les combats au corps-à-corps s'engagent de partout. Charles comprend vite que la situation est désespérée. Il préfère s'enfuir rapidement. Les mercenaires italiens et de nombreux bourguignons tentent de fuir par le lac; ils périront noyés ou abattus en essayant de sortir de l'eau. Au final, parmi les troupes de Charles, seuls les Savoyards sous Jacques de Savoie s'en sortent sans trop de dégâts.
Il y eut 10'000 morts chez les hommes de Charles contre 600 pour les Confédérés.
Aujourd'hui, Adrian von Bubenberg a une statue à son effigie en ville de Berne

il y a 3 mois
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsLa bataille de Morat: 22 juin 1476
Charles ne se décourage pas après sa défaite de Grandson. Il décide de se replier à Lausanne pour réorganiser son armée. Là, il reçoit des archers anglais en renfort (il est le beau-frère du roi Lancastre d'Angleterre) ainsi que des mercenaires italiens.
Le 27 mai, le duc de Bourgogne décide de se remettre en marche. Les Confédérés étant au courant de ses manoeuvres, ils bloquent les routes de Neuchâtel, contraignant Charles à passer par Fribourg ou Morat. Si vous avez lu le titre du chapitre vous vous doutez bien de son itinéraire.
De leur côté, les Bernois anticipent; ils placent une garnison en avril dans les deux villes. A Morat, ils nomment Adrian von Bubenberg comme commandant de la place. Celui-ci recrute 1'500 hommes et renforce les défenses de la ville, en détruisant une église pour utiliser la pierre comme muraille. C'EST LE LOURD MOYEN-AGE CHRETIEN BORDEL
En 2 semaines, l'armée ducale parvient en face de Morat qu'elle commence à assiéger. On est le 9 juin.
. Dès l'arrivée de Charles, les Bernois harcèlent les troupes bourguignonnes, leur tuant quelques hommes. En parallèle, le feu de leurs canons empêchent les assiégeants de s'approcher. Charles fait alors construire des remblais pour couvrir ses hommes et il met le siège devant Morat.
Vue actuelle de la ville
Le 17 juin, les gros canons bourguignons arrivent devant la ville et parviennent à abattre un pan de mur. Charles ordonne aussitôt un assaut mais après un dur combat aux pieds des murailles, ses troupes doivent se replier. Adrian von Bubenberg sait toutefois que la situation est critique. Sans aide, il ne tiendra pas longtemps. Il envoie des messages aux cantons, sans savoir qu'une aide est déjà prévue. Hans Waldmann, commandant zurichois de la garnison de Fribourg se met en branle avec ses troupes (de Glaris, Bâle, Soleure mais aussi des troupes du comte de Gruyères et du duc de Lorraine René). En plus de ces hommes, d'autres soldats se sont amassés à Berne et tout ce beau monde marche sur Morat: en tout, 24'000 hommes.
Le 22 juin, l'avant-garde de 5'000 hommes commandée par Hans von Hallwyl (un Bernois) se lance à l'assaut des positions bourguignonnes (tandis que l'arrière-garde est commandée par le Lucernois Kaspar von Hertenstein).
Armée de hallebardes, d'arbalètes et d'arquebuses, elle est censée désorganiser les troupes adverses, ce qu'elle parvient bien à faire. Les Bourguignons sont surpris, mais tentent tout de même de positionner leurs canons pour recevoir le choc. Autour de la haie verte, une fortification qu'ils ont érigée pour couvrir leurs arrières, les Bourguignons placent de l'artillerie pour viser les Confédérés qui débouchent du bois environnant. Entre ce dernier et la haie verte, il y a un kilomètre. On peut s'imaginer que les Confédérés vont courir pour abattre la distance le plus vite possible. Il n'en est rien. En formation compacte hérissée de fer, ils marchent au pas pendant que les canons leur tirent dessus. Une fois arrivés à la haie verte, les Confédérés brise la fortification et abattent ses défenseurs; le camp bourguignon est grand ouvert. De son côté, Bubenberg voyant l'armée de renforts, il fait une sortie depuis Morat pour désorganiser au mieux les troupes de Charles.
La suite est un carnage. Les Confédérés s'engouffrent dans le camp bourguignon, les combats au corps-à-corps s'engagent de partout. Charles comprend vite que la situation est désespérée. Il préfère s'enfuir rapidement. Les mercenaires italiens et de nombreux bourguignons tentent de fuir par le lac; ils périront noyés ou abattus en essayant de sortir de l'eau. Au final, parmi les troupes de Charles, seuls les Savoyards sous Jacques de Savoie s'en sortent sans trop de dégâts.
Il y eut 10'000 morts chez les hommes de Charles contre 600 pour les Confédérés.
Aujourd'hui, Adrian von Bubenberg a une statue à son effigie en ville de Berne

Merci compatriote, je lis ça tout à l'heure
il y a 3 mois
résumé ou cancer pour l'OP
On en est là. 1 minute de concentration = trop.
A quel niveau de déchetterie est-on arrivé?
A quel niveau de déchetterie est-on arrivé?
il y a 3 mois
On en est là. 1 minute de concentration = trop.
A quel niveau de déchetterie est-on arrivé?
A quel niveau de déchetterie est-on arrivé?
énorme flemme oui mais où va la France oulahahaha
il y a 3 mois
Qui connaissait cette bataille avant ce topic?
Pas moi.
C'est très intéressant.
C'est très intéressant.
il y a 3 mois
La bataille de Morat: 22 juin 1476
Charles ne se décourage pas après sa défaite de Grandson. Il décide de se replier à Lausanne pour réorganiser son armée. Là, il reçoit des archers anglais en renfort (il est le beau-frère du roi Lancastre d'Angleterre) ainsi que des mercenaires italiens.
Le 27 mai, le duc de Bourgogne décide de se remettre en marche. Les Confédérés étant au courant de ses manoeuvres, ils bloquent les routes de Neuchâtel, contraignant Charles à passer par Fribourg ou Morat. Si vous avez lu le titre du chapitre vous vous doutez bien de son itinéraire.
De leur côté, les Bernois anticipent; ils placent une garnison en avril dans les deux villes. A Morat, ils nomment Adrian von Bubenberg comme commandant de la place. Celui-ci recrute 1'500 hommes et renforce les défenses de la ville, en détruisant une église pour utiliser la pierre comme muraille. C'EST LE LOURD MOYEN-AGE CHRETIEN BORDEL
En 2 semaines, l'armée ducale parvient en face de Morat qu'elle commence à assiéger. On est le 9 juin.
. Dès l'arrivée de Charles, les Bernois harcèlent les troupes bourguignonnes, leur tuant quelques hommes. En parallèle, le feu de leurs canons empêchent les assiégeants de s'approcher. Charles fait alors construire des remblais pour couvrir ses hommes et il met le siège devant Morat.
Vue actuelle de la ville
Le 17 juin, les gros canons bourguignons arrivent devant la ville et parviennent à abattre un pan de mur. Charles ordonne aussitôt un assaut mais après un dur combat aux pieds des murailles, ses troupes doivent se replier. Adrian von Bubenberg sait toutefois que la situation est critique. Sans aide, il ne tiendra pas longtemps. Il envoie des messages aux cantons, sans savoir qu'une aide est déjà prévue. Hans Waldmann, commandant zurichois de la garnison de Fribourg se met en branle avec ses troupes (de Glaris, Bâle, Soleure mais aussi des troupes du comte de Gruyères et du duc de Lorraine René). En plus de ces hommes, d'autres soldats se sont amassés à Berne et tout ce beau monde marche sur Morat: en tout, 24'000 hommes.
Le 22 juin, l'avant-garde de 5'000 hommes commandée par Hans von Hallwyl (un Bernois) se lance à l'assaut des positions bourguignonnes (tandis que l'arrière-garde est commandée par le Lucernois Kaspar von Hertenstein).
Armée de hallebardes, d'arbalètes et d'arquebuses, elle est censée désorganiser les troupes adverses, ce qu'elle parvient bien à faire. Les Bourguignons sont surpris, mais tentent tout de même de positionner leurs canons pour recevoir le choc. Autour de la haie verte, une fortification qu'ils ont érigée pour couvrir leurs arrières, les Bourguignons placent de l'artillerie pour viser les Confédérés qui débouchent du bois environnant. Entre ce dernier et la haie verte, il y a un kilomètre. On peut s'imaginer que les Confédérés vont courir pour abattre la distance le plus vite possible. Il n'en est rien. En formation compacte hérissée de fer, ils marchent au pas pendant que les canons leur tirent dessus. Une fois arrivés à la haie verte, les Confédérés brise la fortification et abattent ses défenseurs; le camp bourguignon est grand ouvert. De son côté, Bubenberg voyant l'armée de renforts, il fait une sortie depuis Morat pour désorganiser au mieux les troupes de Charles.
La suite est un carnage. Les Confédérés s'engouffrent dans le camp bourguignon, les combats au corps-à-corps s'engagent de partout. Charles comprend vite que la situation est désespérée. Il préfère s'enfuir rapidement. Les mercenaires italiens et de nombreux bourguignons tentent de fuir par le lac; ils périront noyés ou abattus en essayant de sortir de l'eau. Au final, parmi les troupes de Charles, seuls les Savoyards sous Jacques de Savoie s'en sortent sans trop de dégâts.
Il y eut 10'000 morts chez les hommes de Charles contre 600 pour les Confédérés.
Aujourd'hui, Adrian von Bubenberg a une statue à son effigie en ville de Berne

Super interessant merci l’op pour ce bon topic
Moi franchement le fachisme je trouve ça pas si mal
il y a 3 mois
La bataille de Morat: 22 juin 1476
Charles ne se décourage pas après sa défaite de Grandson. Il décide de se replier à Lausanne pour réorganiser son armée. Là, il reçoit des archers anglais en renfort (il est le beau-frère du roi Lancastre d'Angleterre) ainsi que des mercenaires italiens.
Le 27 mai, le duc de Bourgogne décide de se remettre en marche. Les Confédérés étant au courant de ses manoeuvres, ils bloquent les routes de Neuchâtel, contraignant Charles à passer par Fribourg ou Morat. Si vous avez lu le titre du chapitre vous vous doutez bien de son itinéraire.
De leur côté, les Bernois anticipent; ils placent une garnison en avril dans les deux villes. A Morat, ils nomment Adrian von Bubenberg comme commandant de la place. Celui-ci recrute 1'500 hommes et renforce les défenses de la ville, en détruisant une église pour utiliser la pierre comme muraille. C'EST LE LOURD MOYEN-AGE CHRETIEN BORDEL
En 2 semaines, l'armée ducale parvient en face de Morat qu'elle commence à assiéger. On est le 9 juin.
. Dès l'arrivée de Charles, les Bernois harcèlent les troupes bourguignonnes, leur tuant quelques hommes. En parallèle, le feu de leurs canons empêchent les assiégeants de s'approcher. Charles fait alors construire des remblais pour couvrir ses hommes et il met le siège devant Morat.
Vue actuelle de la ville
Le 17 juin, les gros canons bourguignons arrivent devant la ville et parviennent à abattre un pan de mur. Charles ordonne aussitôt un assaut mais après un dur combat aux pieds des murailles, ses troupes doivent se replier. Adrian von Bubenberg sait toutefois que la situation est critique. Sans aide, il ne tiendra pas longtemps. Il envoie des messages aux cantons, sans savoir qu'une aide est déjà prévue. Hans Waldmann, commandant zurichois de la garnison de Fribourg se met en branle avec ses troupes (de Glaris, Bâle, Soleure mais aussi des troupes du comte de Gruyères et du duc de Lorraine René). En plus de ces hommes, d'autres soldats se sont amassés à Berne et tout ce beau monde marche sur Morat: en tout, 24'000 hommes.
Le 22 juin, l'avant-garde de 5'000 hommes commandée par Hans von Hallwyl (un Bernois) se lance à l'assaut des positions bourguignonnes (tandis que l'arrière-garde est commandée par le Lucernois Kaspar von Hertenstein).
Armée de hallebardes, d'arbalètes et d'arquebuses, elle est censée désorganiser les troupes adverses, ce qu'elle parvient bien à faire. Les Bourguignons sont surpris, mais tentent tout de même de positionner leurs canons pour recevoir le choc. Autour de la haie verte, une fortification qu'ils ont érigée pour couvrir leurs arrières, les Bourguignons placent de l'artillerie pour viser les Confédérés qui débouchent du bois environnant. Entre ce dernier et la haie verte, il y a un kilomètre. On peut s'imaginer que les Confédérés vont courir pour abattre la distance le plus vite possible. Il n'en est rien. En formation compacte hérissée de fer, ils marchent au pas pendant que les canons leur tirent dessus. Une fois arrivés à la haie verte, les Confédérés brise la fortification et abattent ses défenseurs; le camp bourguignon est grand ouvert. De son côté, Bubenberg voyant l'armée de renforts, il fait une sortie depuis Morat pour désorganiser au mieux les troupes de Charles.
La suite est un carnage. Les Confédérés s'engouffrent dans le camp bourguignon, les combats au corps-à-corps s'engagent de partout. Charles comprend vite que la situation est désespérée. Il préfère s'enfuir rapidement. Les mercenaires italiens et de nombreux bourguignons tentent de fuir par le lac; ils périront noyés ou abattus en essayant de sortir de l'eau. Au final, parmi les troupes de Charles, seuls les Savoyards sous Jacques de Savoie s'en sortent sans trop de dégâts.
Il y eut 10'000 morts chez les hommes de Charles contre 600 pour les Confédérés.
Aujourd'hui, Adrian von Bubenberg a une statue à son effigie en ville de Berne

Excellent reportage sur le sujet, les images sont un peu datés mais la reconstitution est vraiment sympa


YouTube
Vidéo YouTubeil y a 3 mois
Sponsorisé
Connectez-vous pour masquer les pubsSuper interessant merci l’op pour ce bon topic
Merci ça fait plaisir
Vdd, je sais bien qu'à l'époque la technique était plus limitée, mais là c'est trop pour moi
Vdd, je sais bien qu'à l'époque la technique était plus limitée, mais là c'est trop pour moi
il y a 3 mois
Merci ça fait plaisir
Vdd, je sais bien qu'à l'époque la technique était plus limitée, mais là c'est trop pour moi
Vdd, je sais bien qu'à l'époque la technique était plus limitée, mais là c'est trop pour moi
De rien tu te casse le cul a faire un truc sympa quand meme
Ça me donne envie de continuer mes topic sur les pierres precieuses
Ça me donne envie de continuer mes topic sur les pierres precieuses
Moi franchement le fachisme je trouve ça pas si mal
il y a 3 mois
Les Confédérés suisses ont été soutenus financièrement par Louis XI lors des guerres de Bourgogne, y compris avant la bataille de Morat en 1476. Plusieurs sources indiquent que Louis XI a financé richement les Suisses dans leur lutte contre Charles le Téméraire, notamment à partir de 1474, et que les cantons suisses étaient alliés au roi de France dans ce conflit.
"No holes, no holocaust" R.F.
il y a 3 mois
Pas moi.
C'est très intéressant.
C'est très intéressant.
Les professeurs me détestent.
il y a 3 mois
La bataille de Morat: 22 juin 1476
Charles ne se décourage pas après sa défaite de Grandson. Il décide de se replier à Lausanne pour réorganiser son armée. Là, il reçoit des archers anglais en renfort (il est le beau-frère du roi Lancastre d'Angleterre) ainsi que des mercenaires italiens.
Le 27 mai, le duc de Bourgogne décide de se remettre en marche. Les Confédérés étant au courant de ses manoeuvres, ils bloquent les routes de Neuchâtel, contraignant Charles à passer par Fribourg ou Morat. Si vous avez lu le titre du chapitre vous vous doutez bien de son itinéraire.
De leur côté, les Bernois anticipent; ils placent une garnison en avril dans les deux villes. A Morat, ils nomment Adrian von Bubenberg comme commandant de la place. Celui-ci recrute 1'500 hommes et renforce les défenses de la ville, en détruisant une église pour utiliser la pierre comme muraille. C'EST LE LOURD MOYEN-AGE CHRETIEN BORDEL
En 2 semaines, l'armée ducale parvient en face de Morat qu'elle commence à assiéger. On est le 9 juin.
. Dès l'arrivée de Charles, les Bernois harcèlent les troupes bourguignonnes, leur tuant quelques hommes. En parallèle, le feu de leurs canons empêchent les assiégeants de s'approcher. Charles fait alors construire des remblais pour couvrir ses hommes et il met le siège devant Morat.
Vue actuelle de la ville
Le 17 juin, les gros canons bourguignons arrivent devant la ville et parviennent à abattre un pan de mur. Charles ordonne aussitôt un assaut mais après un dur combat aux pieds des murailles, ses troupes doivent se replier. Adrian von Bubenberg sait toutefois que la situation est critique. Sans aide, il ne tiendra pas longtemps. Il envoie des messages aux cantons, sans savoir qu'une aide est déjà prévue. Hans Waldmann, commandant zurichois de la garnison de Fribourg se met en branle avec ses troupes (de Glaris, Bâle, Soleure mais aussi des troupes du comte de Gruyères et du duc de Lorraine René). En plus de ces hommes, d'autres soldats se sont amassés à Berne et tout ce beau monde marche sur Morat: en tout, 24'000 hommes.
Le 22 juin, l'avant-garde de 5'000 hommes commandée par Hans von Hallwyl (un Bernois) se lance à l'assaut des positions bourguignonnes (tandis que l'arrière-garde est commandée par le Lucernois Kaspar von Hertenstein).
Armée de hallebardes, d'arbalètes et d'arquebuses, elle est censée désorganiser les troupes adverses, ce qu'elle parvient bien à faire. Les Bourguignons sont surpris, mais tentent tout de même de positionner leurs canons pour recevoir le choc. Autour de la haie verte, une fortification qu'ils ont érigée pour couvrir leurs arrières, les Bourguignons placent de l'artillerie pour viser les Confédérés qui débouchent du bois environnant. Entre ce dernier et la haie verte, il y a un kilomètre. On peut s'imaginer que les Confédérés vont courir pour abattre la distance le plus vite possible. Il n'en est rien. En formation compacte hérissée de fer, ils marchent au pas pendant que les canons leur tirent dessus. Une fois arrivés à la haie verte, les Confédérés brise la fortification et abattent ses défenseurs; le camp bourguignon est grand ouvert. De son côté, Bubenberg voyant l'armée de renforts, il fait une sortie depuis Morat pour désorganiser au mieux les troupes de Charles.
La suite est un carnage. Les Confédérés s'engouffrent dans le camp bourguignon, les combats au corps-à-corps s'engagent de partout. Charles comprend vite que la situation est désespérée. Il préfère s'enfuir rapidement. Les mercenaires italiens et de nombreux bourguignons tentent de fuir par le lac; ils périront noyés ou abattus en essayant de sortir de l'eau. Au final, parmi les troupes de Charles, seuls les Savoyards sous Jacques de Savoie s'en sortent sans trop de dégâts.
Il y eut 10'000 morts chez les hommes de Charles contre 600 pour les Confédérés.
Aujourd'hui, Adrian von Bubenberg a une statue à son effigie en ville de Berne

Pas mal l'histoire de cette bataille
Jusqu'au bout ils auront fait chier toute l'Europe les Bourguignons
Jusqu'au bout ils auront fait chier toute l'Europe les Bourguignons
il y a 3 mois
Pas mal l'histoire de cette bataille
Jusqu'au bout ils auront fait chier toute l'Europe les Bourguignons
Jusqu'au bout ils auront fait chier toute l'Europe les Bourguignons
Sans compter le butin réalisé à chaque bataille.
il y a 3 mois
Merci monsieur
Didonc pour le controle de la semaine dernière, je pourrais pas remonter ma note à la fin du cours ?
Didonc pour le controle de la semaine dernière, je pourrais pas remonter ma note à la fin du cours ?
Vive les putes, les pds et les toxicos.
il y a 3 mois
La bataille de Morat: 22 juin 1476
Charles ne se décourage pas après sa défaite de Grandson. Il décide de se replier à Lausanne pour réorganiser son armée. Là, il reçoit des archers anglais en renfort (il est le beau-frère du roi Lancastre d'Angleterre) ainsi que des mercenaires italiens.
Le 27 mai, le duc de Bourgogne décide de se remettre en marche. Les Confédérés étant au courant de ses manoeuvres, ils bloquent les routes de Neuchâtel, contraignant Charles à passer par Fribourg ou Morat. Si vous avez lu le titre du chapitre vous vous doutez bien de son itinéraire.
De leur côté, les Bernois anticipent; ils placent une garnison en avril dans les deux villes. A Morat, ils nomment Adrian von Bubenberg comme commandant de la place. Celui-ci recrute 1'500 hommes et renforce les défenses de la ville, en détruisant une église pour utiliser la pierre comme muraille. C'EST LE LOURD MOYEN-AGE CHRETIEN BORDEL
En 2 semaines, l'armée ducale parvient en face de Morat qu'elle commence à assiéger. On est le 9 juin.
. Dès l'arrivée de Charles, les Bernois harcèlent les troupes bourguignonnes, leur tuant quelques hommes. En parallèle, le feu de leurs canons empêchent les assiégeants de s'approcher. Charles fait alors construire des remblais pour couvrir ses hommes et il met le siège devant Morat.
Vue actuelle de la ville
Le 17 juin, les gros canons bourguignons arrivent devant la ville et parviennent à abattre un pan de mur. Charles ordonne aussitôt un assaut mais après un dur combat aux pieds des murailles, ses troupes doivent se replier. Adrian von Bubenberg sait toutefois que la situation est critique. Sans aide, il ne tiendra pas longtemps. Il envoie des messages aux cantons, sans savoir qu'une aide est déjà prévue. Hans Waldmann, commandant zurichois de la garnison de Fribourg se met en branle avec ses troupes (de Glaris, Bâle, Soleure mais aussi des troupes du comte de Gruyères et du duc de Lorraine René). En plus de ces hommes, d'autres soldats se sont amassés à Berne et tout ce beau monde marche sur Morat: en tout, 24'000 hommes.
Le 22 juin, l'avant-garde de 5'000 hommes commandée par Hans von Hallwyl (un Bernois) se lance à l'assaut des positions bourguignonnes (tandis que l'arrière-garde est commandée par le Lucernois Kaspar von Hertenstein).
Armée de hallebardes, d'arbalètes et d'arquebuses, elle est censée désorganiser les troupes adverses, ce qu'elle parvient bien à faire. Les Bourguignons sont surpris, mais tentent tout de même de positionner leurs canons pour recevoir le choc. Autour de la haie verte, une fortification qu'ils ont érigée pour couvrir leurs arrières, les Bourguignons placent de l'artillerie pour viser les Confédérés qui débouchent du bois environnant. Entre ce dernier et la haie verte, il y a un kilomètre. On peut s'imaginer que les Confédérés vont courir pour abattre la distance le plus vite possible. Il n'en est rien. En formation compacte hérissée de fer, ils marchent au pas pendant que les canons leur tirent dessus. Une fois arrivés à la haie verte, les Confédérés brise la fortification et abattent ses défenseurs; le camp bourguignon est grand ouvert. De son côté, Bubenberg voyant l'armée de renforts, il fait une sortie depuis Morat pour désorganiser au mieux les troupes de Charles.
La suite est un carnage. Les Confédérés s'engouffrent dans le camp bourguignon, les combats au corps-à-corps s'engagent de partout. Charles comprend vite que la situation est désespérée. Il préfère s'enfuir rapidement. Les mercenaires italiens et de nombreux bourguignons tentent de fuir par le lac; ils périront noyés ou abattus en essayant de sortir de l'eau. Au final, parmi les troupes de Charles, seuls les Savoyards sous Jacques de Savoie s'en sortent sans trop de dégâts.
Il y eut 10'000 morts chez les hommes de Charles contre 600 pour les Confédérés.
Aujourd'hui, Adrian von Bubenberg a une statue à son effigie en ville de Berne

Merci pour cet article de qualité
J'ai lu pendant que je fais caca après ma séance de gym et c'est plus divertissant pour moi que les autres âneries du forum
J'ai lu pendant que je fais caca après ma séance de gym et c'est plus divertissant pour moi que les autres âneries du forum
Anciennement SaintLIDL - J'aime l’humour noir, soit pas CHOCKBAR 😉️
il y a 3 mois






























